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lundi 20 août 2012

la fin de ce blog

Et voilà c’est la fin de ce blog, après plus de sept ans de bons et loyaux services (j’ai commencé ce blog en janvier 2005 et j'ai pu écrire 1670 billets) j’arrête ce blog.
Techniquement ce blog était «propulsé» par DotClear 1.2 et je n’ai jamais eu le courage de passer en 2.0 (problème avec la base de données...),Twitter m’a un peu ralenti dans la publication de mes billets (presque quotidiennement il y a quelques années), et ma vie professionelle s’est considérablement accélérée (même si j’étais bien occupé avec Incandescence) depuis ces deux dernières années avec l’aventure des éditions volumiques.

Mais comme je ne résiste pas à parler et à écrire sur ce qui me passionne, m’amuse ou m’énerve profondément, je propulse lance un nouveau blog Archives, qui sera peut-être moins régulier mais mieux organisé techniquement et mieux documenté (j’espère!). Mettez donc à jour vos liens vers http://www.my-os.net/archives/.

Pour fêter ce nouveau blog, je vous propose un petit concours, trouver les jeux qui m’ont servi à faire le bandeau de présentation (le Header) de ce nouveau blog. Le deux premiers lecteurs à me donner la liste, gagneront un magnifique livre Balloon paperApp (signé, dédicacé...). Les réponses sont à donner dans les commentaires du billet se trouvant à cette adresse.

jeudi 9 août 2012

Monopoly un jeu anti-capitaliste?

Le jeu Monopoly (jeu capitaliste par excellence) que vous connaissez tous (mais dont vous ne vous rappelez plus exactement des règles) date de 1934 et est attribué à Charles Darrow, mais ce jeu est en fait une reprise du jeu du propriétaire (Landlord's Game) d'Elisabeth Maggie qui inventa ce jeu en 1904 (elle déposa un brevet pour cette invention et nous avons donc une date très précise). Le principe de Landlord's Game était le même que celui du Monopoly que nous connaissons actuellement, mais le but était totalement différent, en effet Elisabeth Maggie voulait dénoncer les dangers du capitalisme, du monopole et de la location ne faisant qu'accroître les inégalités entre riches et pauvres. Elle voulait imposer le système de la taxe unique afin de limiter les bénéfices des propriétaires fonciers (d’après les théories de l’economiste Henry George).
Une citation en anglais : « a practical demonstration of the present system of land grabbing with all its usual outcomes and consequences".
--> source : lvtfan.typepad.com
On peut aussi voir dans ce texte, qu’elle a failli appeler son jeu Game of Life qui est comme vous le savez sûrement le nom d’un autre jeu très célèbre édité une fois de plus par Hasbro. Le jeu Game of Life fut créé par monsieur Milton Bradley lui-même en 1860 (le nom de ce jeu était juste à l’époque Life).

En guise de (malheureuse) conclusion, voici un extrait d’un article de largeur.com:

Elizabeth Magie refuse tous droits d’auteur. L’activiste pense encore qu’une commercialisation à grande échelle va promouvoir la taxe unique. Sauf que son livret d’instruction passe à la trappe et que les adeptes du jeu ont davantage de jubilation que de scrupules à ruiner leurs adversaires. Son jeu didactique et contestataire devient le symbole d’un capitalisme en pleine renaissance après la crise de 1929. Darrow qui, lui, ne rechigne pas aux royalties fait fortune et devient le premier milliardaire du Monopoly. Il n’hésite pas à effacer la maternité de Magie et à s’arroger l’invention.

Une photo du premier plateau de Landlord's Game.



Beaucoup plus tard (1974) allait sortir l’Anti-Monopoly, de Ralph Anspach, un Monopoly essayant de renouer avec l’esprit d’origine. Voici un extrait du texte de l’éditeur de ce jeu :

« Derrière l’Anti-Monopoly de Ralph Anspach, économiste et inventeur du jeu, se cache une philosophie plus profonde : les joueurs doivent prendre conscience de l’influence et du pouvoir parfois injustement exercés par l’État, les grands propriétaires fonciers et les grandes entreprises capables d’occuper une position de monopole. ».

Pour la petite histoire, après beaucoup de batailles juridiques (on veut bien le croire;-) Anti-Monopoly est actuellement un nom protégé de Hasbro Inc utilisé sous licence par Anspach (l’éditeur d’origine).

Une photo de cet anti-Monopoly.



Et pour continuer dans le même (mauvais!) esprit, il existe aussi le Chomageopoly édité par les travailleurs de Lip en 1977, dont voici un extrait du texte de son livret (merci à jeuxsoc.fr):
« Ce jeu traduit la lutte des travailleurs mis en chômage par la faillite de leur entreprise. Attachés à leur entreprise, à leur outil de travail, ils restent ensemble pour obliger le gouvernement, le patronat, et le système qui les ont mis au chômage, de leur trouver un emploi.».

Une photo du jeu d’origine :



--> des informations complémentaires sur designetc.fr
--> monopolyste.online.fr
--> monopolypedia.fr
--> sur le Chomageopoly.

ps : Je veux aussi signaler que les éditions volumiques participent un peu (un tout petit peu!) à cette histoire, car la dernière version de Monopoly (zapped edition) utilise une de nos invention (reconnaissance tactile de carte sur un écran capacitif).

mercredi 1 août 2012

Le Jeu de la Guerre, un WarGame de Guy Debord

Toujours dans ma série « intellectuel engagé politiquement » (après H.G. Wells et son WarGame), voici un autre Ovni ludique, le « Jeu de la Guerre » de Guy Debord. Je savais que Guy Debord était très attaché aux jeux (on retrouve souvent des références au jeu dans l’œuvre situationniste et aussi dans les textes de l’Internationale Lettriste), mais je viens de découvrir qu’il avait créé une société nommée « Les Jeux stratégiques et historiques » dont l'objet était la production et la publication de jeux. Il a en effet inventé un jeu de plateau du nom assez explicite de « Jeu de la Guerre ». Il s’agit d’un WarGame assez classique.
Il a aussi publié (avec Alice Becker-Ho) en 1987 aux éditions Gérard Lebovici (puis chez Gallimard) le livre Le Jeu de la Guerre : Relevé des positions successives de toutes les forces au cours d'une partie.

--> extrait de Wikipédia :
En 1965, Guy Debord dépose le brevet d'un Jeu de la Guerre (dit encore Kriegspiel) qu'il avait imaginé dix ans plus tôt. En 1977, il s'associe à Gérard Lebovici pour fonder une société nommée « Les Jeux stratégiques et historiques » dont l'objet est la production et la publication de jeux. Quelques exemplaires en cuivre argenté du Jeu de la Guerre seront réalisés par un artisan et une Règle du « Jeu de la Guerre » est publiée en français et en anglais. En 1987, paraît le livre Le Jeu de la Guerre (éd. Gérard Lebovici, puis Gallimard en 2006) présenté sous forme d'un « relevé des positions successives de toutes les forces au cours d'une partie ». Un modèle rudimentaire du jeu avait été diffusé dans le même temps. Ce jeu est basé sur les lois établies par la théorie de la guerre de Clausewitz et a donc pour modèle historique la guerre classique du dix-huitième siècle, prolongé par les guerres de la Révolution et de l'Empire. Une adaptation informatique du jeu est apparue sur internet en 2008.


Alice Becker-Ho et Guy Debord jouant au Jeu de la Guerre.


--> si vous voulez tester par vous même, il existe une adaptation en jeu vidéo (très bien réalisée) sur ce principe.
--> et aussi on en parle sur Libération.
--> un article passionnant sur Guy Debord et sa relation au jeu par Boris Donné dans un numéro de de(s)generations ayant pour thème : la règle du jeu.
--> le texte de Boris Donné est directement accessible en pdf à cette adresse.

mercredi 11 juillet 2012

le retour de Flash sur iPhone (et compatible AS2)

Autodesk propose avec son logiciel ScaleForm (SDK...) d’exporter ses SWF (les fichiers de Flash) sur iPhone sous la forme d’une application autonome (via une compilation externe, si j'ai bien compris ScaleForme possède son propre player de .swf).
ScaleForm est à la base un logiciel permettant d’exporter du Flash afin de réaliser des interfaces de jeu vidéo (toutes plateformes confondues). Dorénavant vous allez pouvoir créer des applications iPhone (mais aussi Androïd) avec Flash. Et la très très bonne surprise, c’est que ce système est compatible avec l’AS2 (et aussi AS3), et oui amis graphistes, designers, étudiants et bricoleurs du code (dont je fais partie) vous allez pouvoir coller des scripts AS2 partout sur vos movie_clips et ça marche parfaitement.
Une autre très bonne surprise, est que la vitesse d'exécution est extrêmement rapide (le logiciel utilise la carte 3D à son maximum), bref c’est le bonheur ;-) juste petite ombre au tableau, la gestion des vidéos me semble un peu problématique (je vais tester).

Honnêtement j’ai transféré le site de volumique.com (tout en Flash AS2), en 10 secondes (j’ai juste enlevé le PreLoader, sauvé le .swf et lancé le fichier « GFx 4.1 iPhone SDK.xcodeproj » avec Xcode), et à part les vidéos, ils marchent parfaitement (il faut tout de même Xcode sur sa machine afin de transférer l’application sur son iPad ou iPhone).
Merci à Tristan pour son aide, car il faut un peu fouiller dans les dossiers et sous dossiers de Scaleform (scaleform_4.1_ios_mobile_eval/projects/iPhone/Xcode4/GFx 4.1 iPhone SDK/GFx 4.1 iPhone SDK.xcodeproj)

La preuve en image.



Une vidéo officielle de présentation :



Après la question qui fâche, pourquoi Adobe ne propose pas un outils aussi simple et rapide à l'exécution ?

jeudi 5 janvier 2012

livraison des balloon(s)

Je vous souhaite à tous une très heureuse et bonne année 2012 et pour bien commencer cette année nous venons juste de recevoir les exemplaires de notre première édition de Balloon (un jeu utilisant un livre et une tablette en même temps). Bientôt disponible directement sur notre site web. Et aussi une autre bonne surprise, l’application sera disponible sur iPad et sur les tablettes Androïd.






lundi 5 décembre 2011

une grande présentation des derniers prototypes des éditions volumiques

Nous avons eu la grande chance d’être invité par la TricTrac TV (le site ultime concernant les jeux de plateaux et autres joujoux tangibles) afin de présenter nos dernières réalisations, attention tout de même cette vidéo dure presque une heure.
De nouvelles vidéos de présentations vont suivre (un jeu de Western un jeu avec des fantômes…). De plus nous allons très bientôt commencer à diffuser nos réalisations très bientôt (pour le moment juste via notre site web).

vendredi 18 novembre 2011

ADAGP le retour, mais pas la fin...

Suite de mes aventures avec mes amis de l’ADAGP;-) Ils se sont trompés d’auteur, ils me demandaient de retirer la photo d’une œuvre de Karl WIEBKE, alors qu’il s’agissait d’un livre de Wiebke K. Fölsch. Malheureusement l’ADAGP «protége» aussi les œuvres de cette artiste. suite de l’histoire très bientôt...

En attendant vous pouvez découvrir de nombreux flipbooks de cette artiste allemande (Wiebke K. Fölsch) à cette adresse : www.heeza.fr (avant que l’ADAGP ne demande l’arrêt de ce merveilleux site web;-)

mercredi 9 novembre 2011

WorkShop concernant les mécaniques ludiques émergentes, les vidéos

Voici les vidéos de présentations des six différents projets ( concernant les mécaniques ludiques géolocalisées émergentes) présentés par les étudiants de la HEAD. Ce WorkShop s'est déroulé sur cinq jours.

Escape

Esc est un jeu multijoueurs urbain utilisant la géolocalisation. Il est basé sur des allers retours entre réalité et virtualité. Le joueur est un prisonnier qui doit s'évader de sa prison. La prison se compose deux espaces : l'espace réel, un périmètre délimité dans la ville où le joueur doit photographier des objets réels pour progresser dans le 2ème espace, la prison virtuelle représentée dans le téléphone. Les objets photographiés dans la réalité se matérialisent dans le scénario d'évasion virtuel et permettent aux joueurs de progresser dans les niveaux. Un seul joueur peut s'évader de la prison virtuelle. Projet réalisé par : Alice Haldenwang, Ilina Catana, Jostna Kureth, Yuan Li et Marion Bareil



JAB, Le Jeu des Arrêts de Bus.

Jab est un jeu de conquête de territoire en ville de Genève, délimité par les arrêts de bus. Les joueurs sont répartis en 2 équipes délimitées géographiquement. La conquête d'un arrêt s'effectue par un petit jeu de vitesse dans lequel il s'agit de battre le score du détenteur du record en vigueur. Chaque joueur a droit à un certain nombre de tentatives de conquête par jour, selon son niveau d'expérience. Un ensemble d'arrêts sous contrôle d'une même équipe forme un blob. La taille d'un blob détermine sa puissance et agit positivement sur la probabilité d'un joueur d'y ajouter une nouvelle prise. A l'inverse, la taille du blob adverse génère un handicap. Une carte est mise à jour en ligne, illustrant la situation des conquêtes et les derniers mouvements, usant de l'iconographie stratégique militaire. Chaque camp a accès à un portail où les membres sont libres de se concerter pour mettre en place des stratégies. Le nombre de prises cumulées d'un participant détermine son niveau d'expérience. L'inscription se fait de manière libre sur le portail web du jeu, sur précision d'un pseudonyme, d'un mot de passe et d'un lieu en ville (domicile ou bureau) qui déterminera l'appartenance à l'un ou l'autre des 2 camps.
COMBAT: La conquête d'un arrêt requiert de battre un record de temps en devinant un nombre entre 0 et une certaine borne supérieure, cela par des tentatives successives venant borner de plus en plus précisément le nombre caché.
Un avantage ou un handicap se traduit par une variation de la borne supérieure.



le pouce du roi
De Dorothée Arnaud, Sara Poster, Aurélie Mennessier, Forence Gachoud.
Dans ce jeu vous allez devoir vous déplacer dans la ville de Genève via GoogleMAp, mais vous allez aussi devoir remonter le temps et vous déplacer à l'aide des cartes des siècles précédents (à la place de la carte Google Map).

INSTRUCTIONS GENERALES
Participants: individuel, minimum 11 personnes
But: Devenir l'héritier du roi
Durée: indéterminée
Lieu: Genève, à l'intérieur des fortifications de la ville.
Scénario du jeu:
Le roi a laissé une empreinte dans la ville durant son règne au XII siècle. Seul le premier à attendre le roi pourra devenir son héritier. Pour cela il devra traverser les siècles afin de se procurer son empreinte qui lui permettra de revenir à son époque et de prouver qu'il est l'héritier légitime du trône. Il pourra ainsi règner sur la ville de Genève.
DEROULEMENT DU JEU
Point d'entrée du jeu:
Les participants s'inscrivent au jeu par internet et installent en même temps l'application "Pouce du roi" sur leur smart phone. Au moment de l'inscription ils reçoivent une information sur la date et le lieu du rendez-vous. Ils récupèrent alors une carte ancienne des remparts de Genève où sont inscrites les règles du jeu. Le jeu débute à un endroit situé à l'extérieur des remparts de la ville.
Le but du jeu est d'arriver à passer dans les époques afin de rencontrer le roi qui remettra l'empreinte de son pouce au premier arrivé. Afin de descendre dans les âges, il faut passer par certains bâtiments appartenant à leur siècle et valider son passage à l'aide d'un QR Code. Celui-ci permet d'accéder à une énigme qui fera deviner le prochain bâtiment dans lequel il faudra se rendre. Ces énigmes peuvent être par exemple de type logique, observation, mémorisation ou culture. Pour passer dans les époques, les participants doivent valider 6 bâtiments pour débloquer des ascenseurs qui permettent de descendre au siècle suivant. Ce processus se répète de siècle en siècle jusqu'à ce que l'un des participant parvienne à atteindre le roi. Le roi lui remet alors l'empreinte de son pouce.
Cela déclenche la révolution! Le roi reçoit un message sur son IPhone, tous les autres participants sont à ses trousses, ils souhaitent prendre sa place et l'empêcher de rejoindre le XXIème siècle. Les perdants sont également averti sur leur IPhone qu'un participant à récupéré le pouce. Une chasse à l'homme débute. Le but des révolutionnaires est d'attraper le roi et de récupérer le pouce afin de devenir roi à leur tour. Mais les portes du temps se referment, le roi ne peut rester que 10 minutes dans une époque, il doit donc impérativement trouver un ascenseur rapidement afin de continuer sa course dans le siècle suivant. Une fois l'ascenseur passé, le siècle se verrouille définitivement. Le gagnant est celui qui réussi à rejoindre le XXIème siècle en possession du pouce.


Slog




Le principe de ce jeu est de pouvoir rajouter via son téléphone des textes sur les affiches publicitaires.
D’Anita Vaivode, Michaël Martin, Guillaume Vautier et Anastasia Gaspar.

City Invader

de Li Yu, Sylvqin Joly, Elise Viladent, Sophie Ros.
Le principe du jeu est de scanner divers QR codes sur des bâtiments répartis dans un quartier de la ville. Chaque QR code équivaut à un bâtiment traduit par des pixels sur la surface de jeu. L'importance du bâtiment définit le nombre de pixels obtenus. En parallèle, chaque bâtiment scanner donne accès à un certain nombre de pixels (munitions) Deux équipes s'affrontent pour la conquête du territoire: l'équipe blanche et l'équipe noire. Chaque équipe attaque l'autre avec son stock de pixels. Une fois celui-ci épuisé, il faut retourner dans la rue chercher des QR codes pour alimenter son stock de munitions. Le fait de sortir dans la rue pour obtenir des munitions établit un lien entre le monde virtuel et le monde réel. Une fois la partie finie et la surface de jeu entièrement recouverte de pixels, cette dernière forme un nouveau QR code...



Je suis dangereux

Le jeu s'inscrit sur une durée d'un mois. Des affiches sont placardées partout dans la ville, afin d'attiser la curiosité des joueurs potentiels. Les personnes qui scannent une affiche participent au jeu: un virus infecte leur smartphone. Ce virus modifie le fond d'écran du téléphone afin d'imposer son identité visuelle: le QR code représentée sur les affiches. De plus il envoie un message à tous les contacts afin d'étendre son emprise. Le virus envoie des messages personnalisés géolocalisé à tout instant afin de les laisser penser qu'ils sont suivis. Les joueurs doivent parvenir à se défaire de ce parasite intrusif avant la fin du mois. La solution consiste à appliquer une symétrie verticale au QR code afin de laisser apparaître la figure de "trollface". Scanner le QR code ainsi obtenu rétablira le bon fonctionnement du téléphone.



Mélissa Pisler, 
Fabien Duperrex, 
Augustina Mancini
 et Maëlle Husson.


mardi 18 octobre 2011

New York en Pyjamarama



Je viens juste de recevoir cette vidéo et c’est vraiment très bien. Voici le petit texte d'accompagnement.
Le pyjama à rayures est idéal pour réveiller une très ancienne technique d'animation : l'ombro-cinéma. Après les premières pages, un enfant s'endort et le livre bascule... Les autoroutes que l'on aperçoit annoncent la proximité d'une grande métropole que notre héros va survoler dans son pyjama rayé. C'est une ville spectaculaire qui bouge avec sa foule, son trafic, ses lumières, c'est sûr, c'est New York !

New York en Pyjamarama de Michaël Leblond et Frédérique Bertrand, Éditions du Rouergue.

jeudi 4 août 2011

interfaces homme machine dans les films de science-fiction, suite et fin

Suite et fin de ma série concernant les interfaces homme-machine dans les films de science-fiction.

La découverte du Macintosh dans Star Trek 4 : Retour sur Terre.



Le Kinect de Minority Report qui en définitive a fait beaucoup de mal au design d’interface avec son effet WOW (parfait pour le cinéma, mais qui dans la réalité ne marche pas du tout).



Le pass navigo dans Bienvenue à Gattaca.



THX 1138.



L’incroyable série de SF Battlestar Galactica avec ses téléphones à fil dans l’espace et ses ordinateurs très low Tech, mais nous avons tout de même une explication à la fin de cette série (quatre saisons que je vous conseille).






Appleseed Ex Machina pour ne pas oublier la robotique et les corps augmentés.



Et pour finir en beauté, 2001 l’Odyssée de l'espace et sa magnifique et terrifiante interface vocale.


mercredi 3 août 2011

interfaces homme machine : écrans

Suite de ma série concernant les interfaces homme-machine dans les films de science-fiction, cette fois il s’agit de l’utilisation des écrans.

La jetée avec son univers très lowTech (nous sommes en 1962) de Chris Marker.




2001 l’Odyssée de l’espace et son visiophone à carte bleue (nous sommes tout de même en 1968).




Un magnifique Skype dans Barbarella en 1968




THX 1138 de Georges Lucas (en 1972 donc bien avant son antithèse : Star Wars) et son système de confession très particulier.




Le message holographique dans Star Wars.




La table Surface de Microsoft, trente ans plus tôt dans l’indépassable Tron (1982).




On ne peut oublier l’interface vocale avec le PhotoShop de l’époque dans Blade Runner en 1982.




Wargames en 1983 avec sa fameuse War Room




Aliens (le retour, celui de James Cameron en 1986) avec son système de visio-guerre qui a influencé toute une partie des jeux vidéos (les premiers FPS comme Wolfenstein 3D et aussi les StarCrafts...) mais aussi les jeux de plateaux avec du bon gros Space Hulk par exemple.




Le toujours très grand Demolition Man avec une très belle salle de visioconférence en 1993.




Et pour finir Minority Report et son relief à la Kinect.




mercredi 8 juin 2011

Mecapix sur iPhone

Un petit coup de pouce aux copains, surtout quand ils sortent un jeu bien addictif sur iPhone. Donc si vous aimez les pixels et si vous avez un iPhone, ce jeu est pour vous. MECAPIX est un jeu de tir dans un univers de pixels développé par Edwin Razafimahatratra et le graphisme d’Agnieszka. 

Le texte de présentation
C'est un jeu original et coloré ! Son gameplay innovant et rétro à la fois vous amusera pendant des heures.  Détruisez tous les MECAs à travers trois superbes mondes. Vous seul pouvez arrêter l'invasion imminente. Faites face à des vagues d'ennemis et affrontez de dangereux bosses. La victoire est au bout de vos doigts grâce à un système de tir précis et intuitif. Dessinez vos propres blocs et faites bon usage des bombes, lasers, inverseur de gravité et autres bonus à votre disposition.



téléchargements :
--> Mecapix
--> Mecapix Lite

vendredi 15 avril 2011

Arnaud

Arnaud nous a quittés lundi dans la nuit.
J’ai eu la chance de travailler avec lui pendant presque quinze ans. Je l’ai rencontré la première fois lors d’un projet pour Canal+ en 1994-95 avec Julien Frydman, Étienne Auger (que je connaissais auparavant), Antoine Schmitt, Pierre Lavoie (d’Hyptique) et Benoit Hemery (un ami illustrateur des arts décos). Arnaud ne connaissait que les PC sous DOS à l’époque (qu’il démontait et remontait sans cesse à ma grande surprise), il découvrit alors le Macintosh et devint le plus grand FanBoy Apple que je connaisse. Il serait, je suis sûr, prêt à défendre encore la souris à un bouton qu’Apple nous a infligée pendant des années. Nous allions continuer à travailler ensemble sur de nombreux Cd-rom, comme Moi, Paul Cézanne (Index+), au Cirque avec Seurat (avec Florence Castaing, Pierre Lavoie, Gianni Petrucci, Olivier Koechlin, Valéry Faidherbe...) Carton (avec Jean Jacques Birgé, Antoine Schmitt et toute l’équipe d’Hyptique), Mister Quizz et Mélodie la souris (pour Vtech) (avec Hillary Goidell, Sébastien Joncoux, Pierre De Battista, Didier Roy...), il travailla aussi pour les premiers CDRom d’Adibou...
Il fut par la suite le fondateur d’Incandescence avec Étienne Auger, Pierre Wendling et moi-même. Nous fûmes même les deux premiers à nous installer dans les locaux de la rue Brillat Savarin à Paris sur une table et deux tréteaux (et de nombreuses rallonges électriques). En découlèrent plus de dix ans de projets et d’aventures (Du CDRom, au site web en passant par les installations vidéos et les premières applications pour téléphone) qui nous amenèrent à Genève, Londres, Francfort... et même au Japon. Arnaud nous a toujours sorti brillamment des situations techniques catastrophiques et toujours avec modestie (il avait horreur de se mettre en avant). Il adorait résoudre les problèmes qui semblaient impossibles à première vue. Il était brillant dans les domaines techniques et artistiques, il arrivait toujours à déceler le problème et à le résoudre presque en même temps. Il était d’une aide incomparable mais aussi un adversaire de jeu redoutable avec sa logique implacable (je crois n’avoir pu le battre qu'uniquement une ou deux fois sur des jeux d'adresses, mais jamais sur des jeux de réflexions et de stratégies). Nous partagions aussi notre passion pour la littérature de science-fiction, il lisait énormément (c’est bien simple, il lisait tout ce qui était disponible dans ce domaine) et c’est lui qui me servait de guide dans ce monde si particulier de la littérature de SF.
Je me faisais une joie de lui montrer mes nouveaux projets de jeux, et j’attendais avec impatience et aussi avec un peu d’anxiété son avis.
Toutes mes pensées à sa femme et à ses deux fils qu’il aimait par-dessus tout.

dimanche 13 mars 2011

Je promets de ne jamais télécharger illégalement un film...

Voici une très bonne initiative concernant le téléchargement de vidéos, que l'on peut trouver à cette adresse.
Personnellement, depuis que je suis abonné à Spotify (depuis presque deux ans), je ne télécharge définitivement plus du tout de musique. Soit j’écoute en streaming avec Spotify, soit il s'agit de musique un peu trop pointu (que Spotify ne propose pas) et j'achète le CD. La seule réponse au piratage est de proposer quelque chose d’aussi bien et de facile techniquement pour l'usager (et pas trop cher).

Voici le texte que le site dontmakemesteal.com propose de signer.

Je promets de ne jamais télécharger illégalement un film s'il y avait une alternative légale respectant les critères suivants :
Prix

En général je veux que la tarification soit simple et transparente. Les nouveautés peuvent être légèrement plus chères que le reste.

La prix en location ne devrait pas dépasser 1/3 du prix d'une place de cinéma.
Le prix d'achat ne devrait pas dépasser le prix d'une place de cinéma.
Un abonnement illimité mensuel ne devrait pas dépasser le prix de 3 visites au cinéma.
Les séries TV devraient coûter 1/3 du prix des films.
Je paie pour le contenu, pas la bande passante.

2 Langages
Je peux obtenir la bande son dans n'importe quelle langue qui a été produite.
Après l'achat d'un film, toutes les langues restent disponibles.
Les fans peuvent légalement traduire et partager les sous-titres pour tout contenu.

3 Convenance
Le contenu que j'achète est disponible immédiatement. Le contenu est acheté et diffusé sans pub ou avertissement contre le piratage dérangeant.
Je peux trouver les films ou séries TV par année, réalisateur, langues disponibles, pays, genre, ID iMDB, etc.

4 Choix et dates de disponibilité
La disponibilité est mondiale. Il n'y a aucune limite quant au pays où je réside.
Je peux télécharger presque n'importe quel film jamais créé.

5 Droits
Je peux regarder le film indifféremment sur n'importe quel appareil, téléphone, ordinateur, etc.
Les films ne sont pas restreint a un distributeur de contenu et doivent être dénués de DRM (verrous numérique) si ils ont été achetés.
Je peux facilement comprendre mes droits vis-à-vis des films que je loue, achète ou stream avec un abonnement illimité.

lundi 7 février 2011

Libération, une « Une qui gueule »

Vendredi, j’ai lu que Nicolas Demorand voulait du changement pour le journal Libération : « Il faut que la Une d'un journal gueule et envoie une accolade à son lecteur», et immédiatement j’ai pensé aux couvertures des Bazookas durant les années 77-78 (Punk!) en me disant qu’enfin nous allions avoir de nouveau des couvertures avec des images originales, signifiantes, percutantes et intelligentes... et au même moment je regarde dans un kiosque à journaux la couverture (indigne) du jour de Libération avec la photo de Maria Schneider nue (qui vient juste de décéder le 3 février et qui avait très mal vécu cette période correspondant au film Le Dernier Tango à Paris ). Même si Nicolas Demorand n’est pas (encore) le responsable de cette Une, je me dis que c’est bien triste.
Attention je ne dis pas qu’il faut absolument faire des Unes à la Bazooka en 2011, mais juste essayer d’avoir des Unes un peu plus sensées et intelligentes, collant le mieux possible à la ligne éditoriale de Libération.
Pour l’anecdote, juste au-dessus de ce libé, il y avait ce journal (Hot Vidéo), avec une Une qui gueulait vraiment ;-)



Quelques images des Libérations des années 70:


--> des images de cette époque :

josephghosn.com/ et aussi sur le site Owni et celui de Bazooka (un regard moderne).

samedi 5 février 2011

les éditions volumiques, des nouvelles...

les éditions volumiques vont se faire discrètes pendant quelques mois (ce qui est très bon signe). Nous reviendrons très bientôt avec pas mal de surprises (j’espère), mais pour le moment nous nous concentrons sur nos projets et ne communiquons plus (très dur pour moi, après les conférences à Ted et au Lift ;-).


mardi 1 février 2011

conférence au Lift 2011 de Genève | Gamification

Je suis en train de préparer ma conférence pour Lift qui va débuter demain à Genève. Je vais intervenir lors de la session Games: looking at Gamification and transmedia. Je vais bien-sûr parler des dernières expérimentations et productions des éditions volumiques (papier + jeu vidéo), mais aussi montrer les possibles développements des mécanismes que nous avons pu mettre en place sur d’autres sujets que le jeu, comme par exemple la presse + une surprise.
Lors de cette session je serai entouré de Steffen P. Walz, David Calvo et Florence Chee où l’on parlera surement du dernier mot à la mode « Gamification » (ludification en français ?).

lundi 17 janvier 2011

TEDx Paris

Et hop, pour bien débuter la semaine, un lien vers les conférences du TEDx 2011 de Paris.

jeudi 13 janvier 2011

Culture et numérique : la nécessité du design

L'Atelier Français organise une rencontre sur le thème de : CULTURE ET NUMÉRIQUE : LA NÉCESSITÉ DU DESIGN

Jeudi 27 janvier à 18h15 à L'ENSCI, 48 rue Saint-Sabin, Paris 11

--> http://www.meetup.com/Atelier-Francais/calendar/16006764/

avec

Nicolas Nova, chercheur, consultant et prospectiviste sur l'ergonomie et les usages des technologies au Lift Lab.
• Gilles Belley, designer industriel et responsable de la phase diplôme à l’ENSCI - Les Ateliers.
• Sylvie Tissot, ingénieure, chercheure en informatique et fondatrice de la société de multimédia Anabole.
• Olivier Bienaimé, directeur artistique du studio digital les 84.

le texte d'introduction :

Le design est démarche créative décisive pour les industries culturelles dans l’intégration des nouvelles technologies et de nouveaux matériaux. En imaginant de nouveaux objets et en concevant de nouvelles interfaces fondés sur l’analyse des usages culturels, le design facilite l’accès aux contenus numérisés et leur valorisation via de nouveaux services. Mais plus encore, par sa capacité à imaginer au-delà de ce que les technologies rendent possible aujourd’hui, le design préfigure les pratiques culturelles de demain.

L'Atelier Français a réuni un panel de chercheurs et de designers pour explorer comment le design peut accompagner les industries culturelles dans leur démarche d'innovation et imaginer de nouveaux types d'expériences culturelles.

samedi 18 décembre 2010

Dorkbot Paris / --> Dorkbook

Le Dorkbot / Dorkbook Paris #25 se tiendra le samedi 18 décembre à 19h00 à la Générale, 14 avenue Parmentier, Paris 11e, Accès libre.

Le Dorkbot se transforme pour un soir en Dorkbook et présentera plusieurs intervenants autour de l'édition, de la publication et de la distribution :

Etienne Mineur, Les éditions volumiques.

Elisa de Castro Guerra, Floss Manuals Francophone.

Hadrien Gardeur, Feedbooks.

Jean-Baptiste Labrune, sBook (social book), Bell Labs.

Pierre Ménard, revue en ligne Liminaire.

--> plus d'infos sur le site de dorkbotparis.

lundi 13 décembre 2010

les jeux vidéo de jmtb02



Pour bien commencer la semaine, je vous invite à découvrir les jeux de jmtb02 (attention il s’agit de jeux très addictifs).

samedi 11 décembre 2010

lire sur un iPad

Je suis en train de préparer la table ronde concernant la presse en ligne qui va se dérouler mardi prochain (14 décembre 2010, de 15h à 18h30 au cinéma Mac - Mahon, 5 avenue Mac- Mahon, 75017 à Paris). Je suis en train de faire une petite mise au point concernant l'évolution de la lecture durant ces deux dernières années. Il y a quelques mois encore j’avais de gros doutes sur la lecture des news sur iPad mais Flipboard commence à me faire changer d’avis.



Il existe aussi d’autres applications comme : Discover de cooliris qui remet en page Wikipedia.
exemple en vidéo :



il existe aussi Flud



Il faut aussi noter la nouvelle version de Twitter sur iPad qui utilise bien l'espace de l’écran de l’iPad (par superposition).



Reeder sur iPad



My Newspaper,



et aussi Pulse que j’utilise beaucoup en ce moment



Si Feedly sort une application iPad (il existe une version iPhone), j’abandonne de suite mon Mac avec FireFox et Safari (je garde tout de même mon Mac pour un peu travailler tout de même).
Il faut aussi remarquer que ce ne sont pas les journaux classiques (presse papier et presse en ligne...) qui innovent dans ce domaine, mais des StartUp...
On va finir (si ce n'est pas déjà fait) par se construire définitivement soi-même son journal.

mardi 30 novembre 2010

le Frelon vert vs Scott Pilgrim vs...

Je parlais de Michel Gondry (dont je vénère le travail) dans mon billet précédent et je viens juste de voir qu'il est en train de réaliser le Frelon Vert. En voici le trailer qui me fait très peur. Il est bien sûr un peu absurde de juger un film sur sa bande-annonce, mais il est curieux de voir que Michel Gondry puisse faire ce genre de film et c’est d'autant plus perturbant qu’au même moment j'ai vu un autre film qu'il aurait pu faire Scott Pilgrim vs the World.

La bande-annonce du Frelon vert.



et voici un extrait (ne pas regarder si vous voulez garder la surprise) de Scott Pilgrim vs the World d’Edgar Wright (d’après la bande dessinée de Bryan Lee O'Malley), le monsieur a tout de même réalisé avant Shaun of the Dead. L’intégration des signes graphiques et du design sonore dans ce film est remarquable, c'est drôle, référencé (très très Geek tout de même) et assez subtile (parfois).


lundi 15 novembre 2010

Conférence aux Arts décos (ENSAD) de Paris | mercredi 17 novembre 2010, 18h 30

Je continue ma grande tournée mondiale;-) après Lausanne, cette fois c’est à Paris aux Arts décos de Paris que je vais faire une présentation de mes derniers travaux. Je vais présenter essentiellement les travaux que nous avons développés au sein des éditions Volumiques durant ces six derniers mois. Cette conférence est ouverte au public, donc si vous aimez les livres qui s’effacent, qui tournent leurs pages tout seuls et les jeux étranges vous êtes les bienvenues ce mercredi 17 novembre 2010, 18h 30, amphi Rodin de l’ENSAD (31, rue d'Ulm).

--> Plus d’informations sur le site de l’Observatoire des nouveaux médias (qui propose les vidéos des conférences précédentes).



Prototype de livre qui tourne ses pages tout seul

vendredi 29 octobre 2010

un simulateur de studio de développement de jeux vidéo dans votre iPhone

Mon jeu préféré actuellement sur iPhone c’est GameDev Story, un simulateur de studio de développement de jeux vidéo (il s'agit d’un jeu de gestion) réalisé par KairoSoft. Vous allez vous retrouver à la tête d’un petit studio de développement et vous allez donc devoir prendre des décisions comme choisir sur quels types de jeux vous allez développer, sur quelles machines, qui allez-vous embaucher... C'est plein d’humour et de références à l'histoire des jeux vidéos et c’est très «mignon» graphiquement.
Cela peut biensur faire penser à Segagaga (un simulateur de Sega par Sega lui même) mais cette fois les textes sont en anglais.


--> plus d’infos sur le site de GameKult par exemple.
--> et sur Fluctuat.

mercredi 27 octobre 2010

Mansions of Madness, prototype

Pour finir sur le Essen Spiel 2010, voici quelques images d’un prototype du jeu Mansions of Madness de Corey Konieczka (le game designer de Battlestar Galactica, Runewars, La Quête des Terres du Milieu... bref un génie du design du jeu de plateau) édité par les américains de FFG qui sont visiblement en plein Lovecraft en ce moment.
Ce jeu explore le mythe de Cthulhu et se trouve comme souvent dans les jeux de Corey Konieczka entre le jeu de rôles et le jeu de plateau. Les joueurs vont pouvoir explorer la maison, combattre d’affreux monstres, résoudre des énigmes... Un des joueurs va se retrouver le maître du jeu et affronter les autres joueurs (comme dans le jeu La Quête des Terres du Milieu).
Le jeu est actuellement en test, et ne sortira que vers le mois de février 2011 si tout va bien.


mardi 5 octobre 2010

Chanel printemps-été 2011

J'ai pu assister au défilé printemps-été 2011 de Chanel ce matin. Ce défilé se déroulait au Grand Palais, le décor figurait la reconstitution d'un immense jardin à la française totalement en noir et blanc. Plus de cent mannequins (je n’ai pas vraiment compté, mais il y avait bien Inès de la Fressange) accompagné par un orchestre pour se promener dans les allées de ce jardin... bref de la démesure.
En voici quelques photos (désolé pour le cadrage, mais ma place n'était pas très propice à des photos dignes de ce nom).
--> vous pouvez voir les anciens défilés à cette adresse : www.chanel.com/fashion/

mardi 28 septembre 2010

le design et les designers c’est bientôt fini en France

L’INSEE veut supprimer les termes design et designers et pour les remplacer par conception de modèles, bref du grand n’importe quoi.

Je reprends le message de François Caspar de l’AFFD :
Vous pouvez signer la pétition à cette adresse.

L'Insee souhaite supprimer les termes design et designers de la NAF 74.10. En un tour de stylo, c’est la suppression pure et simple d’un mot du vocabulaire de l’économie, de l’industrie et de la culture d’une profession, c’est l’anéantissement d’années de travail pour donner la visibilité qu’elle mérite à une profession. Ce n’est pas à la hauteur des enjeux économiques nationaux et mondiaux et d’une vision politique d’avenir !

Aidez-nous à défendre l'intitulé de votre métier : signez la lettre de soutien à l'AFD pour exiger le maintien de DESIGN et DESIGNER !

La statistique, ça compte
Dans le monde entier, les organismes de statistiques répertorient les métiers, leur attribuent un code, les classent et les appellent nomenclatures. Au plan mondial c’est le rôle de l’ONU, au plan régional c’est Eurostat pour l’Europe, au plan national c’est l’Insee et la Cnnes pour la France. Ces nomenclatures portent différents noms : CITI et CPC mondiales, NACE européenne, NAF française. Elles sont liées entre elles à différents niveaux (activités, produits, douanières…) pour constituer un réseau qui permet de comparer les activités économiques des pays et produire des statistiques, utiles à des fins économiques, politiques, stratégiques…

Ces nomenclatures doivent être régulièrement harmonisées par un processus complexe de recherches et de production de documents qui émanent de commissions spécialisées. Leur processus de proposition et de décision doit se faire par un processus de concertation à tous les plans : mondial, régional et national. Les acteurs sont entre autre des ministères, des administrations et des organisations professionnelles.

Tout comme ses homologues européens, l’AFD a travaillé avec la Commission européenne à l’amélioration de la nomenclature de son pays pour rendre compréhensible et visible les métiers du design au sein d’une même profession. La qualification qui était auparavant dans Professions intermédiaires a été relevée à Cadres et professions intellectuelles supérieur. Un nouveau code fédérateur NAF 74.10 Activités spécialisées de design est devenu opérationnel en 2008. La communication mondiale et régionale se faisant en langue anglaise, les nomenclatures nationales doivent faire l’objet de traductions. L’Insee est en charge de traduire en français pour les pays francophones.

Le vocabulaire aussi, ça compte
Début mai 2010, nous avons connaissance par hasard d’un projet de remplacement dans la NAF du terme designer par concepteur. Par exemple, Designer graphique redeviendrait Concepteur graphique, Designer deviendrait Concepteur de modèles, Activités spécialisées de design deviendrait Activités de conception de modèles, Web design et le champ du design numérique et du design d'interaction ne feraient même plus partie du design ! Retour à la case départ…

Nous n’avons pas été informés de ce projet de modification. Il est pourtant du devoir de l’Insee de consulter les organisations professionnelles dont dépend l’activité. L’Insee s’était d’ailleurs engagé à consulter l’AFD lors d’un rendez-vous en juin 2007.

Notre étonnement est communiqué à l’Insee fin mai, avec la liste des problèmes et des confusions provoqués par cette nouvelle terminologie — la suppression pure et simple du terme “Design” ! Nous sommes en septembre, il semble que la mesure du problème n’ait pas été pesée par l’Insee à ce jour.

Utiliser « concepteur de modèles » rappelle le droit de la propriété intellectuelle, mais le substituer à designer relève d’une traduction littérale maladroite qui montre une méconnaissance des métiers du design par son auteur et son administration. En un tour de stylo, c’est la suppression pure et simple d’un mot du vocabulaire de l’économie, de l’industrie et de la culture d’une profession qui pèserait en France, comme c’est le cas en Allemagne, près de 7 milliards de chiffre d’affaires ! (Source Beda.) C’est l’anéantissement d’années de travail pour donner la visibilité qu’elle mérite à une profession, notamment par des professionnels du design. Ce n’est pas à la hauteur des enjeux économiques nationaux et mondiaux et d’une vision politique d’avenir.

La Commission européenne est d’ailleurs en désaccord avec l’Insee, et, aucun des pays francophones que nous avons consultés (Belgique, Suisse, Canada…) ne veulent de cette francisation mal placée. Ce serait oublier que le mot design a une étymologie latine : designo, qui signifie dessiner à dessein. Le dessin étant une projection de l’idée produite par l’esprit. Designer est certes un anglicisme, mais adopté dans toutes les langues, parfois réorthographié, parce qu’aucun autre mot ne peut exprimer aussi bien la complexité du processus de création appliquée du professionnel du design, qui va bien au-delà du « concevoir ».

Le monde entier utilise le mot design, il est devenu universel parce que sa pratique et ses enjeux le sont.

--> http://www.alliance-francaise-des-designers.org/blog/2010/09/26/designers-designeuses.html

mardi 14 septembre 2010

AGI 2010 international design conference, Porto

Cette année les conférences de l’AGI se feront à Porto au Portugal le 11 octobre, j’aurai la grande chance d'y faire un WorkShop et aussi une conférence.
Je serai visiblement très bien entouré comme l'indique le programme des conférences : Abbott Miller, Michael Bierut et Paula Scher de Pentagram, Ahn Sang-soo, Bruno Monguzzi, Daniela Haufe de Cyan, Javier Marsical, Marian Bantjes, Sara Fanelli, l’immense Peter Knapp, Pierre Bernard et Stefan Sagmeister.

--> plus d’infos sur le site AGI OPEN 2010

jeudi 2 septembre 2010

Apple TV mais aussi et surtout Boxee

Hier Apple a présenté une nouvelle version de l’Apple TV, plus petit, pas très cher pour du Apple, passerelle ente l'iPad et l'iPhone... mais pas de HD (pas de 1080, et ne lit que le format mpeg-4 et le H264...) bref essayez plutôt Boxee, cela s'installe sur n'importe quelle machine (MacOSX, Windows, Linux), c'est rapide, ce logiciel lit de nombreux formats de fichiers vidéos (même en HD 1080), cela vous trie intelligemment vos fichiers (par genre, par série télé, suivant les saisons...), il télécharge les sous-titres, il permet d'aller sur le web (avec notamment NetFlix si vous êtes aux états Unis), il vous fait un résumé + une affichette pour chaque média, l'interface est très simple bref avant de vous jeter un un Apple TV essayez ce soft.



Il existe aussi dans le même genre de soft XBMC ou Plex et aussi des boitiers tout petits et très efficaces (HD 1080 avec connexion, HDMI, connecté au web, lit presque tout les formats de fichiers...) comme le WD TV HD Media Player (que je possède depuis presque 1 an, je l’ai donc bien testé) et qui ne vaut moins de 100 euros.

--> un comparatif sur endgadget

mardi 31 août 2010

éditions volumiques, petite revue de presse américaine

Depuis la semaine dernière, les éditions volumiques ont bonnes presses aux États Unis, en voici quelques liens :

Geek.com, Ars Technica, Gizmodo (qui se demande si nos histoires de pions reconnus par l'iPad sont bien vrai), Creative Application (le meilleur site au Monde) et nous nous sommes même fait Slashdoter.

--> Vous pouvez aussi voir quelques démos vidéos de nos projets sur Vimeo.

jeudi 19 août 2010

france.fr



Comme vous avez pu le remarquer mon blog et resté un peu en sommeil depuis quelques mois (j’étais et je suis toujours très très occupé par des projets passionnants qui me prennent tout mon temps et dont j’espère vous présenter les résultats très bientôt), mais voir le nouveau site France.fr et surtout découvrir grâce au Canard Enchainé le prix qu'il a était facturé me redonne bien l’envie de poster de nouveaux billets.

Le Canard enchaîné a donc révélé le montant des différentes prestations pour la réalisation du site France.fr. Ce site censé représenter notre beau pays devrait coûter au final, dans les 4 millions d'euros, selon l'hebdomadaire. Je vous rappelle aussi L'échec pitoyable du premier lancement de France.fr, quelques heures après sa mise en ligne.
Voici les montants facturés pour cette chose (je vous laisse apprécier).

• La société Mode d'emploi chargée de la conception et de la réalisation aurait facturé : 1 242 000 euros H.T
• Le designer Ora-Ïto reçoit 119 600 euros pour l'identité graphique (qui est vraiment révolutionnaire et innovante, et hop un thème gratuit de Drupal chargé et aussitôt facturé;-),
• Euro RSCG facture pour la création du logo : 28 500 euros (c’est presque raisonnable pour du Euro RSCG)
• Les dysfonctionnements et l'inaccessibilité du site du 14 juillet au 16 août auraient coûté 20 600 euros
• Mode d'emploi devrait facturer pour 2011 et 2012, 755 220 euros par an.
• Malgré un nouveau prestataire, avec l'hébergeur français Typhon, le budget dépensé pour l'hébergement reste inchangé avec 860 000 euros.

--> plus d’infos sur le site pcinpact.com

--> merci Cédric pour m’avoir passé l’info.

jeudi 27 mai 2010

les éditions volumiques se dévoilent



Je suis très fier de vous présenter (enfin) le projet sur lequel je travaille depuis un petit moment : les éditions volumiques.

Nous (avec Bertrand Duplat, mon associé dans cette aventure) sommes donc très heureux de vous annoncer la mise en ligne du nouveau site des éditions volumiques (et dans sa version anglaise : www.volumique.com/en) ainsi que le blog Volumique, où nous allons régulièrement parler de nos derniers projets, prototypes et actualités.

Les éditions volumiques sont une maison d'édition dédiée au livre en papier considéré comme une nouvelle plateforme informatique (nous développons un Operating System en papier, nous faisons des jeux vidéos en papier....) mais aussi un laboratoire de recherche sur le livre, la lecture, le papier et leur rapport avec les nouvelles technologies. L’idée principale de ces travaux est de ne plus opposer le numérique au monde du «papier» mais au contraire de trouver une synergie et une complémentarité; de travailler sur des livres tangibles, connectés et magiques.
Nous vous présentons donc toute une série de prototypes et recherches concernant ce sujet, certain sont très expérimentaux et d’autres beaucoup plus concrets (certains de ces projets seront disponibles dès septembre 2010).
Voici quelques vidéos de ces projets (vous pouvez retrouver d’autres vidéos complémentaires sur le site et le blog des éditions volumiques.

(i)Pawn



(i)Pirates



The Night of the Living Dead Pixels



Meeting-Zombies



Le livre qui tourne ses pages tout seul



le livre qui disparaît.



--> Un très très très grand merci à Éloïse Baille, Sébastien Adamowicz, Kevin Donnot, Jean Jacques Birgé, Nicolas de Château Thierry, Farid Ben Salem, Julien Hognon, Cati Vaucelle, Douglas Stanley, Sharon Korty...

dimanche 9 mai 2010

lift 2010 & MODE DEMO

Voici quelques photos du Lift 10 (Genève du 5 au 7 mai). J’ai pu exposer avec les étudiants de la Head quelques travaux (des éditions volumiques, nouveau site très très bientôt en ligne avec beaucoup de vidéos de nos prototypes) lors de l’exposition Mode Demo (commissaire Jean-Louis Boissier, scénographie et graphisme de Pierre Jorge Gonzalez et de Frederic Teschner ).

Voici la liste (non exhaustive) des exposants de Mode démo :
Headbanging simulator par Antonin Fourneau.
Eternal Summer Storm: Experiments on muscle memory transfer par Ka Fai Choy.
Carnivorous Domestic Entertainment Robots par James Auger & Jimmy Loizeau
Devices for Mindless Communication: Speculating about the future of real life mundane conversations par Gerard Riallo.
Mobilizing: A creation tool for interactive narratives on mobile screens par Cédric Brunel, Matthieu Cherubuni, Dominique Cunin, Clovis Duran, Max Mollon, Mayumi Okura et Arthur Violy .
Touch_Me: Installation textile interactive par Juliette Sallin.
Think Thrice v.3: Interactive sound installation par Nicolas Field.
Animal Superpowers par Kenichi Okada & Chris Woebken.
Linyl: Records of light by Ishac Bertran, Shruti Ramiah, Benoit Espinola & Natalia Echevarria.
Social Collider: A Google Chrome experiment by Sascha Pohflepp and Karsten Schmidt.
Scolu, de Leïla Jaquet, Max Mollon & Stanislas Bernatt.
les éditions volumiques, par Bertrand Duplat et Étienne Mineur.

--> la suite en bas de cette longue longue image...



Le lift était constitué de conférences (40 minutes sur scène), WorkShop (les matins) et d’Open Stage (moins de 10 minutes sur scène). Vous avez la liste des différents intervenants sur le site du Lift et surement très bientôt les vidéos en lignes.
Je vous conseille de regarder par exemple les travaux de Fabien Hemmert, c'est un designer chercheur (et cela existe) qui travaille sur la notion de résistance physique (+ retour de force...) appliquée à la téléphonie. Il considère que les téléphones deviennent de plus en plus fins et lisses (au hasard l’iPhone), nous perdons donc beaucoup d'information à cause de cela. Nous percevons principalement le monde qui nous entoure par le toucher, la résistance des matériaux, le poids... il propose donc toutes une série de principes permettant de changer la répartition du poids dynamiquement dans le téléphone, de faire changer de forme le téléphone... bref on retrouve un peu les principes de retour de force dans les Joysticks et Joypad qui me semblent très très prometteur et surtout porteur de sens (et totalement opposé au projet Natal de MicroSoft par exemple, qui ne prend pas du tout cette donnée en compte).
--> Concernant les conférences, un lien très complet sur le site du Lift.

--> sur le blog d’IDN (ENSAD)

--> quelques photos de Geoffrey Dorne.

Et aussi une vidéo de l’exposition à Milan (Salon international du meuble 2010) des travaux des étudiants en media design de la Head:

mercredi 14 avril 2010

une semaine avec un iPad

J’ai un iPad depuis une semaine (merci Bertrand):

Les premières impressions au bout 5 minutes:
• il est lourd (surtout d’une main)
• il semble fragile (c'est un gros iPhone beaucoup plus lourd, J'ai très peur qu'il tombe sur le sol et se fracasse)
• il brille énormément (vous verrez sur la vidéo)
• il est très très rapide, c’est très impressionnant (vous verrez aussi sur la vidéo)

après 10 minutes
• il se synchronise parfaitement avec votre iPhone,votre Mac, .Me....
• on le prend en main en deux secondes (je me répète mais c'est un iPhone, donc l'ergonomie est exactement la même).

après deux heures
• il n’est vraiment pas discret (à une terrasse de café ça ne passe pas inaperçu, ça va surement passer après quelques mois, un peu comme l’iPhone il y a deux ans)
• il brille toujours autant et les traces de doigts s’accumulent sur l’écran.
C’est assez incompréhensible de la part d’Apple d’avoir sorti un écran aussi brillant, en terme d’ergonomie c'est totalement aberrant, cela valorise surement le rendu des images (couleurs très saturées...) mais en terme de confort de lecture c’est une horreur, on n'arrête pas de le tourner pour trouver le meilleur angle sans trop de reflet. On ne lira pas sur un banc dans un parc ou sur une terrasse de café. C'est exactement le contraire d’un Kindle, un Kindle est lent, pas d'écran tactile, un design dépassé... mais on lit d’une manière apaisée et calme (on retrouve un peu le plaisir de la lecture sur papier, j’ai juste dit « un peu »), sur un iPad brillant on se retrouve aussi stressé que sur son iPhone mais avec en plus une grande agressivité pour les yeux (même si on peut baisser sa luminosité, la lumière de ce grand écran vous arrive directement dans les yeux).

après deux jours
• il traine devant la télé, et je ne sais pas trop à quoi il peut me servir (ce n'est pas du snobisme, je vous assure).
Cela dépend bien-sur énormément des applications qui vont sortir spécifiquement dessus (nouveaux usages, nouvelles possibilités...), mais pour l’instant je préfère travailler sur mon MacBook et surfer et voir mes mails sur mon iPhone. Je trouve qu’il est même plus agréable d'écrire des mails sur un iPhone que sur un iPad, je tape assez vite avec un seul pouce, alors qu’avec l’iPad on se retrouve à taper comme sur un clavier normal, mais sur une vitre en verre et c'est très très vite désagréable.
• un autre très gros désavantage, c’est que cet appareil sert avant tout à surfer mollement sur le web (j'attends la version WaterProof de l’iPad pour pouvoir prendre mon bain avec), l’écran est grand et on se croit assez vite sur un ordinateur (grande vélocité, grand écran), et on se retrouve très vite sur des sites avec Flash (et oui!) et là cela devient très gênant car sur un iPhone ne pas avoir Flash n'est pas si gênant (sur un téléphone on surfe «utile» : Google, Wikipedia, la presse en ligne...) par contre affalé sur son canapé on se retrouve sur des sites utilisant Flash, et là c’est un peu l’incompréhension pour l’utilisateur (qui se croit sur un PC portable), il ne comprend vraiment pas pourquoi ça ne marche pas (et se fout totalement du HTML5, du Flash, du JavaScript... il veut juste pouvoir regarder son site tranquillement).

une conclusion très provisoire
Je pense que l’iPad va être utile aux gens n'ayant pas encore d'ordinateur ou l'utilisant d'une manière occasionnelle (personnes âgées...), pour regarder ses mails et les photos de ses petits enfants.
• Pour les gens qui vivent en réunion et qui ne font que regarder des chiffres et vérifier le travail des autres.
• Pour remplacer son Archos (l’iPad est un super lecteur de vidéos et de podcast), bref c’est une machine pour du Casual Computing, Nintendo a inventé (ou presque) le Casual Gaming, Apple invente le Casual Computing (et ça marche très bien pour Nintendo, donc ça devrait très bien marcher pour Apple).
• L’iPad est un super périphérique de sorti (vidéo...) par contre ce n'est pas du tout fait pour écrire, dessiner... bref il va concurrencer la télé mais pas votre téléphone ou votre ordinateur.
• On peut aussi imaginer pour le jeu (j’y travaille) et la musique aussi pas mal de possibilités.

Une petite vidéo pour vous montrer la rapidité de l’interface et aussi vers la fin un petit jeu programmé en Flash qui ne sortira donc surement jamais (et qu’Apple ne nous parle pas de problème de performance avec le Flash sur iPad, ma petite application tourne à 60 images par seconde, avec 5 plans horizontaux de plus de 5000 pixels de large avec pour chacun de ces plans la gestion de la transparence + calcul des accélérations + les collisions... bref un jeu de plateforme 2D).



lundi 12 avril 2010

« Go Screw Yourself, Apple »

Avant d’être agressif et de me faire traiter d’anti Apple ;-), voici une photo prise dans mon salon ce weekend (et oui j’ai même un iPad!), juste pour vous montrer que j’utilise beaucoup les produits d’Apple (même si dans un coin caché j’ai un Vaio et un Dell).



De plus je suis totalement agnostique concernant les technologies (et même pour le reste;-), j'utilise aussi bien du Flash, Flex, javascript, PHP, Html, Processing, Arduino... suivant les cas. Par contre je dois admettre que je prototype mes projets le plus souvent en Flash, car je pense que malgré ses défauts c’est un outil très rapide et assez simple d’accès (pour un non développeur) permettant de faire des maquettes présentables (graphique et interactive) permettant de faire les bons choix pour la suite d’un projet (technologique + design).
Et pour finir, je ne suis pas Adobe Fan Boy comme le prouve mes articles précédents concernant la CS4 par exemple.

Un petit résumé de la petite guerre qui vient de se transformer en guerre thermonucléaire entre Apple et Adobe.

Au lancement de l'iPhone, Apple sous des prétextes de consommation d'énergie et de lourdeur (au sens consommateur de ressources CPU) refuse de voir le player Flash s'installer sur son navigateur Safari. Adobe (à ma connaissance) développe un nouveau player adapté et mieux optimisé, mais Apple fait toujours la sourde oreille.
Toujours dans la même logique Apple refuse aussi des applications sur son AppStore qui ne correspondent pas à son image (genre application érotique... mais laisse passer tout de même les coussins péteurs...) bref on se retrouve un peu dans la même configuration que Nintendo avait inaugurée au début des années 80 en autorisant qu’une poignée de développeurs à proposer des jeux sur sa plateforme (la NES). Cette pratique très critiquable de Nintendo, eut tout de même comme effet d’augmenter la qualité des jeux sur sa console et relança le marché de la console de jeu (qui s'était écroulé après l'avalanche de titre très médiocres sur la console phare de l'époque : l'Atari 2600). Actuellement Sony et Nintendo continuent cette pratique, c'est à dire qu’un nouveau jeu, doit être validé par le constructeur de la console, un peu comme si un film de Michael Haneke ou de Todd Solondz devait être validé par Sony et Samsung pour avoir le droit d'être diffusé à la télé, on croit rêver, mais les développeurs n'ont pas trop le choix et doivent se plier à ces contraintes sous peine de se voir Blacklister et leurs créations refusées. Ce qui entraine donc une grande uniformité dans les jeux vidéos actuels sur console.
Ces constructeurs censurent les développeurs et des produits pour notre bien, ils nous protègent car nous ne savons pas ce qui est bon ou mauvais pour nous (pauvres consommateurs)! bref cela me fait froid dans le dos ce genre de chose (voir la citation d’Umberto Eco à la fin de ce billet).

Revenons à Apple et Adobe,
en prenant acte de cette fin de non recevoir de la part d’Apple, Adobe décide de permettre de créer directement des applications Iphone (.ipa) via sa nouvelle version de Flash (la version CS5 qui est annoncé officiellement aujourd'hui). Nous n’aurons donc toujours pas de flash sur le web sur nos iPhones (via le player qui est toujours refusé par Apple), mais nous pourrons avoir des applications développés par flash sur iPhone. Je teste l’iPad en ce moment, ne pas avoir de player Flash sur cette machine commence à devenir très pénalisant, car contrairement à un iPhone ou nous avons bien conscience de surfer sur un téléphone (et nous sommes donc moins exigeant en terme de rapidité et de confort de navigation), mais avec un iPad nous avons beaucoup plus l'impression d'avoir un mini ordinateur entre les mains (alors que ce n'est qu’un gros iPod Touch) et il est beaucoup plus désagréable de se retrouver avec des sites indisponibles à cause de cette incompatibilité entre flash et le système d’Apple. Avec un iPhone nous surfons dans un but souvent utilitaire (recherches d’infos textuelles, wikipedia, pages jaunes...) alors qu’avec un iPad et son grand écran, nous surfons plus par plaisir de la découverte sans but précis, et l’aspect « multimédia » est beaucoup plus important (on rencontre donc beaucoup plus facilement des sites utilisant Flash).

Avec cette nouvelle version de Flash CS5 (nom de code Viper), les développeurs ont donc la possibilité de créer via Flash et son langage (AS3) des applications iPhone et iPad. Pour l’utilisateur final c'est totalement transparent, il ne peut faire la différence entre une application développée via Flash ou via un autre langage comme le C++ et l’Objective C (attention je ne rentre pas dans les détails techniques, j’en parlerai dès que la CS5 sera officiellement sortie).

Personnellement je trouvai cette alternative très satisfaisante, car je pense que dans le futur nous allons avoir beaucoup de micro applications spécifiques (comme les applications des journaux Libération, Le Monde...) et voir une décroissance des sites web. C'est à dire qu'un journal en ligne va préférer créer sa propre application personnalisée sur iPhone, Androïd... que de se lancer dans un grand site web (mais l'un n'empêche pas l’autre).
Un des grand avantage de travailler avec Flash (je détaillerai dans un autre billet le pour et le contre) et que quelque soit le « device » de sortie, que vous travaillez pour une application iPhone, Androïd, Nokia, Samsung, HP, iPad, Tablet PC, Windows, MacOSX, Linux... le cœur du code reste le même (même si vous pouvez faire des adaptations graphiques par la suite suivant la taille de l'écran).

Je teste depuis plus de quatre mois cette nouvelle version de Flash CS5, et je peux vous dire que le travail des développeurs de chez Adobe est absolument remarquable.
La création d’application iPhone est totalement transparente et l’ aspect formel de vos création est totalement maitrisé (ce qui est un avantage incroyable pour la presse en ligne, avec respect du choix de la police de caractère, interlettrage, interlignage, antialiasing, encombrement du texte...), le débogage et les tests entre les différentes versions sont très simplifiés (en gros si ça marche sur mon Mac, ça marchera encore mieux et plus vite sur PC, si ça marche sur mon iPhone ça marchera aussi sur mon Androïd...). il faut bien sur ne pas imaginer refaire un jeu en 3D temps réel avec Flash sur un iPhone, et préférer le C++ pour ce genre d’application, mais pour 80% des applications (e reader, les lecteur de flux rss, cadre photo, recette de cuisine, prise de note, reader de Comix...) que l’on trouve sur l’AppStore, développer avec Flash est amplement suffisant (on en reparle très vite dans les semaines qui viennent).

Vendredi dernier, lors d’une conférence annonçant la nouvelle version du SDK de l’iPhone (avec plein de pub dedans), et arrive à faire un des coups les plus tordus que je n’ai jamais vu faire dans le monde de l’informatique

En effet, Apple attaque très en dessous de la ceinture en changeant le contrat que doivent signer les développeurs afin d’obtenir cette nouvelle version du SDK.
Voici un extrait de la nouvelle licence développeur d’Apple : « Applications may only use Documented APIs in the manner prescribed by Apple and must not use or call any private APIs. Applications must be originally written in Objective-C, C, C++, or JavaScript as executed by the iPhone OS WebKit engine, and only code written in C, C++, and Objective-C may compile and directly link against the Documented APIs (e.g., Applications that link to Documented APIs through an intermediary translation or compatibility layer or tool are prohibited). »

En trois lignes, Apple anéanti deux ans de travail (au minimum) des développeurs d’Adobe, et coupe le principal argument de vente qu’Adobe avait pour sa nouvelle version de CS5 (juste trois jours avant l’annonce officiel de la CS5 et de la possibilité de faire des applications iPhone avec Flash).

Apple interdit donc de proposer des applications développées en Flash (alors qu’il existe déjà des applications validées par Apple sur l’AppStore faite avec les versions bétas de Flash CS5), mais interdit aussi tout autre langage que le sien (je simplifie). Apple n’autorise donc que le C++, et Objective-C, c'est du jamais vu dans l’histoire de l’informatique (à ma connaissance). En effet, même Microsoft ou IBM dans leurs années agressives et tyranniques n’ont jamais interdit de développer avec un autre langage que le le sien. Bien sûr, Microsoft va pousser ses propres langages et technologies (DirectX, Visual Basic, C#, Microsoft .NET...) mais ils ne sont jamais arrivés à interdire d’autres langages sur Windows.
Apple en voulant exclure Flash de son environnement, pose aussi beaucoup de problème à des logiciels (et environnement de travail) comme Unity, Monotouch, iTorque... bref Apple n'a vraiment pas peur des dommages collatéraux chez les développeurs et est vraiment près à tout pour mettre des battons dans les roues d’Adobe.

Personnellement je trouve absolument désastreux que cet antagonisme envers Adobe amène Apple à se comporter de cette façon et arrive à faire passer Google + MicroSoft + FaceBook + Nokia... pour des bisounours (et même les dirigeants d’Adobe, qui ne sont pas non plus de gentils bisounours, j’en suis sûr).
Interdire un langage, quel qu'il soit est totalement ridicule, ce serait comme interdire une couleur à un peintre, une marque de stylo à un écrivain, un outil à un sculpteur, une langue à un pays... bref que l’on aime Flash (et son AS3) ou pas, là n'est pas le problème, c'est juste une attitude tyrannique absolument injustifiable (interdire un outil!!!!!!!). Qui ne nous dit pas que Steve Jobs ne va pas interdire le C++ au profit de Objective-C dans le contrat de son prochain SDK et imposer le Ch'ti comme langue officiel sur les forums des développeurs d’Apple?
Nous sommes dans un délire totalitaire, et j’espère que la communauté des développeurs (qui j'espère arrivera à prendre du recul avec ses querelles de chapelles : Flash, pas Flash, Open source, pas Open source...) sera suffisamment solidaire pour refuser ce type de contrat.

Là ou la stratégie d’Apple est diabolique, c’est que le discours de Steve Jobs contre Adobe va dans le même sens qu’une partie des développeurs proches de l’Open Source, et Apple arrive à récupérer les critiques de ces gens là (critiques tout à fait respectables et argumentées, même si certain n’ont jamais ouvert Flash ni programmé en AS3 et considère encore Flash comme un soft à faire des bannières de pub et de la lecture vidéo) mais dans un but totalement contraire, c'est à dire protéger le système le plus fermé au monde (l’iPhone, iPad...).

Apple en obligeant l’utilisation des langage aussi complexes que le C++ et l’Objective C va limiter les types d’applications disponibles sur son système. En effet, le C++ n’est pas à la portée de n’importe qui, travailler avec ce genre de langage implique une organisation, une manière de penser très spécifiques et lourde qui ne pousse pas à l’expérimentation (à part de très rares exceptions). Regardez par exemple les applications iPhone des journaux en ligne, elles sont presque toutes identiques et n’ont aucune expérience de lecture spécifiques liée au contenu, elles utilisent toutes le même Frame Work, même animation de scrolling, même bouton, même police de caractère, même ergonomie fournie par Apple (bref un nivellement par le bas ou par Apple pourrait-on dire). On se retrouve donc avec des applications faites par des SSII (qui font très bien leur boulot dans ce domaine), qui sont techniquement très efficaces mais totalement dénuées de sens, de personnalité, de surprise, de poésie...
De même pour l’utilisation de HTML 5, on se retrouve avec des sites très propres (si l'on possède le bon OS et le bon navigateur...), mais qui se ressemblent tous (si on fait du copier coller), sans compter que Flash doit avoir encore des années d’avances dans le domaine de la typographie, de la vidéo et de l’animation par rapport à ce futur standard (je vais encore me faire des copains;-).

De toute façon, Adobe va sortir son Flash CS5 avec sa possibilité de créer des applications iPhone, et les utilisateurs pourront toujours prototyper avec (ce que je fais personnellement) et tester en interne. Pour la diffusion éventuelle nous verrons bien l’attitude d’Apple.

Une autre question, c’est pourquoi autant de haine entre Apple et Adobe?

Adobe et Apple ont une longue histoire commune, les développeurs doivent se connaitre et pour certain collaborer depuis très longtemps. Cette guerre me semble assez disproportionné. Il existe souvent des différents entre des sociétés de ce type mais il est quand même très rare que les dégâts soient aussi grand pour les développeurs.

des hypothèses plus ou moins farfelues

J’avais émis des hypothèses il y a quelques mois :

• Steve Jobs adore avoir des ennemis (avant c'était IBM, puis MicroSoft, maintenant c’est Google et Adobe, demain ce sera Amazon et eBay...), surement une stratégie marketing très sophistiquée...
Avoir des ennemis est aussi une technique de management interne, cela motive les troupes en interne, cette guerre serait donc juste pour augmenter un peu la productivité des employés de chez Apple (qui doivent tout de même être bien occupés;-).

• Steve Jobs entretient envers Adobe une vieille rancune, car une des raisons de l’échec (relatif) du NeXT fut qu’Adobe n’a jamais commercialisé PhotoShop sur cette machine (Adobe a uniquement sorti Illustrator au début des années 90), ce fut rédhibitoire pour la communauté des graphistes et designers de cette époque (le principal marché d’Apple et donc du futur NEXT à cette époque). Personnellement en sortant de l’école, au moment de faire le choix d’acheter une machine je rêvais d’avoir un NeXT (définitivement la plus belle machine de toute l’histoire de l’informatique), mais je me suis retourné sagement vers un Mac (un Quadra 700) car il y avait PhotoShop (et aussi Xpress).

• Steve Jobs a une revanche personnelle envers John Warnock et Charles Geschke, une histoire personnelle qui dégénère

• Apple tente de faire baisser la valeur boursière d’Adobe pour les racheter.

• Apple veut sortir une suite logiciel concurrente d’Adobe. Bon courage, car Adobe a forcé des habitudes chez les utilisateurs et changer d’interfaces va être très très difficiles, surtout qu’Apple ne brille vraiment pas dans la cohérence des interfaces de ses applications (essayez de passer de Motion, Final Cut, iPhoto, Keynote puis iTunes et vous allez très vite comprendre le problème). Par contre Apple est vraiment passé maître dans le design de son OS et de son intégrations avec ses propres devices.

• Adobe riposte en refusant de sortir les prochaines versions de sa suite sur Mac (de toute façons Apple ne va plus que se focaliser sur les machines très grand public et de plus en plus abandonner le marché professionnel, mais le Mac est en gros la moitié du chiffre d'affaire d’Adobe).

• Adobe riposte en rendant entièrement libre Flash, Flex, AS3... oui, oui, oui, oui! (comme le pdf)

• les développeurs d’Adobe arrivent à faire que Flash devienne une interface graphique générique pour le C++, c’est à dire que l’on continue d’utiliser les librairies graphiques et sonores de Flash, la timeline... mais que Flash passe par Xcode (ou autre chose) pour créer des applications natives (je n’ai aucune idée si c'est réalisable).

• adobe baisse ses prix et arrête de prendre les non-américains pour de gros portemonnaie ambulant (visiblement Adobe recommence une politique tarifaire totalement incohérente comme avec la CS4).

• Tout comme Opéra (le navigateur web qu’Apple vient d’autoriser, miracle), Adobe fait son propre navigateur Web avec un player Flash intégré.

• Encore mieux, tout comme le système OnLive (système Game On Demand décentralisé), Adobe installe un système (une application) sur iPhone permettant de surfer d’une manière décentralisé, c’est à dire que l'utilisateur ne reçoit qu’un flux vidéo sur son iPhone, tout est calculé sur un serveur externe beaucoup plus puissant qu’un téléphone et surtout hors des contraintes et autres restrictions d’Apple (ou d’autres).
--> ce que propose une société comme ripcode.com.

• Le Jailbreack d’iPhone va se généraliser chez le grand public, permettant de se libérer des restrictions d’Apple.

• les autres constructeurs (Nokia, Google/Androïd, HP, MicroSoft, Samsung...) vont au contraire pousser l’intégration de flash sur leurs plateformes afin d'attirer les applications les plus innovantes sur leur propre plateforme, Google va redevenir Cool et Apple va passer pour un grand méchant auprès du grand public.

Et pour finir une petite citation d’Umberto Eco datant de 1994 (dans l'hebdomadaire italien l'Espresso) qui me semble de plus en plus vraie.

« Je suis entièrement convaincu que le Mac est Catholique et le DOS Protestant. En effet, le Mac est contre-réformiste et a été influencé par le "ratio studiorum" des Jésuites. C'est un système gai, convivial, amical, il dit au croyant comment il doit procéder étape par étape pour atteindre - sinon le Royaume des Cieux - le moment où le document est imprimé. C'est une forme de catéchisme : l'essence de la révélation est abordée au moyen de formules simples et d'icônes somptueuses. Chacun a droit au Salut.»

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ps : le titre de cet article vient de la conclusion d’un billet de monsieur Lee Brimelow (que je partage totalement) concernant Apple.

vendredi 12 mars 2010

en vrac, chien, chat roulette, Tron, le meilleur jeu au monde, des jeux de plateau...

Entre chienroulette et chatroulette je n’ai plus de temps pour ce blog ;-)
Voici en vrac ce dont je voulais parler ces deux dernières semaines.

On commence par le nouveau trailer de TRON 2 (le film sera en relief visiblement), j'en avais parlé cet été.





Des jeux de plateau sur ma table, je suis en train de décortiquer les mécanismes des jeux de plateau, je (re)découvre et c'est vraiment extraordinaire d'inventivité.
-->je vous conseille le site (attention vous allez vous retrouver devant votre écran en train de regarder des gens jouer;-) : http://www.trictrac.tv/



Le meilleur jeu au monde est « définitivement » pour moi Mass effect 2. C’est la première fois qu'une fois fini j'ai voulu recommencer le jeu de suite, pas en mode HardCore (ou démentiel;-) mais dans le même mode, juste pour voir les différentes possibilités (qui semblent infinies). On s'attache aux personnages, la progression est très bien rythmée, l'aspect RPG est très bien géré (très light et c'est parfait pour moi), les scènes d'actions sont aussi parfaites (un peu répétitives quand même dans les décors), l'histoire est prenante... bref cette réalisation arrivant à marier jeu d'aventure, shoot, RPG... est pour moi le jeu (presque) parfait.
Je développerai plus tard, mais je suis étonné que pour une fois, l’aspect « réaliste » du graphisme apporte cette fois vraiment quelque chose dans notre relation avec les personnages (mais ce n’est pas du cinéma comme le dit très bien Éric Viennot).



Des manettes de Wii à la Head de Genève.



le blog des étudiants de la Head en media design de Genève
http://head.hesge.ch/made/projet/
et les vidéos des prototypes :
http://vimeo.com/channels/mediadesign

le blog des étudiants de l’ENSAD
http://idn.ensad.fr/

et en vrac :

http://ospublish.constantvzw.org/

typo embed (merci à Rémy Médard) : http://catalarem.com/typo/

et pour le plaisir : http://www.pardon-my-french.fr/

lundi 15 février 2010

GameKult versus Sony, ou les pratiques d’un autre temps de la part de Sony

Je vous laisse écouter cet extrait du PodCast Silence on joue concernant un « blacklistage » de la part de Sony à cause de la mauvaise note d’un jeu (Heavy Rain) de la part du site GameKult (qui soudain remonte dans mon estime, car après avoir donné un 9/10 à Uncharted 2, j’avais beaucoup de doutes quand à leur honnêteté).
Nous sommes donc dans des pratiques honteuses dignes du siècle dernier qui ne vont pas améliorer la confiance que nous pouvons avoir envers les journalistes (et les éditeurs) du domaine du jeu vidéo (il y a beaucoup d’autocensure dans ce domaine et concernant la qualité réelle d’un jeu, mieux vaut lire les blogs et les tweets des journalistes que leurs sites «officiels»).
Ce qui rajoute encore à la question du financement par la pub des sites web (ou même magazine papier) critiquant des jeux (question générale qui ne concerne pas que le monde du jeu vidéo).

l’extrait audio :



Bon, et bien c’est dommage je n’achèterai pas Heavy Rain (je m’intéresse en ce moment beaucoup à la narration dans les jeux vidéos et l’auteur de ce jeu, David Cage, est un des rares dans le domaine du jeu ayant une vraie vision et une démarche cohérente dans ce domaine, j’avais beaucoup aimé son dernier jeu : Fahrenheit), mais ce n’est pas bien grave car je suis en ce moment en plein Mass Effect 2 (qui question narration, me procure autant de plaisir qu’un Battle Star Galactica, donc c’est le bonheur ;-).


--> les podcats de silence on joue.

et aussi un témoignage d’un critique de jeu vidéo.

vendredi 12 février 2010

un téléphone qui change de poids et d’épaisseur

Je l’avais gazouillé, mais en regardant de nouveau cette présentation de Fabien Hemmert, je la trouve vraiment passionnante et surtout elle ouvre un nombre de possibilités incroyables (cela me donne beaucoup d’idées pour mes livres).

mercredi 10 février 2010

Web Jam du Wif, 12 & 13 février, présélections internationales et françaises

Si vous voulez concourir à la Web Jam du Wif, c’est très bientôt (12 et 13 février).
Vous pouvez vous inscrire que vous soyez étudiant ou professionnel.

A propos de la Webjam
Une compétition internationale de 24 heures non-stop où viennent s’affronter à Limoges les meilleurs spécialistes du secteur.. Ceux-ci sont sélectionnés au terme de présélections organisées sur nos territoires partenaires et d’une présélection online. Les 35 meilleures équipes se retrouveront à Limoges pour la finale les 3 et 4 Juin 2010.

le planning :
• 12 & 13 Février 2010 : présélection online
• Mars 2010 : annonce des 35 équipes finalistes
• 3, 4, 5 Juin 2010 : finale lors du WIF à Limoges, France

Les présélections

Par équipe de 1 à 3 compétiteurs, participez aux présélections organisées dans votre pays entre octobre 2009 et février 2010. Restez connecté sur le site web du WIF pour découvrir régulièrement les nouveaux territoires organisateurs. Pour les compétiteurs dont le pays d’origine n’est pas partenaire WIF, une présélection online sera organisée les 12 & 13 février 2010. La finale

Les 35 meilleures équipes au monde se retrouveront à Limoges lors du WIF 2010 pour s’affronter lors de la phase finale. 24 heures de compétition extrême pour créer une interface graphique dynamique et originale sur un thème unique révélé au lancement de la webjam.

mercredi 3 février 2010

jeu multi Screen



Un petit jeu (en flash, c’est dommage il aurait été très bien sur un iPad;-) Continuity utilisant d’une manière originale le principe de multi screen.

--> merci à Arnaud Guihéneuf pour cette trouvaille.

mardi 2 février 2010

pourquoi Steve Jobs n’aime pas Adobe?


--> image trouvée sur zazzle.com.

Juste quelques mots concernant la « petite guerre » que livre Apple contre Adobe Flash.
Mais avant de renter dans des guerres de religions, je dois dire que personnellement je suis totalement agnostique concernant les technologies, je passe de Flash (AS2 et maintenant AS3), à Processing, Html, PHP, Arduino, OpenFrameWork... suivant mes besoins (je suis totalement opportuniste;-) de plus je ne suis pas développeur mais un designer qui essaye d’être autonome pour réaliser ses prototypes interactifs (que ce soit pour le Web, pour la téléphonie ou même pour des objets communicants).

Si il existe une nouvelle alternative permettant de développer « simplement » tout en gardant des qualités typographiques et graphiques je suis preneur, de plus je pense qu'il existe une place pour un environnement de développement se situant entre Flash et Processing (je pense principalement aux étudiants en design), même si durant ces 20 dernières années beaucoup ont essayé (HyperCard, Supercard, mTropolis, Magic, Silverlight...)

Sur iPhone nous n'avons pas de Flash et cela risque de continuer longtemps. Lors de la présentation de l’iPad nous avons aussi pu voir que Flash n'était pas le bienvenu.
C’est assez curieux pour une machine spécialisée dans la navigation internet (qui se retrouve donc être une machine totalement fermée, tout comme l’iPhone). On va surement utiliser cette machine, affalé dans son canapé (je ne vois pas trop d'autres positions pour tenir cet ordinateur) en surfant mollement de site en site, bref on va vraiment arriver au Casual Computing d’Apple (qui délaisse totalement la partie professionnelle et création au profit de device uniquement de lecture).

Steve Jobs accuse Flash d’être le responsable de presque tout les crashs sur Mac, d’être le mal absolu et de se lancer donc un procès en sorcellerie (que des milliers de fidèles suivent, bref on se retrouve vraiment au moyen-age;-). Il s’autorise donc a refuser ce langage sur ses machines.
Je trouve cela totalement de mauvaise foi car Flash (ou AS3) est un langage comme les autres et si il est mal utilisé fera en effet planter ou ralentir fortement votre machine. Mais si il est utilisé d’une manière cohérente sera tout à fait satisfaisant (même si je suis d'accord pour dire que sur Mac, le player Flash est un peu groumant et qu’une petite cure d’amaigrissement serait la bienvenue). Depuis l’arrivé de l’ActionScript 3 et d’outils comme FlashBuilder ou FlashDevelop (merci Ugo), on se retrouve dans un environnement de développement classique qui ne va pas beaucoup dépayser les développeurs.
La comparaison de HTML 5 comme alternative est aussi amusante, en effet nous pouvons comparer les possibilités du HTML 5 avec Flash, mais dans sa première version d’il y a dix ans (je parle des possibilités techniques et graphiques).
Le HTML 5 sera très bien pour faire des players vidéos et des améliorations des sites web actuels (mais il va encore exister des problèmes de compatibilité entre les différents navigateurs...).
De plus je comprend parfaitement les YouTube et autres Dailymotion, voulant s'émanciper de Flash pour les vidéos, c'est totalement logique pour des sites comme ceux là de ne pas être dépendant d’une seule technologie. Par contre qu’une machine que j’achète, m'interdise l'utilisation de Flash, de java ou tout autres langages est absolument scandaleux, ce serait comme si ma télé m’interdisait d’aller voir TF1 car le PDG de Sony ne trouve pas cette chaine de télé bien pour moi.

Mais pourquoi cette haine de Steve Jobs envers Adobe, alors que l’on peut affirmer qu’Adobe à vraiment sauvé Apple au début des années 90 avec sa suite pour la PAO, en effet sans PhotoShop et Illustrator sur Mac c’était au-revoir Apple.

• raison n°1 : Apple refuse absolument qu’une application ne passe pas par son App Store (source de revenue importante pour Apple), Apple veut contrôler absolument tout sur ce qui se passe sur votre machine. Si nous avions du flash sur iPhone, nous pourrions avoir un grand nombre d’application sur Safari via le plugin Flash et cela sans passer par l’App Store d’Apple. Steve sait très bien que le cœur de la guerre ce sont les applications et non pas le HardWare (comparer les applications Nokia et Apple!).

• raison n°2 : Steve Jobs adore avoir des ennemis (avant c'était IBM, puis MicroSoft, maintenant c’est Google et Adobe, demain ce sera ...), surement une stratégie marketing très sophistiquée...

• raison n°3 : Steve Jobs entretient envers Adobe une vieille rancune, car une des raisons de l’échec (relatif) du NeXT fut qu’Adobe n’a jamais commercialisé PhotoShop sur cette machine (Adobe a uniquement sorti Illustrator au début des années 90), ce fut rédhibitoire pour la communauté des graphistes et designers de cette époque (le principal marché d’Apple et donc du futur NEXT à cette époque). Personnellement en sortant de l’école, au moment de faire le choix d’acheter une machine je rêvais d’avoir un NeXT (définitivement la plus belle machine de toute l’histoire de l’informatique), mais je me suis retourné sagement vers un Mac (un Quadra 700) car il y avait PhotoShop (et aussi Xpress).

Conclusion, Adobe va permettre de compiler des applications pour iPhone et surement iPad directement en AS3 (avec le nouveau Flash CS5), nous allons avoir un grand nombres d’applications développées en AS3 disponibles sur l’App Store d’Apple, Adobe va vendre des camions de Flash CS5 et Apple des tonnes d’applications (développé sous flash) sur son App Store + des licences développeurs à $99 l’année, et tout le monde sera contents.

--> pour compléter avec un avis différent le blog de Jean No.

mardi 12 janvier 2010

quelques photos

Voici quelques photos prisent cette semaine que je viens de retrouver dans mon iPhone.

Pour la SNCF, c’est donc une particularité d’être à l’heure pour un train (ce que je vous confirme, si vous prenez régulièrement le train Paris-Genève le matin, il arrive très très rarement à l’heure à destination).


Au début je n’avais pas vu le petit « roman » en dessous, je croyais qu’il s’agissait d’un livre-enquête concernant Sulitzer;-)

Une très belle signalétique qui informe bien de l’état de l’organisation de la vaccination de la grippe A.


Grand rangement, et au fond des tiroirs une jolie collection de cassettes VHS (vous vous rappelez, ces grosses choses que l’on glissait dans son magnétoscope et qui s’abimait plus on les regardait).

dimanche 10 janvier 2010

le logo HADOPI, surveiller et punir, mais qui?

Et voilà le logo de la nouvelle loi HADOPI, et c'est trop bon (comme me dit Arnaud dans un mail d’alerte concernant ce logo;-)


Le ministère de la culture avait déjà fait déjà très fort avec la perte du nom de domaine Jaimelesartistes.fr qui est devenu j’aime les artistes mais toujours pas les majors :-)))

--> plus d’infos sur http://www.clubic.com/.

Maintenant c’est au logo de faire la démonstration de l’amateurisme des conseillers en communications et autres grands stratèges en nouvelles technologies.

Le logo est mal réglé, l’interlettrage est approximatif, pourquoi utiliser des minuscules pour un acronyme, pourquoi faire un logo pour une loi??... mais ce n’est pas si grave, car le plus fort, c’est que ce logo utilise une police de caractère volée (à France Télécom qui va surement apprécier). Cette police de caractère, le Bienvenue, a été exclusivement dessinée en l’an 2000 par Jean-François Porchez pour France Télécom.
(je vais vérifier directement auprès de l’intéressé ce qu'il en pense).
Il faut savoir qu’une police de caractère est une création au même titre qu’une chanson ou qu’une photo, un typographe peut facilement mettre trois mois, voir un an pour dessiner une police originale (certain y passe même une vie entière).
Plan créatif (l’agence militante!) n'a donc pas vérifié avec ses juristes tous les détails et toutes les possibles failles de ses propositions.
De plus, le ministre de la culture (son cabinet en tout cas) aurait du vérifier absolument tous les détails avant de présenter ce logo qui de toutes façons aurait été critiqué de toutes parts.

Normalement il devrait y avoir donc une plainte de la part de France Telecom ou de Jean François Porchez (voir les deux), puis un arrangement à l’amiable (gros chèque) afin de clôturer cette affaire.

C’est assez « drôle » de voir cela juste au moment ou le site du ministère de la Culture déclare fièrement : « Frédéric Mitterrand a installé, vendredi 8 janvier, le collège de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet : l'Hadopi.». Visiblement la protection des droits d’auteurs ne concerne pas les typographes sur Internet.

Concernant le design et surtout la signification de ce logo, j’y voie personnellement un internaute vue de haut entre quatre murs d’une prison, d’autre l’œil de HAL dans 2001 odyssée de l’Espace...

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Beaucoup d’informations comme d’habitude grâce aux frères g33k ;-) graphism.fr et www.korben.info.

ps : essayez l'adresse www.hadopi.fr ou www.hadopi.com... maintenant on attend avec impatience le site web!

dimanche 3 janvier 2010

mes prédictions pour 2015

Pour fêter cette nouvelle année que je vous souhaite très belle, je me lance modestement (comme monsieur Cavazza) dans un exercice un peu délicat par cet après midi pluvieux : regarder dans une boule de cristal et voir l’avenir de ces années 2010-2015 (je reste dans le domaine des nouvelles technologies, n’ayez pas peur, je ne me lance pas dans des prédictions concernant les effets du changement climatique planétaire et la faim dans le Monde).
Je donne des dates précises et en 2015 je relirai ce billet, histoire de bien rire.
Je vous accorde que certaines de mes propositions sont un peu fantaisistes, mais je suis sûr que l'avenir le sera encore plus, on verra bien...

la presse en ligne

2010
Le modèle économique lié à la pub en ligne ne marche définitivement pas, les journaux arrivent (ou pas) à trouver un modèle économique pas uniquement basé sur la pub (l’édition classique ne colle pas de pub sur un roman de Le Clézio par exemple). L’édition est arrivée à trouver un équilibre (fragile) économique sans pub, pourquoi la presse n’y arriverait-elle pas ?
De plus ce n'est pas grâce aux subventions dans le cadre du fonds d'aide aux « services de presse en ligne » que ces journaux vont sortir de leurs problèmes financiers, sans parler de l’image désastreuse que cela donne de leur indépendance.
Se développent donc des systèmes d’abonnement et de micropaiement à l’article.
Les journalistes arrêtent de faire du « copier-coller » entre la version papier et la version électronique, arrêtent de recopier les brêves de l’AFP... et le lecteur sur le web se sent donc mieux considéré et moins agressé par la pub incessante et commence à lire réellement les articles.
Va aussi se développer un nouveau mode de lecture approprié aux spécificités du support interactif. Par exemple, la vidéo et l’audio sont beaucoup mieux intégrés aux textes des articles. Les illustrations interactives (design d’information) se développent énormément et permettent de faire comprendre beaucoup plus facilement les masses de données de plus en plus importantes.
Nous avons la possibilité de se faire nos propres graphes de données, nos illustrations... à partir des flux de données. On s’abonne à des flux de données (AFP, ou autres organismes collectant de grandes masses d’informations) et nos outils personnalisés nous permettent de visualiser de manière compréhensible et didactique des informations très complexes.
On pourrait avoir par exemple un très bon dossier concernant un sujet aussi sensible que le changement climatique avec des graphes dynamiques liés aux dernières données disponibles... Voir les différents avis contradictoires, les différents intervenants, les conflits d'intérêts, les commentaires, les statistiques scientifiques... bref avoir un dossier, un documentaire dynamique et visuel permettant aux lecteurs de se faire un avis. Ce genre de dossier/documentaire pourrait aussi s'adapter aux niveaux des lecteurs avec différents niveaux d'approfondissements. Le journaliste se retrouve donc en chef d’orchestre permettant de nous guider dans cette masse d’informations toujours de plus en plus importante.

L’AFP sort une version gratuite de ses dépêches (sous forme de flux RSS lisibles sur le web et n’importe quel téléphone) et force Libération, Le Monde, le Figaro... à avoir enfin des articles originaux et pertinents.
Développement de nombreuses applications spécifiques sur mobiles permettant de suivre des informations très pointues (quels que soient les canaux de diffusion, blog, twitter...).
La presse généraliste perd beaucoup de terrain face à la presse spécialisée.

2011
Développement par les journaux de logiciels spécifiques de visualisation permettant d'appréhender des informations d’une manière différente et interactive. Changement radical dans la notion du métier de journaliste par rapport à l’information. Tout comme les notions d’auteur en musique et en Art ont beaucoup changé ces dernières années, le journaliste ne nous donne plus la « vérité » mais au contraire nous aide à naviguer (hiérarchiser, trier, comparer...) dans l’information grâce à des outils de visualisation. Nous avons une nouvelle spécialité qui apparaît dans les rédactions, l’algorithmie informationnelle ou journalistique.
Les skimmers et autres système de hiérarchisations du contenu (car après avoir fait disparaître les journalistes il faut bien trouver des remplaçants) remplacent donc la majorité des journalistes.
Les journalistes deviennent des algorithmes.
Les éditorialistes deviennent des bloggeurs.
Les journalistes engagés politiquement deviennent des algorithmes politiques ?
« Journaliste n’est plus un métier d’avenir ! », dit Éric Schmidt le pdg de Google lors d’une conférence montrant un nouvel outil de visualisation de données. Nos journaux en ligne deviennent de vrai petit objet intelligent personnel générant en temps réel des images et des illustrations suivant l’actualité, nos intérêts, notre historique et ceux de nos amis (les réseaux sociaux sont aussi mis à contribution pour une hiérarchisation pertinente des informations).

2012
Abandon total (ou presque) des versions Web des journaux en ligne pour se focaliser uniquement sur les versions mobiles et papier. La parution des versions papiers ne se fait dorénavant que deux fois par semaine (constituée d’articles de fonds + beaucoup de photos et d’illustrations + analyse des commentaires des lecteurs de la version online).
Les versions mobiles se focalisent au contraire du papier sur l’actualité chaude et très récente.
Les versions papiers sont dorénavant dans un format plus petit et plus pratique, certains journaux passent même au format A5, permettant de se glisser sous un TabletPC.
90 % des lecteurs de ces journaux n'utilisent que leurs mobiles (ou mini-tablette) pour lire les nouvelles.
Les versions Web classique, ne servent que de teaser et de système de référencement pour Google.

2013
Libération et le Monde sortent une version conjointe sur tissu électronique de leurs journaux. Il s’agit d’un petit bout de tissu vidéo se plaçant au niveau de l’avant-bras sur sa chemise permettant de suivre l’actualité en direct.
Étonnamment, ce petit « device » devient très vite à la mode et devient un objet de luxe. Suivant sa couleur et les motifs (animés) que l’on porte, on peut se distinguer. En effet certaines couleurs et certains motifs sont uniques et sont donc très recherchés (et donc très chers). Un nouveau « luxe » apparaît, lié à la rareté numérique (savamment orchestré par les marques de luxe et des sociétés spécialisées dans la sécurité numérique). Il devient donc très chic de porter des bijoux, des vêtements assortis à ses « devices » numériques.

les eReaders

2010
l’iPhone et les téléphones sous Androïds remplacent les eReaders avec des applications comme Stanza.

2011
Les liseuses (c’est le nom français des Kindle et autres eReader...) évoluent massivement vers des tablet-PC utilisant à la fois de l’encre électronique et un écran Oled superposé, cela permet donc suivant les cas d’avoir de la vidéo couleur et dans d'autres cas d’utilisation une grande économie d’énergie. Ce genre de tablette va se généraliser et remplacer les ordinateurs dans les foyers dans les prochaines années (sauf chez les professionnels).

2012
Le papier électronique classique (qui va s’assouplir j’espère) va se retrouver utilisé principalement dans la signalétique urbaine, signalétique de bâtiment, du « papier peint » communiquant, publicité murale mais aussi dans les modes d’emplois très complexes mis à jour en ligne. On pourra aussi se faire ses propres Widgets physiques avec ce genre de papier que l’on pourra coller tel des Post-it intelligents dans toutes nos pièces. Ces morceaux de papiers électroniques étant connectés via Bluetooth (ou autre techno) et se mettant à jour régulièrement.

La fin des navigateurs Web

2010
Nous pouvons observer une montée très forte des applications connectées au web sans passer par un navigateur (exemple de NetNewsWire, Spotify, Skimmer... depuis 2008-2009). Ce genre d’application permet de naviguer offline et peut se mettre à jour automatiquement une fois connectée. Les données sont envoyées en Push en toute transparence pour l’utilisateur (exactement comme une application iPhone).
Adobe Flash CS5 permettant de développer assez facilement des applications iPhone, ces applications sont aussi très vite déclinées en version Desktop (il faut « juste » adapter la taille de l’écran et l‘interface souris + clavier).
Les grandes marques préfèrent développer leur propre application permettant de garder un plus grand contrôle formel et ergonomique (avec l’exemple de l’application iPhone de la SNCF, qui est très bien et remplie toit à fait sa fonction sans nous pourrir la vie comme le site Web de cette même SNCF). Ce genre d’application peut garantir un plus grand respect de la vie privée des utilisateurs (pas de pub, pas de spam, et surtout pas de surveillance de la part de Google...).
Le public de toute façon ne fait plus la différence entre « applications web » et « applications Desktop ».

2011
FireFox est totalement délaissé par les utilisateurs à cause de problème incessant d’affichage et de performance. Chrome fait aussi très peur à cause d’une trop grande porosité avec les autres services de Google, tout comme Safari avec Apple et Explorer avec Microsoft. Les utilisateurs se tournent donc vers les applications spécifiques ou vers de « petits » navigateurs indépendants très ouverts, légers et très rapides.

distribution et diffusion des films

2011
la VOD (vidéo à la demande), + le modèle Spotify (une sorte de licence globale pour la musique) se généralise maintenant pour le cinéma et la télé, malgré la résistance des « ayant droit » d’Hollywood (et de France). C’est une question de survie pour les grandes majors. Les films sortent simultanément en salle, et en VOD (le bluRay et le DVD ne font plus que des ventes négligeables). C’est aussi la fin des grilles de programmes de la télé, tout comme à la radio (en 2009 France Culture avec ses podcasts de qualité fait un carton en audience, malgré une audience très faible sur les ondes). Plus personne ne regarde le même film à la même heure (sauf pour les séries américaines en téléchargement). La notion de « journal de 20h » est d’un autre âge. La télé et la radio deviennent des médias asynchrones. Seul le sport garde le temps réel. Nous avons d’ailleurs de le retransmission sportive télévisé augmentée (on peut choisir ses présentateurs, son design d’habillage de chaîne, ses infos, faire ses paris, discuter avec ses amis...).
Nous avons dorénavant une « consommation » socialisée des films, on ne suit plus une grille imposée de programme ou l’avis des journalistes, mais au contraire on se renseigne par le bouche à oreille (Blog, amis, réseaux spécialisés...). Le top de noël 2011 étant d’offrir un film en VOD.
Les séries et films sortent mondialement exactement au même moment afin d’éviter le piratage massif.
Les nombreuses tentatives des constructeurs afin d’imposer le relief au grand public restent un échec, car aucune technologie sans lunette n’a été jugée convaincante (et hop, le relief sera de retour dans vingt ans comme depuis le début des années cinquante).

2012
Par contre le relief commence à être utilisé dans l’industrie du porno avec succès (j’ai mes sources, merci Nicolas ;-). On se retrouve donc à avoir de nombreux films pornos en reliefs sur nos téléphones portables (principal outil de visualisation de films pornographiques depuis l’année 2011).

la fin du Web sur PC

2013
Nous allons avoir la disparition de l’ordinateur dans nos foyers, nous aurons le mobile pour la consultation de service utilitaire (les news, achats de billets, réservations, réseaux sociaux...) et la télé pour le divertissement (aussi bien jeu, que cinéma). La « consommation » de grand spectacle à la télé va se socialiser, nous pourrons ainsi avec nos amis partager à distance le même flux (audio, vidéo, texte) et commenter, jouer... en temps réel sur un spectacle (exemple, regarder un match de foot avec ses amis en Chat devant sa télé).
Donc beaucoup de VOD partageable, l’effet de niche va se poursuivre.
C’est le retour de la télé objet dans nos salons, mais pas des chaînes de télé. TF1 s’effondre (la téléréalité ne se passe plus que sur le web) et devient uniquement un canal de TV achat.

Le grand public se trouve donc avec un téléphone portable connecté et géolocalisé en permanence permettant de lire ses mails, téléphoner, jouer, lire les news, utiliser les réseaux sociaux... Dans son foyer il possède une télé connectée permettant de voir des films a grand spectacle en VOD, de jouer, de chater... par contre il n’aura vraisemblablement plus d'ordinateur (au sens actuel) chez lui. Certains auront aussi une tablette vidéo permettant de naviguer et de visualiser des informations allongé dans son canapé ou son lit (ne jamais sous-estimer le « pouvoir de la flemme » ;-).
Les constructeurs comme Apple arrêteront de faire des machines professionnelles au profit de machine « casual » comme des iPhone ou autre tablette vidéo. Ces machines seront faites avant tout pour de la diffusion de média, mais plus du tout pour de la création de contenu (essayer de taper un long texte sur un écran vidéo!).

On va se construire son propre journal, sa propre télé, sa propre radio sur mesure avec un seul et même logiciel (un super Netvibes-Wasabi par exemple) consultable sur son téléphone, sa tablette ou sur sa télé (tout est en permanence synchronisé depuis 2009).

On ne se préoccupe plus de quelle manière les informations nous arrivent. Les canaux de diffusion sont totalement transparents. Perte de la différence entre un SMS, un flux Rss, Twitter, FaceBook... on mélange les flux asynchrones (mail, blog...) et synchrones (Chat, Twitter...).
Le seul (et principal) problème étant le tri de ces infos par l’utilisateur (voir le rôle des journalistes et des algorithmes au début de cet article).

téléphonie

2010
Le nombre d’applications sur iPhone va se multiplier par deux dans les mois avenirs, grâce notamment au portage de langage de programmation OpenFrame Works et Action Script 3 (version Flash CS5) sur l’iPhone. Dorénavant plus besoin de parler de c ++ ou l’Objective C pour créer son application iPhone. Gros succès chez les étudiants qui vont enfin sortir des applications originales sur ce mobile.
De son côté, Google et Androïd vont commencer à avoir des problèmes. En effet, les Motorola, LG, Samsung ou HTC ont tous adopté très rapidement Androïd en remplacement de Windows Mobile inadapté aux nouveaux usages et surtout payant. Malheureusement chaque constructeur a commencé à modifier sa version d’Androïd, et a faire des interfaces différentes pour chaque nouveau modèle. On se retrouve donc rapidement comme sur Linux, avec des versions différentes tournant sous le même noyau (les distributions). Les développeurs d’applications vont donc se retrouver à gérer pour la même application des OS différents, des interfaces différentes (mono ou multiTouch, trackball, clavier hardware ou virtuel, stylet ou molette...), différentes tailles d'écran, différentes vitesses de processeur... bref on va se retrouver à l’époque de Nokia :- ((((((
Les développeurs vont donc continuer à développer sur l’iPhone, même si cet OS est assez fermé, mais la rapidité de développement et surtout l’uniformité des téléphones Apple vont faire la différence.

2011
Nintendo sort enfin son propre téléphone portable avec deux écrans (il peut donc faire livre numérique une fois ouvert en deux, mais aussi télé, appareil photo, console de jeux...). Il s’agit d’une Nintendo DS HD (deux écrans 640/480 pixels en millions de couleurs et MultiTouch). Afin d’obtenir un grand succès lors de son lancement, Nintendo propose l’intégralité de son catalogue de jeu (depuis la NES) sur ce téléphone en téléchargement gratuit aux premiers acheteurs (et donc énorme succès ;-). En effet, le succès est immense, de plus ce téléphone peut se customiser très facilement et le nombre de gadgets disponibles pour cet appareil est considérable (on pourrait même trouver, sur certains sites, des Sex Toys liés à ce téléphone).

2012
le téléphone portable devient le principal « device » permettant d’accéder au web dans le monde.
Le mobile devient même un système monétaire planétaire (échange de crédits téléphoniques et accès direct aux comptes Paypal), il remplace progressivement nos cartes de crédits, nos billets de train, d’avion...
Il n’existe donc plus de distributeur de billets de banques dans les villes, et les systèmes d’identifications mobiles deviennent le centre d'intérêt de nombreux grands noms de l'informatique et de banques (et bien sûr de pirates). L'identification et les services de cryptages deviennent la clé de voute de tout notre monde marchand numérique.

2013
Paypal + Twitter lancent ensemble leur propre système monétaire et système d’identification sur mobile. FaceBook tente lui aussi de faire la même chose, mais à cause d’une politique beaucoup trop floue concernant les garanties de sécurité, ce projet échoue très rapidement. Google ne se lance pas dans l’aventure car après quelques premiers tests, Google s’est aperçu enfin qu’a force de tout faire, il commençait à faire très peur aux gens.

2014
le marché des mobiles est dorénavant de 40 % pour Apple (Apple ayant réussi à faire des versions Lowcost de son iPhone de première génération), 40 % pour Nintendo et le reste pour HTC... Nokia ayant définitivement arrêté de faire des téléphones (sauf dans le très bas de gamme) et ne fait des PC portables vintages qui reviennent à la mode (exemple d’un design de Dell de 1999).
Il faut aussi noter l’apparition de téléphone à fabriquer soi-même, permettant d’avoir un téléphone pas trop cher et surtout totalement ouvert (grâce a du HardWare OpenSource).

À cause de l’utilisation à outrance des outils de géolocalisation et de pistage des utilisateurs sur les téléphones, le marché des brouilleurs et autres Anomyser explose. Les différentes lois du genre Hadopi X (il s’agit de la dixième itération de cette loi depuis 2009) poussent aussi une majorité de gens à utiliser des réseaux privés (proposé par des banques privées, voir plus bas).

2015
Fabrication et utilisation de la première bombe artisanale électromagnétique par des néoluddites anglais. Ces bombes permettent de détruire toutes puces Rfid et autres mouchards électroniques dans un endroit précis. Ce genre de bombe devient la peur numéro 1 des services secrets des pays occidentaux. On se retrouve à fabriquer des bunkers électromagnétiques dans toutes les sociétés.

Google

2010
Google pose de plus en plus de problèmes liés à la vie privée, depuis les déclarations de son PDG Eric Schmidt.
Les utilisateurs commencent à utiliser de nouveaux moteurs de recherches alternatifs et se tournent vers des outils alternatifs aux Google Docs comme Evernote...

2012
Les deux fondateurs de Google, démissionnent brusquement de Google en 2012 sans aucune raison.

2013
Google se fait racheter par des fonds de pensions américains (ce qui peut expliquer la démission des deux fondateurs l’année précédente), de folles rumeurs courent sur le Net sur la revente des bases de données au gouvernement Nord Coréen et Chinois. C’est la panique dans le Monde entier, le gouvernement américain tente de reprendre la main sur cette société, mais beaucoup trop tard. L’état Américain tente même de couper l’électricité aux fermes de calcul de Google, mais Google est depuis longtemps autonome en terme d’énergie avec ses propres panneaux solaires.
Afin de renflouer les caisses de Google, les nouveaux dirigeants de Google décident de vendre sur ebay les bases de données, les statistiques, les historiques, les documents, les mails, les carnets d’adresse, les trajets GPS... de millions d’internautes. Moyennant une somme modique vous pouvez dorénavant connaître la vie numérique de votre voisin ou collègue de bureau.
De nombreux développeurs de chez Google quittent la société afin de créer leurs propres Start-Up.

Cloud Computing

Le Cloud Computing, pose aussi de nombreux problèmes, sous le joli nom de « nuage » se cache en fait le plus incroyable système de surveillance de tous les temps.

2012
Le gouvernement français (avec Orange) se lance dans une alternative à Google (il avait déjà fait une tentative infructueuse avec la BNF face à Google livre). L'état français propose donc de placer toutes nos informations dans un nuage d’état, nous avons donc à choisir entre placer notre vie numérique dans les bras d’une société privée américaine ou dans les serveurs de l’état français, cruel dilemme. L’état français propose pour toute personne utilisant le « nuage d’état » un rabais de 20 % sur ses impôts (gros succès).

2014
Les autres pays proposent plus ou moins ce genre de possibilité, mais il existe aussi des offres du même genre venant d’organismes privés liés à des banques privées. Ces banques proposaient depuis longtemps des forfaits téléphoniques et deviennent donc dorénavant les garants de nos vies numériques, plus rien ne leur échappe. On voit donc arriver, après les paradis fiscaux, les paradis numériques garantissant un total anonymat de nos activités et traces numériques sur les réseaux.

2015
Il est prouvé qu’en plus de nombreuses banques, de nombreuses sectes religieuses fournissent aussi des réseaux privés numériques permettant de naviguer en toute tranquillité sur les réseaux.

Jeux vidéos

2010-2012

La distribution des jeux est dématérialisée dans 99 % des cas (Steam, Onlive...), sauf pour des versions collectors vendues très chères mais avec de nombreux « bonus », comme les recherches préliminaires graphiques et techniques, les versions Alphas jouables des jeux afin de comprendre l'évolution du jeu durant sa création, la possibilité de comparer différentes versions avec les commentaires des créateurs, le SDK du soft afin de faire des modifications personnalisées...
Il existe tout de même encore de petites boutiques très spécialisées vendant des jeux sous forme physique, ce genre de boutique se spécialise dans le retrogaming, les jeux tangibles et surtout la vente d'occasion devenue impossible (voir interdite) avec l’arrivée des jeux dématérialisés.

Explosions des jeux sociaux, tangibles, hybrides, géolocalisés, transmédia, réalité augmenté...
Nous avons aussi le mélange de genre, par exemple l’apparition du RPS (RPG + FPS avec comme exemple l’excellent Borderlands en 2009), des Serious Shooter (serious game + FPS), des jeux de plateforme massivement multi-joueur (plateforme + MMO)...
Les jeux sont de moins en moins liés à une console ou à un constructeur, vous pouvez commencer un jeu sur votre PS3, le continuer sur votre téléphone dans le métro, continuer sur une tablettePC, puis le finir sur votre Nintendo...
Apparition de véritables jeux politiques (pas uniquement dans la serious gaming) avec des questions d’ordre d’éthique, moral, sexuel (grande nouveauté dans les jeux), politique... posés au joueur. Le joueur se retrouve face à des dilemmes assez étonnants pour le domaine du jeu (tuer/ne pas tuer...). Les éditeurs ayant enfin compris que l’âge moyen d’un joueur en Europe (par exemple) est de 30-35 ans, les jeux se rapprochent des thèmes que l’on retrouve dans le cinéma contemporain.

Les mécanismes du jeu s'immiscent dans tous les domaines, réseaux sociaux, art, cinéma, sport... on applique les logiques et les mécanismes des jeux à des domaines très variés.

2013
Le jeu vidéo devient officiellement un média artistique et politique, Michael Haneke se lance dans les jeux vidéos, juste l’idée me fait frémir.

la mode

2010
Les marques de mode commencent à créer leurs catalogues (Look Book et autres catalogues grand public) sous la forme d’application, permettant ainsi de naviguer offline dans les collections. Ces collections sont mises à jour automatiquement à chaque nouveauté.
Les marques délaissent de plus en plus le Web classique au profit de ces applications mobiles.
Le rythme des collections est dilué dans le temps, on perd de plus en plus la notion de collection automne-hiver/printemps-été. Les nouveautés sont réparties tout au long de l’année et immédiatement disponibles à la vente (parfois dans un temps très court et limité).
La série limitée en nombre est remplacée par la série limitée dans le temps.

2013
Fin du décalage entre les défilés et la vente en boutique. Dorénavant vous pouvez acheter en ligne directement pendant la présentation du défilé. Le monde de la mode calque ce système sur les présentations d’Apple et de ses fameuses Keynotes. Les gens veulent tout, tout de suite, les acheteurs sont très volatiles et passent à la concurrence très rapidement si la promesse n’est pas tenue.
Cela pose d’énormes problèmes aux journalistes (une fois de plus) qui n’ont plus la primeur des collections, le grand public voit en même temps qu’eux les mêmes défilés. Cela entraîne presque la fin des magazines de mode au profit de blogs beaucoup plus pointus et surtout n’ayant pas à subir la pression des annonceurs.
De nombreux journalistes de mode montent leur propre blog personnel, et arrivent assez rapidement à avoir autant d’audience que leur magazine d’origine. De nombreux vêtements utilisent dorénavant des textiles « intelligents » et surtout beaucoup plus respectueux de l’environnement. Nous avons des tissus réactifs à la pollution, aux ondes électromagnétiques, au wifi, au bluetooth, à la proximité des amis de vos réseaux sociaux, au nombre de mails reçu dans votre boite mail...
Nous avons aussi beaucoup de textile imitant par exemple les ailes de papillons et autres insectes, permettant d’obtenir des couleurs sans aucune teinture (très polluante) et changeant constamment de couleur suivant la lumière.
Les vêtements remplacent petit à petit nos téléphones grâce à des tissus vidéo et tactiles dépensant très peu d’énergie.

2014
les boutiques ne deviennent que des Show Rooms et vous pouvez acheter par la suite en ligne (même chose pour les Darty et Fnac). Il reste des boutiques ou vous pouvez acheter sur place, mais elles sont très chères et spécialisées (genre épicerie ouverte 24h/24h).

2015
De grandes marques commencent à rendre téléchargeable des vêtements. On imprime, on tisse, on découpe... chez soit son propre vêtement (voir le précurseur A-Poc de la marque Issey Miyake) avec son imprimante personnelle (qui peut imprimer dorénavant sur du papier, mais aussi tisser, tailler et découper de petits formats).

2016
Chanel rend téléchargeable sa fameuse petite robe noire, mais uniquement pendant dix minutes sur son site (buzz énorme). Chaque fichier téléchargé est unique. Sur cette robe se trouve brodé le logo de Chanel + votre adresse IP rendant absolument unique votre achat (robes qui se revendent à prix d’or sur ebay).
On retrouve des notions de luxe numérique (le temps + l’unicité digitale).

Mais nous pourrions aussi parler des livres, la distribution, des universités, des objets...

2011
le retour du livre en papier (mais étaient-ils partis ?), avec des PopUp, des pliages, des encres réactives, des batteries imprimables... mais c’est une autre histoire que je développerai bientôt.
Les tensions entre vieille économie basée sur la distribution prenant une marge énorme sur chaque produit vendu (Fnac et ses copains) et nouvelle économie basée sur le téléchargement et le streaming (Spotify, iTunes, Steam...) vont de plus en plus se faire sentir (campagne de dénigrement contre les jeux vidéos, le soit disant piratage, les dangers d’internet...).
Dans la même logique, nous allons aussi avoir des tensions de plus en plus vives entre les vieux politiques (Frédéric Lefebvre, Nadine Morano... la liste est longue) et les vieux communicants pathétiques (Jacques Séguéla) qui perdent tous leurs repères et n’arrivent plus à contrôler l’information comme ils voudraient et comme ils le faisaient quelques années auparavant, une seule solution attendre que ces gens disparaissent de manière naturelle du paysage.

En 2015, nous pouvons remarquer que nous n’avons toujours pas de réfrigérateurs intelligents et connectés ;-)
Les professionnels gardent toujours la souris et un clavier pour écrire, malgré des interfaces de plus en plus transparentes (reconnaissance des gestes, d’humeur, de la « pensée », de la parole...) pour les jeux vidéos.
La souris + clavier restent tout de même l’interface la plus rapide et performante.

L’enseignement
Comment enseigner? comment faire une conférence devant un auditoire connectée et twittant depuis son téléphone ou son LapTop ? On ne peut pas interdire le wifi dans les salles de cours des universités actuelles, il faut donc arriver à trouver un moyen de canaliser ce public. Faire des conférences augmentées utilisant twitter, les blogs, des liens contextuels, analyser les flux de twitter pendant la conférence...
Comment enseigner un métier qui aura disparu (ou énormément changé) à la fin de la scolarité des étudiants?

HardWare Open Source

2011
L’apprentissage d’Arduino devient obligatoire dans toutes les écoles de design et d’ingénieurs, tout comme la lecture des romans de Philip K. Dick et de J. G. Ballard (à la place de la Princesse de Clèves ;-).
Se développe le DO IT YOURSELF dans tous les domaines (sur le modèle des Fab Lab). Recyclage de vieilles machines, de vieux téléphones, de vieux instruments de musique... afin de créer de nouveaux objets originaux. Le Hacking se généralise dans tous les domaines comme l’automobile, la cuisine, le design, la politique...
Développement de langages ouverts comme OpenFrameWorks ou OpenCV (API du C++ un peu plus accessible, merci Antoine de la précision), mais aussi Processing, Field...

2012
L’internet des objets se met réellement en place grâce à l’adoption généralisée d’un protocole et d’un langage commun d’échange de données. Ce protocole vient une fois de plus de Tim Berners-Lee et de son équipe, 23 ans après le langage Html et le protocole Http. Auparavant chaque type d’objet avait son propre langage de communication lié à son constructeur, nous assistions à une guerre sans merci entre ces différents protocoles de communication. Chaque constructeur espérant que sa propre norme l’emporterai sur celles de ses concurrents. Les objets Sony ne discutant qu’avec du Sony, Apple avec Apple, Microsoft...
Dorénavant les objets parlent tous le même langage, le SkyNetML. Les machines ont leur propre langage et discutent entre elles et ne disent pas que du bien de l’espèce humaine;-)...

dimanche 27 décembre 2009

every day the same dream

Un très bon « jeu », bien déprimant every day the same dream ;-)

lundi 21 décembre 2009

des applications créatives

Un vivier d’applications (merci Douglas) : Creativeapplications.net.

et bien-sur le site d’OpenFrameWorks, logiciel (plus précisément il s’agit d’un ToolKit en open source écrit en C++, que l’on peut utiliser avec Xcode d’Apple, par exemple) permettant de réaliser de nombreuses applications de ce genre.

maj : une très bonne introduction à OpenFrameworks.

mercredi 16 décembre 2009

développement d’applications iPhone à la Head de Genève

Voici quelques photos (et des vidéos plus bas) d’un workshop avec Stanley Douglas (son blog est une mine d’informations) et moi-même concernant le développement d’applications iPhone à la Head de Genève.
Je ne sais pas pourquoi mais les vidéos ont du mal à s’afficher sous FireFox, mais sous Safari ou Chrome cela marche très bien.



Voici quelques vidéos de réalisations faites dès le premier jour, c’est très basique (pour le moment), mais arriver à faire sa petite application sur son iPhone est assez magique.

En OpenFrameWorks





et avec un logiciel que vous connaissez déjà, je pense ;-)



mercredi 9 décembre 2009

Uncharted II, le plus beau couloir de l’histoire des jeux vidéos

J’ai fini le jeu Uncharted II (pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’un très gros BlockBuster sur PS3) la semaine dernière et je voulais faire un long article sur les dérives du jeu vidéo contemporain, mais monsieur Caféine a écrit ce je pensai avant moi et en mieux, donc je vous dirige vers son article.

je cite Caféine : « le joueur ne s'investit que très peu dans le média, il ne fait que suivre ses objectifs d'un oeil distrait, admirant les graphismes, les explosions, la mise en scène scriptée au possible (vous avez deviné, je parle du dernier Call of Duty) mais très efficace. La beauté du jeu est aujourd'hui devenue prédominante, puisque bien plus vendeuse que d'autres paramètres (IA, scénario, gameplay) et c'est bien dommage. Malgré les nouvelles avancées de Gameplay le joueur est plus que jamais spectateur, passif. ».

Ce jeu (Uncharted II) ayant eu, une moyenne de 96/100 sur le site de Metacritic (site faisant la moyenne des notes obtenues des jeux dans les sites web et magazines de références), je m'attendais à un chef d’œuvre vidéo ludique, et bien il s’agit d’un jeu scripté à outrance avec un scénario tenant sur un ticket de métro et des énigmes datant de Tomb Raider 1. Bien-sur la modélisation des décors, les animations et les performances techniques sont là, mais aucune magie, aucune immersion... juste un magnifique couloir avec un gros bouton suite (ne surtout pas faire ce jeu en difficulté « normal », car il devient beaucoup trop facile, le plaisir de jouer c’est aussi de rencontrer des difficultés et de les surmonter).
Mon fils de six ans le nomme le « jeu film », je crois que tout est dit (et je retourne sur PC, je couche mon fils et je lance Left 4 Dead 2 ou BorderLands ;-).

Plusieurs possibilités :

je suis trop vieux pour jouer à ces jeux (surement!)
avant c’était mieux (surement!;-)
un blockbuster ne peut prendre des risques, tout le monde doit pouvoir y jouer au risque de frustrer les plus « vieux » (comme au cinéma)
les jeux lorgnent tellement vers le cinéma qu'il en font une pâle copie
les journalistes du monde du jeu vidéo sont totalement vendus aux annonceurs
les journalistes du monde du jeu vidéo sont encore impressionnés par les prouesses techniques en oubliant qu’un jeu n’est pas qu’une démo technique (un peu comme si un critique de cinéma ne parlait d’un film en bien que parce-que celui-ci est en couleur ou en relief)...

je vous laisse rajouter les différentes autres options...

samedi 5 décembre 2009

« “Je vous poursuivrai en justice”, dit la porte »



En sortant des conférences des Entretiens du nouveau monde industriel la semaine dernière, j’ai couru acheter Ubik de Philip K.Dick. Toutes ces conférences concernant le futur de nos objets m’ont rappelé mes souvenirs de la lecture (traumatisante) de ce livre vingt ans auparavant. Et bien après relecture attentive d’Ubik je peux affirmer que ce livre est un chef-d’œuvre de la science-fiction (et même de la fiction tout court). La lecture de ce livre devrait être obligatoire dans toutes les écoles de design. La place des objets, leurs usages, leurs utilisations, leurs importances, leurs significations, leurs futurs et leurs passés... sont décrit d’une manière magistrale par Philip K.Dick. Ce roman ne traite, bien sûr, pas que des objets, mais si je commence à en parler avec enthousiasme je crois que je vais « spoiler ». 
Petite précision pour les gens ne connaissant pas l’univers de Philip K.Dick (et oui ça arrive), ces livres furent à l’origine de films comme Blade Runner, Total Recall et Minority Report (mais aussi Paycheck et bien d’autres). 

L’envie de relire ce livre me fut aussi donnée par une intervention de Daniel Kaplan, indiquant au début de sa conférence, avec raison, que la science-fiction ne faisait plus son travail. En effet la science-fiction contemporaine n'arrive plus a avoir un imaginaire d’avance (contrairement à la SF des années 50 et 60) nous ne sommes plus dans des utopies mais au contraire dans des dystopies.
En gros, nous sommes actuellement dans le futur imaginé dans les années 50 et 60, à part les voitures volantes, nous sommes dans le futur, amis il n'existe aucune utopie pour notre propre futur (sauf très sombre).

Voici un extrait (juste dans les premières pages) vous permettant de juger de l’intelligence et de l’acuité de ce texte (sans parler de sa totale paranoïa).
Ce texte fut écrit en 1966 + traduction d’Alain Domérieux

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« Il manipula la poignée du réfrigérateur, pour en sortir un carton de lait.
– Dix cents, s’il vous plaît, dit le réfrigérateur. Cinq pour ouvrir la porte et cinq pour la crème.
– Ce n'est pas de la crème, dit-il. C’est du lait ordinaire. (Il continua à essayer de manœuvrer – inutilement – la porte du réfrigérateur.) Juste cette fois, fit-il. Je paierai ce soir, juré. »
...
« – quand puis-je apporter mes affaires ici ?
demanda-t-elle en s’éloignant vers la salle de bain. Puisque je vous ai donné sans doute l’équivalent d’au moins un mois de loyer, je considère que je suis chez moi maintenant.
– quand vous voudrez, dit-il.
La salle de bain déclara :
– cinquante cents, s’il vous plaît. Avant de commencer à faire couler l’eau. »
Pat revint dans la cuisine pour prendre son porte-monnaie. »

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Où comment Philip K.Dick dès les années soixante fait un trait définitif sur la domotique et sur les vendeurs de réfrigérateurs intelligents ;-)

Dans mes souvenirs de romans de science-fiction terrorisants, avant-gardistes et essentiels, je pense à Crash! de J. G. Ballard (en 1973) et aussi à Solaris de Stanislas Lem (en 1961).
Attention, si vous n'avez jamais lu ces romans, la lecture d’Ubik, Crash! et Solaris va vous marquer pour le restant de vos jours.

samedi 28 novembre 2009

vivre à Paris...

Voici quelques photos de mes deux derniers jours de vie parisienne (et Montrougienne).
La première photo concerne mon arrivée (je vous évite les embouteillages monstres de la porte d’Orléans, des relations un peu tendues entre la Police nationale et les deux roues depuis quelques temps à Paris...) devant le centre Pompidou afin d’assister aux entretiens du nouveau monde industriel. Pour cause de grève le Centre est fermée depuis une semaine (les conférences furent sauvées par le CNAM qui a accepté d'accueillir en tout urgence cette manifestation). Je passe donc ma matinée en dehors de la salle (plus de place) et je m’informe en suivant les conférences via twitter (expérience assez surréaliste).


Le lendemain, nous (ma femme et moi) décidons de faire vacciner notre fils de 9 mois au centre de Châtillon (nous avons reçu le bon de la Caisse primaire d'assurance maladie). Essayer de se faire un avis sur internet est absolument impossible, il y a beaucoup trop de bruit parasitant un message clair permettant d’obtenir une information fiable. Cela se termine donc par des coups de fil à des amis médecins nous permettant d'y voir un peu plus clair. Il est d’ailleurs assez intéressant de voir que pour obtenir une information vraiment importante nous passons de nouveau par le téléphone et nous abandonnons avec plaisir le Net.
Nous nous retrouvons donc ce samedi matin sous la pluie et le vent dans une file d’attente de plus de trois heures. Bien-sûr au bout de deux minutes on nous annonce que pour aujourd’hui c’est fini! Comme vous pouvez le voir sur la dernière photo, les horaires permettant de se faire vacciner sont totalement improbables.
Il existe pour les villes de Montrouge et de Châtillon réunies un seul Le centre de vaccination. Cela donne donne donc pour 80 000 habitants un seul centre ouvert le samedi entre 10h et 12h30, je vous laisse imaginer l’ambiance fin du monde et films de zombies (avec la police municipale + des gens très très énervés + des bébés qui pleurent + de pauvres employés de mairie proche de la dépression nerveuse... ;-)


ps : heureusement que les entretiens du nouveau monde industriel furent de qualités et passionnants, je vais essayer de faire un résumé de ce que j'ai pu voir.

mardi 17 novembre 2009

Lisibilité des sites web, des choix typographiques au design d’information

Je vous annonce la sortie d’un ouvrage concernant la lisibilité sur le Web (je suis responsable de la préface) : Lisibilité des sites web, des choix typographiques au design d’information Par Marie-Valentine Blond, Olivier Marcellin & Mélina Zerbib
Préface d’Étienne Mineur.


Voici le texte de présentation (je vous détaille son contenu très bientôt),

Comprendre les enjeux et critères de lisibilité Favoriser la lecture sur écran et la compréhension, voilà le défi à l’heure du tout Internet !

Aussi époustouflant soit le design d'un site web, il se doit avant tout d'être lisible. À l'heure où la diffusion de l'information ne peut plus ignorer le support écran, le rôle du designer est de favoriser la lecture en ligne et la compréhension des contenus. Typographie, couleurs, composition des pages, mise en écran, architecture de l’information… tout doit être mis au service de la conception d'interfaces lisibles et fonctionnelles, dans un souci constant d'ergonomie et d'accessibilité. À la croisée des chemins du design graphique, du design d'interface, de l'architecture de l'information et des facteurs humains, le design d'information apporte des réponses aux problématiques, non seulement graphiques, mais également rédactionnelles et organisationnelles des sites web. Véritable mine d'information pour qui souhaite proposer aux internautes un site web optimisé pour la lecture, Lisibilité des sites web est enrichi par des interviews et retours d’expérience de grands noms du webdesign et de la communication, tels Amélie Boucher, Alexis Delcambre ou Arnaud Mercier, et de la typographie : Matthew Carter, Jeremy Tankard, etc. L'ouvrage s'appuie notamment sur des études du comportement de lecture à l'écran, des bases de la typographie et de son évolution vers le numérique.

A propos des auteurs : Graphiste polyvalente passionnée par la typographie et ses applications tout support, Marie-Valentine Blond a suivi une formation en communication visuelle à l’ESAA Duperré et obtenu un DSAA création typographique à l’école Estienne.

Olivier Marcellin est designer, titulaire du DSAA création typographique de l’école Estienne. Enseignant et consultant, la valorisation des contenus est son coeur de métier depuis une dizaine d’années, à travers une démarche innovante en design d’information appliquée aux médias numériques.

Diplômée du DSAA création typographique de l’école Estienne après une formation en webdesign, Melina Zerbib concentre ses recherches sur la structuration, l’identité et la lisibilité des sites web de presse en ligne.

samedi 7 novembre 2009

La conquête de l’ubiquité

Voici un texte de Paul Valéry incroyablement visionnaire et magnifique; La conquête de l’ubiquité.
Petite précision ce texte date de 1928.

Un grand merci à Daniel Pinkas pour cette découverte.

La conquête de l’ubiquité

Nos Beaux-Arts ont été institués, et leurs types comme leur usage fixés, dans un temps bien distinct du nôtre, par des hommes dont le pouvoir d’action sur les choses était insignifiant auprès de celui que nous possédons. Mais l’étonnant accroissement de nos moyens, la souplesse et la précision qu’ils atteignent, les idées et les habitudes qu’ils introduisent nous assurent de changements prochains et très profonds dans l’antique industrie du Beau. Il y a dans tous les arts une partie physique qui ne peut plus être regardée ni traitée comme naguère, qui ne peut pas être soustraite aux entreprises de la connaissance et de la puissance modernes. Ni la matière, ni l’espace, ni le temps ne sont depuis vingt ans ce qu’ils étaient depuis toujours. Il faut s’attendre que de si grandes nouveautés transforment toute la technique des arts, agissent par là sur l’invention elle-même, aillent peut-être jusqu’à modifier merveilleusement la notion même de l’art.
Sans doute ce ne seront d’abord que la reproduction et la transmission des œuvres qui se verront affectées. On saura transporter ou reconstituer en tout lieu le système de sensations, ou plus exactement, le système d’excitations, que dispense en un lieu quelconque un objet ou un événement quelconque. Les œuvres acquerront une sorte d’ubiquité. Leur présence immédiate ou leur restitution à toute époque obéiront à notre appel. Elles ne seront plus seulement dans elles-mêmes, mais toutes où quelqu’un sera, et quelque appareil. Elles ne seront plus que des sortes de sources ou des origines, et leurs bienfaits se trouveront ou se retrouveront entiers où l’on voudra. Comme l’eau, comme le gaz, comme le courant électrique viennent de loin dans nos demeures répondre à nos besoins moyennant un effort quasi nul, ainsi serons-nous alimentés d’images visuelles ou auditives, naissant et s’évanouissant au moindre geste, presque à un signe. Comme nous sommes accoutumés, si ce n’est asservis, à recevoir chez nous l’énergie sous diverses espèces, ainsi trouverons-nous fort simple d’y obtenir ou d’y recevoir ces variations ou oscillations très rapides dont les organes de nos sens qui les cueillent et qui les intègrent font tout ce que nous savons. Je ne sais si jamais philosophe a rêvé d’une société pour la distribution de Réalité Sensible à domicile.
La Musique, entre tous les arts, est le plus près d’être transposé dans le mode moderne. Sa nature et la place qu’elle tient dans le monde la désignent pour être modifiée la première dans ses formules de distribution, de reproduction et même de production. Elle est de tous les arts le plus demandé, le plus mêlé à l’existence sociale, le plus proche de la vie dont elle anime, accompagne ou imite le fonctionnement organique. Qu’il s’agisse de la marche ou de la parole, de l’attente ou de l’action, du régime ou des surprises de notre durée, elle sait en ravir, en combiner, en transfigurer les allures et les valeurs sensibles. Elle nous tisse un temps de fausse vie en effleurant les touches de la vraie. On s’accoutume à elle, on s’y adonne aussi délicieusement qu’aux substances justes, puissantes et subtiles que vantait Thomas de Quincey. Comme elle s’en prend directement à la mécanique affective dont elle joue et qu’elle manœuvre à son gré, elle est universelle par essence ; elle charme, elle fait danser sur toute la terre. Telle que la science, elle devient besoin et denrée internationaux. Cette circonstance, jointe aux récents progrès dans les moyens de transmission, suggérait deux problèmes techniques :
I. – Faire entendre en tout point du globe, dans l’instant même, une œuvre musicale exécutée n’importe où.
II. – En tout point du globe, et à tout moment, restituer à volonté une œuvre musicale.
Ces problèmes sont résolus. Les solutions se font chaque jour plus parfaites. Nous sommes encore assez loin d’avoir apprivoisé à ce point les phénomènes visibles. La couleur et le relief sont encore assez rebelles. Un soleil qui se couche sur le Pacifique, un Titien qui est à Madrid ne viennent pas encore se peindre sur le mur de notre chambre aussi fortement et trompeusement que nous y recevons une symphonie.

Cela se fera. Peut-être fera-t-on mieux encore, et saura-t-on nous faire voir quelque chose de ce qui est au fond de la mer. Mais quant à l’univers de l’ouïe, les sons, les bruits, les voix, les timbres nous appartiennent désormais. Nous les évoquons quand et où il nous plaît. Naguère, nous ne pouvions jouir de la musique à notre heure même, et selon notre humeur. Notre jouissance devait s’accommoder d’une occasion, d’un lieu, d’une date et d’un programme. Que de coïncidences fallait-il ! C’en est fait à présent d’une servitude si contraire au plaisir, et par là si contraire à la plus exquise intelligence des œuvres. Pouvoir choisir le moment d’une jouissance, la pouvoir goûter quand elle est non seulement désirable par l’esprit, mais exigée et comme déjà ébauchée par l’âme et par l’être, c’est offrir les plus grandes chances aux intentions du compositeur, car c’est permettre à ses créatures de revivre dans un milieu vivant assez peu différent de celui de leur création. Le travail de l’artiste musicien, auteur ou virtuose, trouve dans la musique enregistrée la condition essentielle du rendement esthétique le plus haut.
Il me souvient ici d’une féerie que j’ai vue enfant dans un théâtre étranger. Ou que je crois d’avoir vue. Dans le palais de l’Enchanteur, les meubles parlaient, chantaient, prenaient à l’action une part poétique et narquoise. Une porte qui s’ouvrait sonnait une grêle ou pompeuse fanfare. On ne s’asseyait sur un pouf, que le pouf accablé ne gémît quelque politesse. Chaque chose effleurée exhalait une mélodie.
J’espère bien que nous n’allons point à cet excès de sonore magie. Déjà l’on ne peut plus manger ni boire dans un café sans être troublés de concerts. Mais il sera merveilleusement doux de pouvoir changer à son gré une heure vide, une éternelle soirée, un dimanche infini, en prestiges, en tendresses, en mouvements spirituels.
Il est de maussades journées ; il est des personnes fort seules, et il n’en manque point que l’âge ou l’infirmité enferment avec elles-mêmes qu’elles ne connaissent que trop. Ces vaines et tristes durées, et ces êtres voués aux bâillements et aux mornes pensées, les voici maintenant en possession d’orner ou de passionner leur vacance.
Tels sont les premiers fruits que nous propose l’intimité nouvelle de la Musique avec la Physique, dont l’alliance immémoriale nous avait déjà tant donné. On en verra bien d’autres.

--> vous pouvez retrouver ce texte sous différents formats sur le site de l’UQAC..

« La conquête de l’ubiquité » (1928), in Œuvres, tome II, Pièces sur l’art, Nrf, Gallimard, Bibl. de la Pléiade, 1960, 1726 pages, pp. 1283-1287. Paru dans De la musique avant toute chose, éditions du Tambourinaire, 1928.

mercredi 4 novembre 2009

libération des polices de caractères sur le Web

La fonderie Typotheque.com propose un nouvel outil concernant la typographie. Il s’agit d'un système vous permettant d'utiliser des polices de caractères spécifiques (donc au revoir Arial et autre Verdana) dans vos codes CSS, pour cela il faut rajouter une petite ligne de code pour cela et bien-sur acheter une licence.

Typotheque Web Font Service demo from Typotheque on Vimeo.



ps : si vous êtes sous FireFox, vous verrez ce blog composé en Fedra même si il y a encore petits soucis dans la taille de mes caractères pour le moment).

dimanche 18 octobre 2009

Architecture et typographie



Architecture et typographie est le titre d’une journée d’étude organisée conjointement par l’École régionale des beaux-arts de Rennes et l’École nationale des beaux-arts de Lyon, à l’occasion d’un atelier mené conjointement au cours de l’année 2009 - 2010 avec un groupe d’étudiants issus des deux établissements.
Caroline Maniaque, architecte et historienne de l’art
Alena Kubova-Gauché, architecte-ingénieur
Sonia de Puineuf, historienne de l’art
Modération des débats assurée par les enseignants responsables du projet :
Jean-Marie Courant, Jérôme Saint Loubert Bié et Catherine de Smet.

dimanche 11 octobre 2009

évolution des Joypads chez Nintendo

Voici une très courte chronologie de l’évolution des Joypads chez Nintendo.
Invention de la croix directionnelle en 1982 avec les Game&Watch.
Invention des quatre boutons d'actions en façade et gâchette (L et R) à l’avant en 1990 avec la Super Nes.
Vibrations ajoutées directement dans la manette avec la N64 en 1996.
Et bien-sur la Wiimote en 2006.

Il est très intéressant de remarquer que Nintendo a énormément innové en terme de HardWare, permettant d’améliorer et d’ouvrir de nouveaux horizons au Software (les jeux en l’occurrence).
En faisant un rapprochement avec Apple (qui tout comme Nintendo maitrise aussi bien le Soft que le Hard) ont peut se demander si ce n'est pas la clé du succès?

mardi 6 octobre 2009

Flash sur iPhone

Enfin une bonne nouvelle (après le site de Ségolène Royal, il fallait bien ça ;-), Adobe vient d’annoncer la possibilité de créer des applications iPhone via Flash CS5 (fin de l'année). Attention on ne pourra toujours pas avoir de plugin flash dans Safari, mais «juste» développer des applications en ActionScript3 pour iPhone (pour mon usage personnel c’est parfait pour faire des prototypes et valider certaines pistes interactives).
Maintenant il faudrait tester les performances graphiques, la gestion du MultiTouch, les possibilités avec la caméra, la gestion des polices de caractères... on peut déjà télécharger des applis iPhone réalisées sous Flash.
Plus d’infos (merci Arnaud).

extrait du texte d’Adobe :

Flash Professional CS5 will enable developers to build applications for iPhone that are installed as native applications. Users will be able to access the apps after downloading them from Apple’s App Store and installing them on iPhone or iPod touch.

iPhone applications built with Flash Platform tools are compiled into standard, native iPhone executables, just like any other iPhone application.

Applications can be built targeting iPhone OS 3.0 and later.

--> merci Ben pour l’info.

samedi 3 octobre 2009

Désirs d’avenir, après avoir bien ri on peut maintenant pleurer.

Astrid Girardeau, journaliste à Libération, m'a posé une question très intéressante et très difficile à répondre : qu'est qui fait un site laid (ou ringard) ? Cette question est bien sûr en relation avec le désormais tristement célèbre site web de Ségolène Royal desirsdavenir. com
Une partie de mes réponses fut publiée dans le Libération d’hier (le vendredi 3 octobre). 

Voici mes notes concernant cette question (comme d’habitude, texte en vrac et vaguement structuré). 

Premièrement, j’ai voté avec enthousiasme Ségolène Royal aux dernières élections présidentielles, et je suis sûr que la grande majorité des internautes ayant réagi à ce site on fait de même. Donc, il ne s’agit pas du Lobby UMP qui se cache derrière mon discours (de même pour le fameux lobby internet ;-). 

Je ne parlerai que de design et uniquement de ce que je vois à travers ce site, à aucun moment je ne m’intéresserai à la polémique concernant la facturation (mon texte serait le même si ce site avait été fait gratuitement ou pour 300 000 euros) de ce site et aux guerres internes du PS. 

Pour rappel, voici la HomePage que l’on trouvait en arrivant sur le site désir d’avenirs la semaine dernière (car le site a changé depuis, je reparle de cette nouvelle version à la fin de cet article). 


1 Lisibilité et ergonomie 

Le site désirs d’avenir est très lisible, structuré très simplement, un gros titre + le nom de Ségolène Royal, le tout centré (donc impossible de se tromper, nous savons ou nous sommes). Une vidéo au centre (enfin pas tout à fait si vous regardez bien) + les liens autours. 
Question ergonomie, on ne peut pas trop critiquer et je suis sûr que tout le monde comprend cette interface. En fait ce site est plus lisible que la majorité des autres sites web des autres parties politiques français (voir la dernière image de ce billet) 
Pas trop d’informations sur la même page, pas de grand scrolling infini et navigation très simple, on va droit au but...

On avait ce genre de site dans les années 1990, voici une capture d'écran du site de la maison blanche en 1995 (qui était tout de même, je vous rassure, super-ringard même à cette époque).


-- > merci à Jean Noël pour cette image. 

le site de la maison blanche en 1995 avait la même structure, image au centre + boutons tout autours (comme un petit cadre décoratif) L’aspect très centré donne un air très solennel à la chose, exactement comme le site de Ségolène Royal.

À cette époque très peu de designers ou graphistes professionnels (ayant fait des études de design) travaillaient dans le web (trop nouveau, très technique...), les sites étaient donc faits souvent par des développeurs ou des autodidactes débrouillards (un peu une ambiance Far West). La connaissance technique prévalait à la connaissance graphique et ergonomique. Cela donnait donc des sites très bruts, très simples (à cause aussi des problèmes techniques et de la bande passante limitée) et aussi très naïf et premier degrés (aucune réflexion sur le sens des images produites). Cela pouvait donner des sites épouvantables (totalement illisible à cause de mauvais rapport de couleur, de mauvais choix typo...) ou alors des sites absolument incroyablement forts et improbables car totalement décomplexés par rapport à l'histoire de la typographie et de la mise en page (largement plus de 2000 ans sur nos épaules de petits designers). Un vocabulaire interactif se mettait en place d’une manière très empirique et libre, pas encore des grandes théories sur le design, d'ergonomie, de marketing, pas de Google... bref la liberté ;-) 

On pourrait comparer cette époque au Punk de la fin des années soixante-dix, pas besoins de savoir très bien jouer d'un instrument pour faire de la musique. Cela à permis de libérer le monde de la musique disco ;-) et de retrouver une jeunesse au Rock vieillissant (je ne parle pas des implications politiques, sociales et culturelles de ce mouvement toujours indépassable). 
Nous pourrions aussi comparer cela à Marcel Duchamp et ses Ready Made, brisant toutes les conventions (technique, artistique, de bon goût...) afin de créer une nouvelle direction radicale dans le domaine de l'art. 

2 mais pourquoi ce site est totalement ringard ? 

Mais il est assez étonnant de voir que ce site (désir d'avenirs) malgré ses qualités de lisibilité à fait l’unanimité question ringardise absolue. 
Ce site, en fait, ne respecte pas les codes graphiques que l'on trouve sur le web actuellement. En effet, toute communication repose sur le partage d'un langage et d'une culture commune. 
Quand on communique on utilise des codes, on peut jouer avec et même les détourner (c’est exprès mal dessiné, mais nous savons bien que je sais dessiner en vrai), et il existe toujours un contrat de lecture avec les internautes (si on parle de web, mais c'est valable pour les autres médias). Dans ce cas, on découvre assez vite que les codes (graphiques dans ce cas-là) ne sont pas assimilés et donc qu'il n'y a pas de jeu, ni de connivence avec les internautes, il y a donc répulsion. 
On peut jouer sur ces codes et mêmes les détourner totalement, comme en art contemporain (Claude Closky et bien d’autres) ou dans les sites web concernant la mode. Par exemple avec le site de Viktor & Rolf, on joue volontairement sur de la 3D très années quatre-vingt et les codes du luxe vieillissant. Un autre exemple, le site de Martin Margiela ou l’on prend les codes visuels du html version 1989 et sur une esthétique par défaut. Mêmes si ces sites sont très marqués esthétiquement « has been », le public ciblé comprend que c'est un jeu, il existe donc une connivence entre l’émetteur et le récepteur (c’est mal dessiné mais nous savons bien que c’est fait exprès !). 
Dans un autre domaine, le site de CDiscount (voir l’image en dessous) est tout à fait cohérent dans son incohérence graphique. Ce grand bazar graphique, nous donne à penser qu'il s'agit d’une grande foire dans laquelle nous allons devoir fouiller pour trouver notre bonheur à petit prix. 


Malheureusement sur le site de Ségolène Royal, ce n'est pas fait exprès. 
Ne pas respecter les codes (les dégradés c'est ringard, les aplats aussi suivant les périodes, les Gif, les gros boutons en bois, les bords arrondis, les ombres, le flash, le htlm, les frame, les java script, Second Life...), c'est ne pas connaître l'histoire, être sans culture...
Ce site montre à ses lecteurs que l'équipe de désir d'avenirs ne possède aucune culture concernant le Web, ils sont incultes dans ce domaine et n’ont aucun humour (ce qui peut parfois sauver d'un très mauvais design). 
Et là, c'est impardonnable aux yeux des internautes, car si ce site était le site d’un petit vendeur de nains de jardin cela serait passé sans problème et ce serait même touchant, le problème pour le site désir d’avenirs, c'est qu'il s'agit du site de quelqu'un prétendant à la plus haute marche de nos institutions. Faire preuve d'une si grande incompétence et d’amateurisme sur le web, c'est montrer que Ségolène Royal ne sait pas s'entourer de gens capables et c'est terrible pour son image (« elle n'est pas capable »). 

Il est toujours intéressant d'essayer de faire bouger les choses (par exemple, pourquoi faire des sites toujours verticaux alors que nos écrans sont horizontaux, pourquoi ne pas utiliser la police de caractères Comic sans, pourquoi ne pas faire un site en noir et blanc, uniquement avec du texte, juste avec des photos...), mais pour tenter la révolution dans un domaine, il faut en avoir la culture suffisante et visiblement l'équipe de Ségolène Royal ne la possède pas.

3 le sens des images 

Un autre problème majeur, c'est l'incohérence totale dans le choix des éléments graphiques (typo, couleur, images, mise en scène de la vidéo...) Le choix de ce fond (image prise à Windows, un comble, disponible à cette adresse) est totalement décoratif, les couleurs sont improbables et cette image n'a pas de sens (juste un joli paysage). 
Nous pourrions comparer ce paysage à celui de l’affiche de campagne de François Mitterrand en 1981. 


Le cadrage, le choix de la photo du paysage, le village typique, l'éclairage de la photo (avec le fond bleu, blanc, rouge), la typo... tout est pensé et calculé (un peu trop !) dans un but précis. Toute une équipe composée de Roughman, de photographe, sémiologie, retoucheur, coloriste, directeur artistique, concepteur rédacteur... a du travailler pour cette image (ce n'est pas qu’une question de graphisme, loin de là).
Le spectateur ne pouvait qu’adhérer (visuellement) à cette image, on lui parlait avec des codes très claires et explicites (même s’il votait RPR) sans le perturber dans sa compréhension de l’image.
Cette image n’était pas dérangeante, et même au contraire elle rassurait, elle remplissait donc très bien sa fonction (n’ayez pas peur des vilains socialistes !) 

Au contraire dans le site désir d'avenirs, on a oublié que l'articulation (la mise en page, la mise en écran) des éléments graphiques crée toujours du sens (au cinéma c'est L'effet Koulechov par exemple), et visiblement ce sens n'est pas du tout maîtrisé par les créateurs du site (on arrive donc au kitsch, une accumulation de signes sans aucune significations). 
Ce paysage + cette vidéo (aucun cadrage aucun montage... aucun choix) donne l'impression de voir un discours d’un président Nord Coréen en 1971. Nous pourrions penser à une tentative de design 2.0 collaboratif et participatif (donc sympathique !), mais le fait de tout centrer nous ramène à des codes religieux ou très solennels nous donnant à penser que Ségolène se prend pour un messie (une aubaine pour ces adversaires politiques). Cette impression est totalement en opposition avec cette idée de démocratie participative. 
Oublier que le choix d'un cadrage, d'une photo, d'une typo... a du sens est réellement impardonnable. Pourtant une femme politique du niveau de Ségolène Royal connaît parfaitement l'importance du choix des mots dans un discours, et bien pour les images c'est exactement la même chose (cette erreur est tellement grossière que parfois je doute encore que le design de ce site ne soit pas fait exprès). 
Ce serait comme faire des fautes d’orthographes dans un texte de campagne (voir les réactions avec un dossier de presse de rentrée de Luc Chatel truffé de fautes d'orthographe). Ce serait comme si lors d’un discours, Ségolène Royal prenait les mêmes tournures de phrases, le même vocabulaire, les mêmes intonations... d’un discours du général De Gaulle. Ce serait ridicule et décalé, ce serait oublier plus de 50 ans d’histoire et d’évolution dans la communication politique, et bien là, avec ce site c’est exactement la même chose. 

4 les goûts et les couleurs 

Après il y a des rapports de formes et de couleurs qui n'ont rien à voir avec les modes ou les codes, un temple grec nous semble toujours bien équilibré dans ses proportions même après 2000 ans, la beauté et la fluidité du Garamond (police de caractère datant du XVIe siècle) traversent les siècles... la beauté des formes traverse toujours les modes et le temps... Je ne vais pas partir dans de grandes considérations esthétiques et artistiques, mais ce site est totalement raté du point de vue formel (comme si nous regardions cette HomePage en tant que peinture abstraite), le fait de tout centrer, de placer la vidéo en bas (qui donne une impression d'écrasement), le rapport de taille entre les caractères...

5 La nouvelle version du site. 


Pour la nouvelle version du site (remarquez le bouton en haut à droite, « cliquez ici » qui ne fonctionne pas !), on arrive à du non-design ou du design par défaut (au sens d’Étienne Cliquet). En effet, le design de cette nouvelle version utilise une maquette prédéfinie par le logiciel (Drupal, Joomla...). Il n’y a aucune intervention humaine dans ce design, on prend ce que le logiciel nous donne sans réfléchir. On ne fait aucun choix (en pensant que cela réduira sûrement les risques de critiques), on prend juste les choix « par défaut » du logiciel servant à créer le site. Une fois de plus c'est une catastrophe au niveau du message, car un homme (ou femme dans le cas présent) politique c'est quelqu'un qui fait des choix, qui prends des décisions, ce site montre donc exactement le contraire : l'équipe de désir d'avenirs est incapable de prendre la moindre décision. 

On ne demande surtout pas à Ségolène Royal d’être à la pointe du design Web, mais de savoir s’entourer. Avec ce site, elle prouve le contraire et c’est terrible pour son image (surtout sur les plus jeunes). 

nous aurions aussi pu parler de : 

• des problèmes techniques (liens amenant nulle part... mais à mon avis il s'agit d'un problème de bande passante lié au buzz) 

• lors de sa campagne présidentielle, l’équipe de Ségolène Royal semblait être assez à la pointe concernant la communication via les nouvelles technologies. Ce site est donc le résultat de querelles internes (différents services de communications doivent être en compétition). 

• aucuns crédits concernant le logiciel (Joomla), les auteurs, les designers, graphistes, intégrateurs, développeurs... ayant créé ce site, la seule mention : 
Copyright © 2009 - Désirs d'avenir 
on se croirait chez l’Oréal ou chez Nike, ou l’on cache volontairement les auteurs...
pourquoi ne pas mettre ce site sous Creative Commons et mettre la liste des contributeurs ? cela serait plus logique avec l’idée que je me fais de la démocratie participative.

• l’état de la connaissance du design et du graphisme chez nos hommes et femmes politiques. 

• peut-on être crédible concernant les nouvelles technologies (La loi Hadopie, par exemple) avec un site comme celui-là? 

et aussi une pensée pour les militants, qui je pense doivent être profondément attristés (et furieux) par les dégâts qu’a pu causer ce site.

Voici un échantillon graphique des autres sites web politiques, à part celui du NPA (qui honnêtement est très bien), tous les autres se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Il respectent donc les (tristes) codes actuels du Web, mais sans aucune personnalité.
On arrive donc à cette malheureuse conclusion : sur le web politique, mieux vaut être médiocre que de tenter l’originalité.

mercredi 30 septembre 2009

l’avenir de la diffusion de la musique

Depuis en gros six mois j’utilise Spotify gratuitement, mais depuis le lancement de la version iPhone nécessitant d’avoir un abonnement je suis passé à la caisse, et je ne le regrette pas du tout. Les deux applications (PC et iPhone) sont très épurées, très claires, très rapides... bref elles sont parfaites (pour mon usage courant, même si j'aimerai avoir des critères de recherches un peu plus poussés).
Cela change totalement mon rapport à la musique, j’ai une envie, et hop en deux clics me voilà en train d’écouter The hanging Garden des Cure, cela me fait penser à Echo & the Bunnymen’s et me voilà en train de charger sur mon iPhone l’album Crocodile et pour finir je suis sur Nazi Punks Fuck Off des Dead Kennedys (en fait, après une demi heure d'écoute je tombe toujours sur ce morceau ;-).
En même temps j’utilise aussi Simplifymedia me permettant d’écouter mes propres librairies partagées d’iTunes (et celles de mes amis, et aussi mes photos) sur mon iPhone (ou autres devices).
Bref nous arrivons enfin après dix ans de tâtonnement à avoir une offre légale et adaptée à nos usages (une sorte de licence globale pour la musique), maintenant il va falloir la même chose pour la vidéo et les textes (news, roman...).

Bien sûr, il existe aussi dans le domaine musical WorMee, Pandora, Deezer et DFuzz.fr.

Par contre, si Spotify enlève pour une raison quelconque Nazi Punks Fuck Off des Dead Kennedys (un peu comme Amazon effaçant 1984 et La Ferme des animaux des Kindles), j’annule immédiatement mon abonnement. En effet ce système de flux me permettant d’accéder à tout moment à «ma» musique est basé sur un rapport de confiance (et un peu d’argent tout de même).

dimanche 27 septembre 2009

Libération, c’était mieux avant

Le journal Libération tente par tous les moyens de se renouveler, (encore) une nouvelle maquette papier et une nouvelle formule sur le web (payante en partie). Je vous conseille le billet de Benoît Drouillat à ce sujet. 

Si nous observons la version Web de Libération datant de 1999 (merci à Kevin pour cette trouvaille) nous pouvons remarquer qu’en terme de design, lisibilité et structuration de l’information (colonne sur fond noir pour la navigation, puis fond blanc sur 3 colonnes pour les infos, noir et rouge...), cette version est beaucoup mieux adaptée que la version actuelle (voir les captures d’écran plus bas). Malgré dix ans d'évolution cette antique version est beaucoup plus pertinente et agréable pour le lecteur (ce qui est tout de même essentiel pour un journal s’adressant à des lecteurs). 

le site Web de Libération en 1999 



le site Web de Libération en 2009 



Je trouve cela pathétique et triste, aucune amélioration n’a été faite en dix ans, et même au contraire. Les sites d’informations actuels comme celui de Libération ou même pire (pour le design) celui du Monde sont totalement noyés sous de la publicité clignotante (qui rapporte beaucoup moins que sur papier à nombre de lecteurs équivalents) et sont devenus presque illisibles (incohérence de la grille, nombreux messages se parasitant dans une même page, information pertinente occupant au mieux que 25 % de la surface de l’écran...).

Il faut par contre noter, que les versions iPhone de Libération et celle du Monde sont plutôt très bien, simples et lisibles pour un usage adapté à la lecture rapide, même si je commence à me lasser de lire et relire les mêmes dépêches AFP plus ou moins réécrites. Si un jour l’AFP décide de sortir une application grand public lisible sur PC et sur téléphone, cela va faire très mal pour tous ces sites de presse en ligne (sauf Rue89 par exemple qui n’est pas abonné à l’AFP et cela se voit dans le choix de ses sujets beaucoup plus originaux et pertinents que ces autres sites généralistes). 

Conclusion, les contraintes techniques (en 1999 sur le Web et actuellement sur un iPhone on peut retrouver un peu les mêmes contraintes : petite taille d'écran et connexion bas débit) vont non pas détériorer l'expérience de lecture, mais au contraire l’améliorer. Avec des contraintes fortes, des décisions radicales s’imposent (pas de photos, jeu sur la typo en deux couleurs, simplicité de la maquette...) permettant donc d'éviter les compromis (on rajoute des images, des liens, des fonctionnalités, de la technologie... sans aucune cohérence) toujours dommageables pour la lecture et le lecteur. 

--> un article de Peter Gabor concernant la nouvelle version payante du site de Libération (surtout avec ce pdf interactif qui m'intrigue beaucoup).

--> une autre analyse de Gabriel Jorby.

ps : une remarque par rapport au journaliste. 

Très récemment lors d’un colloque concernant la communication dans le domaine de la mode et des parfums, je me suis aperçu après une journée de discussions et de conférences (philosophe, sociologue, technicien, designers...) que pas une fois le nom de « journaliste » n'avait été prononcé. On vous parle de Google, de recherche prédictive, d’analyse des tendances, de FaceBook, de Twitter, de marketing virale, des blogs, et même du bouche à oreille... mais jamais des journalistes (même si dans la mode nous sommes très loin du journalisme d'investigation ;-).

Actuellement dans les campagnes de communications (pour la mode et le cosmétique) les journalistes ne rentrent visiblement plus trop dans la boucle. Il existe en effet une grande méfiance dans ce que peuvent dire les journalistes et le poids d’un blogueur (euse) influent est aussi important qu’un magazine (où les annonceurs ont un poids financier énorme).
Bref les lecteurs sont devenus très méfiants envers les journalistes (surtout dans le monde de la mode, car je pense qu’il faut nuancer dans les autre domaines). Il faut aussi rajouter une méfiance des blogueurs et autres communicants compulsifs utilisant les nouvelles technologies envers les journalistes « papiers », méfiance due au mépris que ces mêmes journalistes ont pu porter envers ces « journalistes amateurs » il y a quelques années. C’est exactement le même schéma que l’on retrouve entre la télé et les jeux vidéos. Il existe visiblement un réflexe corporatif conservateur consistant à dénigrer de suite une nouvelle pratique ou technologie pouvant modifier l’ordre établi sans jamais analyser le fond des choses. Cette attitude de dénigrement systématique permet aussi de se voiler la face en évitant de se poser les vraies questions (comme peuvent actuellement le faire la presse en ligne et les diffuseurs de musique). 
La télé versus jeu vidéo, journaliste versus blogueur (les dernières déclarations de Denis Olivennes sont éloquentes), musique versus Peer to Peer, politique versus franchement tout internet (Jean François Copé ou le grand Frédéric Lefebvre) ...

Il serait très intéressant d’analyser les réactions et les discours de défenses de chaque profession à chaque changement de paradigme et donc de rapport de pouvoir. On peut se souvenir de la révolution apportée par la PAO à la fin des années quatre-vingt dans le domaine du graphisme. Les réactions furent très violentes, avec par exemple les critiques très dures de Paul Rand ou de Massimo Vignelli envers un magazine comme Emigre travaillant avec les nouveaux outils numériques de l’époque.
Exemple d’une très méchante citation de Massimo Vignelli : « Il n’y a que deux façons de faire de la typographie, la bonne et celle d’Emigre ».

lundi 21 septembre 2009

District 9, le grand retour de la SF de gauche

Rien à dire ce matin ;-) juste vous dire d’aller voir le meilleur film de Science Fiction (ou de rétro Fiction, car l’action commence dans les années 80) que j’ai pu voir depuis Starship Troopers (1997), je veux parler de l’immense District 9 (le site est aussi très bien). Tout est parfait, l’ambiance, le contexte, la réalisation, les effets spéciaux, le montage, les acteurs, ce n’est pas en relief (comme le prochain James Cameron), les références (Starship Troopers, V, Rec, CloverField, Half Life, Diary of the Dead, RoBoCop, Halo, la Mouche, Alien Nation... et bien-sûr les vieux Carpenter et Romero)... bon juste l’histoire un peu légère (c’est juste un prétexte).

mercredi 16 septembre 2009

le grand générique

Voici une nouvelle œuvre d’Antoine Schmitt : le grand générique, comportant les noms de tous les êtres humains.


Le texte de présentation d’Antoine Schmitt :

Un long générique défile lentement sur l'écran de cinéma, de bas en haut. Prénom, nom. Prénom, nom...

C'est la liste des noms de tous les êtres humains.

Tout le monde est nommé, et tous les noms sont affichés avec la même importance visuelle. La liste n'est ni chronologique ni alphabétique. La police de caractères, la taille d'affichage et la vitesse de défilement permettent la lecture de chaque nom.

Le Grand Générique est une œuvre d'art conçue pour être exposée sur écran de cinéma, sur écran TV, videoprojetée sur le mur ou affichée sur écran d'ordinateur, selon le contexte d'exposition. La scénographie renvoie toujours à l'univers du cinéma. Lors de ses expositions, le Grand Générique affiche en priorité les noms des personnes liées à la zone géographique et au contexte artistique de l'exposition. Il crée ainsi un lien miroir avec les spectateurs. Les noms sont affichés dans l'alphabet local et mis en forme selon les us de l'endroit et de l'époque.

Il est important que tout le monde soit nommé. Cette oeuvre technologique pérenne installée sur internet utilise tous les moyens disponibles pour effectivement lister les noms de tous les êtres humains. Par exemple, chaque exposition du Grand Générique est l'occasion de collecter la liste des noms des personnes liées à l'exposition. C'est à travers ces additions successives, ainsi que diverses autres collaborations individuelles ou administratives sur internet, que la base de données se construit au fur et à mesure. La logique de l'ordre d'affichage reflète ce processus de construction. Il a pour but de n'oublier personne et de se maintenir toujours à jour en incluant les nouvelles naissances. Seuls les noms sont affichés, aucune autre information directe relative à la personne n'est collectée, stockée ou listée.

C'est Le Grand Générique de tous les êtres humains.

Extrapolant les 15 minutes de célébrité warholiennes dans notre société démocratique du spectacle, Le Grand Générique donne à chacun effectivement sa place au générique.

Mais quel est le film ? Y a-t-il un scénario ? Qui l'a écrit ? Les choses sont-elles pré-programmées, ou bien chacun est-il encore libre de ses actes ? Le Grand Générique est ancrée dans mon obsession plastique de l'opposition entre destin et libre-arbitre, et renvoie in fine chacun à la question de son identité et de sa responsabilité.

Est-ce un générique de fin ou un générique de début ?

désirs d’avenir



Honnêtement j’ai cru à une farce des jeunes de l’UMP (ou de Martine Aubry) et bien, visiblement il s’agit vraiment du site de Ségolène Royal (vous remarquerez le titre de la page «index», c’est parfait, bienvenue en 1996!).

Et une réponse sur Youtube :



Et aussi le Desirs d’avenir Generator.

--> merci à Sébastien et à Max pour ces trouvailles.
et beaucoup de liens sur internet, par exemple celui du Nouvel Obs.

Pour garder le moral et un peu d’optimisme, je vous signale la création de l’atelier de création graphique et de communication politique : Formes Vives. Je pense qu’il y a beaucoup de travail à faire dans la communication graphique politique (regardez juste les affiches politiques à chaque élection).

mardi 15 septembre 2009

Mobilisation contre les appels d’offres demandant un projet sans indemnité et autres joyeusetés

Je me fais l’écho de Pascal Béjean, qui a envoyé ce mail ci-dessous concernant des pratiques d’un autre âge : les appels d’offres non rémunérés.

Ce genre de pratique est désastreux pour la profession, mais il existe aussi d’autres pratiques très en vogues en ce moment, celle de ne franchement pas payer le travail fourni après six mois de travail par exemple, je vous raconterai très bientôt une « jolie » histoire concernant ce sujet...

Donc en règle général et dans le meilleur des mondes :
1 Accepter de présenter son dossier mais ne pas accepter les concours et appels d’offres non rémunérés.
2 Déposer via une enveloppe Soleau les propositions graphiques que vous allez présenter lors du concours (cela va faire preuve d’antériorité).
3 Une fois l’appel d’offre gagné, faire faire un bon de commande signé par le client, avec un échéancier très précis permettant de valider les différentes étapes de travail et donc du paiement.
4 Ne pas commencer le travail avant le paiement de 30% du prix global de votre prestation.

Il faut bien-sûr nuancer, car personnellement je ne vais pas demander cela à un ami avec qui je travaille depuis dix ans (la confiance ça existe aussi ;-), mais en règle général avec des gens que vous ne connaissez pas et sur un gros projet, mieux vaut être prudent et cela va aussi démontrer votre professionnalisme à votre interlocuteur (il est assez navrant de constater que pour être parfois respecté il faille faire le méchant).

................................................................................................

Voici le texte de Pascal :

Nous suggérons de créer une chaîne d'information et de réaction.

Information, car, individuellement,
il est difficile d'être informé de tous ces marchés indélicats.

Réaction, car si un commanditaire reçoit 10, 20 ou 50 lettres (ou e-mails) de refus,
il comprendra qu'il a affaire à une profession mobilisée,
et pourrait éventuellement rédiger un nouvel appel d'offre
ou agira différemment la fois suivante.



Nous avons récemment réussi à faire modifier les modalités d'une compétition. Cela semble naïf, mais rien ne bougera si nous en réagissons pas.

À chaque appel d'offre non conforme dont vous (et nous) prendriez connaissance, nous proposons d'envoyer aux graphistes mobilisés par cette chaîne d'information l'appel d'offre complet, accompagné d'une lettre de réponse pré-remplie.

Cela facilitera la démarche de chacun, qui n'aura qu'à prendre connaissance du dossier, mettre son nom en tête de lettre et l'envoyer par courrier ou par e-mail,
accompagné de la fiche AFD mentionnée dans le courrier.

Attention, c'est une lettre-type issue de l'AFD.
Vous êtes invités à la modifier si bon vous semble.

Nous sommes partisans du courrier papier, car la signature manuscrite lui donne du poids. Un e-mail arrive directement au destinataire qui peut vouloir "étouffer" l'histoire, alors que 20 ou 30 lettres ouvertes par un assistant passeront moins discrètement et feront les conversations des machines à café. Sans vouloir commencer à l'école, n'oublions pas que les assistants d'aujourd'hui sont les responsables de demain.

La finalité de cette démarche est d'obtenir des appels d'offre avec sélection sur dossier d'un nombre restreint d'équipes qui travailleraient ensuite contre indemnité.

Nous savons que l'économie d'un projet graphique ne permet pas toujours d'avoir de grandes indemnités. Nous pensons alors que si le projet n'a pas les moyens d'une compétition avec indemnité, le commanditaire doit choisir sur dossier, ou limiter sa présélection à 2 équipes. Il est trop facile d'organiser une compétition (car dans ces conditions, c'en est une) où ils pourront choisir parmi 30, 50 ou 100 projets sans dépenser un centime. Imaginez l'énergie, l'intelligence et l'argent dépensés par les candidats pour un commanditaire qui ne reconnaît pas la valeur de ce travail. Quel gaspillage et quel mépris (même s'il est "inconscient")!

L'AFD a écrit sur le sujet http://www.alliance-francaise-des-designers.org/les-marches-publics.html et propose une lettre type pour répondre à ce type d'appel d'offre. L'AGI a également rédigé un document à destination des designers et des commanditaires (pdf joint). Ces textes peuvent être discutés, mais ils ont le mérite d'exister.

Proposition d'intervention : information et réaction

1 - Information
Vous avez connaissance d'un appel d'offre que vous jugez non conforme. Après vérification et éventuel échange avec le commanditaire,
1 Réunissez toutes les pièces de l'appel d'offre
2 Complétez le courrier type de l'AFD
avec les informations de l'appel d'offre (intitulé, numéro de dossier, etc.)
3 Envoyez-nous le tout à appelsdoffres@pbnl.fr avec votre commentaire (voir notre exemple ci-dessous)
4 Nous le diffusons à la liste



2 - Réaction
Vous recevez un mail émanant de notre chaîne
1 Prenez connaissance du dossier
2 Jugez de sa non-conformité.
(Si, après un éventuel échange avec le commanditaire, l'appel d'offre vous semble conforme ou ils vont le modifier, vous nous le faites savoir.)

3 Complétez la lettre pré remplie (vous pouvez la modifier), datez et signez et envoyez-la au commanditaire accompagnée de la fiche AFD mentionnée dans le courrier.
Même si la date de rendu des dossiers est dépassée, il est important de répondre et faire connaître votre position.

Nous vous proposons de centraliser les contacts.

Diffusez ce mail le plus largement possible
et encouragez vos amis graphistes à nous envoyer leurs coordonnées directement.
Cela évitera de polluer vos boites du même mail par différentes sources.
Et si vous ne voulez pas recevoir ces mails, envoyez-nous paître...

Bien sûr, ce projet est ouvert à débat.
Ne laissez pas ce mail sans réponse, vous pouvez également argumenter en sa défaveur. Si vous diffusez le message, nous sommes prêts à centraliser toutes les réactions.

Si vous trouvez ce texte trop confus, n'hésitez pas à nous communiquer vos suggestions, nous l'améliorerons au fur et à mesure.


Deux premiers cas.

Nous commencons par un appel d'offre pour la création d'un site web pour un espace multimédia.
Le sujet est passionnant, mais il est demandé un projet sans prévoir d'indemnité. CENTRE MULTIMEDIA GANTNER / RENDU LE 14 SEPTEMBRE 2009 Voir Règlement de la consultation (RC_creation_site_web) > page 5 > article 4.1 > Pièces de l'offre

Lot 2 : Présentation des références ET proposition d'une identité visuelle.

Je n'ai trouvé aucune information sur une éventuelle indemnité pour le projet. Après vérification, aucune indemnité n'est prévue. Interrogée par téléphone, la personne responsable a dit s'être renseigné autour d'elle pour rédiger son texte, qu'elle n'était pas informée qu'il fallait une indemnité, et qu'il était trop tard pour le refaire (elle partait en congés 2 jours plus tard). Je lui ai servi l'analogie du boucher : si elle veut faire un grand dîner, elle ne fait pas le tour des bouchers de la ville en demandant une pièce de viande gratuite à chacun avant de choisir son fournisseur. Elle était d'accord, mais... Je lui ai envoyé le document de l'AGI, mais elle ne m'a jamais répondu.


Nous pourrions également parler du concours pour le logo de Marseille-Provence 2013.
Le cas est légèrement différent. MARSEILLE-PROVENCE 2013 / RENDU LE 15 SEPTEMBRE 2009 Voir Reglement-concours > Page 1 > Art.2 > 3. Une note d’intention présentant concept, orientations, approche d’un logo et d’une charte pour le projet de Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture.

Une note d'intention peut revêtir moultes formes.
Si c'est un texte général du designer sur son approche des identités visuelles, ça peut se concevoir, mais pour un jury lambda, cela reste très abstrait, et face à d'autres réponses moins généralistes, ce texte n'a aucune chance. Si c'est un texte directement adapté à la problématique de MP2013, c'est déjà du travail de réflexion et de rédaction. Dans le cas qui nous intéresse, vous verrez dans l'art.1 que le concours "est ouvert de façon très large aux professionnels suivants : artistes, plasticiens, photographes, designers, graphistes, illustrateurs, typographes, agences de communication, en individuel ou en collectif, etc." Imaginez que toutes ces catégories de créatifs, absolument pas sensibles à la problématique qui nous envoie vers vous aujourd'hui, ne vont bien sûr pas se contenter d'une note d'intention et enverront des dessins ou des images. Même si le jury de présélection est sensible à notre souci, il est précisé à la fin de l'article 2 que "Tout dossier incomplet ne sera pas étudié et sera rejeté." Qui jugera, avant de les soumettre au jury, quel dossier est complet s'il ne contient qu'une note d'intention généraliste sans image ou figurera le titre "Marseille-Provence 2013"?

En ce qui nous concerne, nous tenons à accorder notre confiance au jury de présélection
et avons décidé d'envoyer notre dossier en expliquant l'absence de note d'intention, conscients que nous allons au casse-pipe. Il serait intéressant qu'une bonne portion des réponses aille dans ce sens, ce qui mettrait le doigt sur la faille de leur règlement. Attention, pour répondre, il faut se pré-inscrire sur leur site http://www.marseille-provence2013.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=443&Itemid=506&mosmsg=Publication+sauvegard%E9e+avec+succ%E8s.

mercredi 9 septembre 2009

sauvons le Futura chez IKEA avec Étienne Robial

Dans sa nouvelle identité visuelle, IKEA veut changer sa police de caractère historique, le Futura, par le Verdana. Il existe une pétition mise en place sur le web pour convaincre Ikéa de renoncer au remplacement du Futura par le Verdana.

Personnellement, qu’IKEA abandonne le Futura, je m’en moque un peu (un peu comme la sortie des albums des Beatles remasterisé), mais ce qui est choquant c’est de remplacer le Futura par le Verdana (police standard du Web). En effet, nous avons un appauvrissement dramatique concernant la typo avec l’arrivée massive du web dans nos petites vies (je suis au courant que le Web à aussi apporté des choses positives;-). Nos yeux sont dorénavant habitué à ne voir plus que trois ou quatre polices de caractères différentes (Verdana, Times New Roman, Arial, Georgia...), un peu comme si nous ne pouvions plus utiliser et voir que le bleu, le vert et le rouge sans aucune nuance. Notre sensibilité typographique est donc de moins en moins affutée. Et cela va s’empirer si dorénavant même les communications « papiers » se mettent à n’utiliser que les « polices Web ». C’est aussi bien dommage car le bon choix d’une police de caractère apporte aux documents et à la communication de ce type de société une couleur, un ton, une ambiance, un état d’esprit, une élégance, un caractère (sans jeu de mot)... bref une personnalité et une âme que l'on perd totalement en utilisant les « polices standards du Web » vues et revues mille fois.

Il faut aussi savoir que le choix pour une grande société de choisir une police de caractère « standard » se fait pour des raisons économiques et pratiques, plus besoin d’acheter la police car elles est déjà installée sur toutes les machines (aussi bien MAc que Windows) et quand on envoie un mail, une NewsLetter... la forme du document sera toujours respectée car tout le monde possède ces typos sur ses machines (mêmes les téléphones portables).

jeudi 3 septembre 2009

jouer aux jeux NES dans son navigateur Web

Sur le site Web www.playnes.net vous allez pouvoir jouer aux vieux jeux NES grâce à un émulateur Java (bien-sûr cela ne marche pas sur un iPhone, car toujours pas de java, pas de flash sur ce téléphone, je sens que cette année je vais passer sous Androïd...).
Dans le même genre on peut aussi jouer à Quake directement en ligne sur le site Quakelive.com.

3D ou relief?

Fin aout, je suis allé voir avec mon fils de six ans, le dernier film de Pixar; Là-haut (beaucoup moins bien que Ratatouille, mais c'est juste mon avis).
Je fus étonné du prix de la place, justifié par le fait que le film était en « 3D » d’après la personne à l’accueil du cinéma. Trois secondes de doute, un film de Pixar en 3D, oui et alors c'est normal, non? c'est en voyant les lunettes que j'ai compris que l’on me parlait de film en stéréoscopie permettant de voir en relief.

Après la première minute de curiosité, je ne peux m’empêcher de considérer cela comme un gadget, en tout cas sur un film comme Là-haut (c'est à dire fait à l'origine pour une projection classique). Le principal problème c'est qu'il faudrait trouver un nouveau langage visuel utilisant le relief, tout comme la photo et le cinéma à leurs débuts ont découvert la notion de hors champs et joué avec. Pour l’instant le relief n'est là que comme un plus technique et marketing.
De plus j'avais la désagréable impression de regarder ce film au travers d’une petite lucarne, au lieu d’être immergé comme d’habitude dans une salle de cinéma, j’avais au contraire l’impression de m'éloigner de l’écran (surement le relief, qui en créant une profondeur réduit la sensation de grand plan immersif). Nous avons aussi une très grande perte de luminosité et de saturation des couleurs et aussi l’air ridicule (mais ce n’est pas la première fois et ce n’est pas très grave;-)

Il faut aussi noter que pour mon fils, cela n'a fait aucune différence de voir un film « plat » ou en relief, il ne l’a même pas mentionné à sa mère en rentrant à la maison (à la rigueur c'est tant mieux, il a préféré l'histoire à l'aspect démonstration technique).

De nombreux films vont dorénavant utiliser cette technique de projection en salle, c’est surtout une parade contre le piratage (pour combien de temps!), mais aussi et surtout pour nous préparer à tous de changer de téléviseur. On va essayer de nous vendre des télés en relief avec les nouveaux Blu-Ray 3D (dernière pirouette pour sauver ce format) et hop après la télé, 16/9, puis la télé plasma, la télé LCD, OLED... voici la télé 3D, j’ai honnêtement comme un gros doute (sauf pour les jeux vidéos, cela devrait avoir un intérêt), vous vous voyez avec toute votre petite famille regarder votre télé avec chacun de grosses lunettes?

mercredi 29 juillet 2009

Space invader infinity gene, la suite de Space Invaders sur iPhone

Quelques images de Space invader infinity gene, la suite de Space Invaders sur iPhone.
Taïto, ne nous ressort pas la même version qu’en 1978 en jouant sur notre nostalgie (un peu comme Lucas Art), mais au contraire arrive à nous faire un jeu novateur (c’est du Shoot quand même;-) très rapide et utilisant un graphisme très réussi, cela fait beaucoup de bien d’avoir de angles droits, des lignes de 1 pixel, du noir et blanc... sur cet iPhone où tout est d’habitude rond et mou.


mardi 28 juillet 2009

émuler l’OS du OLPC

Si vous voulez essayer d’émuler sur votre Mac (ou PC, mais je n'ai pas testé) l’interface du OLPC, vous devrez télécharger le logiciel VMare Fusion (permettant d’émuler différents OS sur votre machine, c’est gratuit pendant 30 jours) puis de télécharger l’image disque de l’OS de l’OLPC à cette adresse (attention cela fait 665 Mb et 2Gb une fois décompressé).
--> beaucoup plus d’informations sur le blog du Dr. Bert Freudenberg.

Cette interface est très intéressante dans son approche (cela fait énormément de bien de sortir de la logique de Windows ou de MacOSX), avec par exemple la gestion des bords des écrans, les notions de partage et de groupe très bien intégrées dans l’interface (un exemple de cette interface). Le design fut confié à Lisa Strausfeld de chez Pentagram.
Nous avons aussi un historique complet de ses activités durant la journée, les pictos sont aussi très bien intégrés. Cette interface pourrait à mon avis très bien marcher sur un PDA (avec un stylet).

Par contre on a la désagréable impression que le travail graphique et de design n'est pas totalement fini, la logique de l’interface est parfois curieuse, la typographie est parfois totalement incohérente et gâche cette impression de simplicité et de fluidité.
L’interface générale a été conçu dans une grande cohérence, par contre dès que l’on rentre dans une application c’est un peu la fête ;-)
Il n’y a pas de cohérence graphique dans les applications et surtout dans les exemples et tutoriels (comme vous pourrez le voir dans les images ci-dessous).
C'est bien dommage, car dès que l’on ouvre une nouvelle application, les exemples données sont très importants car ils arrivent à nous faire comprendre le potentiel de ces nouveaux logiciels (par exemple avec le logiciel EToys). Une démo de mauvaise qualité peut totalement gâcher un soft, un peu comme le premier niveau d’un jeu vidéo.

Quelques images de cet Operating System.

lundi 27 juillet 2009

Tron versus Tron 2

Après la joie, le doute!

avertissement : Ce billet va peut-être sembler bizarre pour toutes personnes nées après 1972 (le film étant sorti en 1982, il fallait au moins avoir 10 ans pour le voir). Le film TRON possède une aura totalement inexplicable pour toutes personnes ne l'ayant pas vu en salle à l'époque. Donc si vous vous dite totalement insensible à ce film, et que n'avez pas encore 40 ans, ce n'est pas bien grave ;-)
Personnellement j’ai vu ce film à l’âge de 14 ans (en 1983 si je me souviens bien) alors que je commençais à programmer sur mon Commodore 64, vous pouvez imaginer le choc que j’ai pu avoir à la vision de ce film.

Il est toujours très compliqué de faire la suite d’un film culte, surtout quand ce film est basé sur des nouvelles technologies (qui pas essence vieillissent très vite). En cherchant bien, à part Battlestar Galactica, je ne trouve aucun exemple de suite réussie concernant une série ou un film de science fiction (principalement pour des raisons financières). Dans les exemples les plus navrants nous pourrions citer les suites de la planète des singes, de la trilogie de la guerre des étoiles (même si dans ce cas il s'agit d'une préquelle), d’Alien, de 2001 l’odyssée de l’Espace (2010 l'année du premier contact), Mad Max, Starship Troopers... nous pourrions continuer longtemps comme cela.
Donc apprendre qu’une suite d’un film comme TRON est en cours de réalisation fait assez peur (un peu comme si on nous annonçait une suite de Blade Runner par Luc Besson ;-).

Je ne vais pas faire le fan absolu (que je suis) qui va passer son temps à critiquer la moindre image salissant le souvenir de son film préféré, mais tout de même je ne peux m'empêcher de remarquer pas mal de détails qui me dérangent.
Il est aussi intéressant de voir comment le réalisateur Joseph Kosinski (totalement inconnu!) va se débrouiller pour gérer la direction artistique de son prochain film. En effet, actuellement nous pourrions avoir le même rendu que TRON 1 en temps réel sur nos PC (il existe d’ailleurs un jeu vidéo : Tron 2.0), l’enjeu n’est donc pas technique dans ce nouveau TRON, mais artistique. Comment arriver à retrouver cet émerveillement et cette poésie que nous avions en 1982 avec ces images de synthèses? Le tour de force de Steven Lisberger (le scénariste et le réalisateur de l’époque) assisté de Moebius et Syd Mead (rien que ça) fut de ne pas essayer de copier la réalité (de toute façon c'était impossible à l'époque) mais au contraire d'essayer de recréer avec les contraintes techniques de l'époque un monde cohérent et autonome. C‘est pour cela que ce film est encore magnifique en 2009 (je viens de le re-re-re-re-re-garder).
Je vous montre le teaser de TRON Legacy (2009), puis l’introduction de TRON (1982), ces deux films ont donc 27 ans de différence.





En regardant ce teaser de Tron Legacy, on peut voir de nombreuses similitudes avec le film original mais aussi de grandes différences.

On peut tout de suite remarquer le changement d’ambiance, la nouvelle version est beaucoup plus noire et violente que l'originale.
Le bruitage est aussi totalement différent, alors que dans la première version nous avions des sons électroniques proche des jeux vidéo, dans cette nouvelle version nous avons malheureusement des sons (particulièrement dans les chocs entre motos) très réalistes apportant beaucoup plus de violence et perdant énormément en poésie.
Il faut noter que la bande originale du film Tron Legacy sera produite par Daft Punk (pourquoi pas!) à la place de Wendy (Walter) Carlos (à l’origine de la bande son d’Orange mécanique et Shining).

Cette dureté se retrouve aussi dans les visages des protagonistes; moustache, sourcil, rides, éclairage bleu et froid...




Le corps est aussi beaucoup plus musclé et saillant, cela fait parti de l’évolution des corps au cinéma depuis quelques années, je vais aussi parier que les femmes dans TRON Legacy auront des tours de poitrines beaucoup plus imposants que dans le premier TRON ;-)



Évolution du design des fameuses motos (Light Cycles), nous perdons cet aspect arrondi au profit d’un design plus proche d’une BMW.



La fissure (faille de sécurité logicielle) est aussi très différente, l’une presque abstraite, l’autre au contraire qui essaye d’être réaliste avec des effets de matières totalement inappropriés dans cet univers de lumière.




Même chose pour l’explosion, surtout pour le design sonore.





La ville, peut rappeler Metropolis, voir le château de Walt Disney et aussi (merci Loïc) la ville que l'on découvre dans les premiers épisodes du manga Prince Norman d’Osamu Tezuka.






Par contre je trouve très bien d’avoir repris Jeff Bridges. C'est presque obligatoire dans un remake ou une suite de film culte de reprendre l’acteur original.



La scène de course de moto est aussi intéressante, car premièrement elle est emblématique du film d’origine, et deuxièmement elle se passe réellement dans un espace en trois dimensions. Dans la scène originale nous avions des objets 3D (les motos) qui se déplaçaient sur un plan (un espace 2D) alors que dans le teaser, nous avons un jeu sur différents plans. Par contre j’ai un peu peur de l’esthétique « centre commercial » et « grand huit » des escaliers permettant de changer de niveaux.



Ce que nous pouvons aussi regretter c’est l’absence d’humour dans ce teaser, contrairement au film original (mais attendons tout de même de voir le film avant d’hurler;-)
Quelques exemples de clins d’œil dans TRON premier du nom.



Pour finir sur une note plus optimiste, voici une version suédée de TRON par les frères Hueon sur Dailymotion.



Une petite mise à jour (remarque de Blogueur Influent) concernant la variété et l'utilisation de la couleur dans Tron.

vendredi 24 juillet 2009

Hadopi, identité visuelle

Sur le site du ministère de la Culture, un avis d’appel à candidature pour la Conception de l’identité visuelle de la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet. Date limite de remise des offres: 4 août 2009 à 12h00.

Caractéristiques principales du marché:
• Positionnement clair et distinct de la communication de l'HADOPI
• Faire que cette communication - logo et charte graphique - soit identifiable par tous, qu'elle soit aussi compatible avec des impératifs de communication institutionnelle.
bon courage (ça, c’est moi qui le rajoute ;-)

Bien-sûr des compétitions viennent de commencer sur PCinpact, sur 20 minutes, bientôt sur ZDnet sur Ecrans et surement beaucoup d’autres sites.

mardi 21 juillet 2009

lectures studieuses pour cet été

Je pars très bientôt en vacances et voici les livres que je vais tenter de lire durant cette période,
Les Médias Géolocalisés de Nicolas Nova.
Objets bavards de Bruce Sterling (l’auteur CyberPunk avec un roman comme Les Mailles du réseau) .
Hermès, N° 53 Traçabilité et réseaux : , ouvrage collectif.
Le jeu à son ère numérique : Comprendre et analyser les jeux vidéo de Genvo Sebastien.
L'entonnoir : Google sous la loupe des sciences de l'information et de la communication, ouvrage concernant Google, que j’ai commencé à lire, pour l’instant il s’agit du livre battant le record du nombre d’utilisation du mot « sérendipité », mot très à la mode dès que l’on parle de Google ;-)

(maj) je précise ces livres sont sur support papier, et pas sur cet affreux Kindle d’Amazon ;-)
--> il y a quelques jours, les versions électroniques de deux ouvrages de George Orwell, 1984 et La Ferme des animaux se sont retrouvés effacés des Kindles par Amazon. Le fait que cela tombe sur Orwell est vraiment trop beau, on dirait une grosse plaisanterie, mais visiblement non!
--> sur le blog de Jean Noël.

mardi 16 juin 2009

dans les rues de Riyadh

Quelques photos de typos et de signalétiques dans les rues de Riyadh, ce n’est pas évident de sortir un appareil photo dans cette ville (surtout ne pas photographier les femmes).

samedi 13 juin 2009

Riyadh en Arabie Saoudite

Quelques photos du désert qui entoure la ville de Riyadh.
Je viens de retrouver les données GPS :
24°12'54.13"N
46°44'63.84"E

vendredi 12 juin 2009

47° à l’ombre

47° à l’ombre, un peu trop chaud pour moi, je vous laisse deviner où je suis en ce moment.
J’espère continuer mon safari typographique, mais par cette chaleur cela me semble un peu compromis.

mercredi 10 juin 2009

après Natal, Milo...

Voici une vidéo de démo du projet Milo (à la suite du projet Natal) présentée lors de l’E3 par Peter Molyneux, alors comme d’habitude avec Peter Molyneux il faut faire très attention (ce monsieur est le spécialiste des démos un peu trop enthousiastes, même si je dois lui témoigner le plus grand respect, il m’a juste sauvé la vie lors de mon service militaire avec Populous et surtout Syndicate ;-).
Bref nous avons un mélange de reconnaissance faciale, vocale, capture de mouvement et intelligence artificielle (c'est à ce moment que j’ai le plus grand doute).
La reconnaissance des « émotions » via la reconnaissance faciale me semble très intéressante (je suis beaucoup plus critique pour la reconnaissance vocale, cela marche très bien, mais parler à sa console, à sa télé ou à son téléphone j’ai de gros doutes), arriver à faire passer des messages à son ordinateur juste par l'expression de son visage est assez enthousiasmant, même si cela peut aussi faire peur dans le même temps. Maintenant à nous de trouver à quoi ça sert, car dialoguer avec un avatar cela ne m’enthousiasme guère, par contre arriver à baisser le volume de ma télé, changer de chaîne, répondre à des SMS, mettre sur silence son téléphone... juste par une expression du visage, tout en restant avachi dans mon canapé, le rêve ;-)
Si je résume, nous allons avoir dans notre salon la reconnaissance faciale + la reconnaissance vocale + capture de mouvement + capteur de position + infrarouge (on peut donc connaitre votre température) + capteur de pression artérielle (Nintendo a présenté un système de ce type) + pèse personne (encore Nintendo avec sa Wii Fit) + intelligence artificielle...


mercredi 3 juin 2009

e-Book, un avenir ?

Personnellement je ne crois pas du tout au livre électronique (par contre l’encre électronique oui, mais peut-être pas sur un lecteur portable), en tout cas pas sous sa forme actuelle : rigide, avec une interface proche d’un téléphone portable des années 90, en noir et blanc, lent, prenant de la place dans mon sac (qui est déjà rempli d’un ordinateur portable, d’un téléphone et d’un appareil photos + tout les câbles et alimentations), faisant un gros flash à chaque rafraîchissement de page (on dirait du html;-), très cher et surtout avec un contenu pas (encore!) adaptée à ce nouveau support (on plaque le contenu papier bêtement sur ce nouveau support sans aucune, ou presque, transposition). On a visiblement tiré aucune leçon des années 2000 avec la première vague des livres électroniques (Cytale et autres).
De toutes façons les iPhone ou les autres PDA vont remplacer à terme ces lecteurs (voir un article précédent) si rien de change. Et justement les choses semblent bouger avec cette présentation de Plastic Logic, qui nous montre un « device » beaucoup plus fin et surtout tactile. J’ai pu souvent observer lors de démo que les gens (et moi le premier) instinctivement touchent le « papier » pour naviguer dans le contenu. Il semble logique de toucher le « papier », bref cette direction me semble très pertinente.
Maintenant face à un iPhone je reste dubitatif, surtout que Plastic Logic pense lancer ce nouveau lecteur dans deux ans (si tout va bien).



mardi 2 juin 2009

enfin du nouveau pour nos mails

Google nous présente un nouveau système (Google Wave) permettant de mieux gérer nos mails. Il est assez étonnant de voir que nos « mailers » ressemblent encore comme deux gouttes d’eau à ce que nous avions dans les années 80, même si nous recevons je pense 100 000 fois plus de mails qu’à l’époque (avec les spams).
Google nous présente donc toute une série de nouvelles possibilités basées sur les flux d’informations en temps réel (un peu comme si nous partagions le même écran), mais nous avons toujours et encore toujours de nombreuses fenêtres bien rectangulaires polluant notre écran et notre lecture (c’est mon obsession du moment, comment changer ce vieux système de multi-fenêtrage dans nos interfaces?).

mercredi 27 mai 2009

2ème conférence internationale : Le design de presse

2ème conférence internationale : Le design de presse ce jeudi 28 mai organisé par l’IFRA.

Le design de l’information multi-plateformes pour capter l’attention des lecteurs, internautes et mobinautes.

le texte du dossier de presse :

Dans un environnement concurrentiel toujours plus âpre, il devient vital de rendre ses contenus disponibles à tout moment et en tout lieu à travers l’imprimé, le web ou encore le mobile. Dès lors, se pose la question de se distinguer de vos concurrents en offrant à vos lecteurs, internautes ou mobinautes une conception graphique propre à votre marque et engageante ! En travaillant l’accessibilité à vos contenus (print, web) et leurs usabilités, le design de presse est là pour vous aider à :
- Bien organiser vos journaux, magazines pour les rendre accessibles et lisibles,
- Faciliter la navigation et l’interaction sur vos sites web,
- Concevoir une interface mobile attrayante et efficace.
Le jeudi 28 mai, nous avons réuni pour vous les designers de presse les plus réputés dont Mario GARCIA...''

dimanche 10 mai 2009

Christine is watching you!

Je suis un peu loin (géographiquement) de tout ça, mais voici le lien vers le site j’affiche.

En Australie, ils ont trouvé un système très bien contre le piratage, internet est très très lent et une ligne à 512K coute en gros plus de 50 euros par mois (donc vous pouvez imaginer une ligne à 30 Mo;-).

vendredi 8 mai 2009

Melbourne jour 4

Et voilà, c’est fini, trois jours de conférences + grosse fête vers la fin.
Voici une petite liste de ce que j’ai trouvé particulièrement intéressant (je n’ai malheureusement pas pu voir toutes les conférences) :

Stephen Banham designer australien
• Sephan Seigmeister (c’est la première fois que je voyais une RockStar du graphisme sur scène)
• Tyler Cann New (conférence sur Len Lye le plus grand animateur Néo-Zélandais)
• Trevor Choy, avocat spécialiste des droits d’auteurs particulièrement clair, il demande à l’assistance quel pays copie le plus en Asie : Vietnam, Chine, Thaïlande? en fait c’est l’Australie! (même si l'Australie n’est pas en Asie nous sommes d’accord)
• Sean Cummins (un « pubeux » avec une approche particulièrement originale, il se demande par exemple pourquoi toutes les pubs se ressemblent, il est aussi l’auteur du "Best Job in the world" ...)
Julia de Ville avec ses lapins empaillées...
• Steven Mieszelewics & Nimrod Weis de ENESS, paysages interactifs...
• Tobias Frere-Jones de typography.com
• Paul Garbett designer Australien
• Richard Hoare designer industriel (juste pour l’anecdote, il s’est fait passer pour Jean Michel Jarre au début de sa conférence, j’ai eu super peur;-)
• Phillip Millar (ça se prononce en anglais comme Philippe Millot;-), un fou qui fabrique des dinosaures qui courent et qui marchent, mais en taille réelle... Philip Millar est en fait un très grand marionnettiste (il travaille beaucoup pour le cinéma) qui pour se détendre après le travail fabrique des dinosaures.
• Harry Pearce de Pentagram UK
• Marina Willer de chez Wolff Olins à Londres
• Stanley Wong de Hong Kong, toujours entre la publicité (il fait par exemple toutes les affiches de Wong Kar-Wai mais aussi McDonald's) et le domaine artistique (installation personnelle, photos magnifiques de la Chine populaire...)
• Garson Yu de yu+co, créateur des génériques des films Watchmen, 300, Hulk, Desperate House Wifes....
• et bien-sûr le meilleur de tous, Werner Jeker (je vais faire un prochain billet concernant ses affiches)

Un très grand merci à toute l’équipe de l’AGIDEAS et aux étudiants Australiens et Néo-Zélandais particulièrement chaleureux et enthousiastes (et c’est rien de le dire;-)

mercredi 6 mai 2009

Melbourne jour 3

Début des conférences avec Stephan Sagmeister, Garson Yu... et moi-même (je suis passé dans la matinée et tout va bien!).

Pour info, voici quelques photos de la salle, plus de 2 500 places sur trois niveaux, la salle est totalement remplie pendant trois jours. Je peux vous dire qu’une fois sur scène devant presque 3 000 personnes, vous faites beaucoup moins le malin surtout avec ma grande maitrise de l’anglais;-).
Le public est constitué pour moitié d’étudiants en design et pour l’autre de professionnel. Chaque intervenant doit faire une présentation de 40 minutes (très très précisément) devant cette salle immense.
Les principaux sponsors sont Adobe, Design Victoria et Artisan, cela pourrait donner des idées à Adobe en France sachant que toutes les places furent vendues en moins de deux semaines...

Quelques photos de la salle avant et après l’arrivée du public, avec pour débuter une conférence de Stephan Sagmeister.

Melbourne jour 2 et 3

Quelques photos de mon voyage à Melbourne. Depuis lundi notre programme fut bien chargé, lundi WorkShop au RMIT avec des étudiants en design graphique et dès mardi début des conférences (sur trois jours).
Voici quelques photos du WorkShop avec Stephan Sagmeister, Werner Jeker, Stanley Wong (que j’avais pu interviewer lors de mon périple asiatique), Harry Pearce et moi-même.
Lors de mon WorkShop (volontairement sans aucun ordinateur à proximité), nous avons pu travailler sur des systèmes de pliage permettant de faire des livres à lecture (un peu) aléatoire (ce qui m’intéresse énormément en ce moment), avec honnêtement des résultats très intéressants et assez amusants (des livres à déchirer, des livres en forme d’aliment, des navigations par Pop-Up...).

Des photos prises dans les bâtiments de l’école lors du WorkShop.

dimanche 3 mai 2009

préparation de l’exposition code_source pour Chaumont

Quelques photos prises la semaine dernière à l’atelier; récupération de vieilles télévisions chez Emmaüs (sans prise Péritel!), passage obligatoire rue Montgallet (j’avais oublié, mais j’adore;-), redémarrage de (très) vieilles machines, nous avons aussi pu faire plus de douze interviews dans la semaine (Gabriel Jorby, Jean-Louis Fréchin, Sacha Gattino, Nicolas Baumgartner, Jean-Jacques Birgé, Jean-Philippe Bazin, electronic Shadow, Hervé Mishler, Rémy Bourganel, Fabien Voyer, Philippe Michel, Christophe Rebours....).

lundi 27 avril 2009

à la course

Un peu débordé en ce moment (je suis en train de « finir » l’exposition code_source pour le festival de Chaumont), donc juste à la course quelques images ou vidéos :

Pour fêter les 20 ans de la (du) GameBoy, une bien jolie TimeLine.


Une publicité de Philips






et le site de la semaine (mettre absolument le son au maximum ;-)


merci Sébastien et Benoît pour ces liens.

lundi 6 avril 2009

Sega c’est vraiment plus fort que toi...

Rien à dire, un grand bravo à Sega pour son MadWorld et son The House of the Dead : Overkill sur la console Wii de Nintendo. On retrouve les plaisirs simples du jeu vidéo: ultra-violence, scénario débile et dialogues vulgaires (extrêmement vulgaire, surtout pour The House of the Dead : Overkill), après Flower ça fait du bien de retrouver des valeurs sûres ;-)

quelques exemples en vidéo :



dimanche 5 avril 2009

édition en ligne, de nouvelle questions...

édition en ligne, de nouvelle questions... auxquelles je n’ai pas vraiment de réponses :

• Le sites de presse ont de la pub partout sur la HomePage, avons-nous sur les premières de couvertures avec autant de pub dans la presse papier?

• A quoi sert le fait de tartiner de la pub sur la HomePage? alors que la grande majorité des internautes arrivent directement sur des articles particuliers sans passer par la Homepage via Google .

• La HomePage n'a pas la même fonction que la première de couve d'un journal papier.

• Il est étonnant de voir que certain blog (avec une personne ou presque) font presque autant d’audience que de grands sites web d’informations, comme les blogs Eolas ou Presse-Citron.

• il y a quelques années les gens étaient « fiers » d’avoir sous le bras, Le Monde, Libération, Le Figaro, l’Humanité... actuellement qui peut être fier de consulter Le Monde ou Libération sur son ordinateur ou sur son Iphone? Ces journaux doivent arriver à retrouver leur identité et leur légitimité sur le Net. Cela ne peut se faire que par des décisions radicales (sur la forme et le fond), sinon autant consulter Google News ou le nouveau 2424actu d’Orange.

• Comment faire confiance à un magazine uniquement financé par la pub?

• Allons nous avoir deux types d’informations, l’une gratuite et répétée à l’infini sur le Web (un écho sans fin) et une autre originale, argumentée et documentée mais payante?

• Les versions papiers vont devenir des objets de luxes? le papier doit s’affirmer en tant qu’objet, il doit assumer (et utiliser) son support physique.

• Les sites d’informations doivent absolument se différencier formellement des blogs, un journal n’est pas un fanzine...

• Il est étonnant de voir par exemple pour le site du Monde (tout les sites en ligne ou presque font des fautes typos), un nombre de fautes typographiques incroyables (utilisations des " au lieu de «, les apostrophe ' au lieu de ’...), fautes que l’on ne retrouve par sur la version papier. Preuve que la version Online est encore traitée comme un sous-produit de la version papier. Je ne connais pas trop le monde des journalistes mais je suis sûr que s’occuper de la version Online d’un journal papier n’a pas toujours été une promotion.

• Les blogs amateurs (les fanzines) sont souvent de meilleure qualité graphique que les sites professionnels, une grande partie des thèmes de Wordpress par exemple sont de grande qualité (et gratuit).

• Affirmer très fortement son identité, aussi bien formelle qu’éditoriale (les deux vont ensemble), utiliser la photo exemple d'une manière sensée, sensible et intelligente (les couvertures de Libération il y a quelques années).

le futur :

Pourquoi pas un système à la Onlive (la machine de l’utilisateur n’est plus qu’un terminal recevant des images générées par un serveur distant), permettant de contrôler parfaitement le rendu des texte, des photos et des vidéos quelque soit la machine de l’internaute. Même si ce genre de proposition va à l’encontre de la philosophie du réseau (une délocalisation totale), nous pourrions imaginer dans le futur ce genre de système appliqué à une « vraie » télévision interactive.

Nous (sommes!) serons connecté en permanence, l’accès à l'information est immédiat, nous pouvons consulter sur le même écran (le même « device ») les informations classiques mais aussi la dernière vidéo Youtube débile, ou un message de sa petite amie. L’objet de consultation sera le même (comme actuellement votre écran d’ordinateur).

Formellement les navigateurs peuvent améliorer grandement la lecture (exemple des ligatures gérées dans FireFox3), pourquoi ne pas imaginer que dans un futur proche, les principaux navigateurs permettront les césures et le multicolonnage (avec le texte courant d'une colonne à l'autre).

Amélioration des standards sur le Web par le W3C, permettant d’obtenir une formalisation typographique et de mise en écran digne de ce nom (honnêtement j’ai peu d’espoir dans un avenir proche, l’évolution étant trop lente par rapport aux besoins, car entre les définitions des spécifications et leurs applications il existe un temps considérable).

Une autre direction, la fin des navigateurs et le développement de Web Application spécifique pour chaque journal (un peu comme sur l’Iphone en ce moment, NYTimes, Le Monde...).

Disparition du web (pour la presse en ligne et les services comme la SNCF, horaire, réservations en ligne...) sur écran d'ordinateurs (un peu comme au Japon), pour se déporter vers des objets comme le téléphone, mais aussi vers des objets de la maison (écran dans la maison, table interactive, console de jeux...) ou sur les vêtements...

(maj, merci Ben) j’avais aussi oublié une évolution possible du format pdf, avec des interactions beaucoup plus sophistiquées (avec du Flash, du Flex...)

mardi 31 mars 2009

les écumoirs d’informations



Skimmer est un soft (en Air) permettant d’agréger vos flux d’informations venant de Twitter, Facebook, Flickr, Youtube et Blogger.

Nous pourrions appeler ce type d’application un agrégateur d’agrégateurs, un méta agrégateur de flux...
Cette application répond parfaitement au problème de la gestion des flux totalement délirant que nous subissons actuellement. Comment arriver à suivre l’activité de nos 500 « amis » sur FaceBook (petit message perso à Jennifer;-), à voir les photos de mes 500 photographes favoris sur Flickr, suivre les Twitters, les blogs, les forum... dans une journée de 24h? Cette application permet donc de vous donner un aperçu visuel très rapide de l’activité de vos réseaux (en plus d’avoir un design très simple et clair).

Nous allons surement voir arriver de nombreuses applications nous permettant de trier et d’avoir enfin une vision d’ensemble de nos flux d’informations, et surtout ne nous obligeant plus à ouvrir notre navigateur Web.
Depuis deux ans j’utilise par exemple NetNewsWire pour lire les flux RSS de mes blogs favoris, et honnêtement j’ouvre de moins en moins mon navigateur Web (et c’est très bien comme ça!).
J’attends aussi une version de Netvibes en Widget ou en application locale...
A force de se faire la guerre, les Firefox, Internet Explorer, Safari, Opera, Chrome... vont arriver à ce que les utilisateurs (et les développeurs) se détournent de ces outils et se retournent vers des applications plus spécialisées (et sans problème de compatibilité insupportable) en Air, Silverlight, Java, C++ (ou ce que vous voulez). Même si je suis tout à fait conscient qu’un navigateur est très utile voir indispensable dans bien des cas, par exemple le web-mail fut une vraie « révolution ».

--> vu sur le blog www.gabyu.com

vendredi 27 mars 2009

le futur de l’édition en ligne, quelques hypothèses

Dans ce billet je me propose de parler de l'édition en ligne et de son avenir (si c’est possible). 
Il s’agit de mes notes préparant une conférence sur la presse en ligne qui aura lieu ce 7 avril (organisée par e-artSup).
--> un lien vers le pdf de présentation de cette conférence.

Petites précisions avant de commencer : 

• Ce billet est particulièrement long et le format vertical de ce blog est particulièrement mal adapté à ce genre de texte. Justement ce texte parle de ce problème, donc, faites ce que je dis mais pas ce que je fais;-)
• je ne parlerai pas du fond et de la pertinence des articles des journalistes, je vais me focaliser essentiellement sur les formes et les usages de notre « consommation » de l’information en ce début du XXIe siècle. 
• Je suis abonné à Mediapart et arrêts sur images, et je lis régulièrement le Monde et Libération (en ligne la semaine et dans sa version papier le samedi).
• je trouve que nous vivons une période absolument passionnante avec des milliers de choses à découvrir et à inventer dans ce domaine. 
• j’essaye aussi d’analyser la manière dont je lis depuis ces quatre dernières années.
• Il s’agit d’une série de notes pas encore bien articulées entre elles, ce texte est juste un brouillon permettant de préparer un débat que l’on peut commencer içi.

résumé

Si vous n'avez pas le courage de lire cette longue colonne de texte (pas du tout adaptée à une lecture attentive), en voici un résumé (ou le pitch).
La presse sur papier décline, mais les versions online ne sont absolument pas satisfaisantes pour les lecteurs.
L’avenir de la presse ne serait-il pas sur l’iPhone (ou autre PDA avec un grand écran) mieux adapté à une lecture verticale et fragmentée?

Introduction 

Nous sommes à une période charnière, la presse traditionnelle papier (je parle des Libération, Le Monde, Le Figaro...) est au plus mal financièrement. Depuis environ cinq ans, une mutation inexorable se produit: 
• de moins en moins de lecteurs pour les journaux 
• apparition des gratuits,
• de moins en moins de petites annonces (un des principaux revenus de ces journaux il y a quelques années), 
• de moins en moins de publicité dans les journaux papiers et migration des budgets vers le Online (avec Google devenant le partenaire indispensable et remplaçant presque totalement les régies publicitaires.) 
• des frais d’impression et de distribution toujours fixes 
• pression financière et donc politique (de nombreux « scoop » sortent dorénavant via la presse en ligne beaucoup moins soumise aux pressions financières et politiques, pour le moment en tout cas!) 
• apparition de concurrents sérieux et crédibles en ligne (Rue 89, Bakchich, Mediapart mais aussi des sites francophones Suisse, Belge... )
• concurrence avec les blogs amateurs. 
• une très tardive prise de conscience des journalistes de l’importance d’internet (écoutez un peu le discours de Philippe Val pourtant souvent très pertinent, mais son discours concernant le Net est incroyablement caricatural, Wikipedia, c’est mal, le blog c’est Le mal... on se croirait dans un reportage de TF1 concernant les jeunes et les jeux vidéos). 
• concurrence de la radio et de la télé, toujours en avance techniquement sur l’actualité 
• crise de confiance des lecteurs auprès des journalistes (on nous cache des choses, les journalistes sont les amis des politiques...)
• vieillissement du lectorat et surtout non renouvellement des lecteurs 
• apparition de nouveaux supports de lecture comme les PDA, téléphone ou même le livre électronique (on va y revenir plus tard) 

Voici donc résumé brièvement les nombreux changements que la presse traditionnelle doit prendre en compte.

Disparition de la presse papier?

La presse papier, pour passer ce cap, va devoir donc radicalement changer aussi bien dans son contenu, son approche mais aussi dans sa forme. La presse « papier » telle que nous la connaissons va peut-être disparaître. Attention je ne parle pas des magazines ou des romans, ce genre de littérature va sûrement évoluer avec le temps mais elle va rester sur papier, en effet quoi de plus agréable et utile qu’un livre au format poche dans le train ou le métro? quoi de plus flatteur pour des photos qu’un magazine imprimé sur du beau papier? Tout comme la presse enfantine (les livres pour enfant n'ont jamais été aussi beaux et intelligents qu’actuellement), il va y avoir évolution dans la forme et le contenu mais pas disparition du support papier (exemple de la non disparition du théâtre malgré l'arrivée du cinéma). 
Par contre pour la presse traditionnelle, je ne parierai pas pour son avenir sur papier dans les 10 ans avenir, même si cela peut sembler choquant pour beaucoup de personnes la presse papier me semble condamnée, en tout cas sous sa forme actuelle. 
C'est un peu comme la production automobile actuelle, nos « grands constructeurs » nous font croire que ce n'est pas possible qu’ils disparaissent, que leurs voitures disparaissent... mais si ces voitures ne sont plus adaptées à notre monde, pourquoi ces voitures à quatre roues avec un moteur à explosions roulant à 200 kh devraient elle encore être produites? Si elles ne répondent plus du tout à nos usages et à nos attentes, devons-nous quand même en acheter? Il serait temps de se poser la question pour ces constructeurs (du Monde entier, je n’ai rien personnellement contre Renault ou Citroën;-) de la notion du déplacement dans notre monde. Que veut dire déplacement? que veut dire voyager au XXIe siècle? et essayer de nous proposer des solutions adaptées au lieu de nous obliger à nous déplacer comme au milieu du XXe siècle (avec comme menace implicite: « si vous n’achetez plus nos voitures, il va y avoir beaucoup de chômeurs et ce sera votre faute! »). Les producteurs dans la musique nous font la même chose: « si vous n’achetez plus nos disques, la création artistique est en danger! ». Bon je m'égare, mais l’attitude de la presse papier en France me fait un peu penser à ça: « si vous n'achetez plus nos journaux la démocratie est en danger! », je caricature, bien sûr!.
Il faut surtout se poser des questions comme : l’information en 2009 c’est quoi? de quelle manière les gens lisent? comment accédons-nous à l’information? quel support semble le plus approprié pour la lecture? le grand format des journaux est-il approprié à nos mode de lecture, de déplacement...

Je me propose de regarder devant moi. 

Curieusement la plupart des articles concernant l’évolution de la presse en ligne ou sur papier ne s'intéressent jamais à la forme ni au support se trouvant dans nos mains et devant nos yeux. Nous avons de nombreuses et brillantes analyses financières, sociologiques, politiques, économiques, historiques et même marketing, mais jamais (ou presque) la question de la forme (physique et graphique). Je suis graphiste de formation, je dis donc voir la réalité un peu déformée (toujours essayer de deviner la police de caractère d’un magazine, la grille, la technique d’impression, la qualité du papier, les couleurs, les interlignages, les interlettrages, les césures, le logiciel utilisé, les fautes typos, les capitales accentuées... bref je deviens fou;-). 

Je prends l’exemple du journal Le Monde, la version papier me semble très satisfaisante, j'arrive très rapidement à comprendre l’ensemble de la mise en page, la lecture est fluide, notamment grâce à une grille sur 6 colonnes et aux caractères utilisés. La hiérarchie de l’information est très bonne, je trouve assez facilement l’information que je cherchais, mais aussi et surtout des informations de que je ne cherchais pas mais qui m'ont tout de même intéressé. C'est à mon avis la grande différence avec une version online. Sur le web: on trouve ce que l'on cherche, dans un journal papier on trouve aussi ce que l'on ne cherchait pas. C'est une différence fondamentale pour moi. La lecture régulière d’un journal papier va vous ouvrir vers de nouveaux horizons, au contraire la lecture unique de sites web, va vous spécialiser grandement dans un domaine sans vous ouvrir vers d’autres horizons. 
Si nous comparons avec sa version en ligne (même si Le Monde papier et Lemonde.fr sont en fait deux sociétés différentes), nous pouvons y voir une totale incohérence graphique entre la version papier et la version Online. Honnêtement, si il n'y avait pas le logo Le Monde en haut à gauche de l’écran, nous pourrions confondre avec n'importe quel autre site d’infos en ligne. Comme d’habitude, la version online (pas uniquement celle du Monde, ce discours peut-être appliqué à presque tous les sites en ligne, voir à tous les sites Web en général, ce blog y compris) est catastrophique visuellement et typographiquement parlant. Nous perdons d’un seul coup plus de 2000 ans d’histoire de la typographie et de la lecture. Pour des raisons techniques, mais pas seulement, avec le Web (qui fête ses 20 ans ce mois de mars 2009) nous ne pouvons plus utiliser facilement: 
• le multicolonages (la base même de la lecture d’un journal sur papier), 
• les césures (permettant de rendre beaucoup plus harmonieuses les lignes de textes dans les colonnes) 
• un choix de la police de caractères est limité grossièrement à l’Arial, Courier, Times New Roman, Georgia, Verdana, Comic sans (on ne rit pas;-), il faut aussi remarquer que ces caractères ne sont pas du tout adaptés à une utilisation sur écran (sauf le Georgia, Verdana dans des corps précis) 
• les capitales accentuées, les Œ, les ç, les ligatures, les approches de paires (on pourrait continuer longtemps comme ça)...
Ces « détails » typographiques, ne sont pas à prendre à la légère, nos yeux (et surtout nos cerveaux) sont habitués à lire d’une certaine manière en respectant un grand nombre de conventions typographique. Ne plus respecter ces règles typographiques ne fait que ralentir la lecture et la rend pénible (pour caricaturer nous pourrions dire qu’une bonne typographie c’est celle qui ne se voit pas, tout comme un bon montage au cinéma.). Les règles typographiques ne sont pas là pour « faire joli » ou faire plaisir à quelques typographes grincheux, mais au contraire à faciliter, à hiérarchiser, à fluidifier la lecture afin de mettre en avant le contenu du texte. 
La lecture d’un journal papier est un plaisir, la lecture d’un site web de presse est une obligation. La lecture en ligne est beaucoup plus pénible et fastidieuse, la hiérarchie de l’information est difficilement compréhensible...
Il existe même un outil comme:Readability permettant de rendre l’expérience de la lecture de meilleure qualité sur le web, malheureusement cette technique uniformise graphiquement totalement le contenu, mais c'est une piste intéressante.
Par contre il faut noter un avantage incroyable des sites en ligne : les commentaires des internautes et les discussions que cela peut engendrer très rapidement.

Comparaison du site Le monde sur Iphone et sur le site web classique.



Si nous comparons sa version Web et sa version Iphone, il est incroyable de voir que le nombre d’informations pertinentes pour le lecteur (j’enlève donc la publicité et les barres d’interface du système) est exactement la même (voir l’image au-dessus, même si elle es très malheureusement très réduite). Malgré une surface de visualisation huit fois plus importante, le site du Monde sur le web ne montre pas plus d’informations (même nombre de signes et autant de photos) que sa version iPhone!
écran Iphone: 480/320 = 153 600 pixels
écran PowerBook 1440/900 = 1 296 000 pixels

Un des grands avantages sur le web étant la séparation du contenu et de la forme, il serait donc normal que le site s’adapte à la taille et à la résolution de l’écran de l’utilisateur, mais malheureusement le design du site est fait pour une taille unique d’écran (en général le 800/600 datant de plus de dix ans) au détriment de la majorité des utilisateurs actuels.
Le site de Voyages-SNCF (le plus mauvais exemple de site web au monde à mon avis) est très bien sur iPhone (http://voyages-sncf.mobi/). Il est très intéressant de remarquer que les contraintes techniques très fortes de la visualisation sur un iPhone poussent les concepteurs à être beaucoup plus pertinent et à aller à l’essentiel au grand bénéfice de l’utilisateur.

exemple de la place « perdue » dans un site web comme Le Monde.


Dans cet exemple, il ne reste que 30% de la surface utilisée pour de l’information pertinente (dans le rouge) pour le lecteur. Entre l'interface de l’Operating System, celle du navigateur et la mauvaise gestion de la taille de l’écran nous arrivons à ce constat d’échec.

Confrontation entre logique utilisateur et logique informatique. 

Avez-vous remarqué que tous nos sites d'informations (ce blog y compris) sont tous structurés verticalement en empilant indéfiniment les informations (essentiellement pour des raisons techniques), mais nos écrans sont tous ou presque horizontaux. Il est assez curieux de penser que les sites web sont tous conçus verticalement alors que leurs supports de visualisation sont tous horizontaux (le format 16/10 devenant la norme depuis quelques années pour des raisons de coût de fabrication). 
Nous nous retrouvons bien vingt siècles en arrière à l’époque du Volumen (grand rouleau) et avant l’apparition du Codex (un livre avec des pages reliées permettant le feuilletage).

exemple du site Le Point :

Voici une capture d’écran du site Le Point, ce site pourtant est l’un des mieux fait du moment, utilisation de photos, textes assez court, navigation très simple... ce site marche en fait très bien sur un iPhone (je vous jure que je ne suis pas payé par Apple;-) mais sur mon écran d’ordinateur j'aimerai une mise en page mieux adaptée à ma surface de visualisation horizontale, à mon utilisation de la souris... bref nous sommes encore à la préhistoire de ce que l’on pourrait faire techniquement et graphiquement.


Nous sommes dans une confrontation assez intéressante, pour des raisons techniques il est plus facile de faire un site avec des infos s’empilant verticalement, alors que le lecteur final, lui possède un écran fait pour une lecture horizontale. Il y a donc une fois de plus une opposition entre ce que permet la technique et ce qui est utile pour l’usager, malheureusement pour le moment nous privilégions d'abord les contraintes techniques.

C’est un peu comme le fameux menu « démarrer » de Windows dans lequel on doit cliquer pour éteindre son PC. Il existe une confrontation entre une logique technique (éteindre un PC, c’est avant tout démarrer de nombreuses procédures permettant d’éteindre « proprement » la machine) et une logique d’utilisateur (éteindre son PC, c’est un peu comme éteindre la lumière avec un interrupteur). Pour l’instant Microsoft privilégie une logique technique dans son Operating System, mais je suis sûr que cela va changer très prochainement (Microsoft communique de plus en plus sur le design, les usages, Microsoft parle même de supprimer des fonctionnalités inutiles dans son prochain Word...).

un exemple de ce que l’on pourrait faire avec le site du Point

J’ai pu faire une tentative de réponse ergonomique (ne prenez surtout pas cela pour quelque chose de fini, c'est juste une piste de réflexion), j’ai pris le vrai contenu du site (la home page du Point) et j'ai essayé de la faire rentrer dans mon écran (PowerBook...) sans aucune contrainte technologique (Html, java, Ajax, flash, Silverlight... je m’en moque à ce stade de la réflexion).
Vous pouvez voir cette démo en téléchargeant ce fichier QuickTime (150 Mo avec le son, --> clic droit / enregistrer le lien sous...).
Attention cette vidéo est en taille réelle, donc il vous faut un écran de 1440 pixels de large (75% des lecteurs de ce blog ont une largeur d’écran de 1600 pixels ou plus, désolé pour les autres).



--> exemples des étudiants ayant travaillés sur ce même sujet.
Et aussi un lien vers une controverse concernant ce genre d’exercice.

La forme physique des journaux

L’encre qui tache les mains, le format, le type de papier, le format pliable... sont-ils adaptée à nos usages?

le CD audio

est-il le bon support actuel pour la musique? L’usage que nous avons actuellement de la musique est différent (mobilité, échange, streaming...). Les musiciens ayant des morceaux dans des jeux comme Rock band n’ont jamais été aussi bien payés, il existe donc des solutions financières, mais pour cela il faut changer les offres proposées.
Des sites comme Spotify ou Deezer me semble de bonnes pistes de réflexions.

La radio

De son côté, la radio, avec le Podcast s'adapte et utilise très bien les nouvelles possibilités technologiques, avec pour preuve la politique d’Arte radio, France Inter ou France Culture. En effet ces radios offrent une grande diversité de leurs programmes via les Podcast et le téléchargement libre, cela permet de se replonger dans les archives et surtout de pouvoir écouter ses émissions préférées quand on veut. Un autre exemple, dans un autre genre est celui de la radio Skyrock et ses skyblogs qui se retrouve tout de même le troisième site le plus visité de France d’après Alexa juste après Google mais devant FaceBook (juste pour info le site de la Sncf, ne se trouve qu’à la 50ème place;-).

et la télé?

Mais que fait la La télé ou le cinéma avec la VOD? il existe un nombre incalculable d’offres de VOD, mais toutes différentes, avec des prix différents mais aussi avec des solutions techniques toutes différentes (certaines marche 24h, d’autres 2 h, en streaming, en téléchargement, d’autres juste sur PC?...) bref il est plus facile de pirater un film que de l’acheter en ce moment (en plus vous avez les sous-titres pour les VO). 
par contre il existe des exemples intéressants, comme la chaîne France 24 avec son site pour Iphone ou LCI mettant presque toutes les émissions en Podcast.

des solutions techniques

Il existe aussi de nombreux développeurs proposant des alternatives, des outils, de nouvelles librairies, du code... permettant d'’améliorer grandement la lecture, en vrac quelques exemples: 
www.smashingmagazine.com
nous avons des exemples des possibilités du futur CSS3
le multicolonnage avec Malo et aussi Emastic
Blueprint et aussi 960.gs
le blog de Vladimir Carrer
évolution dans le choix de ses polices (pas pour tout de suite): http://blogs.adobe.com/typblography/
Des précisions sur les polices. eot (système permettant d’encapsuler la police de caractères).
police de caractères et CSS3
pour tester ses typos: typetester.org/
un site concernant la grille: http://www.thegridsystem.org/
et bien sûr Flash (pour l’instant la meilleure alternative concernant la typo sur le web, mais ayant aussi beaucoup d’autres désavantages, surtout techniques) un plugin permettant de faire du multicolonnage.
Une très belle expérimentation sur le site du NewYork Times.

Il faut aussi noter les exemples des polices de caractères dessinées pour l’écran livré avec Flash CS4, comme avec Ceriph, Copy, Header, Hooge...

En parlant de Flash, on ne comprend toujours pas pourquoi Adobe n’utilise pas les algorithmes très performants concernant la typographie d’InDesign à Flash. Il est assez surréaliste de penser qu’une même société n’utilise pas ses propres avantages. Si nous avions les possibilités typographiques d’Indesign intégré à Flash se serait extraordinaire (finesse typo, césure, interlettrage très fin...). Mais une fois de plus nous avons visiblement une confrontation entre deux cultures différentes, l’une technique avec Flash (le Web est avant tout une affaire technique), et l’autre axée sur la lecture et la typo avec InDesign.

(maj) une démo de ce que l’on peut faire avec le Text Layout Framework de Flash 10.

s’affranchir du navigateur web

Pourquoi ne pas faire un « petit » Reader en Air (ou une autre technologie permettant de faire des Widgets installés en local) permettant de lire les flux d’informations d’une manière beaucoup plus ergonomique (bonne police de caractères, taille de l'écran..)? L’idée serait de remplacer le navigateur web (avec toutes ses contraintes techniques) par une application beaucoup plus autonome techniquement et graphiquement.
--> Exemple du Times Reader qui s’adapte à la taille de l’écran et reprend une lecture horizontale (merci Olivier;-)
--> une démo vidéo est visible à cette adresse.
--> une explication plus précise techniquement sur tv.adobe.com/

Usage et temps de la lecture

Concernant la lecture, il faut distinguer différentes choses:
travail ou divertissement
roman ou magazine
lieu de consultation
appareil (device) de consultation

le futur de l'édition électronique ne serait-il pas sur les PDA et l’iPhone?

Aux États-Unis L'iPhone (avec l’Itouch) prend la tète des navigateurs Internet de poche avec 38 %, contre 22 % pour Opera, 18 % pour Nokia, 5,8 % Blackberry, 3.4 %. pour la PSP.

En effet l’iPhone (ayant autant de défauts que de qualités, mais le « copier-coller » arrive tout de même cet été), permet de naviguer presque normalement sur des sites web (il manque un player flash!!!!!!!!!!!). Son écran de 480 sur 320 pixels à 163 dpi permet de lire tout à fait convenablement verticalement, et l’usage intelligent de l'écran tactile (la rotation et zoom, mais aussi et surtout le fait de s'adapter dynamiquement à la taille des colonnes sur un site web) permet une expérience de navigation tout à fait satisfaisante pour ce genre d’objet. Il est à noter que de nombreux sites d'informations on crée très rapidement une version Iphone de leur site (Libération et le Monde étant dans les premiers à le faire), preuve du succès de ce téléphone, et sans oublier que les possesseurs d’Iphone sont aussi des cibles privilégiées (CSP ++) pour les annonceurs.
Les PDA (car il n’y a pas que l’iPhone dans la vie, il y a par exemple le Nokia N810 avec son écran 800 x 480 pixels à plus de 250 dpi) avec leurs écrans verticaux ont un grand avantage pour la lecture de site construit verticalement.
voir l’exemple du site du Monde cité précédemment.

Si nous comparons la taille d’un Iphone, il correspond exactement à la largeur d’une colonne du journal Le Monde version Papier (avec ses six colonnes par page).

allez sur un site d’informations est rarement un plaisir

Dans ces sites web, on utilise une grammaire interactive très primaire, on autorise juste le clique, pas de roll over, pas de détections du mouvement de la souris, pas de clique long, pas de drag’n drop...
Sur le web nous donc perdons toutes notions de plaisir de lecture, allez sur un site d’informations est rarement un plaisir, nous y allons d’une façon presque obligatoire mais pas par hasard (contrairement à un magazine papier, ou l’on peut tomber par hasard et avec plaisir sur des photos, un article intéressant...). Actuellement les concepteurs de site d’informations privilégient largement l’aspect technique au détriment du plaisir du lecteur. Alors que lire sur un Iphone, passer de page en page juste par effleurement de l’écran, zoomer sur un texte juste par pression sur l’écran.. apportent une sensation de fluidité inégalée et permet une navigation agréable entre les différents articles. Malgré son écran 10 fois plus petit, l’iPhone permet actuellement une lecture plus agréable que sur un écran d’ordinateur classique.

Il faut aussi noter l’apparition de logiciels sur iPhone comme Stanza (utilisant les césures, miracle!), Ichm, Ereader ou le Kindle (le format ebook d’Amazon, qui vient de comprendre que le futur de l’eBook est l’iPhone), mais cette application n’est pas disponible sur le Store Français! Nous avons aussi des solutions sur Mac ou PC comme avec Adobe digitaleditions) qui permet de lire des livres au format eBook (avec de nombreux formats différents comme les. lit,. pcr,. epub,. chm...), avec lesquels la lecture commence à devenir presque agréable sur un écran....
Il faut aussi notre que sur des sites comme www.feedbooks.com (consacré aux contenus téléchargeables pour eBook) la moitié des « livres » téléchargés, le sont au format Iphone (ce qui me rassure, je ne suis pas le seul à lire sur mon Iphone;-).

Web versus téléphone au Japon

Le web classique n’est pas très important au Japon, car les Japonais préférèrent consulter les sites sur téléphone portable. Si vous demandez une adresse ou un horaire de train à un Japonais, il ne va pas consulter son ordinateur, mais son téléphone. Le web et la téléphonie mobile sont arrivés presque en même temps au Japon (et en Corée), les mêmes services se sont retrouvés en même temps sur les téléphones et le web, et d’une manière très logique les Japonais se sont tourné vers l’outil le plus pratique (le téléphone) malgré la pauvreté des écrans de visualisation. Il arrive souvent que cela ne soit pas la meilleure technologie qui gagne (VHS/Betamax, LaserDisc/DVD, la GameBoy/PC Engine GT... ), mais souvent la plus simple, la plus pratique ou la moins chère.

le livre électronique

Concernant les lecteurs d’Ebook, qui va acheter un lecteur à plus de 300 euros?
(le Kindle d’amazon ou le Reader eBook de Sony sont autour de 300 euros) alors qu’un Iphone permet de faire la même chose et il tient dans votre poche (+ il peut faire téléphone, navigateur web, Ipod, console de jeux...).
Vous, qui vous promenez avec votre Ipod, votre téléphone, votre PC portable, votre appareil photo numérique... pensez-vous encore rajouter un objet dans votre sac avec ses câbles, sa housse, son transfo
Je pense que l’encre électronique va se retrouver sur de nombreux écrans (souvent en extérieur et pour des usages professionnels, un Tablet PC avec un écran utilisant une encre électronique, téléphone basse consommation...) mais que l’objet eBook n’a aucun avenir (surtout à ce prix), son usage est trop proche d’un PDA, d’un ordinateur portable, ou même d’un livre en papier. Et il n’offre pas assez d’avantages pour se différencier totalement de ses autres objets concurrents. De plus l’argument de pouvoir stoker sur son eBook énormément de livres en local est totalement obsolète, car nous allons être dans un Monde en permanence connecté ou nous pourrons accéder à n’importe quel instant à nos donnés en ligne. Essayez par exemple sur votre Iphone le soft Simplify media, cela permet d’accéder à votre librairie Itune à distance, dans autre genre Spotify permet d’écouter de la musique en streaming très facilement. Le stockage n’est dorénavant plus un problème.

Concernant la lecture de magazines en ligne je passe très rapidement sur les sites comme Zinio permettant de visualiser les .pdf des magazines papiers. Je trouve totalement sans intérêt (sauf pour de l’archivage) la lecture sur écran d’une maquette faite pour le support papier.

conclusion

J’en arrive donc à la conclusion (très très provisoire) que l’avenir de la presse à court terme (5 ans environ, même si 5 ans semble une éternité dans notre Monde actuel), va se passer sur nos PDA, Iphone et autres téléphones à larges écrans.
Les journaux (pas les magazines) vont devoir absolument passer au Online et même passer sous un format propre aux écrans des téléphones. Cela va donc changer totalement notre manière de « consommer » l’information, changer la manière d’écrire, de lire, de naviguer...
La semaine je consulte (je n'ai pas dis : « je lis ») des blogs et de sites en lignes car je n'ai pas trop le temps de me poser, mais le weekend je lis des magazines papier. Il serait donc envisageable (pour mon usage en tout cas) de faire un numéro papier de très haute qualité (contenu et contenant) chaque semaine, faisant un résumé de la semaine, avec des photos, des illustrations, des réflexions, des articles de fond, des dossiers, des retours sur les commentaires des internautes...
On garde la version en ligne gratuite, pour le flux d'informations (sans presque aucune hiérarchie) et permettant de réagir avec un système de commentaires très réactifs, et au contraire chaque semaine une version papier beaucoup plus fouillée et payante sur abonnement, avec une hiérarchisation de l'information très forte, avec un point de vue éditorial... Économiquement (et je ne suis vraiment pas un spécialiste) on peut penser que les gens ne sont pas prêts à payer pour l’info en ligne (un peu comme la musique), par contre payer chaque semaine pour avoir un « beau » magazine papier que l’on gardera, je suis sûr que cela est envisageable. Nous pourrions donc imaginer, un système fournissant du contenu tous les jours sur un support Iphone (ou autre) gratuitement, mais payant chaque semaine pour sa formule papier.

quelques liens:

--> http://lafeuille.homo-numericus.net
--> http://www.issue-magazine.net/
--> pour une écologie informationnelle
--> le blog concernant les évolutions du site du NewYork Times, à ma connaissance le meilleur exemple concernant la presse en ligne.
--> et encore un grand merci monsieur à André Behrens le designer, développeur, créateur du New York Times Article Skimmer (je vous conseille d’aller dans les settings pour vous amuser)..

ps : j’ai commencé à écrire ce texte dans un café avec ces trois personnes devant moi, avec pour chacune un mode de lecture différent (livre, ordinateur, téléphone).

mardi 24 mars 2009

PlayBoy met en ligne l’intégralité de ses archives de 1954 à 2006.

Après le New York Times (avec ses archives disponibles depuis 1851), le journal PlayBoy met en ligne l’intégralité de ses archives de 1954 à 2006, vous allez pouvoir joyeusement naviguer dans l'intégralité des pages de ce magazine (en plus le site est plutôt très bien fait, dans le genre).

mercredi 11 mars 2009

le logo de Pôle emploi, 500.000 euros! c’est vrai on a payé peut-être un peu cher...



Une fois de plus le joyeux monde de la communication et ses pratiques sont à l’honneur dans l’actualité. L’agence Nomen a réussi à vendre un logo à 500 000 euros pour Pôle Emploi (service public, je précise, ce n’est pas une boite privée qui fait ce qu'elle veut de son argent). Je ne parlerai pas de la qualité graphique ni de l’originalité de ce nouveau logo (un mélange du logo PepsiCola avec une icône web 2.0), mais juste un lien vers cette vidéo surréaliste de Geoffroy Roux de Bézieux (président de l’Unedic), remarquez le petit sourire du monsieur quand il dit avoir payé 500 00 euros, je vous laisse apprécier :



J’aimerai bien connaître les arguments de l’agence durant l’audit (si il existe), permettant de justifier même 10% de cette somme.
--> via Marianne


et juste pour le plaisir, une vidéo du grand penseur de ce monde (déjà vue mille fois, mais ça fait toujours plaisir) :



mercredi 25 février 2009

la bible PC Engine

Les éditions Pix’nLove viennent juste de sortir un nouvel ouvrage : la bible PCEngine.

Vous pouvez aussi écouter à cette occasion un podcast concernant la PC Engine sur GameBlog.fr



La PcEngine est un rêve de collectionneur;-) plus de 12 versions différentes (avec une PC Engine LT par exemple qui se vend à plus de 500 euros actuellement!), des accessoires incroyables... et surtout une série de jeu comme Gradius, Parodius, Salamander (bref les jeux de Shoot de Konami) et aussi je ne peux m'en empêcher de citer le jeu le plus débile que j'ai pu voir (et oui!): Toilet Kids (un jeu de Shoot vertical scato, merci les japonais;-)

--> pour les fans : www.pcengine.co.uk
--> et aussi un très bon émulateur MagicEngine marchant aussi bien sur PC et même sur Mac.

mardi 24 février 2009

documentaires sur les jeux vidéos : E-athletes et Rise of the video game

Rise of the Video Game est un documentaire (Discovery Channel) divisé en cinq parties concernant l’histoire des jeux vidéos. L’approche est intéressante, car en plus des interviews de Nolan Bushnell (Atari), Ralph Baer (Magnavox Odyssey), Steve Russell (Space War), Toru Iwatani (Pacman), Trip Hawkins (EA)... ce documentaire replace très souvent les évènements concernant le jeu vidéo dans le contexte historique, par exemple, l’apparition de la première console de jeu aux États Unis est contemporaine de la guerre du Vietnam (1972)...
Ce documentaire et aussi connu sous le nom de I Videogame.



Et un autre documentaire concernant la « vie » des pro-gamers : E-Athletes.
Nous suivons durant ce documentaire deux équipes de joueurs professionnels sur Counterstrike bien-sur ;-).
La bande annonce parle d’elle-même.

samedi 24 janvier 2009

Fallout 3, les trois premières secondes

Je viens juste de commencer le jeu Fallout 3 (presque dix ans d’attente depuis Fallout 2!), et la première séquence est assez impressionnante, vous assistez en vue subjective à votre propre naissance. Ce système va continuer et servir de tutoriel durant la première heure de jeu. Vous allez passer de l’état de nourrisson, à bébé, enfant puis adolescent. La manière dont vous allez réagir à certaines situations va modeler et modifier vos propres compétences (nous sommes dans un système de RPG classique).
Bref, il fallait oser et ça marche plutôt très bien. En voici un petit extrait.




--> une vidéo beaucoup plus complète

jeudi 22 janvier 2009

PS3mediaserver

Ce billet ne va pas intéresser grand monde, mais sur le site de Google vient d’être rendu disponible PS3mediaserver permettant de relier une PS3 à un Mac (ou un PC...). Ce soft permet par exemple à la PS3 de lire des fichiers vidéos (avi, mov, mkv, mp3...) se trouvant sur votre PC en utilisant VLC, donc pour une fois vous pouvez avoir les sous-titres de vos vidéos (c'est juste un exemple, mais je me suis beaucoup battu pour avoir des sous-titres sur une PS3, mais toujours sans succès). Cela marche aussi avec les fichiers vidéos en 720p et 1080p, bref merci Google et Aurélien pour l’info.

Vous pouvez aussi installer sur votre PC un serveur Twonky Media, cela marche très bien, mais il est impossible d’obtenir les sous-titres et aussi de lire des fichiers HD.

vendredi 9 janvier 2009

Amusement n°3 et uchronies

Un peu de pub pour un magazine que j’aime beaucoup (j’écris pour ce magazine;-)
AMUSEMENT n°3
videogames . interaction . style . inspiration



AMUSEMENT, premier magazine lifestyle sur les loisirs numériques est disponible. 210 pages de culture gaming & nerdy pour 5 euros
En 2009 sera publié une version internationale

J’en profite pour vous présenter ce petit texte publié dans le deuxième numéro d’Amusement. Il s’agit d‘une série d’uchronies, que ce serait-il passait si Pong n’avait pas été inventé
À partir de ce principe je me suis amusé à décrire toute une suite de possibilité, si vous voulez continuer cette série, c’est avec plaisir.

1962 SpaceWar!
où comment les ingénieurs vont dominer le Monde
SpaceWar!, fut un des premiers jeux vidéos de l’histoire, développé par des étudiants du MIT à Boston aux USA. Le jeu fut programmé uniquement dans le but de faire une démonstration technique des capacités d’un nouvel ordinateur arrivé dans l’école. Le jeu vidéo informatique est donc arrivé presque par hasard, les créateurs de ce jeu n’étaient pas conscients qu’ils étaient en train d’initier une nouvelle industrie et un nouvel Art. Le développement de Google, par exemple, provient de la même démarche, ce moteur de recherche n’était à la base qu’un prétexte pour une thèse nécessitant l’analyse d’une très grosse base de donnée. Le jeu vidéo provient donc d’essais techniques. C’est la technique qui a donné le jeu et non pas le contraire.
1962 SpaceWar
Les ingénieurs se détournent des jeux vidéos, toutes les ressources créatives liées à l’informatique se tournent vers les calculs financiers (jusqu’au crash de fin 2008).

1972 Magnavox Odyssey
où comment Ralph Baer devine que nous allons passer beaucoup de temps devant un écran
En 1951, l’ingénieur Ralph Baer est chargé par la société Loral Electronics, de concevoir un téléviseur très haut de gamme et original. Il émet l’hypothèse de rajouter un système permettant de jouer sur son écran de télé, l’idée fut rapidement abandonnée. Il faudra donc attendre 21 ans plus tard pour voir la sortie de la première console de jeux pouvant se brancher sur une télé, l’Odyssey de Magnavox (de Ralph Baer lui-même). Ralph Baer fut aussi l’inventeur du jeu musical Simon en 1974.
1972 Magnavox Odyssey
Le jeu vidéo reste cantonné aux salles d’arcade réservé aux adultes. Les jeux vidéos se retrouvent alors avec une réputation sulfureuse mêlant jeux d’argent, violence et pornographie.

1972 Pong
où comment Nolan Bushnell découvre le principe fondateur des jeux vidéos: « something so simple that any drunk in any bar could play ».
PONG est le premier jeu vidéo sur borne d’arcade de ping-pong (d’’où le PONG du titre) programmé par Al Alcorn est mis sur le marché par Nolan Bushnell avec sa société Atari. Nolan Bushnell comprend très vite qu’un jeu vidéo se doit d’être simple. À la grande différence des jeux classiques (jeux de plateaux, de cartes…) un jeu vidéo se doit d’être compréhensible sans aucunes explications préalables.
"You had to read the instructions before you could play, people didn’t want to read instructions. To be successful, I had to come up with a game people already knew how to play; something so simple that any drunk in any bar could play." Nolan Bushnell.
1972 Pong
Le jeu vidéo reste très compliqué, nécessitant un apprentissage assez long pour chaque nouveau jeu. Seul les Nerds et autres Geeks jouent. Le reste de la population n’utilise l’ordinateur que comme instrument de travail et consacre donc la majeure partie de leurs loisirs à regarder la télévision.

1972 Colossal Cave Adventure,
où comment on se racontera toujours des histoires
Colossal Cave Adventure est le premier jeu d’aventure en mode textuel pour micro-ordinateur. Créé par le programmeur Willie Crowther, l’aventure est inspirée de l’univers des jeux de rôle fantastique (avec comme principale source d’inspiration l’œuvre de J. R. R. Tolkien). L’interface se fait uniquement par des lignes de commandes tapées par le joueur (c’était bien avant l’apparition de l’interface souris/fenêtre).
1972 Colossal Cave Adventure
Tolkien tombe aux oubliettes et Peter Jackson continue de réaliser des suites de suites de son chef-d’œuvre Bad Taste pour notre plus grand bonheur.

1978 Space Invaders
où comment les humains comprennent que la machine ne sera pas toujours bienveillante envers eux.
Space Invaders fut le premier Shoot Them Up. Il fut aussi le premier jeu vidéo sans fin (vous ne pouvez pas gagner contre ce jeu), et ayant un « high score ». Le joueur n’est plus le seul à agir car il est lui-même attaqué par la machine, c’est une grande première à cette époque.
1978 Space Invaders
Les jeux vidéos restent « gentils », ils sont principalement utilisés par l’éducation nationale. Nous sommes submergés de programmes ludo-éducatifs et de simulations de sport édité par Thomson (qui continu de nous vendre son TO7 avec le soutient du gouvernement français).

1981 Donkey Kong
où comment le personnage le plus connu sur terre sera un plombier moustachu Italien crée par un Japonais
Donkey Kong est un jeu développé par Nintendo, vous incarnez un petit personnage (Mario) devant secourir sa belle princesse emprisonnée par un gorille géant nommé Donkey Kong. Ce jeu est des premiers jeux de plate-forme et il introduit aussi les premières cinématiques entre les phases de jeux.
1981 Donkey Kong
En fait c’est le singe qui devient une star, les gens s’habillent comme lui, une mode vestimentaire très poilue issue du CosPlay fait fureur durant de très longues décennies. On ne compte plus les Donkey Kong Tennis, Donkey Kong fait du ski, Donkey Kong aux jeux olympiques… Une autre vedette très charismatique toujours issue de Nintendo apparaît sur nos écrans, Kirby (la boule rose!).

1983 Nintendo Famicom
où comment les Japonais sauvent le Monde et surtout Nintendo
En 1983, en plein marasme financier (Atari cumule 536 millions de dollars de perte à la fin de l’année 1983), Nintendo lance une nouvelle console de jeu : la Famicom. Afin de n’avoir que de très bons jeux dans son catalogue, Nintendo n’autorise qu’un nombre restreint d’éditeurs triés sur le volet à pouvoir développer des titres pour sa nouvelle console. Nintendo s’assure donc de la qualité des jeux proposés et relance l’industrie du jeu vidéo en vendant sa console à prix coûtant, mais se rattrape sur chaque jeu vendu.
1983 Nintendo Famicom
Malgré son foudroyant début, le jeu vidéo restera juste un épisode comme un autre dans l’histoire des jeux. Cette histoire aura à peine durée une décennie et provoquée de nombreuses faillites. La société Nintendo se reconsacrera à l’édition de cartes à jouer (comme à ses débuts en 1889).

1985 Little Computer People
où comment la simulation de la vie devient plus intéressante que la vie elle-même
Little Computer People est un jeu vidéo de simulation de vie sorti en 1985, édité par Activision et développé principalement par David Crane. Ce jeu (si c’est un jeu!) vous permet de contempler la vie de votre « Brian » dans sa maison. Vous ne pouvez interagir que faiblement avec lui en remplissant son frigo ou en lui offrant des cadeaux par exemple. Le personnage virtuel à l’écran est autonome et se préoccupe assez peu de vous en définitive. Ce jeu est donc l’ancêtre des jeux de simulation comme les fameux SIMS.
1985 Little Computer People
Les jeux de simulation n’existent pas, l’industrie se consacre sur les jeux d’actions purs et durs, même si depuis quelques semaines un nouveau jeu fait fureur au Japon, un simulateur d’aquarium.

1985 Tétris
où comment la Russie envahie le Monde (du jeu) et nous fait découvrir le principe d’addiction extrême
C’est un jeu d’une simplicité désarmante, mais d’une grande difficulté à maîtriser, ce qui en fait sa qualité. Le joueur doit construire des lignes en plaçant dans le bon ordre des formes géométriques tombant du haut de son écran. De par sa très grande simplicité graphique et son principe limpide, ce jeu a été adapté sur presque toutes les machines électroniques fabriquées à ce jour.
1985 Tétris
La GameBoy de Nintendo est un échec, en effet une console ne s’achète que grâce à son catalogue de jeu, sans Tétris cette console portable n’a pas beaucoup d’intérêt. Personne ne croit aux jeux graphiquement minimalistes et malgré l’apparition massive des téléphones portables, aucun jeu n’est développé dessus et le Casual Gaming n’existe pas.

1987 SCUMM-VM
où comment le contenu se libère de la technique (pas pour longtemps!)
le SCUMM-VM (Script Creation Utility for Maniac Mansion Virtual Machine) est développé par la société LucasFilm Games. Ce langage de programmation émancipe les scénaristes de la technique habituelle des jeux vidéos permettant donc de produire toute une série de jeux d’aventures aux scénarios novateurs et loufoques. Une des avancées majeure est aussi l’invention du « point & click » permettant de mêler enfin interface graphique moderne et jeu d’aventure. L’utilisateur va pouvoir cliquer sur un objet graphique, une porte, par exemple et y associer le verbe « ouvrir ». Cela remplace l’interface habituelle en ligne de commande que l’on utilisait auparavant dans les jeux d’aventures.
1987 SCUMM-VM
Les scénaristes restent travailler pour l’industrie du cinéma, considérant que le jeu vidéo est uniquement une affaire de techniciens. L’industrie du jeu vidéo tourne ne rond et n’arrive pas à se renouveler, ne produisant que des suites de suites.

1989 GameBoy
où comment Nintendo comprend que la taille ne compte pas (Size doesn’t matter)
Nintendo lance la Gameboy, une console portable monochrome permettant une grande autonomie et vendue à très bas prix. Malgré des concurrents affichant une meilleure qualité technique, la GameBoy est un succès immense, s’imposant partout dans le Monde.
1989 GameBoy
les « petits » jeux se focalisent sur les montres cristaux liquides et l’entreprise japonaise Casio domine le monde des jeux vidéos.

1989 Populous
où comment l’Homme devient enfin Dieu
C’est un jeu développé par Bullfrog avec comme principal concepteur Peter Molyneux. Dans ce jeu vous incarnez une divinité devant prendre soin (ou non !) d’une population. C’est le premier jeu d’un genre connu sous le nom de God Game, ou la mégalomanie du joueur est poussée à son paroxysme.
1989 Populous
le RTS (real-time strategy) n’existe pas, la société Blizzard n’existe pas et donc World of Warcraft non plus et une fois de plus l’Héroic Fantasy reste dans les cartons (ouf!).

1992 Alone in the Dark
où comment un français seul dans son coin arrive à tuer le cinéma
Frédéric Reynal crée Alone in the Dark, l’un des premiers « survival-horror », mélangeant références cinématographiques et jeux vidéos. Dans ce jeu inspiré de l’œuvre de H.P. Lovecraft, le mode narratif et la forme sont très proches du cinéma.
Le jeu vidéo n’aura de cesse de cultiver un complexe d’infériorité et en même temps de supériorité face au cinéma.
1992 Alone in the Dark
Le cinéma ne jette même pas un œil vers les jeux vidéos, nous avons donc un développement parallèle entre le cinéma et les jeux, pas de licence, pas de films comme Super Mario Bros, Lara Croft Tomb Raider le Berceau de la Vie, Dead or Alive, Mortal Combat, Doom, Double Dragon…

1992 Wolfenstein 3D
où comment meurtre de masse et jubilation ludique vont cohabiter joyeusement pendant de nombreuses années
Wolfenstein 3D, fut un des premiers jeux de tir en vue subjective (FPS). Vous incarnez un soldat allié perdu dans un château ou se trouve Adolf Hitler. l’idée de génie fut aussi de distribuer gratuitement les premiers niveaux du jeu dès le départ, pour ensuite faire payer les niveaux suivants (shareware).
1992 Wolfenstein 3D
Les jeux restent sur un principe de caméra hérité du cinéma et n’utilisent jamais la vue subjective. Se développe donc, tout comme au cinéma, une starification des acteurs (même virtuel) personnalisant les héros des jeux les plus populaires.

1994 3DFX
où comment le HardWare aura le dernier mot (Size matters)
3dfx Interactive était une compagnie spécialisée dans la production de cartes graphiques 3D. Elle développa le Glide, format propriétaire, permettant de faire de l’accélération matérielle améliorant grandement la fluidité des images 3D en mouvement mais uniformisant aussi la qualité du rendu graphique. La qualité graphique des jeux était donc dépendante du Hardware embarqué dans les PC.
1994 3DFX
Développement de nombreuses esthétiques non réalistes, rapprochement très rapide avec l’art contemporain. Développement d’image en 3 dimensions n’utilisant pas la perspective conique, mais au contraire développement d’une esthétique proche des rêves, des hallucinations… le jeu vidéo devient de la poésie visuelle et interactive dès 1998.

1995 le deuxième Monde, 1997 Ultima Online, 2005 World of WarCraft...
où comment nous finirons tous dans un serveur
C’est le début du Jeu de rôle en ligne massivement multijoueur (MMORPG, MMOFPS, MMOG…) grand public issu du Multi-User Dungeon (les MUD). Il s’agit d’un type de jeu vidéo se jouant en ligne, dans lequel les nombreux joueurs se trouvent projetés ensemble dans un univers persistant.
1995 le deuxième Monde...
Les Nolife(s) se focalisent vers d’autres horizons, les jeux de plateaux et surtout le Poker en ligne.

1997 Tamagotchi
où comment tomber amoureux de 4 pixels
Créé par Bandai, le Tamagotchi est un gadget permettant de simuler la vie d’un petit animal virtuel. Vous pouvez le nourrir, le laver et le soigner afin de la faire vivre le plus longtemps possible (il peut mourir en cas de mauvais traitement). Techniquement très en deçà des productions de son époque, ce fut un succès considérable, démontrant que les performances techniques ne sont pas toujours un gage de succès commercial.
1997 Tamagotchi
On a toujours du mal à croire qu’un jeu puisse créer de l’émotion et susciter des sentiments.

2004 Nintendo DS, la Wii…
où comment, dans le futur, nous jouerons tous quoiqu’il arrive
Nintendo sort en 2004 une nouvelle console portable composée de deux écrans dont un tactile. En 2006, cette même entreprise lance sur le marché la Wii, console de salon ayant la particularité d’utiliser des capteurs de mouvements dans la gestion de son interface. En introduisant ces nouvelles interfaces d’entrées très intuitives, Nintendo démocratise une fois de plus le jeu vidéo en « inventant » le casual gaming, permettant à n’importe qui de jouer (on retrouve donc la théorie de Nolan Bushnell avec Pong, la boucle est bouclée).
2004 Nintendo DS, la Wii…
Le jeu reste dans son ghetto de HardCore Gamer et ma gand mère ne connaitra jamais les joies de Wii Tennis.

jeudi 8 janvier 2009

histoire des jeux vidéos en vidéo

Voici de nouveau une vidéo «historique», elle concerne cette fois l’histoire des jeux vidéos, elle assez sommaire dans son contenu mais très bien animée et ludique.


A Short Visual History of Videogames from Kyle Downes on Vimeo.

Vous pouvez aussi trouver sur le site www.onnetworks.com toute une série de vidéos très documentées sur le même sujet.
Ces vidéos sont sponsorisées par Xbox, et c'est assez amusant de voir Microsoft, le dernier arrivé (dans les jeux vidéos) payer son tribu de cette manière à l’histoire des jeux.
Vous pouvez aussi vous abonner directement aux Podcasts de ces émissions en HD.











dimanche 30 novembre 2008

Linux sur Iphone, le retour de Sonic, guerre et jeu vidéo, Obey Nicolas Sarkozy, insurrection et zombies féministes

Voici un peu en vrac différentes informations qui cette semaine m'ont intéressé (entre autres).

Le portage d’un Linux sur un Iphone (bon courage;-), à quand un portage d’Android de Google?


iPhone Linux Demonstration Video from planetbeing on Vimeo.

Sonic Xtreme
Une équipe continue visiblement toujours d’essayer de sortir le mythique Sonic Xtreme (le premier Sonic en « full 3D » qui aurait du sortir sur la console Saturn de Sega en 1996, mais qui malheureusement ne verra jamais le jour). Une des particularités de ce jeu, était sa vision en 3D déformée (un Fish-Eye nommé Reflex Lens) permettant d’avoir une idée très précise de l’environnement 3D (très belle idée).
Voici deux vidéos de démos :





--> pour les nostalgiques : www.lostlevels.org

Pix’n Love
Sortie de deux nouveaux ouvrages concernant les jeux vidéos chez Pix’n Love, le numéro 1 des cahiers du jeu vidéo, consacré à la guerre dans l'histoire dans jeux vidéos, avec par exemple un très bon dossier intitulé : L'Intifada en vue subjective : le conflit israélo-palestinien vu par les jeux vidéo arabes.
Et aussi le nouveau Pix'n Love #6 (avec justement l’historique de Sonic Xtrem)




Yes we can!
De fausses images (pour l'instant les auteurs sont encore inconnus) dans les rues de Paris de Shepard Fairey concernant Nicolas Sarkozy.
Shepard Fairey est connu pour son travail graphique utilisant une esthétique «totalitaire» dénonçant un peu le pouvoir de la propagande. Ce qui me gène c'est qu'en même temps il dirige une agence qui justement fait des affiches de « propagandes » exactement dans le même style graphique, comme celle pour Barack Obama, mais aussi pour Virgin, Honda...



photos fannypouic

et l’affiche originale :




JG Ballard
Sur France Culture, un mauvais genre spécial James Graham Ballard, un des plus importants auteurs de SF. Il est connu par exemple pour son très déstabilisant roman Crash mélangeant sexualité et accident de voiture (quand vous lisez ça à 16 ans sans être prévenu, ça fait bizarre;-).

l’insurrection qui vient
Je viens juste de finir le dernier essai à la mode : L’insurrection qui vient du fameux comité invisible. C'est très bien écrit et très clair dans le discours, mais je ne vois pas trop les côtés dangereux de ce livre. C'est un point de vue sur la société, et une explication de la position des autonomes.
Après le nombre d’articles plus ou moins idiots consacrés à ce livre (par exemple cet ouvrage pousserait à bloquer les TGV, personnellement le site Web de la SNCF me suffit largement pour me lancer dans une attaque de train;-) , voici la réponse de l’éditeur.
Il faut aussi noter la très belle maquette de cet éditeur (pour une fois que politique et design graphique fonctionnent bien ensemble, il est bon de la signaler). Le design est de Jérôme Saint-Loubert Bié.
Les réactions des journaux sont très étranges dans cette affaire, même France Inter «s’amuse» à bidouiller une interview.

Une vidéo très didactique
la version françaises de Story of stuff



un film de zombies féministes!
Et pour se détendre le nouveau film de zombies à la mode c'est Zombie Strippers avec Robert Englund et Jenna Jameson les cinéphiles apprécieront ;-).



En voici le teaser (mais le film est beaucoup beaucoup mieux)

mercredi 26 novembre 2008

encore un très mauvais jeu pour noël, mais heureusement Little Big Planet est là!



Je n'avais pas rejoué à ''Tomb Raider'' depuis le premier (1996!), en testant le nouvel opus Tomb Raider Underworld, je m'attendais donc à quelques améliorations... et bien, à part la taille de l'image et sa résolution, les caméras sont toujours aussi mal placées, Lara Craft court toujours d’une manière aussi spontanée;-), elle se cogne contre les murs, elle « vole » à 20 centimètres au-dessus du sol, ses mouvements acrobatiques (même si ils sont nombreux) sont toujours aussi peu convaincants (surtout les transitions entre ses différents mouvements)... bref à part son tour de poitrine, je ne vois pas trop d'amélioration. Pourtant, si vous regardez la fluidité du personnage du dernier Prince of Persia et surtout d’Assassin's Creed, il est visiblement tout à fait possible en 2008 de faire des animations de personnage dignes de ce nom dans un jeu vidéo (en tout cas chez UbiSoft). Une fois de plus on joue tout sur l’univers, la lumière, les grands espaces, les performances du moteur graphique (imaginez un critique de cinéma vous vantant un nouveau film, juste par la qualité de sa photographie, sa lumière et ses matières, même si c'est important ça ne remplace par un scénario ni un réalisateur)... mais rien de nouveau en Gameplay.
Se rajoute la dessus le scandale de la tentative d'empêcher de sortir des tests ayant des notes en dessous de 8 sur les sites spécialisés, avec ce message envoyé aux journalistes : «Si vous prévoyez de mettre moins de 8/10 à Tomb Raider Underworld, merci de ne pas publier votre test avant lundi ».
--> sur écrans.fr
--> sur gamepro.fr

Nous avons pour ce Tomb Raider Underworld une note de 7/10 dans Gamekult alors que Little Big Planet (jeu absolument incontournable, inclassable et novateur de cette année 2008) à reçu la même note sur ce même site (alors que la note moyenne donnée par les joueurs de Gamekult est de 9,7/10), on croit encore rêver. Donc je traduis (mais vous le savez déjà), quand un jeu obtient 7 ou 6 sur 10, dans le monde des jeux vidéos, cela veut dire : « fuyez c’est une escroquerie ». %%% Il faudrait absolument que les journalistes du monde des jeux vidéos se réveillent pour ne pas finir comme les journalistes de la presse féminine forcés de faire des publi-reportages à longueur de temps (même si existe des exceptions).

Maj : je viens de voir un très justifié 5/10 dans Canard PC, comme quoi il existe des journalistes encore responsables.;-)
Mais heureusement dans le monde des jeux vidéos, les miracles existent ;-), j’ai nommé Little Big Planet, le jeu de plateforme communautaire de Media Molecule sur PS3.

Dans ce magnifique jeu (je ferai surement un article plus détaillé, dès que me serais remis de mes émotions, détaillant un peu l'interface, le mode de partage, de création, l'espace entre la 2D et la 2D, ses implications dans le GamePlay) les joueurs sont invités a créer eux-même de nouveaux niveaux, de nouveaux mondes et à les partager avec la communauté des autres joueurs.
La richesse et la variété des niveaux créés par les joueurs eux-mêmes sont assez stupéfiantes, surtout après si peu de temps (à peine deux semaines, même si certain ont pu béta-tester un peu avant). Ce foisonnement nous prouve bien l'importance de ce jeu (ce jouet!), quelques exemples :

niveaux inspirées des grands classiques de l’histoire des jeux vidéos.







relecture dans la culture cinéphile Geek





les parodies





politique (pour l'instant ça reste assez gentil)



et aussi avec une esthétique différente

lundi 24 novembre 2008

interface pour nos gros doigts

Toute personne ayant essayé d’écrire un texte assez long sur un Iphone (ou autre téléphone à écran tactile), a bien compris le problème, nous ne sommes plus adapté physiquement à nos nouveau téléphones (et non le contraire :-), nos doigts sont beaucoup trop gros et cachent la lettre que nous essayons justement de taper, nos doigts couvrent presque entièrement les images, l’interface ou les textes que nous essayons de voir...
Deux solutions, soit nous nous faisons greffer de petits stylets au bouts des doigts, soient les ingénieurs de Microsoft nous sauvent les doigts et inventent une solution originale (le Microsoft SideSight) que vous pouvez voir sur cette vidéo.
Une autre solution, brancher une souris sur le ports USB du téléphone ;-)



Une image trouvée sur Gearlog expliquant un peu le principe mis en œuvre pour ce genre d’interface.



et une autre solution radicale avec un N95 de chez Nokia.



jeudi 20 novembre 2008

jeux vidéos, Snowboard et nostalgie

Voici un petit historique des jeux vidéos de Snowboard (surtout pour les étudiants des Gobelins ;-).

J’aime beaucoup les jeux de simulation de Snowboard, et j’ai bien sur acheté le dernier en date: Shaun White Snowboarding sur PS3. Curieusement, avant sa date de sortie officielle aucune critique sur les sites spécialisées (c’est un signe qui trompe rarement), juste des «previews» principalement accès sur «l’incroyable» moteur graphique (adaptée d’ Assassin's Creed). Après y avoir joué quelques heures (comme toujours avec les jeux de ce type, il faut absolument enlever la musique et garder juste le son d’ambiance, bruit du vent, de la neige...), je peux vous dire que c’est un des plus mauvais jeux de SnowBoard jamais réalisé (j’exagère bien-sur, mais vu le prix de vente et la puissance de la machine sur lequel ce jeu tourne on peut commencer par être exigeant), c’est un énorme gâchis. L’espace de jeu est immense, le jeu est en HD 720p, il est très fluide, graphiquement impressionnant... mais aucune sensation. La positions et les mouvements de la caméra saccadés sont totalement absurdes, les mouvements de votre avatar sont sans aucune élégance ni grâce (je parle pas de réalisme). Aucune fluidité dans les mouvements, les jambes sont raides, les différents types de neige sont à peine présent (nous avons en gros de la poudreuse ou de la glace), les sensations de poids, d’équilibre, de transfert de poids, de vélocité, de courbe, de trajectoire, les réceptions... sont totalement fausses et se approchent plus d’un simulateur de course automobile que du surf.
Un jeu comme 1080° datant de 1998, même avec ses contraintes techniques de l’époque apporte mille fois plus de sensation de glisse (regardez le moment ou le surf touche la poudreuse, on s'enfonce, la position des jambes et du corps est bien dissociée, l’avatar bouge d’une manière fluide et humaine...), malgré son aspect graphique daté, ce jeu vous procure énormément de sensation et de plaisir simple (ce que l'on demande à ce genre de jeu). Dans 1080° par exemple plus votre vitesse augmente, plus la caméra se baisse et se rapproche de vous (ce qui donne une grande impression de vitesse), au contraire dans Shaun White, dès que votre vitesse augmente (lors d’un gros saut par exemple) la caméra s’éloigne (surement pour une plus grande visibilité du parcours) et l'on perd immédiatement cette sensation de risque et de vitesse.

Dans le jeu Shaun White, on préfère donc afficher les qualité techniques du moteur graphique (parfait pour faire une démo) que de travailler en profondeur le gameplay et les sensation ludiques.
Ce jeu est typique de la dérive actuel vers les jeux spectacles (Call of Duty, Assassin's Creed...) ou l’on privilégie la forme au Gameplay.

Bon à ce prix là (70 euros tout de même) je retourne jouer à l’excellent Skate, qui arrive à mélanger simulation et fun, très bonne fluidité, et utilisation intuitive et originale de la manette de la XBOX 360, ou je vais regarder des vidéos du vrai Shaun White, vous allez voir il plie bien ses jambes à l’arrivée d’un saut ;-).

ps (et Maj) : je viens de voir les différents tests sur GameKult, sur Gameactu sur IGN, ou sur jeuxvideo.com, presque toutes les notes donnent en moyenne un 15/20 et c'est assez ridicule, les journalistes nous parlent sans cesse de moteur graphique, mais dès que l'on parle de jouabilité tout le monde est d'accord (c’est mauvais) mais on met tout de même une bonne note (15/20 est même une très bonne note), personnellement ça ne vaut pas la moyenne, ou juste 10, c'est à dire passable. Si c’était un éditeur inconnu qui venait de sortir ce titre et non pas UbiSoft je suis sûr que la note serait plus basse, mais je suis mauvais langue ;-)

--> sur Meta critic la note moyenne est de 64/100.

Cool Boarders 1996



1080° Snowboarding en 1998



Supreme snowboarding 1999



SSX en 2000



Amped 3 en 2005



SSX on Tour en 2005



Shaun White en 2008

mercredi 19 novembre 2008

le nouveau site Web des Arts décos de Paris (ENSAD)

Le site Web des Arts décos de Paris vient de changer après plus de huit ans de stagnation.
En voici la première page (ce mélange de capitales, de bas de casse, de graisses et de polices de caractère différentes est un délice ;-), on peut remarquer que ce site propose neuf versions différentes (un record!) et surtout nous propose d’utiliser comme police de caractère; soit le Verdana soit le célèbre (et si bien nommé) Érosion des non moins fameux M/M.


Je ne critique pas du tout le choix de la police de caractère Érosion, mais il faut juste l’assumer jusqu’au bout, pourquoi proposer le Verdana à la place????
Une école formant des concepteurs, designers, directeurs artistiques... et qui n’assume pas ses choix esthétiques est totalement en contradiction avec elle même. En effet, ce qui fait la particularité d’un designer, c'est justement de faire des choix et de les assumer, c’est la base de notre métier.

Je ne sais pas pourquoi mais ce site me fait penser à Derek Smalls le bassiste du groupe de This is Spinal Tap (le film le plus drôle de l’histoire du cinéma, même si il faut un peu connaitre les histoires de groupe comme Iron Maiden, Saxxon, Motörhead, Manowar, Kizz et AC/DC pour apprécier à sa juste valeur;-), qui se trouve juste entre la glace (le Verdana) et le feu (l’Érosion) :




lundi 17 novembre 2008

le nouveau logo du CNRS

Je pense que tout le monde à déjà vu le nouveau logo du CNRS, même le Canard enchaîné (grand journal spécialisé dans le design graphique;-) en a déjà parlé. En effet, tout comme celui du TGV (qui ressemble à un escargot une fois à l’envers), le logo du CNRS prend une tout autre signification une fois à l’envers (sûrement un message caché;-). Personnellement j’y vois aussi un gros doigt d'honneur avec cette typo verticale.


Nous (Incandescence) avons travaillé cet été sur l’habillage d’un documentaire réalisé par Jean-Jacques Beineix concernant l’histoire du CNRS. Durant la production, on nous a annoncé l’arrivée imminente d’un nouveau logo, et bien sûr avec le mauvais esprit qui nous caractérise nous avions tous pariés sur un bon gros logo patate bien mou. Et bien nous ne sommes pas déçus, la patate est bien là, mais nous ne nous attendions pas à ce subtil travail sur la typo, permettant de faire un ambigramme humoristique avec le logo du CNRS;-)

La charte graphique est disponible .
Un grand bravo à l'agence qui a réussi à vendre ça (sûrement a très bon prix), et surtout, félicitations à la direction de la communication du CNRS qui a acheté ça (j’imagine les discussions très sérieuses et interminables en réunion pour en arriver là).

Et pour le plaisir le logo du TGV ;-)

dimanche 9 novembre 2008

« vue à la première personne » deuxième partie

Je suis en train de tester Mirror's Edge, le nouveau FPA (First Person Action) d’Electronic Arts (pour l’instant très bien, même si après 45 minutes de jeu je commence à avoir un peu la nausée;-). Je me suis donc intéressé à la manière dont les réalisateurs de cinéma se sont parfois approprié la vision subjective. En voici quelques extraits par ordre chronologique (merci à Alexis Blanchet et à N@ya pour les infos).

Jekyil & Hyde de Rouben Mamoulian en 1932



Les passagers de la nuit par Delmer Daves en 1947



La Dame du lac (Lady in the Lake, 1947) de Robert Montgomery, ce film est entièrement tournée en vue subjective.



Strange Days de Kathryn Bigelow en 1995



Dans la peau de John Malkovich de Spike Jonze (1999).



Une très bonne soirée avec Prodigy, Smack my bitch up, par Jonas Åkerlund (le réalisateur de Spun)



et aussi un Kanye West avec All Falls Down réalisé par Chris Milk.



La vie d’un Footballeur résumée en moins d’une minute, dans une pub pour Nike, réalisée par Guy Ritchie (le réalisateur de Lock, Stock and Two Smoking Barrels et de Snatch)



le jeu vidéo Mirror's Edge en 2008.




et pour le plaisir, Wolfenstein 3D en 1992



ps : Il faut aussi noter, qu’il existe de nombreux films pornographiques qui utilisent la vue subjective, je vous laisse chercher ;-)

dimanche 19 octobre 2008

le disque Blu-ray, le dernier support physique de l’histoire

J’ai depuis peu une Playstation 3 + un écran HD chez moi. Je découvre donc les joies de vivre dans le luxe en haute définition;-)

Le Blu-Ray est un format de disque permettant de lire des films en haute définition (1920/1080 pixels). Il est censé remplacer nos bons vieux DVD après s’être imposé face au HD-DVD, un standard qui était soutenu par Toshiba et Microsoft (Sony tient donc enfin sa revanche après son échec dans les années quatre-vingt du Betamax face au VHS de JVC). Pourtant ce nouveau format, ne semble pas décoller dans ses ventes, pour cela différentes raisons (je ne parlerais pas de la qualité des films proposés):

• Vous devez acheter une nouvelle platine lecteur de DVD/Blu-Ray compatible. En effet votre ancien lecteur de DVD ne sait pas lire ce nouveau format, même si les apparences sont trompeuses car un Blu-ray et un DVD se ressemblent beaucoup à l’œil nu.

• L’avantage de ce nouveau support n’est pas très simple à comprendre pour le grand public. Les différents acronymes entourant ces nouveaux formats sont totalement ridicules et incompréhensibles : HD, Full HD, HD ready, HD 1080p, HD 720, HD-DVD, Blu-Ray, HDMI... et j’en passe. Les constructeurs n’ayant pu s’entendre sur une terminologie et un standard commun, ils ont juste réussi à embrouiller tout le monde.
Une petite farandole de joyeux logos totalement incompréhensibles pour le public (je vous passe les 100 Hz et les logos concernant la partie audio).


• Une fois votre Blu-Ray relié à votre écran Full HD 1080p grâce à un câble HDMI version 1.3 (je n’invente rien!) vous allez enfin pouvoir profiter de la qualité optimale pour votre Die Hard 4. Très bon piqué de l’image, très belle couleur... mais cela reste tout de même Die Hard 4 ;-). Le gros problème pour ce format, c’est que la majorité du public ne voit pas la différence de qualité entre un DVD et un Blu-Ray (j’ai pu tester par moi-même). En effet, les algorithmes de mise à l’échelle du DVD vers la définition du HD (en simplifiant nous passons d’une source à 720/576 pixels agrandi sur une surface de 1920/1080 pixels) sont si performant sur les platines Blu-Ray (la Playstation3 par exemple) que parfois on peut avoir un doute sur l’origine de la source (c’est un DVD ou un Blu-Ray dans le lecteur?). Si la différence de qualité n’est pas si flagrante (alors que le nombre de pixels est passé de quatre cent mille à plus de deux millions), pourquoi acheter un Blu-ray plus cher?

• Un autre problème essentiel, la pauvreté du Packaging des Blu-ray que l’on trouve dans le commerce. Regardez ces quelques photos de ma collection personnelle (pas de commentaires sur mes gouts cinématographiques;-).

Vous achetez par exemple le film Blade Runner (que vous aviez déjà en VHS, Laser disc, DVD, DVD collector, final Cut, director's cut...;-) et vous vous retrouvez avec un pauvre boîtier en plastique très cheap, vous ouvrez le boîtier, aucun livret, même pas une pub glissée dans le boîtier ;-), le tout pour dix euros de plus que si vous l’aviez acheté en DVD.
Les éditeurs de Blu-ray n’ont toujours pas compris qu’en face ils ont la VOD (Video On Demand) et surtout le piratage.
Pour info, si vous faîte une recherche sur le terme Warlords blu ray (un film dont je vais vous parler par la suite) sur Google, la première réponse est : «Search torrent : The Warlords 2007 720p BluRay DTS X264 ESiR Torrent», sans commentaires! Il est donc plus facile de pirater ce film (The Warlords) que de l’obtenir légalement (et je ne parle même pas des problèmes de zonage, de DRM...).
Les éditeurs devraient absolument privilégier le haut de gamme (packaging, livret, documentaire, collections, commentaires inédits, photos...) pour les Blu-ray, alors qu'au contraire ils considèrent l’objet physique (le boîtier et le disque) comme quelque chose de négligeable. Nous arrivons donc à avoir un boîtier totalement banal (voir franchement moche), qui va plutôt nous encombrer, alors que le même film téléchargé sera plus facile à lire (pas besoin d’avoir de platine Blu-ray), moins encombrant (pas de papier et de plastique) et moins fragile (pas de rayures). Attention je n’encourage pas le piratage (plutôt la VOD), mais je fais juste remarquer qu’il s’agit d’une réalité qu'il ne faut pas négliger, tout comme on a pu le faire les majors dans le domaine musical, en ne préconisant que la répression au lieu de se poser les véritables questions sur l’évolution du support de diffusion.
Si je dépense 30 euros dans un objet que je peux avoir gratuitement (même si ce n'est pas légal) dans le même temps, il faut absolument que l’amateur ayant acheté son Blu-ray possède quelque chose de différent et de conséquent par rapport au fichier informatique téléchargé.
Dans le domaine musical, quelques expériences intéressantes (mais presque toujours en conflit avec la maison de disque de ces artistes) ont eu lieu, comme avec Saul Williams, Nine Inch Nails ou même RadioHead mettant en libre téléchargement des albums, l’internaute pouvant aussi faire le choix de payer une petite somme afin d’obtenir une version encodée de meilleure qualité + un pdf ...
--> concernant le succès de l’album en ligne de RadioHead, un lien vers Numerama.

Ces groupes continuent de faire des albums distribués de manière classique, mais en choisissant la qualité (et la quantité) dans les versions « physiques » de leurs albums (édition « collector », double CD, livret luxueux...).
Les éditeurs vidéos n’ont visiblement tirés aucune leçon du monde de la musique.
Il faut absolument améliorer l’objet physique face à une concurrence virtuelle si on ne veux pas voir l’objet disparaitre. On retrouve ce problème dans la musique, le cinéma mais aussi dans la presse généraliste, où les journaux « classiques » papiers n’arrivent toujours pas à trouver leur place et leurs formes face aux journaux en ligne et aux blogs (la seule réponse actuelle semble être les gratuits, entièrement financés par la publicité:-(((.

• Cerise sur le gâteau, le zonage. On croyait en avoir fini, et bien non, les éditeurs reviennent à la charge avec le zonage de leurs produits. Mais cette fois-ci d’une manière très discrète (des petits A, B ou C qui ne correspondent même pas aux zones des DVD), ce n’est plus marqué en grand sur le boitier, c’est un peu au hasard pour l’acheteur. Par exemple, j’ai acheté en France le Blu-ray, The Warlords de Peter Chan Ho-Sun, et bien une fois dans votre Playstation 3 européenne, ça ne marche pas, la zone ne correspond pas! Au contraire, d’autres films asiatiques comme Mad Detective (chef-d’œuvre de Johnnie To) ou le dernier John Woo, Red Cliff (loin du chef-d’œuvre cette fois) marchent parfaitement bien. Cela ne favorise pas du tout la vente.
--> un site très bien concernant les blu-Ray asiatiques : www.asianblurayguide.com

• (maj) les vidéos d’introduction des Blu-ray, tout comme avec les DVD, sont constituées de menaces (FBI Warning...) et de publicités non zappables qui font toujours plaisir quand vous avez acheté le disque légalement. Sur le Web, par exemple, il existe de nombreux système qui vous enlève la publicité dès que vous payez un abonnement, mais visiblement pour les éditeurs vidéos, si vous payez vous allez continuer à voir de la pub encore et encore... Encore un avantage au fichier téléchargé.

• et pour finir, un peu de technique.
On nous raconte qu’un Blu-ray contient plus de 40 Go de données, très bien et alors?
Avec le progrès des algorithmes de compression on arrive actuellement à faire rentrer un film de 1h30 en full HD (1920/1080 avec une compression en H264 avec une qualité moyenne) dans moins de 8 Go (on arrive à 12 Go en haute qualité). La capacité d’un DVD aurait donc suffi, chaque face d’un DVD classique pouvant contenir presque 9 Go de données, on arrive donc avec un DVD-18 à 17 Go avec une double face/double couche.

Conclusion
Voilà pourquoi, le support Blu-ray n’aura qu’un succès très mitigé (si rien ne change) et sera aussi certainement le dernier format physique de stockage grand public (après le vinyle, la cassette, le laser disc, le CD, le DVD...), la prochaine génération (le super-super HD full full...) sera uniquement distribuée via le réseau. Chacun téléchargera et louera à la demande le film ou la musique de son choix, sans tenir compte d’un support physique quel qu'il soit. Nous pourrons dire au revoir aux beaux packaging et aux très belles pochettes de disque de Peter Saville, mais on trouvera surement autre chose ;-)

ps : ce constat est aussi valable pour les jeux vidéos, nous allons avoir de plus en plus de service nous permettant de télécharger à la demande des jeux. Mais tout comme pour la musique, la vidéo et les jeux, d’énormes enjeux concernant la distribution se mettent en place. En effet, soudain avec le téléchargement, de nouveaux acteurs (comme Apple, Nokia et pourquoi pas Orange pour la musique, Metaboli, Sony ou Steam pour les jeux) vont affronter les anciens distributeurs historiques (la Fnac et ses amis) et surtout empiéter sur leurs confortables marges. De très grandes batailles s’annoncent pour le contrôle de la distribution en ligne.
Juste pour info, il faut savoir que monsieur Denis Olivennes qui est à l’origine de la loi Hadopi fut le PDG de la Fnac entre 2003 et 2008 (vous pouvez imaginer les conflits d’intérêts!).

mercredi 15 octobre 2008

parfaitement con... et prétentieux

Deux captures d'écran du site d’Apple France à une heure d’intervalle (je n'ai pas pu voir personnellement cette image en direct, car je me suis connecté trop tard :-(.


Bon, vous avez tous vu la grosse bourde du webmaster du site Apple français (une petite pensée pour cette dame ou ce monsieur), que ce soit dû à une erreur technique (le ç en Html, mais c’est peu probable car ce texte est en fait une image), une grosse plaisanterie potache ou une opération marketing particulièrement vicieuse (et peu probable), cela n'a pas trop d’importance. Mais cela contraste tellement avec le sérieux et la prétention du discours d’Apple que cela en devient très drôle.
Regardez la vidéo de présentation (même pas traduite en français parce que ça fait cool!), elle est parfaitement caricaturale tout comme les différents slogans juste en dessous de cette image:
Un chef d'œuvre de technologie.
Brillant.
Des graphismes plein les yeux.
Contient tout.
Aluminium pur. Intelligence pure.
et la dernière : Simplement épatant.

ps : un conseil de Jennifer (de la Fashion Polizei d’Incandescence) à Jonathan Ive (et aux gens de chez Apple en général ;-) c’est très bien de faire des très beaux design d’objets mais il va falloir faire absolument un effort sur le design vêtement dorénavant, les gros t-shirts et le pull dans le pantalon, ça ne le fait pas du tout ;-)

ps2 : j’aime beaucoup Apple, mais l’écran de plus en plus brillant des PowerBooks (de plus en plus Blink Blink), pitié un PowerBook ne sert pas seulement à montrer ses photos à sa famille en vacances!

mercredi 8 octobre 2008

le film dont vous pouvez être le héros

Depuis un petit moment nous voyons le principe du « livre dont vous pouvez être le héros » se faire joyeusement recycler sur le Web.
quelques exemples :
Le film de zombies à la mode Survive the Outbreak

Le site de Twix avec son film interactif Get the Girl :

et dernièrement des films interactifs sur Youtube comme A car’s Life.



et aussi sur le même principe une vidéo de Samsung :




Ce principe que l’on pourrait plutôt qualifier de réactif à la place d’interactif, existe depuis très longtemps avec bien sûr les fameux livres dont vous pouvez être le héros, mais aussi dans les jeux d’aventures puis dans les jeux vidéos d’aventure-actions des années quatre-vingt comme Dragon's Lair en 1983 dont voici un exemple vidéo.
Le principe était assez simple et très spectaculaire. Les animations du jeu étaient stockées sur un laserdisc, puis certaines pistes étaient jouées suivant les actions du joueur. Tout était donc prévu et dessiné par avance par les concepteurs.
Imaginez donc le choc visuel à la découverte d’un jeu très proche d’un dessin animé et d’une grande fluidité. En 1983 nous avions des jeux comme Lode Runner ou les premiers Mario Bros.
Par contre, et visiblement cette règle perdure, nous avons presque toujours un rapport inverse entre interactivité et qualité graphique. En effet plus un jeu est graphiquement maîtrisé (je n'ai pas dit beau;-) moins il est interactif (très linéaire) et au contraire, plus un jeu offre une interactivité ouverte moins il est graphiquement intéressant.




Et l’exemple qui contredit ce que je viens de dire à l’instant, un jeu graphiquement inintéressant et à l’interactivité presque inexistante;-)


jeudi 2 octobre 2008

Google en 2001

Google, afin de fêter ses dix ans vient de lancer une réplique de son site de 2001 avec sa base de donnée de l’époque.
Essayez de chercher des noms comme Ipod, Iphone ou Flex c’est très bien ;-)
Bon voyage dans le temps.

ps : je croyais que Google ne gardait que pendant neuf mois les informations collectées!

mercredi 17 septembre 2008

Quand l'Internet fait (faisait) des Bulles

Je viens de trouver sur Youtube un documentaire assez bien fait sur la «grande» période hystérique de l’internet français (avant 2000). Le réalisateur est Benjamin Rassat et c’est coproduit avec La Générale de Production. Cela fait assez froid dans le dos de voir tout cet argent «burné» en fumée, et ces yeux encore pétillants à la seule pensée de ces millions d’euros «faciles»...





vendredi 12 septembre 2008

Nagi Noda 1973 - 2008

Voici quelques exemples des travaux de Nagi Noda, aussi bien en graphisme, photo, stylisme, animation, vidéoclip, packaging, installation, publicités... j’ai un immense et profond respect pour ce travail original et sensible.
Je crois qu’en Japonais on dit : お悔やみ申し上げます.

Quelques photos de son studio en juin 2007, puis des affiches, photos et pour finir certaines de ses vidéos.






Nagi noda
envoyé par shinobi2






d'autres photos : www.lifelounge.com

mercredi 10 septembre 2008

« téléchargez-moi »

Après Edvige, il faut absolument s’attaquer à un nouveau projet de loi (Création et Internet connu aussi sous le joli nom d’Hadopi) totalement absurde concernant le numérique, j’ai pu signer une pétition, en voici un extrait :

« téléchargez-moi »

Le projet de loi «Création et Internet» nous préoccupe. Il est en total décalage avec notre réalité, bien loin de la «Création» et encore plus de cet «Internet» dont il prétend réguler les pratiques. Cela dit, il semble très naturel qu'une communauté de cinéastes «défendent cette loi sans réserve» et se fendent d'une tribune intitulée «Culture ne rime pas avec gratuité» dans le Monde du 8 juillet. Comme il semble naturel que l'enjeu industriel soit au cœur de cette loi.

Sauf que. Depuis les débuts du World Wide Web, nous nous sommes pris au jeu de cette mutation et existons 1.0, 2.0, et demain 3.0. Nous sommes les créateurs de demain, sans prétention aucune. Très sérieusement et depuis longtemps, nous nous posons la question du droit d'auteur, celle de la diffusion des œuvres sur les réseaux et de leur réception. Tout comme nous nous posons la question de l'économie de la création, sur l'Internet et ailleurs.

Ce projet de loi est contraire à nos pratiques, tout comme il est extrêmement méprisant des usages et totalement ignorant d'un monde simplement contemporain.

-Nous souhaitons qu'un projet de loi intitulé «Création et Internet» prenne en compte nos processus de création. C'est un droit. -Nous désirons partager et être téléchargés, sans filtrage aucun. C'est une nécessité. -Nous espérons que le principe démocratique selon lequel l'œuvre existe ou n'existe pas au travers du regard de l'autre s'applique à cette multiplicité que d'autres nomment «piratage». C'est une revendication.

L'auteur, le créateur, le spectateur, a muté. L'œuvre est regardée, écoutée, partagée, comme jamais auparavant. Et c'est pourquoi créateurs et regardeurs ne peuvent être filtrés par une loi obsolète et crétine. Une loi qui asphyxie la «Création» et «l'Internet».

--> pour signer la pétition c’est là :internetmonamour.fr/ (je n’oblige personne, c’est juste une info ;-)

-->et aussi plus d’infos sur Poptronics

dactylo + zombies = The Typing of the Dead



Hier en discutant avec un journaliste spécialisé dans les jeux vidéos, je me suis rappelé d’un jeu très curieux sorti en 1999 au Japon Typing of the Dead, un jeu de dactylo (oui ça existe au Japon, l’interface d’entrée n’est ni un joystick ou un revolver, mais un clavier) dans un univers peuplé de Zombies (sur le principe de House of The Dead). Donc si vous aimez la typo, les jeux vidéos et les films de zombies, voici quelques vidéos pour le plaisir.






Voici une photo de la borne d’arcade :



et beaucoup plus d’infos sur Wikipedia.

lundi 8 septembre 2008

bienvenue en RDA



La rentrée s'annonce très chaude autour du monde numérique au sens large : Hadopi, Edvige, DADVSI, Cristina, Ardoise et même Sony avec son nouveau système de DRM Clefia...
Je ne vais pas rentrer dans les détails (je ne suis pas assez compétent pour donner mon avis sur des détails juridiques précis) mais juste essayer d’analyser cela de loin.
Nous allons donc de plus en plus être surveillés, ce n'est pas nouveau, car grâce à Google ou FaceBook, c'est déjà fait depuis longtemps. Mais la grande différence, c'est que cette fois-ci l’état s'en mêle et d’une façon plus que grossière (totalement en dehors des pratiques du Net et surtout, en considérant les internautes comme d'infâmes pirates par défaut, un peu comme les majors de la musique considèrent leurs «clients»).
Je ne suis pas devin, mais à mon avis le projet EDVIGE, par exemple, ne pourra pas passer dans un pays comme la France (contrairement aux USA par exemple), il existe déjà de nombreuses pétitions et de nombreuses réactions, même les politiques commencent à se réveiller (trois mois plus tard!).
Mais cela ne va pas empêcher l’état de revenir à la charge avec de nouveaux projets de loi avec de nouveaux noms incompréhensibles (pour noyer le poisson?) et peut-être un peu plus «light», mais avec toujours la même idée, contrôler au maximum ce qui se passe sur les réseaux (bon courage!) et tout enregistrer.
Pourquoi ne pas franchement demander à Google, ce serait plus simple!

Souvenez-vous de Napster, il fut interdit, croyez-vous que cela ai freiné le piratage? au contraire, de nombreux nouveaux logiciels et réseaux se sont développés très rapidement. Actuellement, télécharger illégalement un film ou une musique est plus facile et rapide qu’acheter la même chose même en ligne. Dans cette situation, rien ne pourra arrêter le téléchargement, le seul moyen étant de faciliter le téléchargement légal (facilité d’utilisation, échange facilité, interopérabilité, abonnements à une base de musique, de films...). Bref éviter ce qu'a pu faire l'industrie de la musique.

Les différentes pétitions :

--> L'appel de SVM contre la future loi Hadopi

--> Pour obtenir l’abandon du fichier EDVIGE.

--> et beaucoup d’infos sur le site laquadrature.net

les contre-mesures se développent :

Nous allons donc voir, de plus en plus se développer des systèmes de contre-mesures. Les internautes vont naturellement se défendre avec des outils de plus en plus faciles à utiliser (pour l’instant ces outils sont majoritairement réservés aux connaisseurs). Nous allons avoir des réseaux privés se développer, des filtres, des navigateurs anonymes... bref toute une palette de logiciels d’autodéfenses vont voir le jour, en voici une courte liste :

Anonymizer
http://www.idzap.com/
www.netscop.net
NO LOG
mais aussi les logiciels comme Torpak, le système JAP, PC ANONYME, sur Mac nous avons little snitchn sans oublier PGP, et aussi une très bonne adresse pour les paranos ;-)
J’allais oublier le nouveau mode Incognito de Google Chrome et le mode InPrivate proposé sur IE8, Firefox devrait aussi proposer un mode « privé ».

Nous avons aussi des industriels un peu plus ouverts, et offrir comme Nokia faisant sa propre licence globale avec son Nokia 5310 XpressMusic en Angleterre. Nokia associe l'achat d'un terminal mobile avec un abonnement d'une durée d'un an qui permet de télécharger de la musique de façon illimitée via le Nokia Music Store. Au terme de l'abonnement, les morceaux de musique restent disponibles.

ps : La photo me servant d’illustration est tirée du film Allemand la vie des autres.

mercredi 3 septembre 2008

gravé sur Chrome


Google lance son nouveau butineur : Google Chrome (très CyberPunk comme nom).
le logo, me fait aussi bizarrement penser au jeu Simon (surement un sens caché dans la stratégie de Google, comme par exemple : que la musique commence! ou maintenant on va s'amuser!, ou un hommage à Ralph H. Baer?).

Pas de commentaires sur ce nouveau navigateur, je n'ai pas pu encore essayer, mais honnêtement je ne vois pas trop ce que ça va changer (on verra bien dans six mois, si j'ai jeté FireFox à la poubelle). Encore un nouveau navigateur, encore un moteur d'affichage différent, encore « mon navigateur est mieux que les autres », encore de nouvelles spécificités à prendre en compte pour le développement... bref pas mal de boulot en plus pour les développeurs (tant mieux pour eux).
De plus je ne comprends pas trop où se trouve l’intérêt de se lancer dans le développement d’un nouveau navigateur, si on essayait avant tout de normaliser un peu mieux la gestion de l’affichage, de la typographie, de la colorimétrie... sur le Web, je pense que ce serait déjà un miracle (mais je suis très naïf). Cela me fait un peu penser à des constructeurs automobiles qui se concentreraient uniquement sur la puissance de leur nouveau moteur alors que le prix du carburant ne cesse de monter et les limitations de vitesse sont de plus en plus draconiennes.
Pour résumer, tout le monde s’en moque, mais ça fait plaisir au Geeks (et surement à quelques actionnaires).

Juste pour m’amuser un détournement d’une (très) vieille histoire :
La tour de Babel était selon la Genèse (Wikipedia) une tour (le navigateur web ultime) que souhaitaient construire les hommes pour atteindre le ciel (le monopole du Web). Descendants de Noé (Tim Barners-Lee ), ils représentaient donc l'humanité entière et étaient sensés tous parler la même et unique langue sur Terre (le HTML 1.0). Pour contrecarrer leur projet qu'il jugeait plein d'orgueil, Dieu (Microsoft, Google, Apple, Mozilla Foundation, SUN...) multiplia les langues (Html..., PHP, Python, Perl, ASP, Java, AJAX, JavaScript, ActionScript, les CSS...) afin que les hommes ne se comprissent plus. Ainsi la construction ne put plus avancer, elle s'arrêta, et les hommes se dispersèrent sur la terre.

ps : je n'ai rien contre le développement de nouveau langage (bien au contraire), mais en tant qu'utilisateur et concepteur de site web, je demande juste une plus grande harmonie dans le respect de certaines normes, permettant de se concentrer sur l'essentiel (le contenu) lors de la création de nouvelles applications ou sites Web.

Une des choses amusantes, est que le lancement et les explications de ce nouveau Operating System navigateur, soit fait par l'intermédiaire d’une bande dessinée de Scott McCloud, beaucoup plus d’infos sur Le dernier des Blogs.

dimanche 31 août 2008

3D fractale



Voici une très belle expérimentation trouvée chez monsieur screamyGuy concernant une utilisation originale de la 3D.
Je me suis toujours étonné du peu d'imagination des jeux vidéos (je ne parle même pas des films en images de synthèses) dans l'utilisation non réaliste de la 3D (au sens système et non pas graphique). Nous avons toujours cette course éperdue à un pseudo-hyperréalisme (moteur physique, caméra empruntée au cinéma...), mais rarement des utilisations originales des images virtuelles. L’image de synthèse interactive peut nous ouvrir de nombreux horizons, et permet de nous échapper des contraintes physiques de notre monde réel.

Dans les jeux vidéos on peut mentionner des jeux comme : Paper Mario, EchoChrome, mais aussi Portal, voir même Unreal Tournament (pour ses aspects totalement irréaliste et speed) ... utilisant des pistes originales et adaptées aux possibilités de la 3D.

Pour le plaisir une vidéo de démo de Portal :



ps : je suis en plein Metal Gear 4, ce qui doit un peu expliquer ma lassitude dans cette course à l'hyperréalisme (Hideo Kojima devrait enfin faire du cinéma, ça lui ferait du bien et à nous aussi;-) dans les jeux vidéos.

--> merci au blog graphic.tumblr pour cette info.

vendredi 22 août 2008

Incandescence au mois d’août

Pour Incandescence au mois d’août c’est le grand retour à l’analogique avec de beaux projets que j’espère bien vous présenter à la rentrée.

mardi 29 juillet 2008

les Zombies et les génériques de films

Cet article va principalement être consacré aux génériques des films du réalisateur George Andrew Romero.
Il est l’auteur ayant renouvelé le genre des films de Zombies en 1968 avec son film culte Night of the Living Dead (La Nuit des morts-vivants).
Je vous passe toute l'analyse politique (et autres) que l’on peut faire de l’œuvre de Romero et de ses disciples, d’autres le font beaucoup mieux que moi, je vais donc me concentrer sur les génériques d’introduction et surtout de fin de ces films.

Attention Spoiler
Si vous n’avez jamais vu ces films, arrêtez tout de suite de lire la suite de ce billet car je vais dévoiler le dénouement de ces films en parlant des génériques (même si c’est souvent le même, nous sommes dans un genre très codé respectant des règles très précises).

Night of the Living Dead (1968) de Romero
générique de fin

Généralement, dans les génériques de films, les introductions sont beaucoup plus intéressantes et signifiantes que les génériques de fin (des films d’Hitchcock en passant par les James Bond), souvent constitués d’une suite de noms défilant verticalement sur fond noir. Curieusement, dans ce film datant de 1968, le générique de fin est d’une force et d’une intelligence incroyable. Ce générique fait entièrement parti du film. Il est constitué d’une suite de photos noir et blanc montrant un homme noir (le héros du film) mort traîné par des hommes blancs avec des crocs de boucher, par la suite son corps sera brûlé. Une liste de noms composée dans une police de caractère proche de l’Univers, très sobre, se superpose à ces images. La crudité et la violence de ces images donnent toute sa force à la fin de ce film.



Vous pouvez télécharger ce film entièrement en allant vers le site archive.org, pour une fois vous allez pouvoir télécharger un film légalement ;-) car ce film est tombé dans le domaine public.
--> sur Wikipedia concernant Night of the Living Dead.

Dawn of the Dead (1978) de Romero
générique de fin

Cette fois encore, le générique de fin est totalement inclus dans la narration. Nous voyons une foule de zombies déambuler sans but dans un centre commercial (tout un symbole!).




--> sur wikipedia concernant Dawn of the Dead

Dawn of the Dead (2004) de Zack Snyder
générique d’introduction

Il s’agit du remake (très speed) du film précédent (Dawn of the Dead de 1978) par le réalisateur Zack Snyder.
Le générique d’intro (arrivant juste après une introduction filmée foudroyante) utilise des images d’infos TV, des images d’archives, du zapping... le tout avec des typos visiblement écrites avec du sang. Cette intro nous mets directement dans l’ambiance (comme beaucoup de film de zombies, on ne s'embête pas avec une longue introduction expliquant le pourquoi et le comment!).



générique de fin

Le générique de fin est là aussi remarquable. Zack Snyder renoue avec la tradition de Romero, en utilisant un générique de fin faisant totalement corps avec le film. En effet, dans les dernières images du film, un espoir persiste, mais le générique de fin va vite nous faire changer d’avis. Le principe du générique de fin est assez malin (même si nous l'avons déjà vu auparavant). Il s’agit d’une vidéo brute (un court métrage autonome), uniquement réalisée avec une caméra amateur et sans montage. Nous voyons au début une suite de plans vidéos de « vacances », puis de plans réalisés par les protagonistes du film, par une série de plans très courts on comprend l’évolution de leur périple, pour arriver à une issue dramatique.
On peut aussi imaginer qu’il reste encore quelques humains sur terre ayant justement retrouvés cette cassette vidéo (et annonçant une suite hypothétique du film).




--> sur wikipedia concernant Dawn of the Dead de 2004.

Diary of Dead (2008) de Romero
générique d’introduction

Dans son dernier et passionnant film, Romero joue encore avec le générique. Cette fois, il fait franchement un faux générique d’intro avec un faux nom de réalisateur et faux nom de film (avec une typo très grosse et grasse que l’on trouve sur les systèmes de montage vidéo). En effet, son film se veut une vidéo réalisée et montée par des amateurs (de films de zombies!).
Il faut noter la ressemblance (dans le principe de la bande-vidéo retrouvées sur les lieux du drame) avec des films aussi différents que [•REC] ou Cloverfield (avec des ancêtres comme Cannibal Holocaust ou Le Projet Blair Witch) . Attention, contrairement à [•REC], Diary of the Dead se veut un film monté et réalisé, ce n'est pas une vidéo pseudo brute, Romero reprends le contrôle dans ce film, il affirme le rôle du réalisateur (à l’époque de YouTube) même dans une vidéo se voulant amateur.




Diary of the Dead sur Wikipedia.

Et aussi dans le genre chef-d’œuvre vous avez Carnival of Souls de 1962, très étrange et magnifique.


--> juste pour rire un site bien débile : zombieharmony.com

ps : depuis quelques semaines j’ai pas mal de soucis avec FireFox3 pour lire des vidéos avec mon player Flash, sur Safari ça se passe très bien. Les vidéos apparaissent par intermittence, très bizarre!

mercredi 23 juillet 2008

SNCF versus La Poste

Nous avons tous pu voir depuis deux ans la transformation de l’architecture intérieure des bureaux de Poste français. En effet, les bureaux de Poste se transforment doucement mais sûrement en supermarché. Voici quelques photos de la Poste de mon lieu de vacances, mais je pense que c’est partout pareil.


Au lieu d'essayer de réduire les longues files d’attentes, les dirigeants de la Poste ont eu cette idée géniale, profiter de l’attente des usagers. La Poste a donc collé de la pub et des choses à acheter le long des fils d'attentes. La Poste applique donc la technique de vente que l'on trouve dans les supermarchés le long des files d'attentes menant vers les caisses enregistreuses (paquets de bonbons, chocolat… au niveau des yeux des enfants).
C’est d’un cynisme incroyable, La Poste, service public, se sert de ses défauts (je ne comprends toujours pas, comment peut-on aller chercher une lettre recommandée en dehors des heures de bureaux?) pour nous fourguer tout et n’importe quoi.
La Poste aurait pu utiliser son budget d’architecture intérieure pour améliorer le système de fil d’attente, séparer clairement l’activité bancaire et postale dans ses agences, améliorer le classement et le tri des colis recommandés… bref améliorer la vie des usagers et aussi de ses employés (car être au guichet d’une Poste n’est vraiment pas très amusant tous les jours, la bonne humeur des gens après plus de trente minutes de fil d’attente pour juste poster un pli laisse assez à désirer;-). La Poste tout comme la SNCF nous prends donc pour des consommateurs et non pas pour des usagers. Il existe une grande différence entre ces deux termes, mais visiblement dans les écoles de commerces françaises la notion d’usager doit être sûrement jugée ringarde et obsolète.

le site LaPoste.fr
Si vous allez sur le site web de La Poste, au contraire de celui de la SNCF, ce site est tout à fait clair est respectueux des internautes. Pas de pubs partout, un contenu simple et précis, séparation entre professionnel et particulier…
On peut bien sûr noter ce clin d’œil à la pochette de l’album NeverMind de Nirvana (même si je ne suis pas sur que le directeur de La Poste soit un grand fan de Nirvana et du Grunge;-)



Sur le site réservé au grand public, les informations sont assez claires, utilisation des menus et sous-menus permettant de naviguer très rapidement dans le site… bref on ne nous prend pas pour des idiots et ça fait presque plaisir.
Quelques remarques tout de même ;-), dans les menus principaux vous avez d’abord «ACHETEZ» avant «ENVOYER ET RECEVEZ DU COURRIER», mais c’est de bonne guerre (j’emploie le mot « guerre » volontairement!).


Par contre dès que l’on rentre dans les détails, ça recommence, les rois des forfaits compliqués et embrouillés ont encore frappé : Colissimo Emballage, Colissimo Recommandé, Colissimo, Colissimo Expert, Colissimo Acess, Chrono 10, Chrono 13, Chrono 18, Chrono Relais, Chrono Premium, Chrono Express, Chrono Import… mais La Poste a au moins la volonté d’afficher ses tarifs très clairement sur son site Web (contrairement à la gestion totalement opaque de la SNCF).

remarques sur le logo de la Poste
pas de commentaire sur la petite boule jaune (très Web 2.0 qui va très mal vieillir), mais surtout ce qui choque c’est la différence d’inclinaison entre la typo et le logo.
Pourquoi ne pas incliner la typo dans la même oblique que le logo? Soit on utilise une typo dans un style «regular» soit une italique, mais dans la même inclinaison que le dessin du logo. Dans la précédente version du logo, nous avions la même chose. Par exemple l’ancien logo SNCF, avait le même degré d’inclinaison que l’italique (ou l’oblique) de l’Univers (sa typo d’accompagnement). Avoir le même degré d’inclinaison permet d’obtenir une cohérence visuelle et une plus grande fluidité dans la perception du dessin du logo.

dimanche 20 juillet 2008

en vacances

Ce blog part en vacances pour deux semaines, mais j’ai pu voir que la relève journalière était très bien faite sur les commentaires concernant la SNCF;-)
J’étais un peu hors du Monde ces deux dernières semaines et je découvre la polémique concernant Siné, et avant de partir je vous montre quelques magnifiques livres et dessins de Siné que j’avais publié il y a trois ans sur ce même blog. Comme vous pouvez voir le monsieur n’est pas à sa première provocation.

Complaintes sans paroles de Siné avec d'’horribles détails et une préface de Marcel Aymé (1956)


en mai 1968


samedi 12 juillet 2008

Finally, Flash Becomes Truly Searchable, et toujours pas de copier-coller sur l’iPhone 2.0!

Google (mais aussi Yahoo!) vient d’annoncer que ses robots vont beaucoup mieux indexer les contenus en Flash. Un module en Flash ne restera donc plus une grosse boite noire comme avant, nous allons donc avoir, comme pour le PDF, une possibilité via Google d’en savoir un peu plus. Après, se pose la question de la structure d’un site en Flash, de savoir comment Google va faire pour différencier entre le titre d'un bouton et un texte par exemple, mais c’est déjà ça! --> beaucoup plus d’infos chez Google.

Toujours concernant Flash et venant de faire la mise à jour de mon iPhone (le .Mac toujours en vrille depuis 24h), à ma grande surprise, toujours pas de player Flash sur Safari et toujours pas de copier-coller!
La majorité des articles concernant cette mise à jour et le nouvel iPhone vont parler du nouveau modèle économique d’Apple... mais honnêtement ce n’est qu’un discours pour plaire aux investisseurs (qui eux utilisent un BlackBerry), mais en tant qu’utilisateur, je ne vois toujours presque pas d’améliorations.

Apple rajoute un bouton « Apple Store » dans l’interface de sa version 2 (que je nommerai 1.5), permettant par exemple d’acheter et d’installer des applications en lignes (super;-), mais pas de copier-coller pour le texte (ou alors je n'ai pas trouvé!).
Pas de Flash, pas de copier-coller, me fait penser un peu à l’obsession d’Apple et à la fierté mal placée pour la souris à un seul bouton. Il a fallu attendre presque dix ans pour voir enfin arriver une souris à deux boutons chez Apple.

Wish list pour mon iPhone 3 :
• Copier-coller
• Flash Player, il existe visiblement un flash player 9 pour Iphone tout à fait opérationnel et adapté, mais que fait maintenant Apple?
• un stylet, permettant de remplacer mes gros doigts (ceux qui écrivent des textes un peu long sur un Iphone doivent sûrement me comprendre), il faut bien sûr garder l'écran tactile, c'est parfait pour voir ses photos, surfer... mais dès que vous voulez créer du contenu, un stylet (tout comme la souris) est mille fois plus efficace.
• une mollette comme sur un Ipod, permettant, sans toucher l’écran de se promener très rapidement dans les menus et sous-menus. L'interface utilisant la molette sur les Ipod est vraiment très efficace, pourquoi avoir privé l’iPhone de cette interface?
• Pourquoi utiliser un Helvetica pour l’interface de l’iPhone? Cette police de caractère n’étant pas la plus appropriée à la lecture sur écran, Apple devrait prendre exemple sur Microsoft (et oui!) avec Vista, Microsoft a fait dessiner par exemple la Corbel (de Jeremy Tankard), elle est magnifique et marche très bien en petit corps sur un écran. Pour mémoire, au lancement du Macintosh en 1984, Apple avait demandé à Susan Kare de dessiner spécialement des polices de caractères pour l’écran (Chicago, Monaco, Geneva...).
--> juste pour le plaisir un lien vers le site de Microsoft concernant la typographie.

vendredi 11 juillet 2008

Paris - Limoges - Paris avec la SNCF


Je n'ai pas particulièrement envie que ce blog se spécialise dans les tracas que nous occasionnent la SNCF, mais je vais quand même vous raconter ma passionnante journée d’hier. Ce texte a été commencé sur le quai de la gare de Limoges en attendant mon train, puis continué dans le train (d'où les aspects décousus et énervés de ce billet).

Mercredi soir je prends un billet Paris - Limoges - Paris via le merveilleux site SNCF-voyages pour le lendemain. Je renouvelle trois fois ma demande sur le site web, car à chaque fois au moment de payer, le site m'indique que ma date de naissance n'est pas la bonne?
Je paye avec ma carte bleue et visiblement le site ne comprend pas, il pense (si l'on peut dire) que j'utilise une carte Cofinoga (qui se sert de la date de naissance comme moyen d'identification). J’ai beau sélectionner l'option Carte bleue ou VISA, rien y fait, après avoir renouvelé ma demande trois fois ça passe.
--> 20 minutes pour prendre un billet + 158 euros (billet première classe pro, permettant d’échanger mon billet rapidement en cas de besoin)

Jeudi matin, j’arrive pour retirer mes billets sur une borne. je glisse ma carte bleue et fais mon code pour retirer mes deux billets, rien. J'ai un message m'indiquant qu'il n'existe pas de dossier correspondant à cette carte bleue. J’essaie sur une autre borne, pareil. Je rentre mon numéro de dossier, toujours rien! Il est 6 h 35 du matin et on fait déjà la queue aux rares guichets ouverts.
Je me présente donc au contrôleur en lui montrant ma réservation Internet, il ne me dit pas de problème, « montez je vous ferai un autre billet dans le train!». Je le retrouve, il me fait un nouveau billet, mais en majorant de 15 euros mon billet! Je lui demande pourquoi? il me dit que c'est comme ça et que la réservation via le site internet n'est pas une vente mais juste un pré-achat (c’est faux!). Mon compte bancaire n'est pas débité, mais il me dit quand même d’aller vérifier au guichet en arrivant, car parfois sur certains billets il arrive que bizarrement le compte soit quand même débité!

Le train arrive à Limoges avec 10 minutes de retard (normal pour Limoges me dit-on!).
--> +15 euros + 10 minutes de retard

Je vérifie au guichet (après 15 minutes de queue) et bien sûr on trouve mon dossier (donc je ne suis pas fou, c'est déjà ça!) et mon compte a été débité quand même. Il me rembourse le montant du billet mais ne me rembourse pas les 10 euros d’amende. Je demande pourquoi? Car j’estime qu'il s'agit d’une faute technique de la SNCF, il me répond avec le sourire, c’est comme ça!
-->+ 15 minutes d’attente au guichet

Après une journée bien intense (un nouveau projet assez excitant, mais pour l'instant un peu secret), je retourne à la gare, je rate mon train (normal!), j'essaye donc de faire un échange de mon billet sur une borne (sur quatre bornes, la première est en panne). Sur l’écran un message m'indique que c'est impossible de changer ce billet. J'ai pris un tarif « Pro » pour pouvoir justement échanger mon billet facilement. Je demande à l'accueil de la gare, et l'on m'indique que je n'ai pas besoin d'échanger mon billet si je prends le suivant avec mon billet « pro ». La borne de la SNCF, ne peut-elle me l'indiquer directement au lieu de me renvoyer un message d’erreur? Nous étions deux dans le même cas.

J'attends mon train de 19h 02 (pour les spécialistes;-) et là un message avec la jolie voix préenregistrée dans le hall de la gare, par suite d'un incident, le train allant vers Paris aura un retard de 30 minutes.
20 minutes plus tard, par suite d'un incident, le train allant vers Paris aura un retard indéterminé...
45 minutes plus tard, par suite d'un incident, le train allant vers Paris aura un retard d’une heure.
20h 10, me voilà enfin parti....
J’entends ma voisine dire «au lieu de battre des records de vitesse, la SNCF devrait juste faire arriver ses trains à l’heure ce serait bien déjà bien»;-)

Me voilà à Paris vers 23h15!
En sortant, des agents de la SNCF distribuent de petites enveloppes nous permettant de renvoyer notre billet pour un éventuel remboursement. Je vais voir ce que cela donne, réponse dans les semaines suivantes.

Résultat des courses : 2 heures de perdues + 15 euros d'amende...

Les points positifs : j'ai pu écrire dans le train ce petit texte afin de me calmer, et regarder deux très bons films de zombies (le cultissime The Night of the Living Dead de Romero et Dawn of the Dead l'adaptation de Zombie avec ses zombies bien énervés) à la grande surprise de ma voisine assise à mes côtés dans le train;-).
ps : Je suis dans ma période Zombie en ce moment, après avoir vu Diary of the Dead samedi dernier, j’ai décidé de revoir tous les films de Romero (parfait pour débuter ses vacances à la plage;-).

Se faire rembourser par la SNCF

Se faire rembourser quand il y a un problème sur la ligne qui n'est soi-disant pas de la faute de la SNCF (problème sur la ligne, les rails... cela m'est arrivé deux fois en six mois entre Paris et Rennes par exemple...) est impossible.
Premièrement comment en être sûr? honnêtement je ne fais pas 100% confiance à la SNCF.
Deuxièmement, connaissez-vous beaucoup de sociétés qui quand elle estime que ce n'est pas de sa faute ne vous remboursent pas?
Quand vous avez un problème avec votre téléviseur, la Fnac, Darty... vous le remplacent et s'arrangent avec le constructeur après (assurance, échange...), même si ce n'est pas la faute du vendeur. Personnellement quand je ne peux rendre mon travail dans les délais, même si ce n'est pas entièrement de ma faute (crash de disque, un graphiste qui se sauve durant un projet, panne du réseau Internet, je me casse un bras...) je ne renvoie pas mon client chez le réparateur de disque dur ou vers Orange. C'est de ma faute et je l'assume et je m'arrange avec le client.

Le prix des billets de la SNCF
exemple pour un aller et retour Paris-Rennes en TGV.
108.40 euros en deuxième classe Pro et un peu plus de 4 heures de voyage (quand tout va bien!)
je compare au trajet en voiture :
Cela me coûte exactement un plein d'essence (85 euros) (Maj + 26 euros de péage) et 6 heures de trajet porte à porte (de chez moi aux Beaux-arts de Rennes) Donc si je compare je gagne en train à peine 30 minutes (car une fois arrivé à la gare Montparnasse j'ai encore 30 minutes de trajet et de la gare de Rennes aux Beaux-arts encore 30 minutes).

Je gagne donc une heure par le train, pour le même prix que la voiture
Si jamais je voyage avec une autre personne, nous arrivons donc à une différence 110 euros entre le train et la voiture (deux billets moins un plein d'essence + péage)...
Même en rajoutant le prix de l’assurance de la voiture... l'usage de la voiture est encore largement moins onéreux.

Conclusion, la voiture est donc moins chère que le train!,
on croit rêver, les prix de la SNCF sont si exorbitants qu’ils poussent les gens à prendre leur voiture (de la à penser que Renault a un accord secret avec la SNCF il n'y a qu'un pas ;-).
On nous raconte toute la journée que la voiture c'est mal (surtout les 4X4), que c'est dangereux et que ça pollue. mais existe-t-il une alternative? Le gouvernement et les usagers devraient forcer la SNCF à baisser ses prix afin de promouvoir les transports en commun à la place de la voiture.
On va me dire que la SNCF offre des prix à tarifs réduits, ils font des promos, des offres « privilèges », des cartes de réductions... Oui! Mais à moins de passer vingt minutes à chaque fois que vous prenez un billet et réserver vos billets deux mois à l'avance, il est très difficile d’obtenir des réductions. Le système de réduction de la SNCF est compliqué exprès afin de rendre la recherche du meilleur prix la plus laborieuse possible. La SNCF est un service public, pourquoi se comporte-elle comme la pire des sociétés privées??
De plus je déteste cette manie marketing de nous donner ces cartes de fausses réductions (S'Miles, carte de fidélité...) permettant de nous faire croire que l'on fait de bonnes affaires.

De même, dans Paris, avez-vous pris un autobus vers 18 heures avec une poussette? Et bien c'est simple vous ne rentrez pas dans la bus!
Les transports en commun aux heures de pointes sont absolument inhumains dans Paris. Même dans le métro de Tokyo (que j'ai la chance d’avoir pratiqué) aux heures de pointes cela se passe mieux, les tokyoïtes étant plus respectueux envers les autres.

La RATP, pourquoi devons-nous prendre un billet de métro, puis racheter un autre billet pour prendre après un bus de la même RATP?? Pourquoi ne pas avoir un ticket par jour (ou par mois) à très bas prix (2 euros par jour me semble raisonnable) permettant de prendre un bus, un RER, un métro, un tramway ou même un Velib de manière indifférenciée. Cela évitera de voir autant des voitures avec une seule personne à l’intérieur bloquer Paris et sa banlieue de 6 heures du matin à 20 heures le soir.
Le fait de rendre presque gratuit les transports en commun, permettrait d'éviter la resquille, faire des économies sur la surveillance...
bon je m’énerve encore et je m’égare de nouveau ;-)....

mercredi 9 juillet 2008

L’Histoire de Nintendo, chapitre 1, 1889-1980

Je croyais bien connaître l’histoire de Nintendo, mais là je suis battu à plate couture ;-) En effet, je viens juste de recevoir L'Histoire de Nintendo #1 par Florent Georges et édité par Pix’n love éditions. C’est le livre le mieux documenté jamais édité concernant Nintendo. De plus cet ouvrage est le premier chapitre (1889-1980) d’une série consacrée à l’histoire de cette société (nous devrions avoir sept tomes à la fin).

Extrait du dossier de presse :
Pour la première fois au monde, plus de 500 jeux de cartes, jeux de société, jouets, jeux électroniques et d'arcade vous sont présentés dans un seul ouvrage !
Bilan de six années de recherches, ce premier volume d'une série de sept tomes vous propose de découvrir un Nintendo oublié, des origines en 1889 jusqu'aux années 1980. 228 pages inédites, remplies avec plus de 2000 photos exclusives, de documents incroyables et d'anecdotes croustillantes.




--> lien vers Pix’n Love qui édite aussi les excellents Pix'n Love magazine sur le retrogaming.

samedi 5 juillet 2008

Apple VS Adobe


L’Iphone aussi incroyable et performant soit-il, ne sait pas lire les fichiers Flash (il ne fait pas aussi le Copier-coller!). C’est assez incroyable de voir qu’Apple fait sa promo de l’Iphone en disant que son téléphone est aussi un navigateur Web aussi performant que celui que vous avez sur votre machine de bureau. Je cite: « iPhone intègre Safari, le navigateur web le plus sophistiqué jamais disponible sur un appareil portatif. ».

Il est vrai que la vélocité et la qualité de Safari sur Iphone sont très impressionnantes (même sans la 3G et le Wifi, les pages s’affichent à une vitesse tout à fait correcte), mais un navigateur moderne ne sachant pas lire du Flash en 2008, à quoi ça sert?

Je ne rentre pas dans le faux débat, Flash / pas Flash. En 2008, la majorité des sites web utilisent Flash, non pas en Full Flash (site entièrement conçu et réalisé en Flash), mais avec des vidéos, des animations, des morceaux en flash (même Google Analytics utilise Flash!). Vous vous retrouvez donc en train de surfer et de lire sur un site web, mais avec de gros trous dans vos pages.

Personnellement, sur mon Iphone, je consulte des sites comme Rue89, Arrêt sur Images..., et cela ne vous a sûrement pas échappé, les magazines d’informations en lignes utilisent (et vont utiliser) de plus en plus la vidéo comme complément aux textes et aux images. Le système le plus facile (je n’ai pas dis le meilleur) et surtout le plus développé pour lire des vidéos sur Net étant d’utiliser un lecteur Flash (merci Youtube!), l’Iphone se retrouve dans l’impossibilité de lire correctement de nombreux site Web.

Il existe des problèmes plus important dans la vie, je vous l’accorde ;-) mais cette attitude d’Apple concernant Flash est symptomatique, de l’ambiance (pour ne pas dire guerre froide) qui existe depuis un petit moment entre Apple et Adobe.

Ces tensions se remarquent par exemple dans la liberté qu’Adobe prend dans la conception de l’interface de ses logiciels. L’interface des logiciels Adobe sur Mac commence à prendre son autonomie, ses propres règles... C’était une chose tout à fait impossible quelques années auparavant. En effet, dès le début des années quatre-vingt Apple fut le premier constructeur informatique à prendre conscience de l’importante de charter une interface utilisateur (avec l’idée que l’expérience utilisateur fait partie de l’identification de la marque). Si vous vouliez diffuser un programme tournant sur Mac, vous deviez suivre des règles d’ergonomies et de design très strict (les fameuses Apple Guidelines) permettant de rendre homogènes les différentes applications tournant sous un même système Apple. L’avantage pour l’utilisateur, fut qu’une fois la logique d’interface Apple acquise sur un premier logiciel, le passage vers un autre logiciel se faisait sans peine (les menus au même endroit, même raccourcis clavier, même logique de navigation, même design graphique pour les fenêtres...). C’est une des raisons du succès (relatif) du Macintosh dans le monde graphique professionnel. Nous avions donc un univers cohérent pour l’utilisateur et aussi un gain de temps pour les développeurs d’application, ne perdant pas de temps à se demander si le boutons devait se placer à gauche ou à droite, être rond ou carré...

La puissance d’Adobe s’étant accrue (monopole des outils graphiques, rachat de Macromedia par exemple), Adobe préfère unifier son interface entre le Mac et Windows. Adobe prend donc son autonomie et va donc imposer sa logique d’interface aux deux anciens protagonistes Apple et Microsoft. Il est vrai que si vous travaillez uniquement sur des softs Adobe, être sur Mac ou PC, n’a que peu d’importance (à part des détails). Par contre décider de passer par exemple d’Adobe After Effect à Apple Motion ou à Autodesk Combustion est une décision assez lourde de conséquence et surtout nécessite un investissement en temps assez considérable. Résultat, vous préférez rester sur une interface connue et cohérente (même si pour le cas d’after effect, elle commence à particulièrement dater), celle d’Adobe. Par contre passer de MacOSX vers Windows ne me semble pas si compliqué. J’ai les deux systèmes sur mon MacBook et travailler sur l’un ou l’autre des deux systèmes n’est pas si différents (mais là je sens que je vais recevoir dix milles commentaires!).

Adobe fait sans nul doute très peur. Par exemple, Steve Jobs doit sûrement se rappeler que l’échec du Next fut sans nul doute lié au fait qu’Adobe n’a jamais porté son logiciel phare de l’époque PhotoShop sur Next (tout comme Quark avec Xpress). On achète une machine pour ses logiciels (ou ses jeux;-) et non pas le contraire. La puissance d’Adobe dans le monde informatico-graphico-audiovisuello-webo est absolument incroyable. Si jamais Adobe décidait d’arrêter sa suite CS (PhotoShop, Illustrator, Flash...) sur Mac, la migration des professionnels vers Windows serait très très importante.

Nous assistons donc aux grandes manœuvres d’Apple et de Microsoft essayant de contrer par tout les moyens Adobe. Nous voyons par exemple Apple refuser Flash sur son Iphone et nous parle d’une nouvelle technologie présentée comme équivalente (bon courage!): SproutCore (j’adore le nom, vous voyez dire je suis développeur Sprout!), tout comme Microsoft avec son Silverlight.
Personnellement, je n’ai rien contre le développement de nouvelles technologies (bien au contraire), mais quand c’est au détriment des « anciennes » je trouve cela assez navrant. Quoi qu’on en dise, Flash est devenu un standard de fait sur le web (tout comme le pdf pour le print), Microsoft et Apple ne pourraient-ils pas essayer de continuer à améliorer l’existant au lieu de nous rajouter de nouvelles couches supplémentaires à un système qui me semble déjà bien compliqué (aussi bien pour le grand public que pour les professionnels). Car l’important c’est de trouver un langage commun technique (flash, java...) permettant d’enfin se concentrer sur la conception et le contenu, mais là je rêve un peu ;-)

Demain je vous parle des standards dans la téléphonie mobile, non je plaisante! c’est encore pire :-(((((((
Pour la vidéo sur mobile par exemple il existe presque 130 protocoles différents, la répartition d’un budget pour développer un jeu pour téléphone mobile est en moyenne de 20% pour sa création et 80% pour ses différentes adaptations sur les différents systèmes et taille d’écran du joyeux monde de la téléphonie.

--> les premières tentatives de lecture de fichier Flash sur un Iphone.

jeudi 3 juillet 2008

Les jurys des écoles d’arts

Au mois de juin lors des jurys de fin d’année, j’ai pu voir de très nombreux travaux de fin d’étude d’étudiants. Dans l’ordre, les travaux des étudiants de Montréal, puis des Beaux Arts de Saint-Étienne, puis de l’école Estienne à Paris et pour finir la semaine dernière ceux des étudiants des Gobelins.

Premièrement je remercie les étudiants et leurs professeurs pour la qualité des travaux. Sans langue de bois, je fus très impressionné par l’intelligence, la variété et la qualité des différents projets que j’ai pu voir. D’ailleurs, je me pose la question de ce que vont devenir ces étudiants, car la comparaison entre ce que l’on trouve généralement dans « la rue » (affiche, magazine, site web…) et la qualité des travaux des étudiants est éloquente. En effet, la qualité des travaux des étudiants est largement supérieure à ce que l’on trouve dans la vie professionnelle. Je sais bien que les contraintes professionnelles ne sont pas du tout les mêmes que lors d’un projet de fin d’études, mais tout de même cela fait un choc de voir une si grande différence.

Une autre remarque, c’est le peu d’étudiant se lançant dans une aventure « interactive » ou même travaillant sur le support écran (vidéo, cinéma, écran de téléphone portable, écran informatique, table interactive…), à part ceux des Gobelins, dont c’est la spécialité bien sûr. La très grande majorité des étudiants travaille toujours sur et pour le support papier (à ma grande joie!). Par contre, dans la vie professionnelle, il me semble beaucoup plus difficile de trouver rapidement du travail dans le monde du graphisme « papier » que dans le monde du design lié aux nouvelles technologies (du Web en passant par la téléphonie).

J’ai aussi la grande chance de faire partie du jury de l’école des Gobelins en moyenne tous les deux ans. Cette section intitulée; concepteur réalisateur multimédia, à la particularité de mélanger des étudiants issus d’école d’art avec des étudiants ayant formation d’ingénieur. L’évolution des sujets des travaux présentés par les étudiants est très significative. Il y a trois ou quatre ans, nous étions dans l’élaboration de site Web « classique », puis il y deux ans, nous voyions l’apparition de site web collaboratif et cette année sur les quatre projets présentés, trois étaient des objets tangibles et interactifs (table interactive, installation, tablette tactile…). C’est assez intéressant de voir cette évolution et ce retour aux objets réels. La qualité des projets et leurs présentations furent particulièrement brillantes (si ma mémoire est bonne deux des projets ont obtenu des notes dépassant largement 17 ou 19 sur 20 à l’unanimité), de plus ces jeunes étudiants possèdent une très bonne analyse de l’évolution actuelle du design lié aux nouvelles technologies. Cela montre aussi le manque d’intérêt croissant des jeunes concepteurs (designers, graphistes, développeurs…) pour le Web « classique » qui devient de plus en plus standardisé. Ils se lancent donc naturellement vers de nouveaux territoires plein de promesse et encore (un peu) vierge.

Ces photos, sont les dossiers des étudiants que vous recevez en moyenne, un mois avant un jury. Ces dossiers présentent la problématique de chacun des étudiants ainsi que ses propres références. Ainsi, au moment du jury, vous arrivez à connaître un tout petit peu mieux l’étudiant en face de vous (les présentations dépassant rarement quarante-cinq minutes, il est très dur de juger en si peu de temps).


et aussi spécial « coup de pouce » à certains des étudiants que j’ai pu croiser à Rennes cette année :
Caroline Fabès,
Joël Schillio,
Élise Gay + Kevin Donnot
et mademoiselle âge bête.

et comme je suis dans les écoles d’arts, un lien vers quelque chose d'assez triste concernant la fermeture programmée de l’École Supérieure d’Art de Rueil-Malmaison

jeudi 19 juin 2008

l’image affligeante de la semaine : le nouveau 4X4 de Renault



Afin d’inaugurer ma nouvelle rubrique «l’image affligeante de la semaine» ou «image de la honte de la semaine», voici une publicité pour le nouveau 4X4 de Renault.
Il ne s’agit pas de critiquer l'aspect graphique de cette photo (rien à dire, toutes ces photos de pubs de voitures se ressemblent de manière affligeante), mais plutôt de saluer la grande clairvoyance de Renault dans la sortie de cette voiture;-)
Renault pourrait enfin sortir une voiture à moteur hybride, une voiture électrique... mais non Renault, recouvre Paris (et les autres villes de France je suppose) de pubs vantant un nouveau 4X4.
Un 4X4 aujourd'hui, avec le prix du pétrole, la pollution, les embouteillages incessants... c’est vraiment montrer le peu de vision de cette entreprise dans l’avenir.
J’ai pu voir sur Itélé le directeur marketing de Renault interrogé par une journaliste, c’était assez pathétique, il n’a presque pas parlé de cette nouvelle voiture, mais plutôt de la gamme Dacia (qui doit franchement se retrouver à l’opposé de ce 4X4 dans les plans marketings de Renault).
La seule chose qu’il a pu dire était que le public visé par cette voiture, était les femmes (et oui, les conducteurs de 4X4 ne sont pas tous que hommes en mal de virilité, mais aussi des femmes).

Voici un petit extrait essentiel de Révolte consommée : Le mythe de la contre-culture par Joseph Heath, Andrew Potter parlant justement du 4X4.

En outre , une bonne part de la consommation défensive n'a rien à voir avec le statut social. Nous sommes souvent forcés de consommer d’une façon concurrentielle, tout simplement pour nous défendre des fléaux créés par la consommation des autres. Dans bien des régions d’Amérique du Nord, par exemple, les gros 4X4 sillonnent les routes en si grand nombre que les gens doivent y réfléchir à deux fois avant d’acheter une petite voiture. Lors d’une collision entre un 4X4 et une petite voiture entrainant un décès, dans 80% des cas, la victime se trouve dans la voiture compacte. Les 4X4 rendent les routes tellement dangereuses pour les autres automobilistes que tout le monde doit envisager l’achat d’une grosse voiture uniquement pour se protéger...
Les 4X4 constituent à l’évidence une course vers le bas. Lors d’un accident, mieux vaut se retrouver dans un véhicule plus lourd que celui que l’on percute. Résultat : tout le monde essaie de se procurer un véhicule plus lourd que ceux des autres, et la taille moyenne des véhicules augmente constamment.

--> un lien vers le site web de l’éditeur (en anglais) du livre, le titre anglais est The Rebel Sell.
--> un lien vers l’éditeur Naïve pour la version française.


Et pour fêter cette sortie magistrale, une petite vidéo :


jeudi 5 juin 2008

drapeaux en berne et création non rémunuérée en France

La nouvelle identité visuelle concernant la présidence française de l’Union Européenne est une véritable catastrophe, et je n’ai pas grand-chose à rajouter après toutes ces réactions que je vous laisse lire :
sur www.evasion.cc et sur www.polylogue.org

Il faut aussi surtout savoir que cet appel d’offres pour le Logo de la présidence française de l’U.E n’était pas rémunéré.

--> pour le plaisir le site web (avec la moitié des liens actifs)
--> pour encore plus de plaisir le discours du directeur artistique bernard kouchner.

--> un lien concernant la photo officielle de Nicolas Sarkozy avec les deux drapeaux français et européen : laboiteaimages


Après avoir vu dernièrement autant de belles et intelligentes choses dans différentes écoles d’Art (par exemple à Saint-Étienne et à l’UQAM de Montréal), je me demande ce qu’il se passe dans la tête de nos décisionnaires français. Je ne parle même pas du fait d’oser proposer des appels d’offres non rémunérés, c’est une honte pour le gouvernement français et ses institutions.

Dans le même genre je viens de recevoir un appel d’offres concernant l’identité visuelle du FRAC Centre.

voici un extrait de ce document :
———————————————————————————

Phase 1 : Présentation des références (book, site Internet, plaquette de présentation, articles de presse….). Proposition d’un devis et d’un concept décrit (texte) et illustré.

Phase 2 : À l’issue de la première sélection, 4 prestataires seront retenus et présenteront des propositions visuelles.

Rendu attendu des 4 prestataires retenus pour la phase 2
Propositions de l’identité visuelle du FRAC Centre et illustration par les documents suivants

(tirages couleur sur papier au format) :
- Proposition de logo
- Proposition de format, de maquette, de mise en page
- Proposition d’outils institutionnels, de papeterie, d’outils de communication et proposition d’outils innovants
- Devis détaillé (création + exécution + suivi imprimerie + cessions des droits), hors coût d’impression, pour l’intégralité des travaux (cf tableau)
- Calendrier prévisionnel détaillé pour l’ensemble des déclinaisons

Les 3 prestataires non retenus à l’issue de la phase 2 seront rémunérés d’une somme forfaitaire de 1 200 € TTC. (j’adore le TTC;-)

———————————————————————————

Donc si je résume bien, je dois faire tout le travail de conception et de réalisation : conception de logo, mise en page, maquette, mise en place d’un système graphique, devis, présentation d’un book, esquisses... pour éventuellement 1 200 euros TTC si j'arrive par miracle à la phase n°2.
Ce qui est le plus choquant c’est que cela vient d’une institution culturelle qui devrait (dans mes rêves!) être sensible au travail de création et surtout au temps et à l’investissement que cela demande pour concevoir une réponse graphique de qualité.

Je vous renvoie vers la liste noire des concours ou appels d’offres de design ou de communication de l’Alliance Française des designers et aussi vers le texte, concernant les appels d’offres non rémunérés, que les membres de l’AGI en France ont tous signés.

merci à Jean-Louis pour les liens concernant le logo de la présidence française de l’Union Européenne.

en vrac quelques liens pour bien débuter le mois de juin

Le TED sphere de Santiago Ortiz.



MSNBC propose SPECTRA Visual Newsreader, une interface qui vous permet de naviguer en 3D dans un carrousel de titres et d'articles extraits de MSNBC.



Pong et les japonais,




animation sur la peau



animations sur des murs


MUTO a wall-painted animation by BLU from blu on Vimeo.

--> merci à Sakura, Katalina, Arnaud et Mathieu pour les liens

École Supérieure d’Art et Design de Saint-Etienne, jury de DNSEP

Voici quelques photos des travaux des élèves de l’école Supérieure d’Art et Design de Saint-Etienne (les beaux-arts de Saint-Étienne en plus court;-)
Je fus dans le jury du DNSEP de communication et ce fut un plaisir de voir autant de travaux en deux jours. Sur onze élèves nous avons pu donner deux félicitations et deux mentions, les travaux furent très variés et de qualité (sans langue de bois). Les étudiants ont pu présenter des travaux aussi divers, que des illustrations, de la typographie, des affiches, des textes littéraires, des vidéos, un documentaire vidéo, un jeu vidéo, de la musique...
Merci beaucoup pour la qualité des travaux et bien sûr un grand merci à l’équipe enseignante pour l’accueil et la qualité des travaux de l’école.

Dans deux semaines je serai aussi dans un autre jury, celui de l’école Estienne de Paris.

jeudi 29 mai 2008

bibliographie mise à jour + boutique Amazon

Voici une mise à jour d’une bibliographie concernant le design d’interactivité (au sens large), réalisée avec l’aide de Rémy Bourganel (Nokia Design).
J’en profite aussi pour faire un lien vers ma boutique Amazon. Je trouve que le système de boutique personnelle d’Amazon est pour l’instant le seul moyen honnête et intelligent de gagner de l’argent (des chèques cadeaux pour ma part) avec le Web 2.0. J’ai essayé l'année dernière le système de Google AdWords, mais il est impossible de choisir les liens publicitaires affichés sur votre page perso. J'ai pu gagner 200 euros en un mois (pas trop mal!) avec le système de Google, mais j’ai arrêté, car le fait de ne pouvoir totalement contrôler les infos sur votre blog personnel est très dérangeant. Un exemple; j’ai pu avoir au début, des annonces pour des Escort Girls et des gardes du corps à Tokyo!
je vais donc continuer ces prochaines semaines d’alimenter ma boutique Amazon de différentes références (livres, films, jeu vidéo...), toujours en relation avec le design d’interactivité.

Narration:
the writer's journey de christopher vogler
the seven basic plotsde christopher booker
screenplayde Syd field
story de Robert mc kee

Mythologie
the power of myths de Joseph Campbell
the hero with thousands faces de joseph campbell***
animism de graham harvey (revues des théories de l'animisme)
amulets de sheila pain

design d’interactivité
the design of everyday things de Donald Norman
the invisible computer de Donald Norman
the human interface de Raskin
things that make us smart Donald Norman
everyware,the dawn age of ubiquitous computing d’Adam greenfield (creative director, nokia design, services & ui design)
the new everyday, views on ambient inteligence (un des ouvrages les plus complets sur la question)
designing interactions de Bill moggridge (histoire de la naissance d'une discipline par le fondateur de ideo)
designing interactions de Dan Saffer,
design research de Brenda Laurel
mental models de Indi Young
ambient findability de Peter Morville,
l'expérience sociale des interfaces web de Nicole Pignier et Benoît Drouillat
The Human interface, New direction for designing interactive systems de Jeff Raskin
Penser le Web Design de Nicole Pignier et Benoît Drouillat
Designing visual interfaces, Mullet and Sano
Matières textuelles sur support numérique, Alexandra Saemmer
Designing the future de Robin Backer
The art of interactive design de Chris Crawford
InsideOut, Microsoft (une histoire des innovations de MicroSoft)
les Hyperdocuments, de JP Balpe
des neurones et des pixels, de François Richaudeau
hypertextes et hypermedias, de JP Balpe, Alain Lelu, Imad Saleh
Designing for Interaction, de Dan Saffer
Processing: A Programming Handbook for Visual Designers and Artists de Casey Reas and Ben Fry
Conception de site Web, l’art de la simplicité de Jakob Nielsen

Sociologie:
the tipping point de malcom gladwell (les principes de l'épidémie sociale)
blink de malcom gladwell

Business:
the long tail de chris andersson (le nouveau modèle économique généré par internet)
peak de chip conley
subject to change de peter merholz
good to great de collins

Design management & innovation:
design management de brigitte borja de mozzota
creating the perfect design brief de Phillips
the art of innovation de Tom Kelley (fondateur de ideo)
the 10 faces of innovation de Tom Kelley (fondateur de ideo)
le cas philippe Stark de Christine Bauer (thèse sur la communication de Stark)

John Maeda
maeda@media, Thames and Hudson (essentiel)
De la simplicité
Creative Code, Thames and Hudson
Design By Numbers, MIT Press
Tap, Type, Write, Digitalogue Co.
12 o’clocks, Digitalogue Co.
Flying Letters, Digitalogue Co.
Reactive Square, Digitalogue Co.

Jeux vidéo
Trigger Happy de Steven Pool
Conception et architecture des jeux vidéo d’Andrew Rollings, Dave Morris
l'univer des jeux vidéo de Alain et Frédéric Lediberder
Jeux vidéo et médias du XXI siécle de Stéphane Natkin
Video Games, the beginning de Ralph Baer
The video game theory reader de Wolf and Perron
culture d'Univers : Jeux en réseau, mondes virtuels, le nouvel âge de la société numérique de Frank Beau
Rules of Play, games design fundamentals de Katie Salen Eric Zimerman
the Game design Reader de Katie Salen Eric Zimerman
The Medium of the video games de Wolf
I'm 8 bit de Gibson
la saga des jeux vidéo de Daniel Ichbiah
le game design de jeux vidéo de sébastien Genvo
Credit 00, I love Videogames
Game On de Lucien King
The Classic Video Games, de David Ellis
Introduction aux enjeux artistiques et culturels des jeux vidéos, de Sébastien Genvo
if/the pPlay de Janet Abrams
Re Play de Liz Faber, State design
Supercade de burnham
Arcade Fever de Sellers
les jeux vidéo, politique, contenus et enjeux sociaux de Tony Fortin
jeux vidéo, l’art du XXI siècle de Nic Kelman
On game design de Chris Crawford
on game design de Andrew Rollings et Ernest Adams

Divers
Histoire des médias, de Diderot à Internet, de Frédéric barbier et Catherine Bertho Lavenir
Un manifeste Hacker de Mc Kenzie Wark
Humanité 2.0 : la bible du changement de Ray Kurzweil (un furieux ;-)
le sens du mouvement, Alain Berthoz
La révolution Google, John Battelle
Art réseaux média, Annick Bureau et Nathalie Magnan
Gödel Escher Bach, les brins d'une guirlande éternelle, D. Hofstadter
l’Homme numérique, Nicolas Negroponte
transmaterial, blaine brownell
l’âge de Peer, Martin
Art et nouveau médias, Mark Tribe et Reena Jana
A Short history of the printed Word
2100, l’odyssée de l’espèce, Thierry Gaudin
Cybermonde la politique du pire, Paul Virilio
voyages dans le futur, Nicolas Prantzos
380 incorrectly the computer, 220 then you will see that, Jodi
Connexions, l'art internet de Rachel Greene
Computers de Christian Wurster
L'enfer de l'information ordinaire de Christian Morel (très injuste parfois dans ses jugements, mais aussi très pertinent)

Les anciens livres (avant 1995)
Understanding hypermedia de bob cotton et Richard Olivier
the CyberSpace de bob cotton et Richard Olivier
Les autoroutes de l’informations, rapport au Premier Ministre, Gérard Théry
Technologies au quotidien, autrement (éditeur)
TILT ou les codages visuels de l'information sur écran, Seguret-Guye, Argoud
le Videotext, Ancelin, Marchand
Conviviel 1, ODA télématique - Havas
Instruments de communications évolués, Hypertextes, hypermédias de JP Balpe et Roger Laufer (1990)
Les Jeux et les Hommes de Roger Caillois
La Poétique de l'espace de Gaston Bachelard

Et pour finir en beauté, Cybernétique et société de Norbert Wiener (1952).

--> un lien vers la boutique Amazon des designers interactifs

jeudi 15 mai 2008

une bibliographie concernant le design numérique

Hier, j’ai pu assister à une conférence aux Beaux Arts de Rennes de Rémy Bourganel, designer chez Nokia. Il vient de m'envoyer une petite bibliographie concernant le design. Je me permets donc de vous la communiquer suivie de la mienne (publiée dans Fluctuat il y a quelques mois).

narration:
the writer's journey/christopher vogler
the seven basic plots/christopher booker *** (les 7 type d'histoires)
screenplay/syd field
story/Robert mc kee

mythologie
the power of myths/joseph campbell ***
the hero with thousands faces/joseph campbell***
animism/graham harvey *** (revues des théories de l'animisme)
amulets/sheila pain

interaction design:
the design of everyday things/donald norman ***
the invisible computer/donald norman ***
the human interface/raskin
things that make us smart/donald norman
everyware,the dawn age of ubiquitous computing/adam greenfield *** (creative director, nokia design, services & ui design)
the new everyday, views on ambient inteligence/philips design *** (un des ouvrages les plus complets sur la question)
designing interactions/bill moggridge *** (histoire de la naissance d'une discipline par le fondateur de ideo)

sociologie:
the tipping point/malcom gladwell *** (les principes de l'épidémies sociales)
blink/malcom gladwell

business:
the long tail/chris andersson *** (le nouveau modèle économique généré par internet)
peak/chip conley
subject to change/peter merholz
good to great/collins

design management & innovation:
design management/brigitte borja de mozzota***
creating the perfect design brief/phillips ***
the art of innovation/tom kelley *** (fondateur de ideo)
the 10 faces of innovation/tom kelley *** (fondateur de ideo)
le cas philippe stark/christine bauer *** (thèse sur la communication de stark)

 

Et la mienne, ou je vais citer uniquement les livres m'ayant vraiment marqué dans mon travail de concepteur graphique et de designer d’interactivité.

Tout d'abord, je vais parler des romans de science-fiction. En France la SF est très dévalorisée (comme la BD), considérée comme une sous-littérature, uniquement bonne pour adolescents boutonneux.
Pourtant la SF possède sa propre histoire et grace à ses nombreux courants passionnants est à l’origine de nombreuses idées nouvelles.
Il faut savoir que les ingénieurs et scientifiques travaillant dans l’informatique (principalement les Américains) ont tous beaucoup lu de SF dans leur jeunesse (des années cinquante à nos jours), ils sont pour la plupart très au fait des différents concepts énoncés par des auteurs visionnaires comme (pour les plus connus) Philip K Dick, Isaac Asimov ou même William Gibson. Ces auteurs de science fiction ont donc eu une grande influence sur les différentes inventions technologiques que nous utilisons de nos jours, avec comme exemple le plus connu, Second Life décrit avec précision dès 1992 par Neal Stephenson dans son Snow Crash (connu sous un titre ridicule en Français : Le Samouraï virtuel).

Il faut aussi parler de l'importance des romans de William Gibson. En effet aussi bien les artistes, scientifiques, graphistes, musiciens, développeurs des années quatre-vingt-dix… tous citent William Gibson dans leurs interviews.
Le CyberPunk de William Gibson a vraiment modelé notre présent et peut-être notre futur proche. Dès 1984, avec son premier roman Neuromancien, il décrivait une société complètement interconnectée avec un monde virtuel, avec ses mafias, ses hommes politiques, ses grandes sociétés, ses hackers, ses freaks, ses bugs informatiques, ses dérives…
Les autres grands auteurs CyberPunk sont (si cela vous intéresse) : Bruce Sterling, Pat Cadigan, Michaël Swanwick, Greg Bear… et plus près de nous Neal Stephenson (mon préféré !)

Étudiant, je lisais (entres autres) ce genre de littérature, çela me procurait (et me procure encore) de nombreuses idées visuelles dans la conception d’interface graphique (en plus du nom d’Incandescence ;-).
« Les neurotransmetteurs réveillent les cinq broches dans sa tête et cow-boy voit l’intérieur de son crâne flamboyer d’une lueur incandescente : les matrices de données à cristaux liquides du panzer qui se calquent sur la configuration de son esprit. Son cœur bat plus vite ; il vit de nouveau dans l’interface, l’interactif, son esprit dopé cavalant comme les électrons à travers les circuits, dans le cœur de métal et de cristal de la machine. Son champ visuel s’étend autour du panzer sur 360 degrés, sans parler des autres tableaux de son étrange espace mental qui lui affichent l’état du moteur et des systèmes du panzer. Il opère une vérification des systèmes, puis de l’ordinateur et de l’armement, voit les longues rangées de témoins s’illuminer tous en vert. Ses perceptions physiques ne sont désormais plus en trois dimensions : les écrans se superposent et s’entremêlent au gré de leurs entrées et sorties de l’interface, reflétant la réalité subatomique des circuits électroniques et des données, en l’occurrence le crépuscule qui tombe au-dehors. » Walter John Williams dans Câblé.

Dans un futur (beaucoup) plus éloigné, nous avons aussi l'incroyable Aube de la nuit de Peter F. Hamilton décrivant avec force détails une société post-technologique. Ce roman montre (entre autres, car cette trilogie est immense et délirante) le comportement possible des hommes (voir des morts mais je n'en dis pas plus) faisant beaucoup penser à notre attitude et nos usages de (encore) Second life voir FaceBook (pornographie, trucs débiles, vidéos encore plus inutiles, jeux avec les avatars…).

Dan Simmons avec Hypérion (1989), décrivant encore un futur lointain d'une manière à la fois très réaliste et pleine de poésie (il parle de porte de téléportations, d’ubiquité… et de ses implications dans un monde cohérent).
Il faut aussi parler de ses deux derniers romans (pour l’instant en France) Ilium et Olympos qui sont absolument extraordinaires, mélangeant avec dextérité poésie, références littéraires historiques (l’Iliade et l’Odyssée), culture littéraire classique (William Shakespeare, John Keats et Marcel Proust ), Hard Science, action, humour… le tout dans une histoire passionnante, malheureusement ternie par les dernières pages, totalement stupides (ne lisez pas la suite si vous n'avez pas encore lu ces deux romans !). L’histoire du sous-marin Islamiste et l’heureuse fin d’un monde où églises, temples et synagogues cohabitent joyeusement, mais en oubliant de citer les mosquées sont franchement indignes de Dan Simmons.
Pour parler tout même des Français, nous avons une intéressante (et déprimante ;-) vision d'un futur dans La possibilité d'une île, de Michel Houellebecq, sans oublier notre très provocateur Maurice Dantec.

Il faut aussi parler des nombreuses adaptations au cinéma des œuvres majeures de la SF comme Blade Runner (nous avions pour une des premières fois à l’écran une vision noire de notre futur, je n'oublie pas Dark Star de Carpenter en 1973 et THX1138 de Lucas en 1971 mais ces deux films sont restés beaucoup plus confidentiels), Tron en 1984, Minority Report (interface gestuelle), I, Robot (les trois lois de la robotique) 2001 l’Odyssée de l’espace, StarShip Trooper (un univers guerrier géré par les médias), le magnifique Crash (le futur de l’automobile!), Existenz… qui font la part belle aux images et développent un univer nous questionnant sur notre propre futur (Blade Runner étant le plus pertinent et le plus marquant, alors que dans un autre genre, Matrix vieillira très mal à mon avis).

Les grands auteurs :
Isaac Asimov (robots, robots...)
Douglas Adams (humour et science fiction, très rare)
James G. Ballard (avec Crash par exemple)
Arthur C. Clarke (2001...)
Philip K Dick (le maître)
William Gibson (l’initiateur avec Sterling du mouvement CyberPunk)
Peter F. Hamilton
Walter John Williams
Dan Simmons
Norman Spinrad
Neal Stephenson (Snow Crash, une prédiction de Second Life ou même Cryptonomicom pour la mise en avant d’enjeux nouveaux liés à l’informatique)
Bruce Sterling
Pat Cadigan
Greg Egan

+ quelques liens intéressants sur Wikipédia si vous aimez la SF :

http://fr.wikipedia.org/wiki/L'Aube_de_la_nuit

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hyp%C3%A9rion_(roman)

http://fr.wikipedia.org/wiki/William_Gibson

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cyberpunk

http://fr.wikipedia.org/wiki/Neal_Stephenson

http://en.wikipedia.org/wiki/Snow_Crash

http://en.wikipedia.org/wiki/Metaverse

Toujours dans la science Fiction, je me dois aussi de mentionner la grande influence graphique des Mangas et des animations japonaises, comme Ghost in Shell ou AppleSeed.

Une bibliographie concernant les différents domaines concernant le design interactif.

Je n’ai volontairement pas cité Gilles Deleuze ou Marshall McLuhan (par exemple), ces ouvrages ayant des portées beaucoup plus larges que mon propos.

Design interactif
Designing interactions,
Bill Moggridge
The Human interface, New direction for designing interactive systems,
Jeff Raskin
Penser le Web Design,
Nicole Pignier et Benoît Drouillat (un nouvel ouvrage arrive vers la mois de mai, très passionnant)
Designing visual interfaces,
Mullet and Sano
Matières textuelles sur support numérique, Alexandra Saemmer
Designing the future,
Robin Backer
The art of interactive design,
Chris Crawford
InsideOut, Microsoft
(une histoire des innovations de MicroSoft)
les Hyperdocuments,
JP Balpe
des neurones et des pixels,
François Richaudeau
hypertextes et hypermedias, JP Balpe, Alain Lelu, Imad Saleh

Designing for Interaction,
Dan Saffer
Processing: A Programming Handbook for Visual Designers and Artists de Casey Reas and Ben Fry
Conception de site Web, l’art de la simplicité
de Jakob Nielsen (il fallait que j’en cite quand même un ;-)

John Maeda
maeda@media
, Thames and Hudson (essentiel)
De la simplicité

Creative Code, Thames and Hudson
Design By Numbers, MIT Press
Tap, Type, Write, Digitalogue Co.
12 o’clocks, Digitalogue Co.
Flying Letters, Digitalogue Co.
Reactive Square, Digitalogue Co.

Les jeux vidéo
Trigger Happy,
Steven Pool
l'univer des jeux vidéo, Alain et Frédéric Lediberder
Jeux vidéo et médias du XXI siécle, Stéphane Natkin
Video Games, the beginning, Ralph Baer
The video game theory reader, Wolf and Perron
culture d'Univers : Jeux en réseau, mondes virtuels, le nouvel âge de la société numérique de Frank Beau
Rules of Play, games design fundamentals, de Katie Salen Eric Zimerman
the Game design Reader, de Katie Salen Eric Zimerman
The Medium of the video games, Wolf
I'm 8 bit, Gibson
la saga des jeux vidéo, Daniel Ichbiah
le game design de jeux vidéo, sébastien Genvo
Credit 00, I love Videogames
Game On, lucien king
The Classic Video Games, David Ellis
Introduction aux enjeux artistiques et culturels des jeux vidéos, Sébastien Genvo
if/the pPlay, janet abrams
Re Play ,Liz Faber, State design
Supercade, burnham
Arcade Fever, sellers
les jeux vidéo, politique, contenus et enjeux sociaux, Tony Fortin
jeux vidéo, l’art du XXI siècle, Nic Kelman
On game design, Chris Crawford
on game design, Andrew Rollings et Ernest Adams


vous pouvez aussi compléter cette liste par celle de Sébastien Genvo.


Divers
Histoire des médias, de Diderot à Internet, de Frédéric barbier et Catherine Bertho Lavenir
Un manifeste Hacker de Mc Kenzie Wark
Humanité 2.0 : la bible du changement de Ray Kurzweil
le sens du mouvement, Alain Berthoz
La révolution Google, John Battelle
Art réseaux média, Annick Bureau et Nathalie Magnan
Gödel Escher Bach, les brins d'une guirlande éternelle, D. Hofstadter
l’Homme numérique, Nicolas Negroponte
transmaterial, blaine brownell
l’âge de Peer, Martin
EveryWare, la révolution de l’ubimédia, Adam Greenfield (le nouveau «Head of Design» de chez Nokia)
une brève histoire de l’avenir, Jacques Attali
Art et nouveau médias, Mark Tribe et Reena Jana
la longue traîne, C.Anderson (la théorie ayant existé beaucoup de businessmen)
A Short history of the printed Word
2100, l’odyssée de l’espèce, Thierry Gaudin
Cybermonde la politique du pire, Paul Virilio
voyages dans le futur, Nicolas Prantzos
380 incorrectly the computer, 220 then you will see that, Jodi
Connexions, l'art internet, Rachel Greene
Computers, Christian Wurster
L'enfer de l'information ordinaire, Christian Morel (très injuste dans ses jugements parfois, mais aussi très pertinent)


Les anciens livres (avant 1995)
Understanding hypermedia, bob cotton et Richard Olivier
the CyberSpace, bob cotton et Richard Olivier
Les autoroutes de l’informations, rapport au Premier Ministre, Gérard Théry
Technologies au quotidien, autrement (éditeur)
TILT ou les codages visuels de l'information sur écran, Seguret-Guye, Argoud
le Videotext, Ancelin, Marchand
Conviviel 1, ODA télématique - Havas
Instruments de communications évolués, Hypertextes, hypermédias, JP Balpe et Roger Laufer (1990
Les Jeux et les Hommes de Roger Caillois
La Poétique de l'espace de Gaston Bachelard

Et pour finir en beauté, Cybernétique et société de Norbert Wiener (1952).

mercredi 16 avril 2008

SNCF, doit-on vraiment en arriver là?

Je vous conseille la nouvelle campagne de communication de la SNCF, si bien nommée. Elle est absolument surréaliste, en effet la SNCF ayant sûrement des retours pas toujours très positifs sur son site Web (c'est le moindre que l’on puisse dire), elle a décidé de faire une campagne de pub «pour que ça rentre» (la mission de la Pub!). Bien sûr, si le public n’apprécie pas ce site, c'est qu'il doit être totalement stupide et idiot, mais on ne va jamais remettre en question la qualité de notre outil (le site sncf.com ou voyages-sncf.com c’est en gros la même chose) ou de notre communication. La SNCF aurait pu dépenser son argent dans l’amélioration du son site Web, mais non, elle préfère dépenser de l'argent dans une nouvelle campagne encore plus honteuse et agressive envers ses usagers, histoire d’enfoncer le clou bien loin (dans notre tête).
Utiliser la menace pour aller sur le site de la SNCF, je n'y avais jamais pensé, mais je ne sais pas comment va réagir le public cette fois?

Bravo! (sincèrement) à l’agence ayant réussi à vendre cette campagne, d’un cynisme et d’une agressivité peu commune.


Maj :
La SNCF pollue même l’interface de DailyMotion (pour que «ça rentre»), de plus on vous propose d’envoyer vos idées (le WEB 2.0, une vraie chance pour les agences de pub sans aucunes idées un peu originales;-)
Je pense qu’il s’agit d’une suite de fausses-vraies vidéos pathétiques postées sur cette page, ou alors je ne comprends pas trop le délire ;-)



--> merci Marie pour l’info

lundi 31 mars 2008

une rencontre avec l’équipe d’Excusado à Bogotà

Et voilà, à force de photographier les graffs de Bogatà, me voilà invité à interviewer l’une des équipes les plus talentueuses de Bogotà.
Voici donc quelques photos de ma visites dans le local des Excusado.
Cette équipe est constituée de quatre jeunes graphistes. Leurs travaux sont extrêmement percutants (vous ne pourrez pas les rater dans les rues de Bogotà). La principale source d’inspiration de leurs travaux est basée sur l’imagerie populaire Colombienne et ils utilisent aussi bien les bombes (de peintures;-), le pochoir, le dessin, les stickers...
Ils sont aussi très actifs en invitant d’autres groupes du Brésil, du Méxique et mêmes des USA dans leur ville. Au mois de juin, ils seront pour la première fois en Europe, à Valence en Espagne.

politique dans la rue

Il existe bien-sur beaucoup d’inscriptions politiques sur les murs de Bogotà.
Quelques exemples, dont pas mal d’inscriptions RASH (à mon grand étonnement car je croyais ce mouvement typiquement de New York) et d’autocollants antimilitaristes. La dernière photo (très mauvaise qualité car prise avec mon téléphone portable) me semble très forte et pertinente, car en Colombie l’école n’est pas obligatoire mais le service militaire, lui est obligatoire!

Pour info RASH, est l’acronyme de Red and Anarchist Skinheads.

samedi 29 mars 2008

pendant ce temps à Paris...

Deux évènements radicalement différents ;-) à Paris très bientôt.
Signature du catalogue d'exposition Claude Closky 8002-9891 dont Jérôme Saint-Loubert Bié a assuré la conception graphique.
et dans un autre genre, le grand retour de Lacrima Necromanzia au Le Klub.
LE KLUB, 12, rue Saint Denis, 75001 PARIS


mercredi 26 mars 2008

Bogotà jour 3

Hier grande visite (et aussi une conférence sur mes travaux, tout de même ;-) à l’Universidad de los Andes, c'est la plus grande université de Colombie (14 000 étudiants au total et 800 en design). Le lieu est assez extraordinaire, c’est un magnifique campus immense placé le long d’une montagne entourée de végétation.
J’ai pu croiser beaucoup de monde, par exemple le créateur de Wiring, Monsieur Hernando Barragán professeur dans cette université.

Quelques images de ce campus pour les étudiants français (histoire de comparer avec les universités françaises ;-)

mardi 25 mars 2008

Bogotà jour 2

Encore quelques photos des rues de Bogotà, mais surtout des photos prises dans un restaurant extraordinaire, Andres Carne de Res.. Vous prenez la maison de Ben + le palais du facteur Cheval, vous multipliez par mille et vous obtiendrez en gros ce restaurant symbole du minimalisme colombien;-). Cet endroit est immense (je dirais facilement plus de 2000 mètres carré). L’architecture et la décoration de ce lieu sont le fruit de plus de 26 ans d’accumulations d’objets trouvés. Vous vous retrouvez en train de manger (des viandes succulentes) entouré d’accumulations de signes absolument incroyables. Ce restaurant est un vrai musée.

dimanche 23 mars 2008

baisse des prix ?

Je suis à Bogotá et c'est le matin pour moi, mais avant de me lancer dans la ville, je trie quelques photos et je ne peux m'empêcher de vous montrer mes deux dernières photos parisiennes prises dans un Monoprix.
Je voudrais bien la même signalétique quand les prix sont en hausses!

samedi 22 mars 2008

Colombie

Et hop demain matin, grand départ pour la Colombie :-)))))
J’espère pourvoir continuer mes safaris typographiques et rencontrer plein de gens intéressants.

jeudi 20 mars 2008

Flash festival 2008

L’ouverture des soumissions à la compétition du Web Flash Festival vient juste de commencer.
Le thème de cette année me semble très alléchant : Jouable.


Extrait du dossier de presse :

| Jouable |

Cette édition 2008 est placée sous le thème de Jouable. Cette thématique vient en continuité et en réaction avec notre précédente édition (thématique "Fiction"). La qualité JOUABLE induit certains principes auxquels nous nous intéressons particulièrement cette année. Une exposition traitera de l'oeuvre jouable en ligne : oeuvre interactive, jeu ou bien création inspirée du jeu vidéo - quelle qu'en soit l'enjeu (commercial, divertissement, réseau social, création artistique, nouvelle forme de narration ou détournement des codes du jeu).
Nous avons également choisi ce thème aux contours plus ludiques et attractifs pour fédérer davantage cette année nos différents publics (graphistes, illustrateurs, développeurs, personnel d'encadrement et artistes).
Ce thème n'est pas exhaustif, l'événement souhaitant donner à chacun les moyens de saisir le potentiel des technologies présentes et à venir liées sur Internet, il reste ouvert à tous les aspects et perspectives de cette discipline ainsi qu'aux nouvelles formes de création qui s'alimentent des réseaux.

| Compétition |

Le festival est gratuit et ouvert à tous. Le Web flash festival est ouvert à tous les formats pour Internet : sont donc acceptées les oeuvres conçues et produites spécifiquement pour Internet, au moyen d'une technique adaptée au web (format Swf, Director, langages dynamiques côté serveur, HTML, Java, Processing, Ajax ...).
L'inscription des oeuvres se fait en ligne, sur le site du festival, pour l'une des 6 catégories
Attention ! Les inscriptions seront clôturées le dimanche 20 avril 2008 !

mercredi 19 mars 2008

Beijing 2008 vs London 2012

Beijing 2008 vs London 2012

La Chine étant tristement à l’honneur en ce moment, voici un texte écrit pour Magazine n° 41 en septembre 2007

Si on se promène actuellement dans les rues de Pékin, on ne peut pas ignorer les immenses panneaux lumineux affichant le décompte des mois, des jours, des heures, des minutes et des secondes avant l’ouverture des Jeux Olympiques dans cette ville. Quand on se présente à la douane de l’aéroport de Pékin, une fois les formalités effectuées, on doit s’exprimer sur la prestation du douanier en appuyant sur un des deux boutons, l’un vert pour dire sa satisfaction, l’autre rouge pour son mécontentement. Les chauffeurs de taxi pékinois doivent prendre des cours d’anglais, de nombreux panneaux dans la ville expliquent quelques règles de savoir-vivre occidentales… Je ne parle bien sûr pas des pressions politiques sur les journalistes et autres dissidents, les « pauvres » envoyés au-delà du sixième périphérique de la ville… Une pression énorme est donc imposée à cette ville et à ses habitants pour « réussir » cet événement si symbolique pour la Chine en ce début de siècle. Au même moment, la polémique concernant le design du logo des Jeux olympiques de Londres de 2012 m’est parvenue, même en Chine ; l’occasion de comparer ces deux logos.

London 2012


Ce nom, London 2012, sonne comme le titre d’un excellent film de science-fiction de John Carpenter Los Angeles 2013 (en anglais Escape from L.A), mais cela n’a visiblement (et heureusement) rien à voir – ceux qui ont vu le film comprendront.

Un logo seul ne veut rien dire, c’est son utilisation qui lui donne du sens : sur la papeterie, les médailles, l'habillage vidéo… Nous verrons bien si ce logo arrive à survivre et à se développer dans le temps. Premières impressions : on ne lit pas « 2012 », et cette forme assez agressive me fait davantage penser au logo d’un groupe de Hard Rock de la fin des années quatre-vingt qu’a celui de la plus grande compétition sportive au monde. En même temps la devise des JO : «Citius, altius, fortius » (plus vite, plus haut, plus fort) correspond assez bien aux groupes de Hard Rock! Nous pourrions aussi voir dans les couleurs et ces formes, un clin d’œil à la célèbre pochette de Never mind the Bollocks des Sex Pistols, conçue par le graphiste britannique Jamie Reid en 1977. Nous pouvons aussi penser à la couverture de l’album A different kind of tension des Buzzcocks en 1979.


Mais à part, peut-être une consommation excessive de différentes substances prohibées, je ne vois pas trop de rapport entre Punk et Jeux olympiques. En poussant un peu plus loin (voire trop) dans le temps, on peut même dire que ce logo à des ressemblances malheureuses avec la croix en forme de Svastika ou des symboles SS (structure agressive, la symétrie des deux 2 pouvant faire penser à des S, surtout si on passe ce logo en noir et blanc).

Enfin, nous pouvons donc remarquer que ce n’est pas la ville ou le sport qui sont mis en avant, mais l’année 2012. Ces formes représentent visiblement les infrastructures (les stades…) que va devoir construire la ville de Londres pour accueillir les Jeux, donc les bâtiments en non plus des hommes. Il n’a rien d’humain et London 2012 représente plutôt le logo d’un prometteur immobilier que celui d’un grand événement sportif. Nous n’aborderons pas le prix facturé pour sa conception (400 000 £) ni la formation graphique et visuelle des décideurs permettant de laisser passer un logo de cette piètre qualité.

Dans un pays qui a vu Alan Flechter, Vince Frost, David Hillman, Muir Hamish, Peter Saville, ou Neville Brody (pour ne citer que les très vieux;-), il est étonnant qu’on ne soit pas capable de proposer une identité visuelle digne de ce nom. Nous aurons peut-être droit à une réaction des designers anglais, identique à leurs collègues allemands. Ces derniers, outrés par la médiocrité du logo choisi pour la dernière coupe du monde de football en 2006, avaient organisé un concours entre eux et proposés gratuitement de nouveaux logos. Malheureusement, les organisateurs ont préféré garder la première version.

Beijng 2008 Retournons en Chine pour commenter et comparer le logo chinois. Nous pouvons voir très rapidement une accumulation de signes, les traditionnels cinq cercles des jeux olympiques (les cinq continents), une calligraphie de « style chinois », mais utilisant des caractères romains et une forme humaine visiblement en train de courir ou de danser.

Cette forme humaine est en fait basée sur le dessin du caractère chinois signifiant Beijing (Bei pour Nord et Jing pour Capitale) en caractère chinois. Rappelons que les caractères chinois viennent généralement de dessins figuratifs, chaque caractère chinois représente un objet ou un concept unique. Ainsi, un Chinois ne lisant pas notre alphabet romain, va tout de même reconnaître le mot Beijing dans ce logo, et nous, occidentaux, ne déchiffrant pas les caractères chinois, allons aussi pouvoir lire Beijing grâce à l’utilisation de l’écriture manuscrite en bas du logo. Ces deux formes (l’homme dansant et les caractères romains) signifient donc la même chose, mais utilisent deux systèmes d'écriture radicalement différents. Nous avons donc l’affirmation d’une culture et de son système d'écriture (les caractères chinois), sans exclure les autres cultures (symbolisées par les caractères romains que l’on pourrait qualifier d’écriture d'internationale).

Les pictos de Beijing, utilisant la même logique que le logo.



Cette logique s’étend même aux mascottes, exercice obligé de ce genre de manifestation, il faut bien vendre des sacs et des tee-shirts! En plus de représenter les différents éléments (la mer, la forêt, le feu, la terre et le ciel), les noms des cinq mascottes (Beibei, Jingjing, Huanhuan, Yingying et Nini,) sont aussi signifiants, car lorsque vous mettez ces cinq noms ensemble dans le bon ordre cela donne : Bei Jing Huan Ying Ni, ce qui veut dire « Bienvenue à Beijing » en chinois. Avec ce système du logo, des pictogrammes et des mascottes, il existe donc toujours deux niveaux de lecture. Un premier très simple et direct, nous voyons de petits hommes en train de faire du sport et de petites mascottes amusantes ; et un deuxième niveau permettant de commencer à comprendre l’origine des caractères chinois et de mieux appréhender une autre culture.

Pour conclure, ce paradoxe : nous avons donc curieusement un logo « dur » dans un pays avec un régime politique « soft » et à l'inverse nous avons un logo « soft » et intelligent dans un pays au contraire très dur politiquement (Chine : la plus grande prison du monde pour les journalistes et les internautes, d'après Reporters sans frontières et je n’ose parler du Tibet...).

quelques liens complémentaires :
http://fr.beijing2008.cn/

http://www.london2012.com/

http://www.london2012.com/joinin/create/
Ce site permet aux internautes de proposer leurs propres logos. Est-ce un aveu d’échec ou un semblant de démocratie participative graphique, justement très en vogue sur le net avec le fameux web 2.0?

mardi 18 mars 2008

temps de perdu


Voici une image issue du site www.vilain.com.

Je sais que ça va faire râler plein de gens, mais honnêtement, dans la majorité des cas, pourquoi ne pas utiliser Flash? (je ne suis pas payé par Adobe ;-)
Oui, je sais ce n'est pas Open Source... mais c'est juste un gain de temps incroyable et en plus vous obtenez une qualité graphique bien meilleure (choix de la police de caractère, très bon lissage, intégration du design sonore...).

En tant que designer, je suis toujours effaré de voir le temps de perdu dans ces problèmes de compatibilité entre OS et navigateurs, nous sommes en 2008 et concevoir un site Web ressemble toujours vraiment à la préhistoire.

--> trouvé sur le blog http://www.cuartoderecha.com/

j’ai arrêté de faire le ménage chez moi

Et oui, c’est fini, grâce au robot aspirateur Roomba que je me suis offert à noel.
J’ai un peu attendu avant d’en parler, pour vraiment le tester sur deux mois et voir l’usage que je pouvais en faire.
Enfin un robot qui sert à quelque chose!
En gros il ne fait qu’une chose, mais très bien. Vous appuyez sur son bouton «Clean» et vous partez de chez vous (il fait pas mal de bruit), en rentrant c’est propre et le robot se recharge sur sa base électrique.
Ce robot a été conçu par la société IRobot, société co-fondée par le roboticien Rodney Brooks, cette société fait toutes sortes de robots très spécialisés (du robot piscine au robot militaire).
À mon avis c’est vraiment le futur de la robotique, de mini-robot très spécialisé permettant de nous aider dans la vie de tous les jours.




Vous pouvez même «hacker» le Roomba si le cœur (et le temps) vous en dit.
--> un lien vers Sparkfun pour le matériel permettant d’Hacker le Roomba.

et pour le fun, deux vidéos sur YouTube :



et une autre vidéo présentant un super Geek pilotant son Roomba avec une Wiimote.



--> un blog très intéressant sur la robotique
--> vous pouvez trouver ce robot à Paris dans la boutique Robopolis.
--> et aussi sur le site idealrobot.com.

jeudi 13 mars 2008

voyages (encore), Milan, Lugano, Bogota, Montréal et Limoges...

Me voilà reparti pour un tour :-) , je reviens juste de Milan et de Lugano pour une série de conférences, puis je pars cet fin du mois pour la Colombie, puis Limoges (j’ai l’honneur d’être le président du prochain WIF) et fin Avril, je repars pour le Canada (Montréal).

J’espère ainsi continuer mes petits reportages sur les designers du monde entier (que je n'ai toujours pas le temps de monter, mais ça va venir!).

mercredi 5 mars 2008

ce blog a 3 ans

Ce blog a 3 ans : -)
et oui je viens de voir ça à l’instant. Je l’ai commencé techniquement au mois de janvier 2005, mais j’ai vraiment commencé à écrire des billets début mars 2005. En trois ans, j’ai pu écrire 966 billets (et 50 pas encore ou jamais publiés), je me savais bavard, mais pas à ce point ; -) Vous êtes en moyenne entre 30 000 et 40 000 visiteurs uniques par mois (depuis un an environ), et dans l’ordre vous venez de France, Belgique, Canada, Suisse, USA, Italie, UK, Allemagne, Maroc et Colombie (merci Catalina!) Et donc pour fêter ça, j’annonce fièrement (pour me mettre un peu la pression) que je vais faire un petit livre d’une sélection de ces 966 billets. Je vais les relire, corriger les fautes sûrement l’enrichir et essayer de faire une édition en anglais. Cela me permettra de revenir un peu au papier et de laisser une trace en cas de gros Crash de mon serveur.

Je vais travailler sur ce projet au mois de mai, et donc j’espére sortir cette publication au mois de septembre prochain.

lundi 18 février 2008

Holographie et défilé de mode

Voici une vidéo d’un défilé Diesel (collection printemps-été 2008), utilisant des hologrammes (la fin est très bien). Le problème, c’est que le public ne doit pas trop regarder les vêtements dans ce genre de défilé.



et aussi celui d’Alexander McQueen avec une Kate Moss en hologramme (surement trop chère en vrai ;-)



Il est étonnant de voir que le monde de la mode utilise beaucoup de nouvelles technologies pour les défilés,, les photos, les vidéos... permettant de communiquer sur les collections, par contre il est très rare de voire des vêtements utilisant les nouvelles technologies. Pourquoi ne pas tenter des tissus vidéos, des textiles changeant de couleur, de formes...? j’ai une fois posé la question à un créateur de mode, il m’a répondu que ce n’était pas de la mode!
Je pense tout de même (même si ce n’est pas de la mode ;-) que des tissus nouvelles générations, des systèmes interactifs inclus dans les vêtements... vont voir le jour, permettant de nouvelles formes, de nouvelles possibilités, de nouvelles créations, et surtout de nouveaux usages (et pas uniquement pour le sport comme actuellement).
j’ai trouvé aussi ce site concernant l’holographie.

Rien à voir, mais juste pour dire qu’aujourd'hui à Incandescence nous pensons à Arnaud.

mardi 5 février 2008

Space invaders

Quelques photos de l’atelier de monsieur Space Invader, que j’ai pu l’interviewer pour un nouveau projet (bientôt plus d’infos).
--> il vient juste de sortir son troisième livre concernant l’invasion de l’Angleterre.

dimanche 27 janvier 2008

très bientôt un nouveau logo pour la Société Générale

Nous pouvons penser, qu’après le Crédit Lyonnais et ses pertes records (vers 1993), suivi (bien plus tard) d’un changement de nom (LCL) et de la création d'une nouvelle identité graphique (le fameux logo) essayant de faire oublier son image de marque catastrophique. Je pense que cette fois-ci cela va être le tour de la Société Générale de se refaire un lifting graphique et une virginité après ses notables performances financières. Les agences de communications, doivent se frotter les mains. Chouette! un nouveau nom, un nouveau logo, une nouvelle stratégie de communication à faire et à (sur) facturer ;-)
Je prends les paris, que la Société Générale va changer d’image graphique avant la fin de cette année (ou début 2009, on verra bien).

Juste un message aux futurs concepteurs du prochain logo de la Société Générale (ou peut-être LSG dans un futur proche ;-), en Français les lettres capitales sont accentuées, merci d’avance!

Voici l’ancien et le nouveau logo de la Société Générale, visiblement toujours très fâchée avec les accents.



ps: je voulais faire un petit jeu graphique avec ce logo, mais je sais que toucher à un logo est très risqué (procès, plaintes, dédommagements ... même si la loi autorise le détournement et la caricature d’un logo), donc la prochaine fois quand j’aurais plus de courage ;-)

mardi 22 janvier 2008

le graphiste, l’artiste et le livre... à Rennes

Beaucoup de manifestations concernant le graphisme aux Beaux Arts de Rennes.
--> le site : http://graphismerennes.free.fr/

LE GRAPHISTE, L’ARTISTE ET LE LIVRE
Le rôle du design graphique dans l’édition d’art contemporain

Organisée en relation avec les expositions « Kiosk » et « Doubles pages », une journée consacrée à l’apport du design graphique dans l’édition d’art contemporain (livres, catalogues, revues, magazines) et aux relations entre graphistes, artistes et éditeurs. Avec José Albergaria et Rik Bas Backer (Change is Good), (graphistes, Paris), Jean-Marie Courant (Regular) (graphiste, Paris), Alexandre Dimos et Gaël Étienne (DeValence), (graphistes, Paris), Christoph Keller (éditeur, commissaire des expositions « Kiosk » et « Doubles pages »), Jeff Rian (critique d’art, écrivain et membre de l’équipe de Purple, Paris), Kristina Solomoukha (artiste, enseignante à l’École des beaux-arts de Rennes).
Modérateurs : Jérôme Saint-Loubert Bié (artiste et graphiste, enseignant à l’École des beaux-arts de Rennes) et Catherine de Smet (critique et historienne du graphisme, enseignante à l’École des beaux-arts de Rennes).
Auditorium de l’École des beaux-arts de Rennes.

DOUBLES PAGES
50 GRAPHISTES, 100 LIvres d’art, 10 ANS
« Doubles pages » veut proposer, en relation avec l’exposition « Kiosk », un aperçu de la création graphique dans l’édition d’art contemporain, à travers le regard de graphistes eux-mêmes impliqués dans ce domaine. Quelque cinquante designers graphiques internationaux ont été sollicités afin de choisir, dans la production de ces dix dernières années, chacun deux ouvrages d’art contemporain qu’ils jugeaient parmi les plus réussis sur le plan de la conception graphique. Ils ont sélectionné puis photographié pour l’exposition une double page dans chaque volume, l’image qui en résulte révélant chaque fois non seulement le choix initial — tel ou tel livre ou catalogue, de tel artiste, conçu par tel ou tel designer — mais aussi le parti pris visuel adopté pour en rendre compte — une image frontale ou non, un cadrage spécifique, une mise en scène, parfois. La scénographie de l’exposition et les documents de présentation ont été conçus et réalisés avec un groupe d’étudiants de l’option Communication.
Exposition proposée par Christoph Keller, Jérôme Saint-Loubert Bié et Catherine de Smet.
Galeries du Cloître — du lundi au vendredi de 9h à 19h, le samedi de 14h à 18h
Vernissage jeudi 24 janvier - 18h

KIOSK (XXI)
modèles de multiplication
édition artistique contemporaine

Créée par Christoph Keller, « Kiosk » est une archive comprenant plus de 6000 publications indépendantes dans les champs de l’art, du design et du design graphique contemporains. Cette collection itinérante évolue et s’enrichit constamment. Elle a été exposée à vingt reprises en Europe, en Amérique du Nord, en Australie et en Nouvelle Zélande. Son objectif est d’offrir une vue globale des activités éditoriales indépendantes contemporaines afin de cerner différents modèles de reproduction et de diffusion dans le domaine artistique. L’exposition à Rennes constitue la dernière étape de la circulation de « Kiosk », avant que l’archive n’intègre la Kunstbibliothek (bibliothèque d’art) de Berlin. La scénographie est prise en charge par les étudiants de 5e année de l’option Design et la création graphique par des étudiants de l’option Communication. En partenariat avec l’université Rennes 2.
Commissariat: Christoph Keller sur une invitation
de Jérôme Saint-Loubert Bié et Catherine de Smet, école des beaux-arts de Rennes.
Galerie Art & Essai de l’université Rennes 2,
Campus Villejean, place du recteur Henri Le Moal
— du mardi au vendredi de 13h à 18h Vernissage mercredi 23 janvier - 18h30

LIVRAISON
livres et documents conçus par les étudiants de l’école des beaux-arts de rennes L’édition, sous toutes ses formes, est très présente à l’École des beaux-arts de Rennes, dans différents ateliers et workshops, mais aussi à travers les recherches personnelles des étudiants de toutes les options (Art, Communication et Design). « Livraison », exposition itinérante conçue par des étudiants et anciens étudiants, offre un panorama de travaux d’édition réalisés à l’école. Organisation: Cécile Binjamin, Anne Desrivières, Maud Dubief, Marion Kueny, Marie-Amélie Porcher. Galerie des étudiants de l’École des beaux-arts de Rennes — de 15h à 19h Vernissage jeudi 24 janvier - 18h


jeudi 15 novembre 2007

Entretiens du nouveau monde industriel au Centre Pompidou les 27 et 28 novembre prochains.

Une série de conférences qui pourrait bien être passionnantes au centre Pompidou les 27 et 28 novembre prochain (avec entre autres John Maeda, Florence Devouard, Bernard Stiegler, Jean-Marie Massaud et même Jean-Louis Fréchin).
--> http://www.digitallyours.fr/

Je cite :
Les Entretiens du nouveau monde industriel, qui se tiendront à Paris (Centre Pompidou), les 27 et 28 novembre prochains.]

Il s'agit d'une série de conférences sur les nouvelles technologies, l'art et le design. Une façon de relever le débat en sortant du train-train des émissions technos.

Parce que le numérique n'est pas seulement un marché, mais une façon de percevoir et de vivre, cette manifestation s'adresse à tous ceux qui s'intéressent aux implications sociales, individuelles et philosophiques des technologies numériques.

Cette première édition est d’autant plus exceptionnelle qu’elle réunit pour la première fois à Paris ceux qui font le numérique d’aujourd’hui et de demain : artistes, ingénieurs, industriels, designers, mais aussi sociologues, juristes, philosophes, etc. : Parce que la Wii révolutionne les home applications partout dans le monde, parce que Wikipedia arrive sur téléphone mobile, parce que l’iPhone transforme notre manière de communiquer, parce que Facebook réorganise notre réseau social, nous réunissons exceptionnellement à Paris 22 visionnaires des nouvelles technologies : Mario Tascon du groupe Prisa (le premier groupe de media espagnol) parlera de l’évolution des nouveaux modèles économiques et de leurs implications juridiques et sociétales. John Maeda, directeur de laboratoire au MIT, expliquera les nouvelles méthodologies du design. Florence Devouard, présidente de la Wikimedia Foundation (éditeur de Wikipedia), parlera du nouveau rôle des amateurs, de leur spécialisation et de la vie des liens sociaux sur Internet. Jean-Pierre Dupuy, Professeur en information du langage à Stanford, interviendra sur les enjeux et les dangers des nanotechnologies. Bernard Stiegler, chercheur et philosophe, tracera les contours du nouveau monde industriel.

vidéos d’Arts of Fashion 2007 à Miami

Voici quelques vidéos que les étudiants (en design vêtement pour la majorité) de Miami ont pu réaliser en quatre jours (je précise!) lors du Arts of Fashion 2007.
Je remercie bien-sur Susie, Nathalie et Philippe pour leur aide.

Vidéo de Simon concernant le WorkShop BitchingStichBeach avec Tony Delcampe (Directeur du département Mode de La Cambre) et Laurent Edmond (Maison Martin Margiela)



Vidéo de Gustavo concernant le WorkShop BagBoys avec Thierry Rondenet & Hervé Yvrenogeau de Own.



Vidéo d’Ingrid



Vidéo de Lucian



Vidéo de Marie concernant ClutchingNomadBag avec Natalia Brilli.



vendredi 2 novembre 2007

Arts of Fashion 2007 à Miami

Quelques explications sur mon voyage à Miami.

Invité par le Arts of Fashion, nous nous sommes occupés (Susie et moi-même) d'un WorkShop concernant la vidéo et la mode. En quatre jours nous avons tenté de montrer aux étudiants (en design vêtement, je précise, ils ne sont ni graphiste, ni monteur, ni cadreur...) la manière de préparer et structurer une interview, filmer, cadrer, capter le son, l'utilisation de la lumière... puis une première approche du montage, du design graphique sur écran, une première initiation à Final Cut et Afer Effect (Ouch!), le sous titrage... bref bien occupé pendant ces derniers quatre jours.

Les autres WorkShops :

BagBoys avec Thierry Rondenet & Hervé Yvrenogeau de Own.

BitchingStichBeach avec Tony Delcampe (Directeur du département Mode de La Cambre) et Laurent Edmond (Maison Martin Margiela)

ClutchingNomadBag avec Natalia Brilli.

FlatFlashAttitude avec Hermann Fankhauser de Wendy & Jim.

et aussi Susie Bubble et moi-même dans le WorkShop FashionPixel.

et aussi l’invitée d’honneur Véronique Branquinho

L'école est très bien équipée (école privée américaine), ambiance cool mais studieuse....

Dès demain je repars un peu me promener dans les rues de Miami malgré Noël (le cyclone qui menace la Floride et à déjà fait de gros dégâts à Cuba).

vendredi 5 octobre 2007

destruction de site web avec de la nourriture ;-)

C’est vendredi, donc un petit site un peu débile mais qui fait du bien et perdre du temps ;-)
--> http://thegoodfoodfight.com/


merci Jeff

mardi 2 octobre 2007

sur mon bureau en ce moment

Rien à dire en ce moment, je suis assez occupé et je travaille essentiellement sur des projets concernant le téléphone portable. Sur mon bureau ce matin quelques jolies machines (attention je ne tente pas de frimer avec de la quincaillerie, juste un peu ;-), et à ma grande surprise ce n'est pas l’Iphone que je trouve le plus pratique (même si la fluidité de l’interface est impressionnante). Je développe très bientôt...

mercredi 26 septembre 2007

deux sites consacrés aux jeux vidéos

Deux sites consacrés aux les jeux vidéos assez extraordinaires.

The Experimental Gameplay Project : --> www.experimentalgameplay.com/
Ce site est consacré au GamePlay originaux, il essaye de répertorier des centaines d'idées de principes de jeux. Chaque exemple de jeu présenté doit être réalisé en moins de sept jours et par une seule personne.

The Game innovation Database : www.gameinnovation.org/
Ce site très bien réalisé propose de mettre en perspective les différentes innovations du jeu vidéo (aussi bien techniques que conceptuelles) dans un contexte historique. Vous pouvez même contribuer à ce projet.

mercredi 12 septembre 2007

prochaines conférences

Voici des détails de mes deux prochaines conférences (je crois que je vais changer de métier ;-)

(une) histoire du design interactif, deuxième partie
Cette fois, la conférence aura lieu chez Microsoft dans son espace de la rue de l'Université à Paris. Après avoir abordé l'histoire des réseaux et des jeux vidéo en mars dernier, je développerai les aspects du design et les productions plus récentes. Je vais aussi faire un petit résumé de la première partie (historique et jeux vidéos).
le mercredi 19 septembre 2007
19h00 à 21h00
Microsoft Paris, 148 rue de l'université, 75007 Paris
--> plus d’infos .

Le livre & ses desseins
Un colloque autour de la question Quelles sont les relations, aujourd’hui, entre écrivains, éditeurs, graphistes et typographes ? Organisé par l’Imec et l‘école Estienne à Caen.

les intervenants :
Jean-Christophe Bailly, Frédéric Barbier, Jonathan Barnbrook, Mohamed Bennis, Gérard Berréby, Robert Bringhurst, Michael Caine, Isabella Checcaglini, Brigitte Flamand, Isabelle Garron, François Huin, Pierre-Damien Huyghe, Franck Jalleau, Roxane Jubert, Chip Kidd, Laure Leroy, Martin Majoor, Yves di Manno, Alain Massuard, Michel Melot, Étienne Mineur, Sébastien Morlighem, Sylvie Nève, David Pearson, Bernard Rival, Paul Louis Rossi, Catherine de Smet, Emmanuël Souchier, Frédéric Teschner, Bénédicte Vilgrain.

Du mercredi 14 au vendredi 16 novembre à l’IMEC
L’ouverture officielle des réservations aura lieu le lundi 17 septembre à partir de 9 h sur le site de l’Imec.
--> beaucoup plus d’infos

Jérôme Saint-Loubert Bié expose 13 affiches

Jérôme Saint-Loubert Bié expose 13 affiches de Francis Baudevin, Documentation Céline Duval, Daniel Eatock, Experimental Jetset, Christoph Keller, Mevis & van Deursen, Jonathan Monk, Dave Muller, Regular, Yann Sérandour, Stripe / Jon Sueda & Gail Swanlund, Jian-Xing Too, Vier5.

Atelier Cardenas Bellanger
Du 15 septembre au 31 octobre 2007
43 rue Quincampoix 75004 Paris, mardi – samedi, 11 h – 19 h
+33 (0)1 48 87 47 65, http://www.ateliercardenasbellanger.com
Vernissage le samedi 15 septembre à partir de 18 heures

Galerie de multiples
Du 8 septembre au 9 octobre 2007
17 rue Saint-Gilles 75003 Paris, mardi – samedi, 14 h –19 h
+33(0)1 48 87 21 77, http://www.galeriedemultiples.com
Vernissage le samedi 8 septembre à partir de 14 heures

le texte du dossier de presse :
Invité à présenter une exposition personnelle à la galerie Atelier Cardenas Bellanger, Jérôme Saint-Loubert Bié a choisi, afin d’en dédoubler les enjeux, de diviser celle-ci en deux parties : l’une à l’Atelier Cardenas Bellanger, l’autre dans le showroom de la Galerie de multiples. Il a demandé à 13 artistes et graphistes de concevoir deux affiches, destinées à la fois à annoncer chacun des deux événements et à constituer le contenu même des expositions : les 13 affiches accrochées à l’Atelier Cardenas Bellanger informent sur l’exposition à la Galerie de multiples, située à une quinzaine de minutes à pied, où sont inversement montrées les 13 affiches qui concernent l’exposition à l’Atelier Cardenas Bellanger. Ainsi chaque exposition consiste à en annoncer une autre, instaurant un va et vient entre les deux lieux.

Il est nécessaire de visiter les deux espaces d’exposition pour voir les 26 affiches et le projet dans son ensemble. Les affiches conçues par les 13 artistes et graphistes invités, très diverses tant du point de vue formel que conceptuel, sont en elles-mêmes de véritables oeuvres et sont pour la plupart conçues avec l’idée que l’exposition fonctionne en deux parties. Imprimées en offset, elles comportent, à la demande de Saint-Loubert Bié, le nom de tous les artistes et graphistes ainsi que les lieux et dates des événements. Elles ont en premier lieu servi d’invitation, chaque galerie expédiant aux destinataires de son fichier un exemplaire de l’un des 13 modèles annonçant le volet de l’exposition qu’elle présente. Enfin, les 13 affiches de chaque série sont réunies en deux portfolios, dans une édition limitée à 13 exemplaires. Les affiches connaissent donc une triple existence : en tant qu’invitations, en tant qu’objets exposés et en tant qu’édition, cette dernière constituant ainsi l’archive de l’exposition – de son contenu comme de sa documentation.

Saint-Loubert Bié a imaginé un dispositif et choisi ceux qui le mettraient en oeuvre. Questionner ainsi la notion d’auteur d’une oeuvre d’art et revendiquer le concept de celle-ci tout en déléguant à d’autres son exécution n’est certes pas nouveau, mais Saint-Loubert Bié a poussé l’idée très loin en faisant appel à des créateurs reconnus plutôt qu’à des exécutants anonymes. Il s’est adressé à des artistes et graphistes de sa génération qui, d’après lui, partagent certaines de ses interrogations, et leur a demandé de mettre en avant leurs propres idées dans la réalisation de ce projet, et d’y inclure leur propre démarche.

Avec cette exposition, Saint-Loubert Bié prolonge une idée qu’il avait déjà mise en pratique au printemps dernier à l’occasion de son exposition au Mac/Val (Musée d’Art contemporain du Val-De-Marne). À cette occasion, il avait fait agrandir et encadrer des photographies prises par le photographe Marc Domage, engagé par le musée pour documenter le travail des artistes – dont Saint-Loubert Bié faisait lui-même partie – participant à une série d’expositions personnelles autour du thème de l’économie. De manière similaire, mais avec des moyens très différents, Saint-Loubert Bié s’interroge dans le présent projet sur la question de l’auteur à travers la présentation du travail de ses contemporains, mais cette fois en établissant lui-même les règles du jeu et le choix des artistes et graphistes, entremêlant par la même occasion art et design graphique, présentés sans distinction.

Au regard de l’histoire des relations fertiles (quoique peut-être parfois négligées) entre art et design, demander à des artistes aussi bien qu’à des graphistes de participer à ce projet répond à une idée fort simple, que Saint-Loubert Bié réalise cependant de façon très singulière : il rassemble en un seul objet l’oeuvre d’art et sa promotion, l’oeuvre d’art et sa documentation, un travail d’artiste et un travail de commissaire, une exposition personnelle et une exposition collective, une exposition et deux expositions, une oeuvre contextuelle et un multiple autonome.

lundi 3 septembre 2007

sncf.com est un des sites les plus fréquentés de France mais c'est aussi un des pires

Après un long silence sur le blog et pour fêter les 70 ans de la SNCF, un petit texte sur le site web de la SNCF qui est un des sites les plus consultés de France (même s’il n'est pas dans le top 10 mais juste deuxième dans la catégorie e-commerce) et pourtant, c'est aussi le plus horripilant (pour moi).

attention
Dès que je parle de la SNCF, je sais que je vais avoir beaucoup de réponses plus ou moins énervées. C'est assez amusant de voir qu'a chaque fois que l'on touche a ce pseudo symbole français beaucoup de personnes se sentent personnellement attaquées. Donc, quelques petites précautions s'imposent.
Le système ferroviaire marche généralement très bien en France, les trains partent à l’heure et arrivent à l’heure. Les contrôleurs sont depuis quelques années de plus en plus sympathiques (ils ont même parfois le sourire...), les réservations marchent aussi très bien (vous recevez même très vite vos billets par la poste)... bref si vous voulez voyager en train c'est assez facile et pratique en France (surtout si vous passez par Paris, car si vous voulez faire un voyage de la Bretagne vers les Alpes par exemple, bon courage)
Mais cela n'empêche pas de remarquer ce qui ne marche vraiment pas et terni l’image de cette société de service public.
Je vous passe les difficultés pour se faire rembourser un billet en cas de retard de la SNCF, vous devez retirer votre avoir à un guichet dans une gare (il faut bien compter à Paris deux heures dans une journée, j’ai testé pour vous), ou la catastrophe des nouvelles rames soi-disant conçu par Christian Lacroix.

identité visuelle
Nous pourrions aussi parler pendant des heures du logo de la SNCF (vous pouvez aller voir le site, plutôt bien fait : www.sncf-ideesdavance.com, qui explique ce fameux logo) et de son identité visuelle, mais je préfère laisser parler monsieur Roger Tallon dans un « ancien » numéro du magazine CRASH.

« Quand je dis qu’il n’y a pas de culture en France, je ne parle même plus du design. Il n’y a même pas de culture graphique. Surtout quand j’entends un responsable commercial dire « ça fait neuf ans qu’on n’a pas changé notre logo ». Un logo, quand il est bon ça ne se change pas, ce n’est pas un besoin. C’est juste qu’a chaque fois, dans toutes les entreprises où les dirigeants se succèdent, ils veulent changer quelque chose, pour marquer leur passage.
Mais s’il n’y avait que ça…, il n’y a plus de culture, ni chez les dirigeants, ni chez les exploitants, ni dans le public puisque tout le monde s’en fout. En ce moment ça y va, EDF, Gaz de France, mais le pire c’est quand même les aéroports de Paris, la Tour Eiffel qui s’envole. Oh la la ! C’est une bouffonnerie, la SNCF, ce n’est rien à côté. Alors là, on est tombé très très bas. Et personne n’a le culot de le dire, parce qu’ils espèrent tous faire le logo suivant. Ça sera d’autant plus facile. »
--> Rien à dire de plus sinon un lien vers mon bêtisier 2005 ;-)

Le site le plus visité de France ?
Régulièrement, je m’entends dire : tu n’aimes pas le site web de la SNCF, mais c'est un des sites les plus consultés en France ! Oui, peut-être, mais avez-vous le choix d'aller ailleurs quand vous désirez acheter un billet de train en France ?
C'est assez facile pour la SNCF de faire du trafic avec son monopole. Même en faisant le pire site du monde, la SNCF aurait toujours un trafic très important, car vous n’avez pas le choix si vous voulez acheter un billet en ligne (ce qui est parfois très pratique, je précise).

Ce site est totalement illisible et confus, il emprunte les pires codes graphiques des sites portails très bas de gammes. On se croirait sur CDiscount ou Surcouf (voir un site porno;-).
Avant de trouver le lien permettant de commander votre billet, vous aller y passer un bon moment. On vous propose tout et n'importe quoi dès la première page.
On privilégie comme d'habitude une lecture verticale. J'ai l'impression que personne n'a jamais remarqué que nos écrans sont plus horizontaux que verticaux (et de plus en plus avec les écrans 16/9 et les barres de navigations de nos FireFox, Safari, Opera ou Explorer). Lire verticalement sur un écran horizontal avec les ascenseurs n'est pas pratique et gène considérablement la lecture et donc la compréhension (par exemple, cet article sur ce blog qui utilise lui aussi une structure verticale!). Il serait bien plus intelligent d'utiliser l'écran sur toute sa largeur, mais cela arrive très rarement.
C’est une parenthèse, mais je n'ai pas d'explication précise à ce phénomène. Cette propension à faire des sites verticaux sur des écrans horizontaux peut venir de vieilles habitudes graphiques venant de la lecture sur papier (les formats des livres sont généralement verticaux), ou de la structuration du langage HTML?

Personnellement quand je vais sur un site comme Cdiscount je sais ou je vais et ce que je risque. C'est une sorte de grosse braderie ou je vais devoir fouiller, trier, découvrir, me perdre... un peu comme sur Ebay. Se perdre dans ce genre de site fait parti du contrat implicite établi avec l'utilisateur, cela fait parti de la règle du jeu et l'on peut même prendre du plaisir à ce genre de navigation et se retrouver à acheter l'intégrale de Leslie Nielsen sans s'en apercevoir ;-)
Par contre quand je vais sur le site de la SNCF je sais d'avance ou je vais et ce que je veux (généralement un billet aller et retour vers une destination précise à une date précise). Je trouve donc qu'il n'y a rien de plus horripilant que l'on me propose un hôtel à Venise alors que je cherche à aller à Lille pour un rendez-vous professionnel.

Exemples des deux premières pages du site sncf.com :


La première page est centrée, vous arrivez à trouver par bonheur le lien vers «L'agence de voyages en ligne» et vous vous retrouvez dans un environnement totalement différent et cette fois-çi la page est ferrée à gauche!.
On se retrouve donc devant une horreur graphique et ergonomique, visiblement volontaire afin de faire cliquer le pauvre internaute à gauche ou à droite et récupérer un ou deux centimes d'euros ici ou là, merci le service public!
J'ai entouré dans un cercle bleu la partie utile à un usager classique.
Ce site mélange agence de voyage, location de voiture, une croisière en bateau, du trekking, des voyages à l'étranger... et aussi accessoirement il permet la réservation et la vente de billet de train.
Je voudrais juste signaler à la SNCF, que quand je viens sur son site, c'est bon, je suis prêt à acheter un billet, à donner de l’argent, donc arrêtez d'essayer de me vendre autre chose. Ce site me fait penser aux vendeurs en porte à porte qui dès qu'ils ont pu mettre un pied chez vous, ne partent pas de chez vous avant que vous ayez pu acheter trois téléviseurs et deux canapés.

Les dérives de la SNCF
Je ne vous parle pas du spam incessant par mail que fait la SNCF et que vous ne pouvez pas définir en tant qu’indésirable dans votre logiciel de mail, car il vous bloquerait les mails de confirmations d'achat de billet en ligne.
On peut heureusement faire arrêter le Spam de la SNCF, en allant sur un formulaire (bien sûr) assez compliqué.
Nous pourrions aussi parler du délai d'attente (avec de la pub) totalement exagéré lors de vos recherches.

Toujours dans la même dérive, la SNCF développe, par exemple, aussi un site de rencontre : http://idtgvandco.idtgv.com/. Et et oui vous ne rêvez pas, après vouloir nous louer des voitures et des chambres d’hôtels, la SNCF se fait passer pour Meetic.

Le téléphone + un être humain c'est beaucoup mieux
Il existe un numéro de téléphone (36 35 à 0.34EUR TTC/min) permettant de réserver un billet à la SNCF. Vous allez tomber sur un être humain, qui va juste vous aider à trouver votre train, sans essayer de vous vendre un billet pour le Venezuela avec 20 nuits d'hôtel en Grèce alors que vous vouliez juste un Paris-Bordeaux.
il faut aussi noter, que par téléphone vous arrivez facilement à obtenir des réductions et des conseils permettant d'optimiser vos trajets.
Je soupçonne même la SNCF de faire ce site web aussi confus afin de rendre les éventuelles réductions possibles totalement invisibles. En effet, dans ce site web, les éventuelles réductions sont si bien cachées et déguisées, qu’en fin de compte vous préférez souvent payer le plein tarif que de passer 30 minutes à chercher une hypothétique réduction.

Ce site est une vraie punition
Je pourrais continuer longtemps les exemples (et je n'ai pas parlé de la qualité graphique du site, je me retiens ;-), mais nous voyons donc clairement que la SNCF se calque sur le comportement des sites «Hard-Core» commerciaux.
Honnêtement je ne comprends pas cette vue à très court terme (faire de l'argent avec des liens commerciaux à l'intérieur de son propre site), cela décridibilise totalement la SNCF, cela en fait même un ennemi potentiel pour le client que je suis. Dès que je reçois un mail de la SNCF, c'est rarement pour me faire plaisir, le clic vers « corbeille » ou « indésirable » n'est pas très pas loin.
Le site web de la SNCF devient donc un site «punition», vous allez rarement sur ce site avec le sourire, ce site est une vraie corvée.
La SNCF arrive donc à transformer une action très simple et facile : acheter un billet de train, vers une expérience pénible et horripilante.
Après avoir acheté un billet sur ce site, vous avez une petite impression de vous être fait un peu avoir. J'ai perdu beaucoup de temps et je suis pas sûr d'avoir obtenu mon billet au meilleur prix (si je compare au fait de me déplacer ou de téléphoner à un guichet). J'ai toujours un doute.
La SNCF arrive donc à vous faire comprendre qu'utiliser le téléphone est beaucoup plus pratique et efficace que de se servir d'un site web pour obtenir des billets de train. Pourquoi pas!, je ne suis pas dans les secrets de la stratégie marketing un peu compliquée de la SNCF ;-)

Imaginez un guichet dans une gare ressemblant au site web de la SNCF ; -)


la concurrence à l'étranger
Une chose amusante est de regarder les sites des autres pays :
en Allemagne: http://www.bahn.de
en Suisse : http://www.sbb.ch/fr/
en Italie : http://www.ferroviedellostato.it/
et en Espagne : http://www.renfe.es/

Allemagne

Italie

Espagne

Suisse

Comme vous pouvez le remarquer, tous ces sites sont beaucoup plus clairs et simples. Pas ou presque pas de pubs, on reste sur l'essentiel dans ces sites. Même sans parler la langue vous pouvez presque commander un billet de train sans aucun problème.

Une autre chose amusante, c'est la version hollandaise du site SNCF, très simple et lisble, donc un conseil, si vous retournez sur ce site, utilisez la version hollandaise ;-)


conclusion
Nous sommes donc devant le site web d'une société de service public (donc à priori à notre service) qui imite voir dépasse les attitudes détestables des sociétés privées les plus médiocres. Bref, on nous prend pour des idiots une fois de plus, mais c'est d'autant plus grave avec la SNCF, car nous n’avons pas le choix d'aller ailleurs. Vous pouvez détester TF1 et M6, mais personne ne vous oblige à regarder TF1 sur votre télé, l’offre étant très variée à la télé, vous pouvez tout de même faire un autre choix (voir éteindre votre télé).
Une citation de Louis Gallois trouvée dans la charte du service public de la SNCF :
«La SNCF croit en l’avenir et en la modernité du service public», si cette modernité du service public passe par ce site web, vous savez ce qui vous attend dans l'avenir.

J’aime aussi beaucoup la bannière en haut du site SNCF, annonçant fièrement : «Élu (sans accent sur le E) meilleur site de voyages», je crois que la SNCF confond site avec le plus de visiteurs et le meilleur site, qui est une notion beaucoup plus subjective et surtout cette notion prend en compte beaucoup plus de paramètres que le seul nombre de visites.

Pour terminer tout de même sur une note positive, il existe heureusement un petit soft très bien, très simple et sans pubs pour connaitre les horaires de la SNCF sur MacOSX sans avoir à passer par le site web : SNCFSchedules

et aussi des spots TV assez réussis de la SNCF: http://www.atelierdesidees.sncf.com/

ps : il existe des web ou vous pouvez acheter des billets SNCF sans passer par le site web SNCF mais à chaque fois vous devez prendre votre billet avec un hôtel ou une voiture...

ps2 : une vidéo très intéressante concernant les sites portails par Peter Gabor. Il y détaille les sites SFR et Orange.

mercredi 15 août 2007

Original Design Gangsta

Trouvé sur le blog de la charmante Debbie Millman. Enfin un bon clip de Gangsta Rap, enjoy ;-)

lundi 13 août 2007

présentation d’un nouveau logiciel graphique en ... 1984

Voici une vidéo de Susan Kare présentant les possibilités (pot de peinture pour remplir une zone, trames, sélection de zones au lasso, annulation...) d’un nouveau logiciel sur un nouvel ordinateur du nom de MacPaint, nous sommes en 1984 (le lancement officiel du Macintosh : 24 janvier 1984) .



--> c’est un extrait du documentaire Hackers de Fabrice Florin (à ne pas confondre avec le film Hackers avec Angelina Jolie;-).
--> un lien vers Amazon concernant ce documentaire (26 minutes).

MacPaint fut développé par Bill Atkinson, développeur de génie ayant permis à Apple de connaitre un grand succès (regardez le regard de Steve Jobs qui l'a bien compris;-). Il développa aussi HyperCard et une partie de QuickDraw.
Et aussi deux photos que j’aime bien de Bill Atkinson (début des années 80):



Les photos ont été trouvé là :
--> http://www.digibarn.com/
--> http://www.oreillynet.com

jeudi 9 août 2007

ni à la télé, ni dans les journaux

Lors de mon voyage en Asie j’ai suivi de très loin l’affaire d’arrêt sur images, et c’est assez désolant de voir la télé en train de scier la branche sur laquelle elle est assise. Elle fait juste fuir ces meilleurs éléments (pressions, autocensure...), mais contrairement à une dizaine d'années il existe dorénavant une terre d’accueille pour ces « malheureux »;-)

Donc voici une liste de sites et de blogs :

le blog de Daniel Schneidermann : www.bigbangblog.net/

le blog de John Paul Lepers : http://johnpaullepers.blogs.com/

le site de Karl Zero (dans un style très différent ;-) : http://leweb2zero.tv/

la télé libre : http://www.latelelibre.fr/

Rue89 (des anciens de Libération) : http://rue89.com/

le site de Zalea TV

et bien sûr Pierre Carles (Pas vu pas pris, La sociologie est un sport de combat, Attention danger travail...) : http://www.pages-pierrecarles.fr.st/

Presque rien à voir, mais je le dis quand même ;-) Je suis allé hier soir voir L'Avocat de la terreur, documentaire de Barbet Schroeder concernant la vie de Jacques Vergès, très impressionnant et passionnant (juste une petite réserve sur l'utilisation des violons forçant le côté dramatique de certains passages)..
et toujours chez les « révolutionnaires » je vous conseille le film de Pierre Merejkowsky Filmer et punir. Cinéaste hors norme et très énervé qui a été condamné par la SACEM à payer pour avoir siffloté pendant 7 secondes l'Internationale dans son précédent film (merci Roy).

mercredi 8 août 2007

Peut-on encore être graphiste au pays des Templates ?

le titre le plus juste serait Peut-on encore être concepteur graphique ou graphiste auteur au pays des Templates ?

introduction

Cette petite réflexion est à l’origine d’un WorkShop organisé par les designers interactifs concernant les métiers du Web et aussi des différentes expériences professionnelles que j’ai pu avoir récemment.
Ce texte est une première version un peu brouillonne, que je vais sans doute affiner et améliorer avec l’aide de vos commentaires.

Depuis quelques années, nous assistons à un glissement des demandes graphiques (bornes interactives, web, application mobile, jeux…) de la part des commanditaires. Je remarque depuis un certain temps, que l’on conçoit de plus en plus des outils et non plus des objets formellement finis (virtuel ou non). Le travail et les compétences des designers et des graphistes doivent donc évoluer.

une perte de pouvoir des graphistes
Ce mouvement s’est considérablement amplifié avec l’avènement du web collaboratif (je préfère ce terme au trop fameux web 2.0). Dorénavant, la partie Back End est aussi, voir plus, importante, que le Front End (partie visible pour le visiteur). Nos clients veulent absolument tous avoir la main sur le contenu et l’organisation de ce même contenu. Nous allons donc devoir créer et imaginer des systèmes de navigations, une direction artistique, une cohérence visuelle… mais sans avoir le « final cut » sur la version définitive en ligne et visible par les internautes.
Nous allons créer des gabarits (les fameux Templates), des possibilités mais sans pouvoir contrôler graphiquement l’aspect final. C’est comme de créer une maquette graphique de journal papier que nous laisserions à disposition des rédacteurs et des journalistes. Ils choisissent eux-mêmes dans un catalogue de gabarits prédéfinis (2, 3 ou 4 colonnes, taille des caractères…) et envoient ça directement à l’imprimeur sans aucun contrôle et modification de la part du directeur artistique ou du graphiste.
Les graphistes doivent donc abandonner une partie de leur pouvoir et responsabilité issues du graphisme papier. Un graphiste responsable de la création et conception d’un catalogue, par exemple, se doit normalement de suivre la fabrication jusqu’au bout de son ouvrage. S’il le peut, il va voir directement à l’imprimerie la naissance de son « bébé ». Il est co-responsable (avec l’imprimeur) devant le client des éventuels problèmes techniques d’impression, de fabrication… bref il doit assumer le produit final.
Avec les nouveaux sites web et autres applications interactives, le designer/graphiste perd son contrôle total sur la forme de l’objet. Il doit jouer avec des possibilités, des contraintes, des extrêmes… il donne des indications, il dirige graphiquement plutôt qu’il ne maîtrise totalement la forme du produit son travail. Nous pourrions comparer ça à de la navigation maritime à la voile. Le marin donne des directions avec son gouvernail et la position de ses voiles, mais il n’est jamais sûr à 100% du résultat, il doit composer avec de nombreuses variables (le vent, l’état de la météo, la forme du bateau…) et c’est en cela que c’est passionnant. Nous sommes jamais sûrs du résultat.

les différentes étapes et exemples de cette évolution.
Je me focalise sur le design numérique, j'évite les exemples dans l’art contemporain.

• Avec l’arrivée du numérique, on doit visionner les documents sur des machines et des écrans différents. Cette différence de support de visualisation est déjà bien connue avec le cinéma. En effet visionner un film en salle ou chez vous est totalement différent. Mais avec l’intermédiaire technique que sont nos ordinateurs, les différences se font encore plus importantes, différence de résolution, du nombre de couleur, de taille, de vitesse d’affichage… Nous avons un codage de l’information puis un décodage avec toutes les variations que cela peut entraîner.

• L’arrivée du langage HTML, qui est qu’un langage de description de page. Ce langage donne des indications au navigateur, qui va lui-même interpréter ces pages afin de les afficher au mieux sur votre machine. Suivant votre navigateur, votre système d’exploitation, votre vitesse de connexion, votre écran, vos polices de caractères installées… la formalisation de la page peut être très différente (codage/décodage).
C’est la première fois dans l’Histoire (graphique) que le graphiste/typographe perd le contrôle du choix de la police de caractères. En effet en Html, c’est l’utilisateur final qui choisi sa police de caractère et sa taille dans les préférences de son navigateur.

• l’arrivée des CSS a aussi précipité les choses. Dorénavant la forme est totalement séparée du contenu. Il est techniquement très facile de changer la formalisation d’un même contenu sur le Web (savoir si cela à du sens est une autre question). Un des exemples le plus célèbre est sans nul doute : le Zen Garden de Molly Holzschlag.

• Dans le monde du jeux vidéos nous avons exactement le même processus, la résolution, l’aspect graphique, la vitesse… du jeu vont différer suivant votre machine. Les concepteurs de jeux ont pris en compte ce genre de contraintes depuis longtemps.

• L’arrivée des Mods dans les jeux avec Counter Strike par exemple. Le jeu vendu est souvent une démo technique avec la possibilité de faire ses propres "maps". On donne alors à la communauté des joueurs la possibilité de prendre la parole (ou le fusil ;-) il devient alors coauteur d’un jeu. Attention quand je parle de coauteur, ce n’est pas au sens on nous pouvons le comprendre dans le domaine du cinéma ou de la littérature. De plus je vous passe les problèmes juridiques que cela peut engendrer, suis-je le propriétaire de ma Map, de mon avatar, de mon aventure… ?

• Le succès (médiatique) de Second life est un autre un très bon exemple. Des développeurs ont mis à disposition un univers et des outils aux internautes. Petit à petit, les gens ont commencé à développer de petits univers, des objets, des animations… puis un biotope s’est développé presque naturellement (je vous passe mon jugement sur l’aspect formel de Second Life;-).
L’équipe de Linden lab (les créateurs de Second life), n’a pas imposé un univers fini, elle a au contraire juste posé les bases : un espace virtuel, un langage de script et la possibilité de sauvegarder et d’échanger vos créations virtuelles (vous faisant croire que l’on peut devenir riche sur Second Life, très grande idée Marketing). Pas d’histoires pas de scénario, pas de jeux, juste un grand espace vide, une sorte de grand Légo plein de promesse.
ps : Si Second Life vous intéresse, lisez absolument le roman de Neal Stephenson : Snow Crash (le ridicule titre français est Le samouraï virtuel). Vous aurez la source d'inspiration principale des créateurs de Second Life. Vous pouvez aussi jeter un ? il sur un des précurseurs français : le deuxième monde d’Alain et Frédéric Le Diberder + Cryo (à partir de 1994).

Il faut bien sûr citer les systèmes de blog, les Flickr, Ebay et autres MySpace permettant à presque n’importe qui de faire son propre site web, faire sa boutique en ligne et de diffuser photos, vidéos, texte ... très rapidement, facilement et gratuitement (dans la majorité des cas). Nous pourrions continuer longtemps les exemples.

Nous arrivons donc à un moment ou le commanditaire désire naturellement contrôler le contenu (ce qui est normal) mais aussi le contenant de A à Z sur son site web. Le graphiste/designer voit donc son « pouvoir » se déplacer et migrer vers d’autres responsabilités.

ps : Une autre raison peu avouable de cette récente demande de plus grand contrôle de la part des commanditaires, est l’abus de certaines Web Agency (pas de noms ;-) durant la période de la bulle internet (avant 2000), ayant franchement escroqué de nombreux clients en sur-facturant la moindre modification dans leurs sites web après la mise en ligne. Les commanditaires étaient souvent pieds et mains liés devant les agences, car ils n'avaient pas un accès technique direct à leurs sites (les agences donnant souvent des prétextes techniques totalement faux).

Nous n'avons donc pas besoin de graphistes et de designers.

Nous vivons à l'époque des outils tout fait, des « Mash Ups » et des « templates » que l'on « customise » (j’utilise volontairement des mots anglais) mais sans vraiment se les approprier totalement. Nous faisons donc du Tunning graphique et interactif). Vous pouvez par exemple trouver des sites web tout fait pour 200 euros, avec base de données, gestion de forum, news letter, blog… Vous avez juste besoin de l’alimenter en contenu et hop c’est fait! Le discours d’Apple avec sa suite ''I Life'' est très parlant à ce sujet. Apple propose des milliers de templates pour faire des DVD, des sites web, des vidéos… permettant aux utilisateurs de faire site web, DVD ou film « in one click ».
Si vous regardez les statistiques des sites et des blogs les plus vus vous allez avoir souvent dans les premiers les sites vous proposant des « Free website templates, themes for WordPress… ».

Si l'on remarque les grands succès du web depuis 3 ou 4 ans, nous voyons donc émerger : Google, MySpace, YouTube et Second Life. Ces différents sites/outils ont en commun de ne pas avoir fait visiblement appel à des graphistes ou des designers dans l’élaboration de leur projet. Il s’agit de pure création d’ingénieurs et de développeurs (de génie) mais en aucune manière du travail d’une équipe de designers talentueux.
Les applications de Google sont de bons exemples de créations d’ingénieurs. Regardez Google Maps ou Google videos, nous avons graphiquement une esthétique par défaut. Aucune recherche graphique, ni travail sur l’interface, le minimum, juste l’application d’APIs (Application Programming Interface) .
Mais c’est cette attitude (non volontaire à mon avis, mais géniale) qui fit le succès de Google face à ses anciens concurrents (les portails/moteurs de recherche très compliqués et confus de l’époque). Cette interface, de Google, dépouillée à son maximum retournait à l’essentiel sans détourner l’attention de l’utilisateur. Cette esthétique que je pourrais qualifier d’ esthétique version béta, est devenue l’identité graphique même de Google, signifiant que vous êtes dans une application toujours en développement et à la pointe de la technologie (cela flatte l’utilisateur). Cette esthétique était en parfaite opposition avec les identités visuelles d’Apple, Microsoft ou Adobe, toujours très cadrées et sophistiquées, qui semblaient proposer des produits et des applications finies (et payantes).
Avec l’esthétique Google, nous arrivons presque à un ReadyMade numérique.
Mais actuellement nous en voyons les limites. En effet les applications de Google étant de plus en plus complexes, l’utilisateur est parfois un peu perdu. L’ergonomie de Google Earth par exemple est très intuitive si vous vous contentez de vous promener sur cette terre virtuelle. Par contre, dès que vous voulez tracer vous-mêmes un parcours, placer des « hot spot », sauvegarder vos chemins… bon courage ;-) Nous avons là un pur produit d’ingénieur avec ses avantages (techniquement c’est extraordinaire) mais malheureusement très mal conçu en terme d’ergonomie. Dès que vous voulez faire des choses un peu plus compliquées, la courbe d’apprentissage est très élevée, il faut presque avoir une formation d’ingénieur pour pouvoir y arriver (attention je n’ai rien contre les ingénieurs, bien au contraire ;-)
Nous arrivons même à des paradoxes assez inquiétants avec Second Life et MySpace, ce sont presque les aspects illisibles, non fonctionnels, confus, vulgaires… qui font les succès de ces sites.
Nous avons toujours ce même problème entre grand public et mauvais goût, doit-on faire quelque chose de stupide et vulgaire quand on travaille pour un projet grand public ?
Je ne peux empêcher de faire une citation (trouvé dans La longue traîne de Chris Anderson) :
«La télévision n’est pas vulgaire, obscène et bête parce que les individus qui en constituent le public seraient vulgaires et bêtes. La télévision est ce qu’elle est simplement parce que les individus se ressemblent beaucoup dans leur vulgarité, leur obscénité et leur bêtise alors que leur goût raffiné, esthétiques et nobles les différencient. » David Foster Wallace.

En ce moment les sites web se ressemblent tous (mêmes gabarits répétés à l’infini), bref plus aucune identité visuelle pour ces futurs sites. L’expérience utilisateur restera la même, entre un site de vente de chaussette, de bijoux ou un site sur la prévention du Sida.
Graphiquement on utilise des gabarits prédéfinis, on change un peu la couleur du fond et le logo (merci les CSS;-), et le tour est joué (à très court terme). Au niveau ergonomie et navigation, on applique des règles toutes faites énoncées par des pseudos gourous du web rassurant tout le monde. Et pour finir ce tableau idyllique, les développeurs font du copier coller de codes préexistants (on peut les comprendre).

Nous arrivons donc à la création (si j’ose dire!) d'outil fonctionnel qui marche au premier sens du terme (quand je clique ça affiche bien mon image) mais sans aucune réflexion sur le design graphique, sur l’expérience utilisateur, sur le sens… au mieux, un ergonome aura pu jeter un ? il pendant trois minutes au projet afin de corriger les erreurs trop flagrantes.
Ces sites se rapprochent plutôt d’un prototype (une version alpha technique) que d’un objet fini avec une vraie identité et originalité.
Rapidement, les internautes ne feront plus la différence entre ces différents sites, nous assistons à un nivellement et à une uniformisation plutôt néfastes aux commanditaires (qu’ils soient dans le commerce, la culture, l’édition, la politique…).

deux attitudes possibles chez les graphistes

Deux attitudes chez les graphistes (et les autres) sont envisageables :
la radicale, je refuse de laisser le contrôle formel de mes travaux à une technologie, donc je reste sur le support papier définitivement.
Sur ce support, je choisi ma police de caractère, mon papier, mon format, mes couleurs… je garde donc un très grand contrôle formel sur l’objet fini.

Une autre voie possible est de se rapprocher de la vision de R. U Sirius, cofondateur de Mondo 2000 «.. on doit être constamment en alerte et sur nos pieds. C’est important d’acquérir une connaissance sophistiquée de ces outils. Il n’est pas possible de simplement tourner le dos et ignorer, il faut apprendre à utiliser le Cyberespace, cet espace où nous sommes. Et si nous sommes concernés par la politique et les considérations sociales qui régissent ce monde, il faut agir au mieux dans cet espace ? C’est notre territoire, celui que nous devons assumer et dont nous devons préserver la liberté ».
Personnellement sans être aussi CyberPunk ;-) je pense qu’investir ces nouveaux espaces électroniques est essentiels, même si cela veut dire perdre un peu du contrôle et du pouvoir que nous avions sur la formalisation des choses. Investir, expérimenter, chercher, utiliser le détournement, le Hack, et accepter les accidents… De toute façon si les graphistes et designers n’occupent pas la place et démontrent les possibilités créatives de ce support, d’autres le feront.
Un des gros avantages du Web est sa flexibilité, qui permet de prendre des risques et où la correction est toujours possible. N’essayons donc pas de nous rassurer avec des recettes toutes faites qui pourraient juste servir des approches utilitaires aux créations sur support électronique.
Sur le support électronique (principalement le Web), la forme est changeante, presque non contrôlée, nous avons donc un déplacement de la notion d’auteur dans le graphisme.

évolutions du métier de graphiste
Le métier de graphiste va et doit donc évoluer vers une conception plus proche du designer objet (ou industriel). En effet, nous allons de plus en plus développer des outils, des interfaces, des images à manipuler (au premier sens du terme)… nous devons prendre en compte dorénavant la notion d’usage de nos images. L’ergonomie et les aspects techniques rentrent désormais en compte. Nos productions vont être de plus en plus un mixte entre image, typographie, image en mouvement et objet manipulable par l’intermédiaire d’une souris, d’un écran tactile ou autres interface d’entrées. Les logiques employées vont se situer à la convergence du design graphique et du design objet. Nous allons créer des objets et des applications mélangeant de plus en plus virtuel et réalité, ces objets vont se retrouver à la frontière de ces deux mondes (exemple des téléphones portables, qui vont devenir à la fois un PC, une télé, une console de jeu, mais aussi un GPS et une lampe de poche;-). Nous allons donc voir un rapprochement logique entre ces deux disciplines, voir même une fusion dans les prochaines années. De nouveaux métiers vont s’affirmer comme les designers d’interaction et les architectes d’information…, les graphistes vont donc devoir se repositionner.
Mais pour cela les designers graphiques doivent s’impliquer techniquement afin de mieux appréhender les possibilités et les contraintes de ces nouveaux outils. Il faut tout de même signaler qu’il est beaucoup plus facile pour un ingénieur/développeur de devenir un bon designer que le contraire (regardez l’exemple de John Maeda).

répercussions dans les écoles
Les écoles vont devoir se remettre en cause, afin de s’adapter et surtout d’offrir une pédagogie aux étudiants apte à les aider dans le futur.
Lors de mon voyage à Singapour, j’ai pu y rencontrer de nombreux professeurs et visiter de nombreuses écoles. Toutes les universités et les écoles supérieures Singapouriennes possèdent dorénavant (depuis 3 ou 4 ans) un département Design New Media en son sein. Il s’agit de former des ingénieurs et des scientifiques au design graphique et interactif sur support numérique.
Un autre exemple, au Media Lab de Boston, vous ne pourrez pas prétendre suivre les cours de John Maeda si vous ne parlez pas couramment un langage informatique. Voici un extrait du texte d’admission au Media Lab : « All applicants are expected to be proficient at computer programming (e.g., JAVA, LISP, C++) and/or hardware design (e.g., electronics, microfabrication) ».

des exemples de cette évolution

En guise de conclusion ouverte je vais essayer de donner des exemples pertinents d'appropriations libres et créatives des nouvelles technologies dans le domaine graphique.

Dans le domaine du Net Art nous avons par exemple les œuvres désormais célèbres de Jodi que l’on pourrait qualifier d’ « Aesthetics of Crashing Browsers ». Depuis le début du Web, ce groupe d’artistes (Dirk Paesmans et Joan Heemskerk) s’est approprié et à joyeusement détourné les codes Html et les possibilités de nos navigateurs.
--> http://text.jodi.org/
--> http://oss.jodi.org/

dans ses domaines plus proches du graphisme :
--> Danielle Aubert, graphiste américaine qui a réalisé une série de dessins (les Excel Drawings) inspirés au jour le jour par le logiciel Microsoft Excel.
--> Stewart Smith avec son studio du nom de Stewdio.. Il détourne Google Image afin de présenter son book.
Il utilise aussi magnifiquement de très « vieilles nouvelles technologies » à des fins artistiques, comme pour concevoir et réaliser le clip video Jed's Other Poem
--> le club des Chevreuils qui investit joyeusement les différents supports et technologies à disposition : Blog, MySpace, Gif animé, Clip arts

Dans un domaine beaucoup plus cadré nous pouvons remarquer aussi l'évolution des interfaces graphiques de logiciels commerciaux qui commencent à avoir une identité propre. Regardez la suite d’Apple avec Motion et son interface 3D, CS3 d’Adobe (de Flash, à PhotoShop en passant par InDesign) avec ces fenêtres apparaissant en fondues (très énervantes parfois), Discreet… Les interfaces commencent à avoir leurs propres identités visuelles et interactives. Pas besoin de logo omniprésent, le design et le comportement de l'interface suffit (l’évolution de l'interface du Macintosh est très parlante à ce sujet).

Nous arrivons donc à la conjonction de l’art contemporain, du design graphique, du design objet, de l'ergonomie, de la technique… Bref un champ des possibles absolument gigantesque qui bouleverse les positionnements classique des métiers.

Des textes complémentaires en français :
--> ToDo et ReadyMade de Gregory Chatonsky.
--> toujours le texte d’Étienne Cliquet sur l’esthétique par défaut.
--> Objets passerelles et NéoObjets chez NoDesign.
--> évolution des métiers du design interactif chez les designers interactifs.
--> une tentative d'explication à la question « est-ce que plus un site est moche et mieux il marche ? » de Fred Cavazza, les commentaires sont très nombreux.

mercredi 1 août 2007

le point sur les papiers électroniques

Je me penche en ce moment sur l'évolution des livres électroniques et une certaine confusion existe dans les différents articles et discussions que j'ai pu lire ou avoir. En effet, entre livre électronique, papier électronique, livre interactif, eBook… une certaine confusion s'est installée dans l'esprit du public (moi le premier). Il faut bien différencier la technologie, permettant aussi bien de faire des écrans de téléphones portables, des écrans d'ordinateurs, des ebooks mais aussi des vêtements, des bijoux, des panneaux publicitaires… que son application dans le domaine du livre.

Historiquement, le premier papier électronique, le Gyricon, a été développé dans les années soixante-dix par Nick Sheridon au Palo Alto Research Center de Xerox. Ce "papier" était constitué de sphères divisées en deux parties : une demi-sphère noire chargée négativement, et une demi-sphère blanche chargée positivement. Suivant la polarité les sphères pouvaient effectuer une rotation et donc afficher des points blancs ou noirs.
Il est vraiment assez étonnant de voir que trente ans auparavant au Palo Alto Research Center de Xerox s'est développé autant de technologies (interface utilisateur, le postcript, les langages objets, papier électronique…) ayant bouleversé notre quotidien.
Nous avons pu voir à la fin des années quatre-vingt-dix les premiers modèles de livre électronique pour le grand public comme le Rocket eBook (1999), le Softbook Reader, le Cybook (2001) et les modèles de Gemstar eBook (2000). Mais ce fut un échec commercial, en effet le eBook a son lancement avait une offre trop restreinte, pas assez de documents à télécharger. Les éditeurs traditionnels ayant eu peur du piratage (entre autres) ont obligé la plupart des protagonistes à utiliser des systèmes propriétaires et fermés (donc problème de compatibilité…). Comme d’habitude c’est une offre insuffisante qui fut à l’origine de l’échec. On retrouve cette même logique sur le marché des consoles de jeux vidéos (Dreamcast…), des ordinateurs (exemple du Next), des magnétoscopes (VHS face au Betamax) et actuellement le DVD HD contre le Blue Ray. Sans offre conséquente, c'est la mort assurée de la technologie, aussi géniale soit elle. En effet, à part une franche très restreinte de Geeks, fans de gadgets et de hardware High Tech, les gens achètent un lecteur pour lire quelque chose. Cela paraît logique, mais pour ce genre de nouveauté on tombe toujours sur l’éternel problème de l’œuf et la poule, qui doit commencer, le hardware ou le software ? Comment arriver à persuader les gens du contenu (des auteurs aux éditeurs) de développer pour un nouveau système sans prendre trop de risque ?
Vous trouverez à cette adresse une très bonne analyse d’Élodie Ressouches sur l'échec des premiers eBooks au début des années 2000.

Presque cinq ans plus tard, ça recommence. Nous avons de nouvelles annonces, Sony, Philips, bientôt Amazon… se lancent dans l'aventure.
Voici un petit l'état des lieux en 2007.

• les technologies :
http://www.eink.com/
http://fr.wikipedia.org/
Polymer Vision de Philips.
Une société française, Nemoptic fabriquant des papiers électroniques.

• le Hardware :
Le Sony Reader et aussi un lien direct vers Sony.
L'iLiad d'iRex Technologies (avec Philips)
le Cybook de Bookeen.
et bien sûr n'importe quel PDA, Smart Phone, Ipod ou ordinateur, voir console de jeux.
Il faut aussi noter Le MotoFone de Motorola (téléphone avec un écran utlisant la technologie E InK).

• le Software :
la galaxie Adobe avec ses formats .pdf, .epub et .etd qui sont en fait tous basés sur le PDF et Flash.
Adobe digitaleditions
Adobe Acrobat
Adobe Reader

Mobipocket
Il faut aussi noter le défunt Macromedia Flash e-paper, racheté par Adobe.

• liens et exemples de contenu à télécharger
exemples de livres électroniques chez Adobe.
le test du e paper des Echos
le site des Echos concernant la version e-paper.
Le site de MobiPocket (Amazon).

Pour l'instant l'offre se contente d'une transposition du livre papier sur un support électronique (écran ou papier électronique), on continue de tourner des pages (mêmes virtuelles). On ne se sert pas des possibilités interactives (ou si peu), pourtant développées depuis de nombreuses années dans différents domaines comme le jeux vidéos, l'interface utilisateur, les PDA, les téléphones, les mails, le Web, les blogs, le web collaboratif…
J'ai l'impression que l'on se retrouve au moment de l'invention du cinéma, les films n'étaient encore que des pièces de théâtres enregistrées, il faudrait un Mélies pour prouver au monde les possibilités de ce nouveau support.
Actuellement l'eBook n'est qu'un écran avec un petit PC derrière. Quelles différences avec un tablet PC, un I Phone d'Apple ou même une console DS de Nintendo ? Les différents constructeurs nous présentent des objets de plus en plus fin, mais honnêtement vous vous voyez acheter encore un objet électronique, qu'il va falloir recharger régulièrement à votre prise électrique. Dans mon sac va donc se rajouter à mon téléphone portable, mon appareil photo, mon PowerBook et ma console DS un nouvel objet. Le gros problème c'est que ces ebooks vont faire en gros la même chose que mon PowerBook (en moins bien!) ou mon PDA, nous avons juste le rendu de l'écran qui va différer (les eBooks ayant des écrans/papiers mats).
Contrairement aux imprimantes 3D dont je parlais hier, l’eBook n’apporte pas fondamentalement de grande nouveauté, juste une amélioration et un confort de lecture (et encore). J'étais au Japon récemment (j'adore écrire cette phrase-) et je peux vous dire que les Japonais dans le métro n'ont pas besoin d'eBook pour lire des textes, regarder des mangas, tchatter, jouer ou trouver l'horaire de leur prochain train. Ils utilisent leur téléphone.
L'ebook va surement trouver son marché dans des niches professionnelles, comme des architectes voulant vérifier sur place des plans, des techniciens utilisant des bases de données techniques n'importe où dans le monde ou des étudiants ne voulant pas transporter des tonnes de livres tous les jours en classe…
C’est aussi une énorme économie de papier pour les documents volumineux, les documentations techniques ou les annuaires (mais qui sont déjà disponibles en ligne avec un ordinateur classique).

Par contre, si les constructeurs (et les chercheurs) arrivent à nous fabriquer une feuille en papier électronique, tactile, pliable, sonore, connectée sans fil, très réactive et en couleur (ça fait beaucoup je sais;-), là, nous pourrions avoir de nouveaux usages, de nouvelles applications originales… sur ce support. Nous pourrions, par exemple, faire des livres (avec de nombreuses pages et une reliure) pour enfants assez extraordinaires, mélangeant histoire, illustration et interactivité sur un support papier. Faire des Pop Up en papier électronique, inventer des histoires collaboratives, interactives, sonores et visuelles grâce à ces livres…
Imaginez vous déchirez un morceau de papier électronique que vous donnez à quelqu'un, vous posez ce bout de papier sur un autre papier pour pouvoir les faire s'échanger des données, des histoires, des informations… utiliser ces nouveaux papiers comme on peut le faire actuellement avec un Post-it, mais avec l'avantage de son interactivité. Faire des cocottes en papier électronique, le rêve ;-)

une liste de blogs spécialisés dans le papier électronique :
--> http://brunorives.blogspot.com/
--> http://bibliobsession.free.fr/dotclear/
--> http://lafeuille.blogspot.com/
--> http://papierelectronique.blogspot.com/
--> http://www.cluster21.com/

mardi 31 juillet 2007

évolution et transformation de l’image de marque dans le monde de la photo

évolution et transformation de l’image de marque dans le monde de la photo.

J’ai écrit un texte pour Magazine au mois d’Avril concernant l’évolution des logos dans le monde de la photo. En voici une version un peu augmentée. Je m’aventure dans un domaine qui n'est définitivement pas le mien, l’économie. Ce texte est juste le résultat de certaines constatations trouvées dans le domaine graphique qui ont bien sûr des origines beaucoup plus larges.

introduction
«Malgré un nouveau logo » comme j’ai pu lire dans différents articles de presse, Agfa Photo, l'ancienne filiale d'Agfa, cédée en 2004, dépose le bilan en 2005 (comme si un nouveau logo pouvait éviter une faillite !).
Agfa avait été le premier à commercialiser le film couleur en 1936 et était depuis l’un des deux géants avec Kodak de la photographie
argentique. De son côté Kodak avec son célèbre slogan « you press the button, we do the rest » a aussi beaucoup de mal depuis l’arrivée du numérique. Kodak vient de fermer par exemple le 19 janvier 2007 le dernier laboratoire de développement des pellicules argentiques en France. Des suppressions de poste qui se rajoutent aux 27 000 autres emplois déjà supprimés par Kodak dans le monde. ILFORD vient de se faire racheter par OJI Paper, le plus grand papetier du Japon.

FUJIFILM s'engage dans un plan de restructuration. Le groupe japonais s'apprête à supprimer 5 000 emplois dans sa division imagerie (sur 75 000 employés dans le monde).

Konica et Minolta, malgré leur fusion en 2003, se retirent du marché des appareils photos et aussi de la production de film et papier photo couleur.

Nous pourrions continuer longtemps cette triste liste et nous lamenter sur les méfaits du passage de l'argentique au numérique dans le monde de la photo. Mais il faut aussi signaler l’apparition de nouveaux usages, de nouveaux services, et donc de nouvelles sociétés comme PhotoWays, Bellapix, MyPIX… permettant par exemple le tirage en ligne de vos photos.

La principale cause de ces bouleversements est liée à la nature même du numérique. La numérisation à la particularité de niveler tout ce qu’il touche. Une fois numérisé (ou digitalisé) un son, une musique, une photographie, un texte, un film, une conversation téléphonique, un jeu vidéo… se retrouve sous la même forme de données binaires. Ces différentes formes d’expressions se retrouvent donc sur le même plan et la frontière physique classique qui les séparait à totalement disparue. Dorénavant, rien n’empêche la diffusion par le même canal de vidéos, de musiques, de photos, de textes, voir même bientôt d’objets physiques avec les futures imprimantes 3D.
Les différents constructeurs et éditeurs qui étaient complémentaires (tu vends de la musique et je la diffuse, tu vends des appareils photos, tu vends des pellicules photos et moi je les développe…) se retrouvent dorénavant sur le même territoire et une lutte sans merci ne fait que commencer. Qui va manger l’autre, Nokia va racheter Apple? Nintendo va racheter Kodak? ou alors le contraire? (et je ne parle pas de Google !).

Nous assistons aussi dans « le monde physique » à la concentration de différents objets usuels autrefois bien séparés comme le PDA, l’appareil photo, le baladeur MP3, la console de jeu, le téléphone voir le livre électronique… dans un seul et même objet, qui comme seul contrainte aura à tenir dans notre poche (et ne pas trop être dépensier en énergie). Mais ce nouvel objet sera-t-il un super-téléphone portable, une super-console de jeu, un super-appareil photo, un eBook… seul l’avenir mais aussi et surtout les batailles financières entre grands groupes nous le diront.
Nous le voyons bien avec l’annonce d’Apple de se lancer sur le marché du téléphone portable après avoir investi celui des baladeurs MP3. Au même moment Apple Computer change de nom pour se nommer dorénavant juste Apple, abandonnant ainsi toute connotation informatique. De son côté Nokia se lance dans le marché des jeux vidéos avec son téléphone/console N-Gage (avec un succès très mitigé). Bref chacun essaye de marcher sur les plates bandes du voisin.

Ces changements stratégiques se répercutent dans le changement d’image et de logo de ces sociétés.

Les deux exemples les plus marquants sont les nouveaux logos de Kodak et de Fujifilm.

L’identification de la marque Kodak se faisait par l’association du rouge et jaune, mais aussi par ce carré pouvant faire penser à une diapositive, un cadre photo ou à un grand K de Kodak. Le nouveau logo perd donc son cadre et ses références iconographiques à la photographie, pour uniquement être traité par une typographie, malgré ses deux barres jaunes n’ayant plus aucun sens, sauf conserver le jaune de la marque.

L’ancien logo de Fujifilm en hexagone, faisant penser aussi à un cadre photographique disparaît au profit d’un logo uniquement typographique se détachant lui aussi de tout référant réel.

Ces nouveaux logos presque uniquement typographiques sont volontairement flous dans leurs sens. Avec ce futur incertain que le numérique nous réserve (et l’évolution de son marché), les sociétés préfèrent ne pas trop s’impliquer et se montrer spécialisées dans un domaine précis afin de garder dans l’avenir toutes les opportunités possibles (nous pourrions par exemple imaginer voir Kodak se lancer prochainement dans le téléphone portable avec appareil photo intégré haut de gamme!). Ces grandes sociétés vont dorénavant avoir presque toutes, une série de nouveaux logos uniquement typographiques et anodins permettant de ne pas les enfermer dans un domaine précis, mais aussi malheureusement elles vont perdre toute personnalité.


une série de sites web consacrée à l’image de marque et à la typographie
--> http://museedesmarques.ouvaton.org/
--> http://paris.blog.lemonde.fr/
--> un billet de Fred Cavazza sur la diversification des sociétés Web.

Conclusion.

En guise de conclusion très provisoire, nous pouvons remarquer l’arrivée très prochaine (pour le grand public) des imprimantes 3D. Après la numérisation (la digitalisation) du monde 2D (vidéo, photo…) voici que de nouvelles technologies arrivent continuant cette même révolution, mais maintenant appliquée aux objets en volume. Imaginez un peu les conséquences que cela va avoir dans le monde. Pouvoir envoyer des fichiers 3D de sa montre par exemple et la dupliquer autant de fois que vous voulez chez vous. Bien sûr, avant de pouvoir « téléporter » votre montre mécanique il va falloir du temps (10, 20 ans), mais à terme les applications et les bouleversements seront prodigieux.
Imaginez par exemple les implications que cela peut avoir rapidement pour un fabriquant de maquette (modèles réduits) ou pour une société comme Légo. Ils vont pouvoir envoyer des fichiers 3D à leurs clients directement, sans passer par l’étape « physique », les produits vont se dématérialiser définitivement pour se «rematérialiser» chez les clients.
Ce n’est qu'un exemple, mais nous allons donc avoir le bouleversement de toute une économie (basée sur les marchandises physiques) qui se croyait encore à l'abri. Nous allons pouvoir observer les mêmes changements et évolutions que nous avons pu voir dans la musique (Itunes…), les images (banques d'images en ligne) la vidéo (VOD…). La théorie de la longue traîne de Chris Anderson va donc s'appliquer à de plus en plus de domaine dans les prochaines années.

des liens concernant les imprimantes 3D.
--> http://www.3dsystems.com/french/default.asp
--> http://www.usinenouvelle.com/
--> http://www.desktopfactory.com/

vendredi 27 juillet 2007

pan sur le bec...

Et oui à force de mettre à disposition des vidéos d’artistes comme Oskar Fischinger (décédé il y a plus de 40 ans), je viens de recevoir une DMCA Camplaint (Digital Millennium Copyright Act) de Google. En gros , c'est assez simple les gens de Google me préviennent qu'ils ont reçu une plainte pour violation de droit d’auteur (de la part d’une héritière d’Oskar Fischinger) et qu'ils ont dû retirer de leurs bases de données un article de mon blog (pas tout le blog heureusement ; -). En l'occurrence celui concernant Oskar Fischinger.
Je tiens à préciser qu’au moment ou je mets à disposition une vidéo ne m'appartenant pas, je préviens si possible le producteur (comme pour mon billet sur Norman McLaren) et pour Fischinger par exemple je renvoyais en plus vers un DVD concernant son œuvre.
J’estime donc, ne pas être un affreux voleur ;-)

Nous voyons donc qu’en cas de litige, il est beaucoup plus rapide et efficace de faire pression sur Google (exemple de la Chine), que d’attaquer directement la personne (soit disant) en faute.
Cela met vraiment en avant l’importance de Google dans notre nouveau monde digital, ne pas être référencé dans Google, c’est la mort électronique assurée (Google peut donc prononcer une sorte peine de mort électronique). C’est tout de même assez inquiétant qu’une société privée puisse avoir ce privilège.

ps : j’ai bien sûr supprimé immédiatement la vidéo posant problème (à mon grand regret, car il est assez difficile d’avoir l’occasion de voir les animations de Fischinger).

jeudi 26 juillet 2007

évènements chez les designers interactifs

En ce moment le blog est un peu calme;-) je suis en effet assez débordé, mon projet d'édition et de documentaire vidéo sur le design asiatique avance très très bien. Je relaye donc juste une information des Designers interactifs.

30 août - Second workshop sur les métiers - Café Dune

19 septembre - Une Histoire du design interactif, 2nde partie, Etienne Mineur - chez Microsoft

25 septembre - Virtual Paris 2007 - Benoît Drouillat, président de *designers interactifs*, interviendra dans ce séminaire organisé par Fred Cavazza sur les univers virtuels.

4 octobre - Pecha Kucha Paris Vol.1 - ENSCI - Voir le billet sur notre blog.

15 novembre - Carrefour des Possibles à Limoges - conférence sur le design d'interaction avec la FING

lundi 16 juillet 2007

l’interface des Colin McRae

Je suis en train de me replonger dans l'histoire et les évolutions des jeux vidéos (nous devons travailler actuellement sur des projets concernant Second Life pour des clients et ça doit un peu me soulager;-).
En discutant avec différentes personnes et en parlant de l'interface des jeux, une série revient souvent dans les discussions: Colin MacRae. En effet cette série de simulateurs de course automobile développée par CodeMasters a toujours présenté une interface très minimaliste, typographique et étonnante pour un jeu vidéo (surtout dans ce genre de jeu). Vous pouvez toujours vous déplacer très rapidement et simplement avec les flèches du clavier, la touche «enter» et la touche «esc». Ce système marche aussi bien sur une console et sur un PC. A chaque nouvelle version, l'interface change, mais reste dans le même esprit, l'identité de cette série se fait beaucoup par ce parti pris graphique et interactif (en plus de la qualité du jeu, mais n'étant pas un grand spécialiste des simulation automobile, je préfère ne pas en dire plus).

Quelques exemples :

Colin McRae 2


Colin McRae 3


Colin McRae 2005


Colin McRae Dirt

lundi 9 juillet 2007

safari typographique à Singapour

Toujours dans mes photos de «vacances», voici quelques photos de Singapour.
Une des particularités typographiques de Singapour, est que ce pays possède quatre langues officielles, l’anglais, le Chinois (Mandarin) le Tamoul et le Malais. Nous avons donc dans les rues un mélange d’alphabets latins, de caractères Chinois et un alphasyllabaire (mélange entre un syllabaire et un alphabet).
Le nom des rues est toujours écrit en anglais puis dans la langue du quartier, par exemple en chinois dans le quartier chinois ou en indien dans le quartier indien. La langue officielle à l'école est l'anglais, puis dans un deuxième temps les écoliers apprennent la langue de leurs parents. La population de Singapour est constituée de 80 % de personnes d’origine chinoise. De plus, même les enfants d'origine indienne ou de Malaisie apprennent en ce moment le chinois, qui semble pour les parents plus utile pour l'avenir. Nous arrivons donc avec une population parlant le plus souvent trois langues couramment, l'anglais, le chinois et le dialecte de leurs parents ou grands parents (des dialectes chinois le plus souvent). À ces trois langues il faut bien-sur rajouter le singlish, un anglais avec un joyeux mélange de mots malais et chinois.

jeudi 5 juillet 2007

histoire de l’informatique, des jeux vidéos...


Nous rentrons demain de notre voyage après trois mois, et pour me remettre très vite dans le bain, je viens de recevoir par mail beaucoup d’informations concernant le domaine numérique. Donc dans le désordre :

Sur le toit de la Grande Arche de la Défense, se tient jusqu’au 8 Octobre, une exposition retraçant 50 années de révolution informatique (merci Eric).
--> http://www.grandearche.com/FR/espace_culture/fiche_evenement.php?id=42

A Neuchâtel du 4 au 5 juillet, une série de conférences sur les jeux vidéos et ses développements. Et une conférence que j’aurais bien aimé voir: L’esthétique du jeu vidéo dans une perspective socio-historique de Pierrick Thébault.
--> http://www.imagingthefuture.ch/program.html

Un numéro spécial de Edge sur les 100 meilleurs jeux vidéos de l’histoire (qui va sûrement engendrer des milliers de commentaires;-).

et pour finir, une image reprenant l’historique des machines d’Apple, de l’Apple I à l’iPhone (merci Arnaud et Edwin Tofslie).

jeudi 28 juin 2007

rencontre avec Franck Martin et son équipe de VO interactive à Hanoï

rencontre avec Franck Martin et son équipe de VO interactive à Hanoï...

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Blade Runner, 25 ans déjà...

Tout le monde commence à parler de Blade Runner (même Peter Gabor et Hi-res..) bref, je veux aussi participer au buzz pour cette nouvelle version de Blade Runner, la Final version, la Ultimate version.. on verra bien.
Je voulais juste signaler une anecdote, lors de mon premier voyage à Hong Kong (il y a plus de dix ans facilement), la nuit sous la pluie, entre les magasins d’électronique et les restaurants de soupes chinoises, le premier nom qui vous vient à l’esprit c’est Blade Runner.
Ce qui est amusant, c’est qu’à chaque fois que je discute de Hong Kong avec quelqu’un, le nom de ce film revient sans cesse (même de la part des Chinois de Hong Kong).
Il est intéressant de savoir que ce fut le Shaw Studio (crédité sous le nom de Run Run Shaw) qui sauva financièrement ce film. Cette célèbre compagnie de Hong Kong apporta son aide financière au dernier moment pour boucler le budget et permit donc à Ridley Scott de finir son chef d’œuvre aux États-Unis.

Et pour fêter les 25 ans de ce film, un extrait qui a du marquer beaucoup de futurs graphistes à l’époque (et aussi d’autres;-).



ps : j’ai pu voir ce film au cinéma à l’âge de 13-14 ans, ce fut un de mes premiers films vu dans une salle de cinéma, imaginez le choc ;-)

Singapour le pays du «Ne pas...»

Nous sommes à Singapour depuis quelques jours et déjà deux interviews (bientôt plus d’infos).
Passer de la Chine populaire et du Vietnam à Singapour est un choc assez important, ici c’est la Suisse ;-)
Tout est propre, rangé, ordonné... tout marche bien, pas de coupure d’électricité, vous pouvez traverser la rue sans risquer la mort chaque seconde...
Donc quelques photos de Singapour...

mercredi 27 juin 2007

safari typographique à Hanoï II

Monsieur Zammit demandait hier du graphisme, voici les affiches que l’on peut trouver dans les rues d’Hanoï.
Et aussi une traduction très rapide en français :
affiche 1 : le président Ho Chi Min favorise notre travail...
affiche 2....
affiche 3 : Avec chaleur nous saluons l'élection des représentants de l’association nationale de la XIIème cession (législature)
affiche 4 : Fête nationale de la XIIème cession
affiche 5 : les fouets ne transforment pas les enfants en hommes,
l'amour est plus fort que les réprimandes
laissez aux enfants leurs sourires
affiche 6 : idem
affiche 7 : programme pour la qualité de l'hygiène des aliments, stérilisation...
affiche 8 : soyez éclairé pour choisir les représentants de la XIIème cession

Dans la ville vous pouvez donc voir des affiches de propagandes (politique bien sur, mais aussi beaucoup d’affiche de prévention contre la Sida et la drogue). N’importe quel citoyen Vietnamien peut proposer un slogan ou une affiche au comité populaire de son quartier, puis les affiches sélectionnées sont approuvées (ou non) par le gouvernement qui décide de les afficher dans la ville.

lundi 18 juin 2007

rencontre avec Ngo Nhat Hoang à Hanoï

rencontre avec Ngo Nhat Hoang à Hanoï...

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mercredi 13 juin 2007

Musée de la guerre à Hanoï

En plein milieu de la ville d’Hanoï, vous avez le musée de la guerre.
Bien sûr très impressionnant (des millions de morts et surtout des civils) et surtout, moi français, j’étais entouré d’américains, de chinois et de japonais en train de regarder les mêmes photos et de lire les mêmes textes sur les guerres du Vietnam (je ne vous fais pas un cours d’histoire, mais c’était assez émouvant).



Et pour en finir (définitivement) avec l’armée, une vidéo prise devant la maison historique d’Ho Chi Minh.



jeudi 7 juin 2007

rencontre avec Henry Steiner à Hong Kong

Rencontre avec Henry Steiner à Hong Kong, le 7 juin...

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mercredi 6 juin 2007

vélos électriques en Chine et pas en France

A Shanghai, dans un magasin que vous connaissez bien ;-) nous avons trouvé (entre autres) des vélos électriques. Il faut savoir qu’à Shanghai les mobylettes sont interdites (ou presque), il y a donc un nombre incroyable de vélos électriques dans les rues. Les prix de ces vélos oscillent entre 180 euros et 100 euros suivant la qualité.
Je vous laisse regarder les prix de ces vélos en France (en gros 1000 euros), je ne comprends pas pourquoi nous n'avons pas ce genre de vélo en France et plus particulièrement à Paris. Le vélo électrique est pour moi une des solutions à la circulation dans Paris (et un début de solution à la pollution sonore et atmosphérique).

Petit calcul simpliste et hypothétique; la mairie de Paris achète 100 000 vélos électriques à Carrefour avec une petite remise, disons 100 euros le vélo chinois, nous arrivons donc à un budget de 1O millions d’euros (ce qui ne fait pas un budget extravagant pour la mairie de Paris, pour info, le budget 2007 de la collectivité parisienne représente 6,79 milliards d’euros).
La mairie de Paris distribue gratuitement ces vélos dans Paris et la vie est plus belle (et surtout plus silencieuse;-)

lundi 28 mai 2007

l’affichage publicitaire dans les rues de Beijing

Nous nous demandions en quoi les rues de Beijings sont particulières. Bien-sûr les rues sont très larges, des milliers de vélos (électriques), des milliers de voitures (du 4x4 Porsche au Rickshaw), des milliers de piétons... mais une chose assez surprenante, c’est une presque absence de pub dans la rue (sauf dans les trois ou quatre grandes rues commerçantes). Mais si vous regardez bien, cela ne va pas durer longtemps, car des milliers de panneaux sont déjà placés dans la ville, mais pour l’instant ils sont encore vierges. Si vous voulez voir une grande capitale encore «presque vierge» de 4x3 (ou plutôt de 40 par 30 mètres pour être plus juste) allez-y vite, car je pense qu’au moment des Jeux olympiques ce sera trop tard.

mercredi 23 mai 2007

rencontre avec Fei Jun à Beijing

rencontre avec Fei Jun à Beijing...

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lundi 21 mai 2007

rencontre avec Chen Man à Beijing

rencontre avec Chen Man à Beijing...

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lundi 14 mai 2007

rencontre avec Issay Kitagawa à Tokyo

rencontre avec Issay Kitagawa à Tokyo...

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vendredi 11 mai 2007

Les jeux olympiques de Beijing 2008

Quelques photos du studio graphique (Olympics center) qui s’occupe de l’identité visuelle des futurs jeux olympiques de Beijing en 2008.
Ce studio est situé dans l’université de Cafa (ou j’enseigne en ce moment). L’équipe s’occupe par exemple des pictogrammes des jeux et de toutes les déclinaisons.
Les pictos ont été dessinés par Jie Wang (à gauche sur la photo), encore étudiant en design graphique à Cafa. Ces pictos représentent bien-sûr chacun un sport différent, mais sont aussi basés sur les dessins originaux des caractères chinois.

jeudi 10 mai 2007

World of Warcraft à Pékin

Toujours au 798 Art District, une sculpture bien connue. La silhouette devant, c’est mon fils en train de courir devant cet orc (on le comprends;-)

mardi 8 mai 2007

Graffs à Pékin 1

Et pour bien commencer quelques photos de tags, graffs et pochoirs pékinois.

Bienvenue en Chine

Counter-Strike Versus Mao Zedong, qui va gagner?

dimanche 6 mai 2007

les designers que nous avons pu interviewer au Japon

Nous partons demain du Japon pour la Chine et nous faisons les valises...

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mardi 24 avril 2007

Graffs à Tokyo 3

Un graffeur qui fait très bien sa pub dans le parc de Yoyogi :
sur le graff vous pouvez lire cette adresse : http://www.suiko1.com/
À Tokyo, on ne sait jamais si ce sont des graffs «officiels », car on les trouve à des endroits bien déterminés, ils ne dépassent pas du mur... comme toujours au Japon, tout est visiblement bien ordonné.

ps : en bas à gauche, c’est ma silhouette pour vous montrer l’échelle.
ps : c'est le dernier billet sur les graffs pour cette semaine ;-)

samedi 21 avril 2007

les affiches de la campagne électorale...

les affiches de la campagne électorale Japonaise ;-)
En ce moment, dans les rues de Tokyo vous pouvez voir de nombreuses affiches concernant les élections municipales (élection des «maires » d’arrondissement).
Voici quelques photos de ces affiches :


ps : J’ai pu écrire un petit article concernant les affiches électorales françaises pour Fluctuat, disponible à cette adresse :
http://www.fluctuat.net/4214-

ps2: à la suite de cet article, Arnaud Jacob (de Fluctuat) m'envoie un mail permettant de préciser quelques points, en voici un extrait :

Arnaud Jacob : - es-tu sûr ce ces images n'ont pas été réalisées par des professionnels ? Par ex, pour celle de Ségo, n'a-t-elle pas été réalisé sous la direction d'un conseiller Séguéla like...

Etienne Mineur : si sûrement, et c'est bien le problème, les "Séguéla Like", n'ont aucune culture graphique et s'en foutent carrément, c'est ça le problème.

Arnaud Jacob :- ne faudrait-il pas, le cas échéant, citer les noms des designers ou des photographes (je pense à Yann Arthus Bertrand, qui a photographié Voynet)

Etienne Mineur : très dur à trouver, ces affiches sont rarement signées, si tu as les noms, il faut bien sûr les mettre, mais de mon côté c'est dur à trouver. En plus je suis sur que la plus part ont fait appel à des photographes confirmés, mais leurs photos ont été massacrées par la mise en page.

mercredi 11 avril 2007

c’est parti pour 3 mois

Je prends mon avion presque à l’instant pour mon grand voyage (très très en retard, mais c'est normal!).

à très bientôt (j’espère ;-)....

jeudi 5 avril 2007

la blogosphère en temps réel

En cherchant un nouveau lecteur de flux RSS (j'utilise Netvibes, mais j'aime bien regarder ailleur) je suis tombé sur ce lecteur assez particulier : Twingly, qui fait aussi «screen saver» (pour PC).

lundi 26 mars 2007

de retour

Et oui après presque une semaine, me voici de retour en ligne. Je vous fais un résumé très rapide de mes aventures dans la vraie vie ; -)
Il y a presque deux semaines, j'achète un nouveau Mac portable (afin de préparer mes nombreux voyages), tout beau et rapide. J'achète même Windows pour pouvoir profiter de BootCamp et du monde MAC et PC en même temps.
Une semaine plus tard, en regardant un film (pas très bon;-) sur cette machine, la machine plante et le disque dur disparaît purement et simplement (plus aucune connexion entre la carte-mère mère et le disque dur). Je retourne la machine et on ne peut pas me la changer, il faut la réparer, et cela prend au minimum 10 jours. Apple pourrait faire un effort quand une machine achetée 2600 euros ne marche qu'une semaine, il pourrait la remplacer. Je ne parle même pas des données perdues et du temps passé à installer les logiciels...
En catastrophe je pars pour Rennes pour un WorkShop avec une "vieille" machine de secour un PowerBook Mac G4.
J'en profite au passage pour remercier les étudiants des Beaux Arts de Rennes pour avoir pu me redonner cette machine avant mon départ.
Deux jours plus tard je pars faire une conférence à Bologne avec cette même machine. Pas de soucis, tout se passe bien.
Le lendemain je repasse à Paris pour une nuit avant de partir à New York pour une autre conférence (très chic;-).
Avant de partir je retouche un peu à ma présentation, et… boom le disque dur fait un drôle de bruit et la machine ne redémarrera jamais. Deux PowerBooks en une semaine, ça fait beaucoup, sachant que je suis assez méticuleux avec mes ordinateurs (je ne m'amuse pas à les jeter par terre comme on pourrait le croire).
Bref, deux heures avant de prendre l'avion pour NewYork, je charge toute ma présentation (j'avais un BackUp sur une clé USB) sur mon ancien VIAO (PC portable de Sony) qui lui n'a jamais eu le moindre problème en trois ans, alors qu'il est toujours dans mon sac à être malmené.
Le VIAO "me sauve donc la vie" et la conférence à New York se passe bien (c'est le moins que l'on puisse dire ;-)

Je raconte cette histoire car je ne suis pas le seul à avoir ce genre de problème, Apple devrait essayer peut-être de faire des ordinateurs portables un peu moins fin mais un peu plus solide et surtout plus sûr. Je pars bientôt pour trois mois en Asie, si mon portable Mac me lâche encore je rachète un VIAO ; -)

ps : Prochain billet un peu plus intéressant sur mes rencontres en Italie et à New York.

mercredi 28 février 2007

Une correspondance par fax


Chaque jour un nouveau fax, c’est magnifique et c’est là : émis_reçu

Je cite :
«Une correspondance par fax ou par poste entre jean-paul Bachollet et ronald Curchod.

C´est le cadeau d´un stylo pinceau à cartouche japonais et la découverte de l´emploi du correcteur blanc à séchage ultra rapide comme gomme liquide qui permettent les premiers dessins. Répondre ou inviter à une bouffe entre amis, un concert, un anniversaire, une indignation, une couillonnade à échanger...
L´irruption des faxs de jean-paul la nuit (phénomène bien connu de certains milieux de gens d´image et autres, des stations de l´Antarctique aux bureaux ministériels parisiens) et dans ces envois certaines pages quasi blanches, barrées juste de quelques mots (pensées tout azimut d´écrivains, philosophes, saints, peintres, enfants etc...) ou d´un poème souvent très court, anonyme, mais certainement ressassé longtemps pour atteindre ce poli de la forme qui lui donne son éclat vif, me donne l´envie de l´impertinence et d´y rajouter mon grain de sel.

jean-paul Bachollet vit à Paris, il a été membre du collectif Grapus de 1975 à sa dissolution en 1990.
numéro de télécopie / 0033 (0)1 40 09 61 55
ronald Curchod vit à Toulouse, il est graphiste, affichiste, illustrateur et peintre.»

--> et aussi à voir absolument, le site de Ronald Curchod : http://www.ronald-curchod.net

samedi 24 février 2007

Lancement du supplément mode de Courrier international et de Magazine n°38



Lancement du supplément mode de Courrier international et de Magazine n° 38, dont j’ai pu réaliser le design et la co-direction artistique avec Roy Genty

Jeudi 1er mars de 18h30 à 21h
à La Maison Rouge
10, boulevard de la Bastille 75012 Paris.
vous êtes bien sûr tous invités.

vendredi 23 février 2007

Issey Miyake, last one...


Je viens de mettre en ligne le dernier site Web Issey Miyake by Naoki Takizawa, collection printemps été 2007. Vous pouvez voir cette nouvelle version sur le site officiel, mais malheureusement le serveur se trouvant au Japon, nous avons des problèmes de débits (mais cela va s’arranger), vous pouvez donc voir la même version sur une adresse se situant en France (c'est plus rapide pour les Européens) :
--> Issey Miyake by Naoki Takizawa Spring Summer 2007 Collection Women

la version de la collection homme est beaucoup plus simple, il faut juste cliquer (pour une fois;-) n'importe où sur votre écran.
-->Issey Miyake by Naoki Takizawa Spring Summer 2007 Collection Men

Après sept ans de bons et loyaux services (13 collections, 26 sites web différents quand même;-) je vais sûrement arrêter de travailler pour ce site web. En effet, depuis le départ de Naoki Takizawa, ce site web change radicalement et je ne sais pas si je vais trouver ma place dans cette nouvelle orientation.
Je remercie particulièrement Roy Genty (le DA chez Miyake), Sacha Gattino (le designer sonore) et bien sûr Naoki Takizawa pour cette jolie aventure (presque un TAZ;-) qui a duré plus de sept ans.

vendredi 9 février 2007

Multi-Touch Screen

La présentation par Steve Jobs de l’Iphone il y a quelques semaines à montrée une avancée vraiment importante dans l'histoire de l'interface homme/machine, c'est la notion de «multi-touch screen» (la possibilité d’analyser plusieurs points de contact en même temps sur un écran tactile). Apple n'a pas inventée cette technologie, mais tout comme pour la souris, Apple sera la première société à sortir un appareil «grand public» avec une technologie aussi innovante. En effet le Lisa d’Apple sorti en 1983 (un an avant le Macintosh) fut le premier ordinateur «grand public» à utiliser une souris (pourtant inventée 25 ans plus tôt). Une des grandes forces d’Apple c’est d’être toujours capable, après plus de 30 ans d’existence, de lancer en fabrication de masse une technologie innovante et donc financièrement risquée (tout comme Nintendo peut le faire dans son domaine).

Petit retour en arrière avec le Digital Desk de Pierre Wellner, une vidéo de démo datant de 1991 (et oui vous ne rêvez pas, cette vidéo date de plus de 16 ans, regardez bien jusqu’à la fin ça vaut la peine) :




Et deux autres démos de Jeff Han beaucoup plus récentes et assez incroyables (Minority Report en vrai;-):
Une démo datant de février 2006 trouvé sur le site du TED.




une autre démo encore plus impressionnante permettant à plusieurs personnes (en l’occurence Jeff Han et Phil Davidson) de travailler sur un même écran.



des liens :
--> http://www.perceptivepixel.com/
--> http://multi-touchscreen.com/
--> http://cs.nyu.edu/~jhan/ftirtouch/
--> http://tangible.media.mit.edu/

--> merci au blog de Pierre Vandeginste (enfin un journaliste dans le domaine des nouvelles technologies sachant de quoi il parle) et à son billet passionnant sur l'histoire de l'écran tactile :http://aietech.com/leblog/2007/2/2/20-ans-dcrans-multi-touch.html

--> merci aussi à Arnaud pour le lien vers le blog aietech.com

jeudi 1 février 2007

hitchhikers choice

C’est pas nouveau, mais c’est très bien ;-) , même si on commence à en voir beaucoup de vidéo de ce genre.
--> le site des musiciens : http://www.minilogue.com/
--> le site de monsieur Kristofer Ström qui à réalisé cette animation :
http://www.ljudbilden.com/

vendredi 19 janvier 2007

Iphone VS Nokia N95 VS LG KE850

en vrac à propos de l’IPhone:

Bon pas la peine d'en parler, tout le monde a vu la Keynote de Steve Jobs et de son IPhone.
Afin de compléter cette présentation, une vidéo de CBS ou l’on voit vraiment quelqu'un utiliser l’IPhone (la vitesse de réaction est impressionnante, même mon Mac de bureau n’est pas aussi véloce dans ITunes).



Il est vraiment stimulant qu'une société comme Apple (ne venant pas de la téléphonie) se mette à faire enfin des téléphones (si on peut encore appeler ça des téléphones) car cela va bouger les concurrents comme Nokia, Sony Ericsson, Samsung... habitués à leur petit monde (même si la concurrence est très rude) et ils vont donc être obligés de répondre à ces nouvelles avancées et laisser enfin sortir de leurs labos de recherches de nouvelles idées (surtout si l’Iphone est un succès commercial).

Par contre deux ou trois questions:

• pourquoi pas de stylet (permettant d'avoir une très grande précision et surtout de concevoir des interface beaucoup plus fine et élégante)?

• pourquoi ce gros truc en aluminium «nouveau riche» autour du téléphone? --> surement une sécurité à la fabrication

• pourquoi seulement 8 Go (mon Ipod fait 60Go)? --> le prix est déjà assez élevé

• pourquoi ne peut-on pas développer des applications sur ce système?, un player flash 9, Skype ????
--> un article très intéressant de Tristan Nitot.

• pourquoi ne peut-on pas changer la batterie ? --> comme l’Ipod

• le prix annoncé est celui avec un opérateur, donc le prix sans opérateur sera beaucoup plus élevé, si il est possible de l'acheter sans un abonnement.

De son cotés Nokia va bientôt mettre sur le marché le N95 (on a de la chance à Incandescence de travailler pour eux, voir photo ;-), avec de très bonnes idées (inclinaison du téléphone, bouton permettant de passer en mode «vidéo» très rapidement, un très bel écran, très léger, visio conférence, une sorte de Google Map... mais toujours pas d'écran tactile chez Nokia) et surtout très très bientôt disponible contrairement à l’Iphone (en gros dans un an en France si tout va bien).



Personnellement j’attends avec impatience que Nintendo sorte son propre téléphone (je suis sérieux), quand on voit et utilise la console DS, on se dit que rajouter un téléphone dans cet objet serait une très bonne idée (imaginez Mario vous annonçant vos SMS ou vos messages;-).

--> un exemple là : http://www.clubic.com
--> et une photo du LG KE850 (annoncé et montré avant l’Iphone).



mardi 16 janvier 2007

cartes de vœux diverses et variées

diverses cartes de vœux animées que j’ai pu recevoir ces derniers temps :

--> de Valéry Faidherbe http://bmfzcv.free.fr/velleito/2007/V2007V.mov
--> Ève Vitre : http://evitre.free.fr/2007.html
--> dekalkostudio. : http://dekalkostudio.free.fr/2007/
--> et bien sûr celle de Double You http://feliz2007.doubleyou.com/

lundi 15 janvier 2007

des nouvelles de l’ENSAD (les arts décos de Paris)

__

Paper Works, une Soirée Nomade à la Fondation Cartier pour l’art contemporain__

La Fondation Cartier pour l’art contemporain et les Arts décos organisent une soirée nomade le 18 janvier 2007 à partir de 21h. Le créateur Gaspard Yurkievich invite neuf de ses élèves de l’Ensad à concevoir des vêtements de papier mis en scène et en mouvement par les élèves vidéastes de Brice Dellsperger.
--> http://www.bricedellsperger.com/cartier/paperworks1.html

et une exposition sur Massin :
Massin et le livre : la typographie en jeu

Vernissage le jeudi 1er février en deux parties :
Atelier de rencontres à 18h avec Massin (sur invitation) Vernissage de l’exposition à 19h30 en présence de l’artiste (sur invitation).

le texte du dossier de presse :
Graphiste, typographe, journaliste, éditeur et auteur de nombreux ouvrages, Massin est une figure incontournable de la scène graphique de la seconde moitié du XXe siècle. L’École nationale supérieure des arts décoratifs (Ensad) inaugure sa galerie d’exposition par un hommage à cet artiste reconnu internationalement pour son apport dans le domaine du design éditorial. Parcourant la diversité du travail de Massin (né en 1925), cette exposition présente une sélection d’œuvres phares de sa carrière, depuis les livres de clubs à la genèse de livres entièrement composés de typographie expressive.

Son aventure professionnelle en tant que graphiste commence avec le Club Français du Livre, pour lequel il réalise en 1949 une couverture destinée aux Œuvres de Rimbaud – reflétant déjà sa volonté d’exploration graphique. Hors des mouvements internationaux et loin des modèles établis, Massin s’inscrit dans le courant d’une création française occupant une place particulière (et parallèle à l’émergence d’autres grandes tendances, associées à l’arrivée des créateurs suisse et polonais – qui feront école).

L’œuvre de Massin illustre bien cette spécificité, partagée par certains de ses contemporains – à commencer par son prédécesseur Pierre Faucheux, ainsi que Jacques Darche et Jacques Daniel. Leurs expérimentations insolites du graphisme éditorial transfigure l’aspect du livre : conception de l’ensemble de la couverture comme unité visuelle, typographie expressive prolongée à l’intérieur du livre à travers une succession de double pages dynamiques, accentuation de la matérialité du livre, etc.

Partageant cette aventure, la volumineuse production de Massin fait défiler une panoplie de moyens donnant forme à sa création : répertoire très éclectique de caractères typographiques, juxtaposition de styles, jeux d’échelle, recours à des matériaux aussi bien inattendus qu’anciens, déformation photographique et autres manipulations.

En 1958, Massin prend la direction artistique des éditions Gallimard – fonction qu’il assurera vingt années durant. À ce titre, il conçoit en particulier les principes graphiques de collections entières, depuis la très populaire couverture de Folio (début des années 1970) aux collections « L’Imaginaire » et « Poésie/Gallimard », parmi bien d’autres.

Actif à Paris depuis plus d’un demi-siècle, Massin a travaillé pour des dizaines d’éditeurs – poursuivant en parallèle ses recherches singulières dans le domaine de la typographie expressive. Si ses étonnantes mises en pages pour La Cantatrice Chauve d’Ionesco ou Cent Mille Milliards de Poèmes de Queneau comptent parmi ses créations les mieux connues, Massin est également l’auteur d’ouvrages très variés – dont certains consacrés à l’écriture, à la typographie, au graphisme éditorial et à la mise en pages (tels L’ABC du Métier et La Lettre et l’Image).

Membre de l’Académie Royale de Belgique, Massin a récemment fait l’objet d’expositions à Séoul, Los Angeles, San Francisco, Alexandrie, New York, Istanbul, Montréal, Boston, Moscou, Bruxelles, etc. La sélection d’œuvres présentée à la galerie de l’Ensad vise, outre à mieux faire connaître certains aspects de son parcours de créateur, à contribuer au partage et au développement de la culture typographique.

Commissaires de l’exposition :
Roxane Jubert et Margo Rouard-Snowman

Information presse :
Nathalie Foucher-Battais
Tél. : 01 42 34 97 31
Fax. : 01 42 34 97 87

mercredi 10 janvier 2007

slips de graphiste


et pour bien commencer l’année, un site de «Slips» pour graphistes ;-)
à cette adresse: http://www.thestringrepublic.com/

et vous pouvez même faire les vôtres -->
http://www.thestringrepublic.com/store/design_your_own.php

J’en profite aussi pour vous signaler les sites de TShirts des copains ;-)

l’indispensable : http://iloverien.com/
et le très spécial : http://www.98x.fr/

mercredi 20 décembre 2006

Un safari typographique dans ma penderie


Voici le texte de mon premier article paru dans Magazine au mois de septembre 2006 concernant les logos dans le monde de la mode.

--> l’image servant d’illustration à cet article.

Un safari typographique dans ma penderie

Par un dimanche après midi pluvieux, je me lance dans un safari typographique dans mon appartement – je suis graphiste de formation, ce qui peut expliquer certaines de mes obsessions. Un safari typographique consiste à chercher des typos, des logos ou des signes infiltrés sournoisement dans votre vie quotidienne. Je commence par ma bibliothèque : les logos Gallimard, Flammarion, Hachette, Harraps, Taschen, Phaidon, puis ma cuisine : Barilla, Panzani, Amora, Magimix, Nestlé... ; pas de grande surprise. Mais soudain, en pénétrant dans ma chambre, ma penderie toutes portes closes, me procure un étrange pressentiment. Je pense avoir découvert un vrai nid à logos, une vraie mine typographique intarissable. Entre les cintres, je croule immédiatement sous un déluge de logos, de signes de marques : Pantashop, Petit Bateau, Prada, Chanel, Yves Saint Laurent, Issey Miyake, Balenciaga, A.POC, Paul Smith... ; d’accord, j’exagère un peu. C’est ma plus grande concentration de logos au centimètre carré, ils sont partout : chemises, chaussettes, sous-vêtements, manteaux...

Si on organise ces marques-logos en tableau chronologique, on remarque immédiatement que le monde de la mode n’utilise pas d’acronymes (sauf très rares exceptions comme APC pour Atelier de Production et de Création ou A-POC pour A Piece Of Cloth), contrairement aux autres industries (EDF, GDF, SNCF, IBM...). C’est ici le nom des créateurs initiaux qui est le plus souvent employé. La marque se développe donc dès son origine autour d’une personnalité et non pas d’un service comme dans la plupart des autres industries.

A y regarder de plus près, on peut établir six catégories formelles :
• les «classiques », qui se distinguent par l’emploi simple d’une police de caractère liée à l’époque de sa création : Hermès (police de caractère de la famille des mécanes du XIXe siècle), Burberry...
• les neutres constituent la grande majorité, : le plus souvent une police de caractère bâton (linéale) employée en capitale : Chanel, Fendi, Balenciaga, Céline...
• les signatures ou griffes (très années 70-80) qui concentrent encore plus l'attention sur le créateur d’origine et qui personnalisent le vêtement. L’utilisation de ce type de logo pourrait être considérée comme la signature d’une œuvre d’art : Thierry Mugler, Paul Smith, Agnès B, Yoshi Yamamoto...
• les cyniques (ou postmodernes) : Jean-Paul Gaultier (faux pochoir très années 80), John Galiano (avec une typo gothique/tatouage, faussement mauvais garçon), Vivienne Westwood (très tête couronnée) , Wendy et Jim (reprise du logo YSL)...
• les fameux «&» ou «+» de la mode : Wendy & Jim, Paul & Joe, Marithé et François Girbaud...
• et une dernière catégorie très surprenante, que je nommerais les didactiques. En effet, ces logos expliquent le concept même du vêtement qu’ils représentent. Ils signifient une idée plutôt que la personnalité d’un créateur, notamment pour deux marques liées à Issey Miyake : A-POC (le logo reprend le système de découpe lié à cette marque) et Pleats please (logo reprenant les fameux plissés dans la forme des lettres du logo).

Dans l’ensemble, ces logos sont presque anonymes et sans personnalité propre. En réalité, ils essayent d’être intemporel, sans attaches au temps présent, contrairement aux vêtements qui sont eux, par essence, démodés très rapidement. Même si le plus magnifique est sans contestation possible celui d’Yves Saint Laurent, dessiné par Cassandre en 1963 (un de nos plus grands graphiste et affichiste français, Dubo, Dubon, Dubonnet, c’est lui), élégance, modernité, rythme, finesse... bref un des rares logos à avoir une vraie personnalité. Il affiche un désir, une intention, s’affirme et prend position, ce qui est très rare.

Pourtant, malgré cette apparente neutralité, ces logos « fonctionnent », c’est-à-dire, qu'instantanément, on différencie un Chanel d’un Dior ou d’un Burberry même sur une petite étiquette pas toujours bien cousue ni imprimée. Une des raisons essentielles de ce succès est que le monde de la mode a eu, depuis des années, l’intelligence de garder ses logos d’origine. A la grande différence des autres industries, les marques liées à l'univers de la mode conservent contre vents (le marketing) et marées (l’arrivée de nouvelles directions) leurs identités visuelles originales. Des adaptations sont inévitables, généralement tous les quinze ans, mais en gardant toujours l’esprit du logo premier. Les grandes marques de mode sont totalement insensibles aux modes graphiques relatives au dessin des logos.

En effet, la tendance actuelle, imposée par les agences de communication, privilégie les formes rondes et molles. Pour exemple, l'année 2005 fut en France riche en nouvelles identités médiocres, toutes calquées sur le même modèle : SNCF, ANPE, Aéroport de Paris, EDF... Visiblement, pour ces sociétés, il s'agit juste d'une course contre la montre, à celle qui changera le plus souvent de logo, en espérant que ce changement d'image fasse croire aux actionnaires (ou futures actionnaires comme pour EDF ou GDF) que la société reste dynamique et pleine d’avenir. Ça ressemble beaucoup à de la gesticulation graphique sans aucun fondement. Il est très surprenant de constater qu’une entreprise comme la SNCF, ayant une fonction simple et presque immuable; nous transporter d’un endroit à un autre par voie ferrée, change d’identité visuelle presque tous les cinq ou dix ans.

A l’opposé, le monde de la mode, pourtant par essence soumis aux nouvelles tendances, s’accroche à ses logos, comme à un pilier, à une boussole permettant de se repérer au milieu de ce maelström de formes, de tendances, de matières et de couleurs sans cesse contradictoires d’année en année. Ces logos remplissent donc totalement leurs rôles, puisqu’ils signifient et signent la marque discrètement, permettant aux vêtements de garder leur autonomie et leur identité propres, liées à leur époque.

lundi 18 décembre 2006

Pierre Bernard doit retourner au PC!

Je viens juste de trouver l’allocution de Pierre Bernard prononcée lors de sa remise de prix à la fondation Érasme, grâce au site de Didier Lechenne et à un commentaire sur ce blog de MarieB.
Dans ce texte, Pierre Bernard explique que l’argent de ce prix (150 000 euros quand même) va permettre le financement d'une recherche complète et documentée sur les vingt ans d'activités de l'atelier Grapus.
Le texte est passionnant et j'attends le résultat de cette recherche avec impatience. Il serait intéressant de comparer les affiches du PC des années Grapus avec celles des années 2006-2007 (pour la future campagne électorale par exemple). J'ai bien peur d’arriver à la triste conclusion : c’était mieux avant ;-)

Quelques affiches du PC en 2006, ils sont où les Grapus en 2006 ?


et pas de jaloux, voici deux affiches de la CGT :


--> et pour comparer, un lien vers les affiches de Grapus :
http://www.aubervilliers.fr/rubrique113.html

vendredi 15 décembre 2006

un safari typographique dans ma bibliothèque, le texte intégral

Voici le texte intégral de mon deuxième article pour Magazine : un safari typographique dans ma bibliothèque.

un safari typographique dans ma bibliothèque.

Cette fois, je déménage, et j’en profite pour ranger un peu ma bibliothèque.

En fouillant je redécouvre mes vieilles collections d’Emigre, de Eye, de Métal Hurlant... mais aussi de «vieux» magazines : Inrockuptibles, ID, Crash, Jalouse, Numéro, Colors, IDEA, Lodown, Wired... pour ne citer que les plus connus. En feuilletant ces revues on peut remarquer que depuis presque quinze ans (date de l’apparition de la PAO dans la majorité des agences de graphisme) nous avons assisté à une incroyable inflation graphique et typographique dans les magazines. Des modes sont apparues, puis on disparu aussitôt, pour réapparaître dans un autre domaine, puis dans un autre… Ce qui est frappant, c’est la rapidité de ces changements : des catalogues d’art contemporain aux éditions littéraires, puis vers les magazines de mode, pour finir vers des revues spécialisés dans l’informatique. Les polices de caractères se sont multipliées grâce aux outils informatiques. Il n’a jamais été aussi facile et rapide de dessiner une police de caractère, même si la qualité n’est pas toujours au rendez-vous. Nous avons vu arriver des ré-interprétations numériques d’anciens caractères, des mix, des collages, des détournements typographiques…
Ces modes graphiques deviennent des codes permettant aux lecteurs de se retrouver dans cette jungle de magazine. Dans une librairie, vous arrivez très rapidement (et même inconsciemment) à différencier une revue technique d’une revue sur la mode ou d’un magazine sur l’architecture uniquement par leur utilisation de la typographie. Et le test vaut aussi à l’étranger, car ces codes graphiques sont dorénavant internationaux.

Un peu d’histoire :
• A la fin des années 80 et début 90 nous avons vu, principalement sous l’influence de Neville Brody, la mise en avant des jeux typographiques très marqués et influencés par les œuvres Dadaïstes et constructivistes du début du XXe siècle. L’utilisation de grandes typos très grasses (typo linéale en Bold, voir Black) en pleine page créant des rythmes visuels très forts, contrastant avec l'utilisation élégante et discrète des années précédentes dans ces mêmes magazines.
• Presque en même temps, ce fut l'apparition dans les magazines des police de caractère dites «pixels». Les principales créations graphiques de cette époque proviennent du magazine californien Emigre (de Rudy VanderLans et de la typographe Zuzana Licko), qui éditait à la fois le magazine et les polices de caractères qu’il utilisait. L’adoption de ces typos par les graphistes affirmait une certaine modernité (l’écran, l’informatique...) et en même temps constituaient une prise de conscience : la numérisation inéluctable de la forme et du contenu.
• L’utilisation de typos hybrides et fusionnées comme avec le magazine américain Raygun (de David Carson) mais aussi en Angleterre avec Vaughan Oliver et le label musical 4AD.
• En réaction à ce mouvement arrivèrent très rapidement les typos dessinées «à la main» principalement dans les milieux proches de l’art contemporain. La frontière entre art, illustration et graphisme devient de plus en plus ténue. Suivirent les typos «à la M/M», dégoulinantes et volontairement illisibles, mélangeant à la fois les formes manuelles, les formes végétales (art nouveau) et les caractéristiques des peintures à la bombe (les dégoulinures des pochoirs et des graphs). Des dessins de lettre totalement étranges et hybrides. Cette esthétique singulière et ce retour assumé du décoratif ont insufflé (peut-être excessivement) a toute une génération naissante l'envie de plasticité, de dessin, de motif, de plaisir… bref d’un «style» personnel et non plus universel.

Dans une même logique on a constaté le retour des typos pochoirs dans les magazines « urbains » (Skate, Street Art) avec des artistes comme Banksy par exemple, qui glissaient inévitablement vers les magazines de mode plus généralistes. Avec ces typos, se joue la mise en avant d’une fausse maladresse, de l’urgence, de la rature et des traces de collage que l’ont peut déjà retrouver dans certaines affiches de Grapus des années 70.

Totalement en opposition avec les mouvements précédents une fonte fut aussi très utilisée, jusqu’à l’overdose : la DIN (pour Deutsches Institut für Normung), créée et utilisée en 1936 (donc sous un régime Nazi), initialement pour la signalétique routière en Allemagne. Elle fut curieusement remise au goût du jour, entre autres, par la nouvelle identité du centre Georges Pompidou conçue en 1998 par Integral Ruedi Baur et associés et fut très rapidement adoptée par différents magazines d’art contemporain, puis de mode... jusqu’à devenir presque la typo standard de ces dernières années.

Plus récemment on a pu observer le retour des typos années 20-30 (comme la Cooper Black dessinée par Oswald Bruce Cooper en 1922). Il est curieux de remarquer que ces fontes sont réapparues dès les années 1970, et que leur mode récente soit davantage une référence aux années 1970 qu'aux années 1930 ; en faisant donc une citation de citation, sans que l'origine soit forcément identifiée. Et si beaucoup pensent que la Cooper Black date des années 1970, on retrouve la même approximation concernant les fontes dites « psychédéliques » de la fin des années 60, qui sont, elles aussi, des citations de polices de caractères beaucoup plus anciennes, datant de l’ère Victorienne anglaise (milieu du XIXe).

Nous avons aussi depuis quelques années l’utilisation de typos avec les lettres remplies, le A ou le O par exemple). Cette mode, vient des pochoirs (permettant d’obtenir des lettres se découpant facilement dans du carton) et d’une certaine « urban culture ». Elle est actuellement utilisée dans des contextes totalement différents, pour le catalogue d’une galerie d’art ou pour une revue de coiffure, mais toujours en essayant de garder un aspect et un code « jeune » et urbain.

Il faut aussi noter l’utilisation cynique et humoristique de l’Arial dans certaines publications graphiques – car cela ne fait rire que les typographes et graphistes. En effet, l’Arial est la typo de base de tous les ordinateurs sur terre ; grâce à Microsoft, c’est vraiment la typo par défaut, même si elle n’est qu’une pâle copie de l’Helvetica.

L’exception à ces déferlements incessants est sans doute l’Helvetica, dessinée par le Zurichois Max Miedinger au milieu des années 50. C’est une typo qui traverse les modes avec une constance incroyable. Elle est aussi connue, chez les mauvaises langues, sous le nom de typo pour ne pas se tromper. En effet, avec l’Helvetica, pas de faute de goût : c’est une valeur sûre, qui est aussi bien utilisée dans des catalogues de jardinerie que pour une exposition d’art contemporain (comme avec le jeune atelier de création Experimental JetSet, qui ne jure que par elle). Elle est parfaitement lisible, élégante, discrète et parfaitement équilibrée. Elle restera définitivement la police de caractère du XXe siècle.

Après cette liste que l’on pourrait continuer à loisir, on peut se demander si nous allons continuer de courir sans cesse vers de nouvelles formes ou alors commencer à réfléchir au sens de ces modes sans cesse renouvelées mais perdant de plus en plus leurs sens. En observant deux magazines contemporains reconnus comme très pointus dans leur domaine respectif, Dot dot dot (magazine de graphisme Hollandais) et Purple Fashion (magazine de mode parisien) nous pouvons remarquer des similitudes étranges dans leur forme graphique. Même mise en page minimaliste (pour ne pas dire simpliste), typos centrées, une ou deux colonnes de textes, photographie sur la page opposée, pas de superposition, ni de jeux graphiques entre l’image et le texte... bref nous arrivons presque à une mise en page par défaut. C’est-à-dire, qu’il n’y a pas de prise de position par un auteur (graphiste, typographe, photographe, directeur artistique...) dans la formalisation du magazine. Nous pourrions imaginer que cette mise en page est entièrement laissée à la guise du logiciel de PAO utilisé, sans aucune intervention extérieure humaine. La mise en page est entièrement (non) décidé par les réglages par défaut du logiciel. La typo utilisée est la première dans le menu du logiciel, la taille des polices de caractères est celle placé par défaut, les feuilles de styles aussi...
Nous arrivons donc presque à la fin de l’histoire de la typographie et du graphisme ; un détachement complet de la forme et du contenu. Une formalisation totalement neutre et sans aucun message caché ou code graphique adressé à un public précis. Il s’agit là d’une réponse radicale aux trépidations graphiques des années précédentes.

Etienne Mineur

Notes :
merci à Étienne Auger, Jérôme Saint-Loubert Bié, Delphine Guimbert, Jean François Rey, et Adrien Zammit.

Concernant l’esthétique par défaut dans les médias numériques: voir le texte d’Étienne Cliquet.

--> toujours l’image en haute définition servant d’illustration à cet article (attention c’est un Jpeg de 5000 sur 3600 pixels).

les crédits de cette image:
Stéphane Mallarmé : Un coup de dés jamais n'abolira le hasard
Filippo Tommaso Marinetti : les mots en liberté
Cassandre : Bifur
Wim Crouwel : New Alphabet
Max Miedinger : Helvetica
Susan Kare : San Francisco et les icônes du Macintosh
Zuzana Licko : low res
Étienne Auger : bit 9
Delaware : typo et image pixel
Philippe Apeloig : Carre et Octobre
M/M Paris : the alphabet
le club des chevreuils
Jeff Rey
Chicks and Speed, It's A Project
Dot dot dot
Purple Fashion
et beaucoup d’autres...

mardi 12 décembre 2006

Wii have a problem


Bon, bien sûr, depuis vendredi, j’ai la nouvelle Wii de Nintendo. Honnêtement, pas besoin d’acheter de jeux avec ( The Legend of Zelda, Twilight Princess est sans aucune direction artistique, contrairement au magnifique The Wind Waker datant de 2003 sur GameCube et le jeu Tony Hawk's, Downhill Jam est franchement une copie lamentable de SSX sans aucune originalité), le Wii Sports «donné» avec la console suffit largement à mon bonheur;-)
je ne vous décris pas le système ni la nouvelle manette, de nombreux sites et blogs en parlent pendant des heures.

Par contre voici quelques liens concernant cette petite console:

• pour commencer dans la bonne humeur, un article honteux (je croyais que ce genre de discours était fini, mais non, il y a toujours des gens qui parlent des jeux vidéos, sans jamais y avoir jamais joué) de monsieur Jean-Michel Dumay du journal le Monde (j'aime beaucoup le «Abonnez-vous au journal : 15€/mois» à la fin de l'article;-):
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-843768,0.html
• la réponse d’Éric Viennot :
http://ericviennot.blogs.liberation.fr/ericviennot/2006/12/la_sueur_et_les.html
• un article d’Erwan Cario (Libération) :
http://jeux.blogs.liberation.fr/paj/2006/12/wii_et_alors.html
• un autre article intéressant trouvé sur Internet Actu :
http://www.internetactu.net/?p=6682
• si vous êtes sur Macintosh, un petit logiciel permettant d’utiliser la télécommande de la Wii à la place de votre souris :
http://blog.hiroaki.jp/2006/12/000433.html
• sur PC : http://carl.kenner.googlepages.com/glovepie
• et mon site préféré du moment : http://www.wiihaveaproblem.com/

mercredi 29 novembre 2006

Google Map en vrai

Vous connaissez tous Google Maps, et bien voilà une installation d’Aram Bartholl inspirée par cette technologie.

--> le monsieur ne fait pas que de placer des «A» géants dans les villes, il réalise aussi beaucoup d’autres installations et projets visibles (dont une installation qui va surement beaucoup plaire à Étienne A : http://www.datenform.de/speed.html ;-)




mardi 28 novembre 2006

Flow

La PS3 possède visiblement un player flash, et un des premiers jeux à télécharger en flash, Flow, me semble bien joli (vue la consommation électrique de la PS3, j'espère qu'il est bien ce petit jeu ;-).
--> Vous pouvez même tester une version directement sur votre machine (même si vous n’avez pas de PS3) .

dimanche 26 novembre 2006

une histoire du design interactif (première partie)

Voici les différentes références dont j’ai pu parler lors de ma première conférence (aux Beaux Arts de Rennes la semaine dernière) concernant l’évolution du design interactif.
Dans cette première partie je fais un bref résumé de l’évolution du design des interfaces graphiques depuis 1945.

Cette série de conférences est issue de mes trois articles écris pour la revue Marie Louise (merci les deValence;-)

le plan :
1.1 historique et évolution des réseaux
1.2 historique des technologies informatiques à partir de 1945
1.3 une très très courte histoire des jeux vidéos

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1.1 historique et évolution des réseaux

• Le 24 mai 1844, Samuel Morse effectue la première démonstration publique du télégraphe en envoyant un message entre les villes de Philadelphie et Washington.

• 1867 L'Américain Graham Bell invente le téléphone et fonde la compagnie Bell.

• 1965 Les chercheurs du MIT (Massachusetts Institute of Technology), connectent par une liaison téléphonique l'ordinateur TX-2 avec l'ordinateur Q-32 en Californie. Cette expérience prouve la faisabilité et l'utilité d'un réseau d'ordinateurs.

• 1967 Lawrence G. Roberts publie les plans pour le réseau ARPANET, l’ancêtre d’Internet .

• 1969 ARPANET, septembre : BBN installe le premier équipement-réseau à l'UCLA et y connecte le premier ordinateur (un XDS SIGMA 7). Un ordinateur (XDS 940) de l'équipe de Douglas Engelbart, chercheur au Stanford Research Institute, lui est relié via une liaison à 50 kbits/s.

• Fin 1969, le réseau ARPANET, alors constitué de 4 ordinateurs.

• 1971 ARPANET, avril 1971 : le réseau ARPANET est constitué de 23 ordinateurs sur 15 sites différents.

• 1972 le premier courrier électronique sur le réseau ARPANET. Ray Tomlinson de BBN réalise un logiciel basique de courrier électronique répondant aux besoins de communication des développeurs entre eux.

• 1976 Le réseau ARPANET, qui inclut les liaisons radio et satellite, compte 111 ordinateurs..

• 1983 Internet, août : 562 machines sont connectées à Internet.

• 1985 Internet, octobre 1961 machines sont connectées à Internet.

• 1986 Internet, février : 2308 machines sont connectées à Internet.

• 1986 Internet, novembre : 5089 machines sont connectées à Internet .

• 1990 World Wide Web ou WWW, Tim Barners-Lee met en place les bases du web (le protocole http, le langage Html...).
l’adresse de ce premier site web fut : http://info.cern.ch/hypertext/WWW/TheProject.html, et vous pouvez toujours le consulter.



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1.2 historique des technologies informatiques à partir de 1945

• 1945 « As we may think »
Le scientifique américain Vannevar Bush annonce l'apparition de l'ordinateur moderne.Il publie le texte « As we may think » qui décrit une machine imaginaire, le Memex, capable d'associer des informations. On peut y voir la première apparition de la notion d'hypertexte. Cette machine n’a jamais existé, mais les fondements de notre informatique moderne viennent en partie de ces idées et hypothèses formulées il y a plus de soixante ans.
--> http://fr.wikipedia.org/wiki/Vannevar_Bush


• 1949 installation des premiers moniteurs vidéos sur des ordinateurs.

• 1963 Ivan Sutherland présente SKETCHPAD le premier système de dessin interactif sur ordinateur.
--> http://www.cc.gatech.edu/classes/cs6751_97_fall/projects/abowd_team/ivan/ivan.html



• 1965 Ted Nelson publie un article sur la question des documents informatiques reliés entre eux. Il utilise pour la première fois les mots « hypertexte » et «hypermédia » pour décrire ce concept. Il lance dès 1960 le projet Xanadu, qui était une sorte d’utopie de système d’information en réseau permettant de relier des ordinateurs du monde entier ; Un simple clic sur un mot, vous permettez de naviguer vers un autre texte situé sur un autre ordinateur.
Vous pourrez trouver beaucoup plus d’infos à cette adresse : http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_Xanadu

--> http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/conferen/tasca-2001/extraits-nelson.htm


• 1966 Une équipe de Brown University, réalise le premier véritable système d’hypertexte opérationnel, Hypertext Editing System.

• 1968 « Augment » système hypertexte de Douglas Engelbart et invention de la souris.
Douglas Engelbart, chercheur au Stanford Research Institute, fait la démonstration d'un environnement graphique avec des fenêtres manipulables à l’aide d’une souris. La démonstration filmée de Douglas Engelbart, du prototype de la souris en 1968 est visible en ligne à cette adresse :
--> http://sloan.stanford.edu/MouseSite/1968Demo.html





• 1970 le PARC de XEROX : Création du centre de recherches PARC (Palo Alto Research Center) à Stanford par la firme Xerox. Ce groupe de recherche sera à la base de l'interface homme/machine moderne (que l’on retrouvera sur les premiers Macintoshs et Lisa d’Apple). Le PARC inventa le concept du WISIWIG (What You See Is What You Get), permettant de faire coïncider ce vous voyez à l’écran et ce que vous allez imprimer. Les ingénieurs de PARC développèrent aussi les différents concepts annoncés par Douglas Engelbart (souris, multi fenêtrage...).
-->le site actuel : http://www.parc.com/

• 1973 : Dick Shoup du Xerox PARC réalise le programme Superpaint qui est à la fois un logiciel de dessin en couleurs et aussi le premier logiciel d'effets vidéo numériques.

• 1974 Au PARC de Xerox est développé le Xerox Alto , premier ordinateur avec une interface graphique moderne.



• 1975 BRAVO, c’est le premier traitement de texte WYSIWYG (What You See Is What You Get) est développé au PARC de Xerox par Charles Simonyi.

• 1977 Apple 1

• 1978 Wordstar : John Barnaby et John Rubinstein écrivent le premier logiciel commercial de traitement de texte pour micro-ordinateur.

• 1979 Compuserve lance son premier service en ligne : MicroNET.

• 1982, le premier Smiley :-) D’après les laboratoires de recherche de Microsoft le premier smiley serait un :-) écrit par Scott Fahlman, qui avait posté ce message sur le réseau du CMU CS en octobre 1982.

le message original était :
19-Sep-82 11:44 Scott E Fahlman :-) From: Scott E Fahlman
I propose that the following character sequence for joke markers: :-)
Read it sideways. Actually, it is probably more economical to mark things that are NOT jokes, given current trends. For this, use :-(

• 1983 « Free Unix » de Richard Stallman, texte fondateur du mouvement GNU (pour GNU's Not Unix! acronyme récursif ne faisant rire que les informaticiens), mail du 27 septembre 1983 (pour la légende).

• 1983 Le traitement de texte Microsoft Word 1.0 pour MS/DOS est commercialisé en novembre.

• 1983 Le Lisa d’apple, premier ordinateur «grand public» avec une souris et une interface graphique moderne.


• 1983 Le Macintosh d’Apple.


• 1984 Mac Paint. Bill Atkinson est l'auteur de MacPaint, le premier programme de dessin du Macintosh. Ses idées furent reprises plus tard par tous les logiciels de dessin bitmap ; pot de peinture pour remplir une zone, trames, sélection de zones au lasso...

• 1985 Adobe Postscript est un langage de description de page, permettant d’obtenir une qualité inégalée sur les premières imprimantes lasers. Cela permit aussi la création de police de caractère de qualité, commençant à rivaliser avec la composition typographique classique.

• 1985 Aldus Page Maker : les vrais débuts de la PAO (Publication assistée par Ordinateur)

• 1985 Directors scripting language de VideoWorks devient le Lingo de Macromedia Director .Ce logiciel deviendra le principal outil de création des Cd-rom de la fin des années quatre-vingt et début 90.

• 1985 HyperCard, de Bill Atkinson est un environnement de développement dérivé des langages orientés objet comme le Smalltalk (développé au PARC de Xerox dans les années soixante-dix), reprenant la philosophie du Macintosh.

• 1990 Adobe Photoshop 1.0, ce logiciel deviendra la référence absolue en retouche photo et fera la fortune d’Adobe.

• 1991 le CD-I (compact disque interactif) est lancé en 1991 aux Etats-Unis, et l'année suivante en Europe.

• 1992 Apple développe Quicktime, c’est un système permettant de lire des séquences vidéos fluides sur un ordinateur.

• 1993 NCSA Mosaic, trois ans après la création par Tim barners-Lee du Web, Marc Andressen met au point une interface graphique pour WWW nommée MOSAIC permettant d’afficher des images et du texte.

• 1994 Fondation de Netscape, un autre navigateur Web.

• 1994 Infoseek, Steve Kirsch met au point le premier moteur de recherche sur le web

• 1995 Altavista devient à l’époque le moteur de recherche devenu le plus important au monde, il fut conçu à l'initiative du français Louis Monier (qui travaille actuellement chez Google).

• 1995 JavaScript de Sun/Netscape

• 1996 Shockwave de Macromedia, permet de lire des fichiers multimédia crées avec Director sur le web.

• 1996 Future Splash Animator de la société Future Wave Software, c’est l'ancêtre de Macromedia Flash. C’est un logiciel auteur permettant d’animer et d’afficher des formes vectorielles couplées à un langage de programmation assez simple (l’action script).

• 1999 création de Google par Larry Page et Sergey Brin. Grâce à son fameux PageRank, Google bat rapidement tous ses concurrents en raison de la pertinence des résultats de recherche.

• 1999 Virtools, un logiciel 3D Temps réel (français), permettant de créer des contenus 3D et interactifs très rapidement sans avoir de connaissances très poussées en informatique.

• 2000 « I love you » : est un virus. Quelques jours lui suffisent pour infecter des millions d'ordinateurs dans le monde et causer plus de 8 milliards de dollars de dégâts.

• 2003 : Processing, est un environnement de développement basé sur Java créé par Benjamin Fry et Casey Reas permettant d’expérimenter rapidement des animations interactives. Processing est issu du système design by numbers développé par John Maeda quelques années auparavant au MIT.

• 2003 Macromedia Flash et son langage de programmation « action Script » deviennent l'un des principaux standards pour les applications interactives sur le web.

• 2003 les Web-Log (Blog) se développent énormément sur Internet.

• 2003 ITunes d’Apple est un logiciel Mac et PC permettant à son début de gérer et d’écouter vos fichiers musicaux.

• 2004 Mozilla Firefox est un nouveau navigateur Web open source très rapide et innovant dans son interface (système des onglets et des extensions par exemple) .

• 2004-06 apparition des termes Vlog (Video Blog), web 2.0 (terme issu du marketing, mais essayant de signifier entre autres, la possibilité donnée aux internautes de produire eux-mêmes du contenu et de le diffuser instantanément sans passer par les diffuseurs classiques ).

• 2005 le PodCast (système de diffusion de la radio en différé) et la VOD (système de diffusion de la vidéo à la demande) se développe très rapidement.

• 2005 Google Earth est un système de cartographie planétaire en ligne développé par Google.

• 2005 Google Print (ou books Google) est système permettant de faire des recherches en ligne dans le contenu même des livres.

• 2005-2006 : Google est partout avec Google vidéo, Gmail, Google Calendar, Blogger, Picasa, Google Talk, Google Desktop, Google Analytics, Google trends, Google earth, google maps, Google AdsSense....

• 2006 lancement du Blue-Ray et de son concurrent le HD DVD.

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1.3 une très très courte histoire des jeux vidéos :

• en 1951, Ralph Baer est chargé par la société Loral Electronics, de concevoir un téléviseur très haut de gamme et original. Il émet l’hypothèse de rajouter un système permettant de jouer sur son écran de télé. Cette idée est totalement rejetée par la direction de cette entreprise. Il faudra attendre vingt et un ans plus tard pour voir la sortie de la première console de jeux pouvant se brancher sur une télé, l’Odyssey de Magnavox (de Ralph Baer lui même) en 1972. Il faut savoir que Ralph Baer fut aussi l’inventeur du jeu musical Simon en 1974.


• En 1958 Willy Higinbotham, physicien au Brookhaven National Laboratory, crée un des premiers jeux vidéo, analogue au jeu Pong d'Atari (1972).
une vidéo du premier jeux vidéo de l’histoire :

• En 1960 SpaceWar , fut le second jeu vidéo de l’histoire, développé sur Dec PDP-1 par S.Russel, J.-M. Graetz et W.Wiitanen, tous étudiants au MIT.

• 1972 l’Odyssey de Magnavox, la première console de salon.



• En 1972 PONG, le premier jeu de ping-pong programmé par Al Alcorn est mis sur le marché par Atari.

• En 1976 Night Driver fut le premier jeu de conduite en 3D (Atari), la 3D étant uniquement simulée par des points blancs réparties judicieusement sur l’écran noir.

• En 1972-1980 c’est l’époque des Pongs, chaque grande société essaye de sortir sa propre machine, la dernière photo en bas à droite n’est pas un Pong, mais la NES de Nintendo, console à cartouche.

• En 1978 Space Invaders (Taito) fut le premier jeu vidéo sans fin (vous ne pouvez pas gagner contre ce jeu) et avec un «high score».

• les années 70-80, les jeux d’aventures textuelles, comme Zork.

• 1980 fut l’année de la sortie de Pacman (Namco), ce jeu est aussi devenu un code graphique, par son aspect enfantin, simple et efficace. La forme du Pacman venant d’une pizza avec une part déjà découpée.

• En 1982 Zaxxon (Sega), fut le premier jeu en 3D isométrique.

• En 1985 Little Computer People (David Crane) fut un des premiers jeux de vie artificielle, vous deviez vous occuper d’un être artificiel ayant élu domicile dans votre ordinateur. Ce fut l’ancêtre des Tamagoschis.

• En 1987 SCUMM-VM pour «Script Creation Utility for Maniac Mansion Virtual Machine» fut un moteur de jeux d'aventure développé pour la société Lucas Art. Ce moteur révolutionnaire pour l’époque permettait de créer des jeux d’aventures en « point and clic », c'est-à-dire de pouvoir combiner interface textuelle (je tape une commande sur mon clavier comme « ouvrir ») et interface graphique (je sélectionne graphiquement un coffre, ce qui nous permet de communiquer au programme « ouvre ce coffre »).

• En 1987 Maniac Manson (Lucas Art) fut le premier d’une longue série de jeux d'aventures en "point & clic" utilisant le moteur SCUMM-VM.

• En 1988 le monde découvre Tetris (Bullet Proof Software), jeu totalement abstrait d’origine Russe.

• En 1989 Populous (EA/Bullfrog) fut le premier «god game» de Peter Molineux. Dans ce genre de jeux, le point de vue du joueur se situe en haut, afin d’obtenir une vision globale du terrain sur lequel vous allez évoluer (d’où le nom de God Game).

• En 1989 Sim City (Maxis) fut le simulateur de ville précurseur des Sims du même auteur (Will Right).

• En 1990 Frédéric Reynal crée Alone in the Dark, l'un des premiers « survival-horror », mélangeant habillement références cinématographiques et jeux vidéos.

• En 1991 Another World par Eric Chahi (Delphine Software), un des premiers jeux très influencé par le cinéma.

• En 1992 Wolfenstein 3D (ID Software), fut un des premiers jeux de «shoot» en vue subjective (FPS), l’idée de génie fut de distribuer gratuitement les premiers niveaux du jeu dès le départ, pour ensuite faire payer les niveaux suivants.

• En 1993 le jeu Myst (Cyan) remporta un succès très important pour un jeu assez contemplatif sur CD-Rom réalisé avec Director (logiciel auteur de Macromedia presque grand public).

• En 1995, pour cette première version du jeu Wipeout (Psygnosis) le graphisme et la direction artistique furent confiés au studio de design anglais Designers Republic.

• En 1999 HomeWorld (Relic entertainment) fut un RTS (stratégie temps réel) spatial, possédant une interface 3D extrêmement bien pensée.

• 2000, sortie des Sims (Maxis), ce jeu est un simulateur de vie (américaine) remportant un très grand succès aussi bien chez les garçons que chez les filles (ce qui est très nouveau).

• En 2000 sortie de Jet Set Radio (Sega). C’était une simulation de Roller In Line. L'un des premiers jeux utilisant la technique du Cell Shading (rendu cartoons en temps réel).

• 2002 Rez (Sega).
Jeu abstrait basé sur le rythme musical et le rythme visuel. C’est un des premiers jeux ce revendicant clairement comme une œuvre plutôt que comme un produit de divertissement.

• 2003 les "EyeToys" de Sony, jeux fonctionnant avec une web Cam, permettant une implication encore plus forte des joueurs.

• 2003 "In Memoriam", jeu d'aventure utilisant le web comme outil principal. Pour progresser le joueur doit obligatoirement faire des recherches sur le réseau et collaborer avec d’autres joueurs.

• 2003 Paper Mario est un jeu de Nintendo mélangeant rendu 2D et 3D dans un même “GamePlay".

• 2005 Darwinia, est un jeu commercial indépendant (ce qui est très rare dans les jeux vidéos) ayant une esthétique basée sur des formes abstraites (très rare dans le monde des jeux vidéos plutôt obsédé par un pseudo-hyperréalisme).
--> http://www.darwinia.co.uk/

jeudi 9 novembre 2006

Elles sont de sortie

Elles sont de sortie était composé de deux graphistes/illustrateurs/photographe... très très énervés : Pascal Doury (1956- 2001) et Bruno Richard (1956-). Depuis 1977, ils sortaient régulièrement des ouvrages aux graphismes sauvages et magnifiques typiques des années Punks.
Elles sont de sortie fut à l’origine le nom de leur fanzine commun, je cite : « En 1977 ils firent paraître un magazine sous le nom d'"Elles Sont de Sortie. Numéro 1". Ils racontent que c'était un essai de typographie, un bout de texte découpé dans un journal disait : "ils sont de sortie" en corps 10, ils l'essayèrent et selon la version de B.R., décidèrent de prendre ces mots en guise de titre. Ils transformèrent juste le "ils" en "elles" puisqu'ils n'étaient que 2 garçons à faire ce magazine».

Quelques photos du numéros 22 de Elles sont de sortie, je cite encore : «"Nègres vulves Noires bites" 222 pages dont une douzaine de textes. Édité par Images Images. Il s'agit au départ de dessins inspirés seulement par l'art nègre mais on retrouve Dora Diamant, des œuvres d'art contemporaines, Pollux, plein de jouets et plein de femmes torturées "c'est peut-être le plus beau numèro d'E.S.D.S". Collaborent Mark Beyer, Gary Panter, Ti 5 dur, Palto Smalto et "un nègre". Première tentative de bibliographie précédée du texte suivant : "... les ouvrages dont l'éditeur n'est pas mentionné sont auto-produits les tirages sont souvent extrêmement petits et confidentiels les associations et collaborations nombreuses ne sont pas répertoriées les envois et participations dans leur majorité sont médiocres mais pas toujours."



--> un lien vers un site consacré aux travaux de Pascal Doury : http://users.pandora.be/a141615/home.html
--> et bien sûr un lien vers leurs «homologues» : http://www.unregardmoderne.com/
--> et Bazooka : http://users.pandora.be/a141615/bazooka_framed.html

lundi 6 novembre 2006

génériques de films

Pour les étudiants de Louis Lumière (et les autres ;-) voici des extraits des principaux génériques de films datant des années soixante et soixante dix (même si je montre aussi des génériques plus récents).
Je vais donc vous montrer dans l’ordre les travaux de Saul Bass, Maurice Binder, Pablo Ferro, Dan Perri, Kyle Cooper, André François, Sandy Dvore, Art Clokey, Imaginary Forces quelques génériques des films de James Bond et pour finir en beauté l'intro de Tron.
Attention ce billet est très long.
Maj le 7/11/2006

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mardi 31 octobre 2006

trois femmes

Je suis en pleine recherche historique concernant les médias interactifs (pour mes cours et quelques articles à paraitre), et je me rends compte que les trois personnes les plus importantes dans l'histoire récente du design graphique lié aux nouvelles technologiques (après 1980) sont à mon avis trois femmes.

La première sans aucune contestation possible est Muriel Cooper : c'est la pionnière dans l'application du design graphique et de la typographie liée aux nouvelles technologies.
Elle a dans les années soixante-dix et quatre-vingt fait un travail de réflexions initié par les designers Suisses comme Emil Ruder ou Joseph Muller Brockman concernant la lisibilité et la structuration de la typographie dans un espace donné (papier, mais aussi plus tard dans l'espace et sur écran). Elle fut aussi la première directrice artistique du MIT Press dont elle concu en 1963 le célèbre logo.


Elle fonda en 1973 au MIT le Visible Language Workshop, (devenu bien plus tard avec John Maeda le "physical language workshop") qui se basait sur les relations que peuvent entretenir design graphic et nouvelles technologies (imaginez en 1973 la même chose en France;-). Elle a principalement travaillé sur des systèmes de visualisation en 3D permettant de rendre compréhensible des bases de données très complexes. Elle pensait à juste titre pourvoir faire de ces images 3D interactives de vrais outils de compréhension et de communication.

En 1994, Muriel Cooper et ses collègues firent une très spectaculaire et brillante présentation (Bill Gates fut très impressionné) de leurs réflexions et travaux lors du TED5. Elle présenta une manière tout à fait nouvelle d'appréhender de grande masse de données, tout en restant fonctionnel et parfaitement lisible.

--> beaucoup plus d’infos : http://www.aiga.org/content.cfm?ContentID=655
--> et aussi là : http://designwritingresearch.org/essays/cooper.html

La seconde est Susan Kare, elle dessina les polices de caractères et les icônes du Macintosh d’Apple sorti en 1984. Elle travailla chez Apple de 1983 à 1986, puis elle dessina les icônes de Windows 3.0 pour Microsoft en 1987.
Elle fut donc une des premières typographes-graphistes à dessiner des polices de caractères spécifiquement pour l’écran (au pixel), comme par exemple les célèbres San Francisco, Chicago et Monaco.


La dernière est bien-sûr Zuzana Licko, la grande typographe et co-fondatrice du magazine Emigre avec Rudy VanderLans.
Elle dessina la majorité des polices de caractères de qualité des années quatre-vingt-dix, dont les Low Res, fontes spécialement dessinées pour l’écran.

jeudi 26 octobre 2006

un émulateur de C64 en Action Script


Je ne croyais pas cela possible et surtout que quelqu'un puisse un jour se lancer dans ce genre d’aventure, bref le FC64 est un émulateur Open Source de Commodore 64 écrit en Action Script 3 pour Flash 9. Vous pouvez trouver une interview des deux auteurs (Darron Schall et Claus Wahlers) , et une démo pour vous prouver que c’est possible.
Cette version est bien-sûr encore en développement (il manque par exemple l’émulation du fameux SID et du lecteur de disquette), mais elle me semble très prometteuse.

--> pour les accros d’émulation sur MacOSX une adresse essentielle et sur PC : http://www.planetemu.net/

Lik-Sang ferme et Sony s’enfonce

Lik-Sang doit fermer ses portes à cause du procès que lui fait Sony.
Toujours les mêmes histoires d’importations de consoles zonées dans d’autres zones. Pourquoi ne pas attaquer Ebay et Play Asia pour les mêmes raisons ?
J'espère qu’un jour les constructeurs (et le marketing) comprendront que nous sommes dans un marché mondial, segmenter les marchés en zone est totalement ridicule et ne fait que freiner leur développement et frustrer leurs futurs clients (surtout si vous vivez en Europe).
Je ne parle même pas du piratage que cela peut engendrer.
Regardez ce qui se passe avec les lecteurs de DVD vidéo soi-disant zoné, vous achetez un lecteur DVD zoné (car vendre un lecteur dézonné est interdit) dans une très grande chaîne de magasin bien connu à Paris, une fois payé, vous repassez voir le vendeur qui vous donne sur un petit papier photocopié les codes pour dézonner votre lecteur. C'est vraiment d’une hypocrisie flagrante, les constructeurs savent très bien que le consommateur ne veut pas s'encombrer de ces problèmes de zone et facilitent donc le dézonnage.

Une fois de plus bravo Sony, qui s’enfonce de plus en plus... bon j’attends ma WII de Nintendo avec impatience ;-)

mercredi 25 octobre 2006

Luge VS Skateboard


Vous avez dû tous voir le dernier petit jeu à la mode en flash très bien réalisé Line Rider. Il s'agit d’un jeu en Flash graphiquement minimaliste dans lequel vous pouvez dessiner vous-même votre piste de luge.
Dès que vous donnez la possibilité de modifier un jeu, immédiatement une communauté de joueur se crée autour et une compétition créative s'engage pour notre plus grand plaisir. Pour preuve, regardez sur YouTube les différentes vidéos concernant Line Rider (avant que YouTube et Google les censurent ;-).

Cela me fait penser à une très bonne expérience que nous (Incandescence) avions réalisée il y a presque cinq ans (!) pour un site concernant Adidas (avec l’agence 180 à Amsterdam). Nous avons réalisé toute une série de petits jeux avec la possibilité de changer les différents parcours proposés. Immédiatement les internautes se sont emparés du jeu et l'ont modifié au-delà de nos espérances.

En fouillant dans les archives d’Incandescence, j’ai pu retrouver un de ces jeux, celui concernant le skateboard. Il fut réalisé en Shockwave (Flash n'était qu’à sa version 5 ou 4), programmé par Antoine Schmitt et le design sonore de Jean-Jacques Birgé.

--> le jeu de Skate directement . Nous avons dû désactiver certaines fonctionnalités (qui étaient reliées à une base de données chez Adidas), vous ne pouvez donc malheureusement pas sauver votre parcours, ni l’imprimer.
Pour accélérer il suffit d’appuyer sur la touche flèche "haut", pour freiner sur la touche flèche"bas", pour sauter sur la barre espace (plus vous attendez longtemps, plus le saut est important), pour faire des figures et combos toutes les touches du clavier peuvent servir, amusez-vous bien ;-)

--> et aussi une autre «vieille tuerie en flash» : N
--> et une autre du même auteur.

lundi 23 octobre 2006

WorkShop à Rennes 2006


A cette adresse vous trouverez différents travaux des élèves de l'école des beaux-arts de Rennes réalisés au cours d'un WorkShop que j'ai pu donner en mai 2006.
Une fois de plus un grand merci à Jérome Saint-Loubert Bié qui a permis la réalisation de ces très beaux projets.
Il faut savoir que la majorité de ces étudiants découvraient juste Flash, il faut aussi être indulgent sur les temps de chargements.

mercredi 18 octobre 2006

UMP Rock

Voici les paroles de la chanson qui me fait le plus rire en ce moment (vous pouvez écouter ce chef d’œuvre sur mon RadioBlog).
Bon pour compenser je suis obligé de mettre du gros Punk des années 80 (très bonne excuse) dans ma Playlist (Fuck the System ;-).

Mon pays France de David Limon

Moi je dis qu'on a beaucoup de chance de vivre dans un pays où l'homme n'est pas une bête que l'on maltraite ou que l'on oublie Le gros problème est dû que les droits de l'homme ne sont pas respectés dans l'égalité des sommes Certains abusent des dons financiers publics Sans même avoir cotisé un moindre fond d'Assedic Aucun se rend compte que tout devient critique Les sortes de vacances aussi belles que maléfiques

refrain Trop de taxes, trop de dons ho ho Trop d'impôts trop de complots encore Trop de taxes, trop de dons ho ho Trop d'impôts, trop de complots aussi Je voudrais que tous les gens reprennent vie Que chacun ait tout ce qu'il veulent aussi Je rêve que mon pays France reprenne vie que le mouvement populaire nous redonne l'avenir

On nous donne pas trop le choix de faire un job rêvé Mais plutôt d's'en tenir compte au premier taf donné Le travail au black monte et faut pas s'étonner Que les gens craquent, s'endettent et s'sentent étranglés Trop de charges noient tous les patrons d'usine En fin de compte c'est nous qui sommes les victimes Derrière notre patrimoine aussi beau que sublime Se cachent trop d'actes inégalissimes

refrain

trop de gens se plaignent de nos politiciens qui se tuent la vie tous les jours comme des chiens à se préoccuper du bien-être de tous les citoyens La politique appartient à celui qui veut la paix et non pas à celui qui cherche à tout briser Qui mieux placé que Sarkozy nous montre la réalité ce ne sont que des idées dites par le peuple français

Refrain
et c'est la fin.

Ce qui me fait bien «rire» avec les Sarkozistes, c’est que l’on a l’impression en les écoutant (chanter), qu’ils ne sont pas au pouvoir depuis des années.

vendredi 13 octobre 2006

Graphic Wave

J’ai pu ramener du Japon quelques livres, dont la série «Graphic Wave» éditée par la Ginza Graphic Gallery.
En voici quelques images, principalement du n°9 de Graphic Wave avec Nagi Noda (ma graphiste Japonaise préférée ;-)

--> pour acheter ces livres et bien d’autres (il faut juste savoir lire le Japonais!) : http://www.transart.co.jp/

mercredi 11 octobre 2006

encore le Japon

Pour finir sur mon voyage au Japon, quelques liens web indispensables en anglais ou français:

--> pour se tenir informé des expos, concerts... www.tokyoartbeat.com
--> PingMag
--> ODK
--> le site de Jean Snow
--> si vous voulez découvrir la finesse de la télé japonaise, un site de référence TVinJapan
--> www.neomarxisme.com
--> www.tokyotimes.org
--> le blog d'un français au Japon : ghismo.blogspot.com
--> un autre francophone en voyage au Japon: atocorp.free.fr/blog/
--> et encore un autre français photographe en voyage
--> jeux vidéos et Japon avec Pokesha
--> et bien sûr l’irremplaçable Shift (depuis 1996)

ps : merci beaucoup à Sakura, Fabrice et Sébastien pour les liens.



MAJ : un lien vers le résumé de notre voyage au Japon avec l’AGI.

mardi 10 octobre 2006

se détendre après une bonne journée de travail

Sur le site de Pierre W. une magnifique vidéo, je vous conseille de mettre le son à fond et de regarder jusqu'au bout cette vidéo de 20 minutes.
bon, je ne demande pas à Pierre la manière dont il est tombé sur cette vidéo.
maj: même le matin c'est bien ;-).

lundi 25 septembre 2006

Tokyo I

Après une semaine en Malaisie, me voici à Tokyo pour la réunion annuelle de l’AGI.
Mais avant tout, un petit tour à Harajuku, Omote-Sando et Shibuya (pour terminer dans le bruit et la lumière). J’ai la chance d’aller en moyenne tout les deux ans au Japon, et c’est toujours dans ces quartiers un déluge de marques de mode hallucinant, des plus connues (Chanel, Dior, Prada, Issey Miyake…) et des moins connues, comme vous pouvez le voir sur les photos suivantes.
Visiblement pour faire « mode » au Japon il faut absolument utiliser un mot français (au hasard ?)
De plus si vous refusez d’acheter des Converses (c’était bien les années 80, mais quand même) ou des polos Fred Perry (personnellement je refuse de porter une marque qui fut l’uniforme des skinheads des années 80), vous allez avoir du mal à vous habiller dans les quartiers branchés ;-)
J’exagère, mais si vous regardez bien ces magasins, sous une apparente folie et profusion, ils vous ressortent presque toujours les 4 ou 5 mêmes uniformes (le Ska, le Punk, le Skin, le B.Boy, le rocker…).
Demain je repars me promener avant le début des conférences, en attendant vous pouvez voir mes photos de cette journée, un nouveau safari typographique intitulé le franponais ou les méfaits de Comme des Garçons.



ps : j'ai attrapé un gros virus sur mon PC (merci Hotmail ;-), mais heureusement qu'un soft gratuit comme AVG a pu me sauver la vie (ou presque!), ça m'apprendra aussi à utiliser un PC et non pas un Mac ;-)

lundi 11 septembre 2006

http://info.cern.ch/hypertext/WWW/TheProject.html, le premier site web de l’histoire

http://info.cern.ch/hypertext/WWW/TheProject.html est l'adresse du premier site web de l'histoire, et c'est bien sûr celui de Tim Berners-Lee (le monsieur est l’inventeur du web, du protocole http et du Html, rien que ça ;-) réalisée en 1990. À mon grand étonnement il est encore en ligne .
Quelques images du premier navigateur (sous Next) .

lundi 4 septembre 2006

highsnobiety


Et hop un article sur Highsnobiety, merci monsieur Columnist ;-)

jeudi 31 août 2006

Iron Maiden nouvel album, nouvelle pochette

Vous avez sûrement tous vu de grandes affiches très surprenantes dans les rues en ce moment (à Paris nous avons de grandes 4 par 3). Et oui, Iron Maiden sort un nouvel album, après presque 30 ans de carrière (en même temps nous allons bientôt avoir au cinéma le retour de Rambo IV).
Les pochettes d’Iron Maiden ont toujours été grandioses comme vous pourrez le remarquer ;-).


Mais personnellement je suis fasciné par les pochettes des premiers albums de Scorpions (le site web est parfait:-), elles sont vraiment à part dans la grande histoire héroïque graphique des groupes de Hard Rock. Comme on dit, elles craignent, mais j’aime bien ;-)


Quelques liens complémentaires sur les grands groupes des années 80 aux pochettes exceptionnelles et souvent douteuses :

--> ACCEPT
--> SAXON
--> JUDAS PRIEST
--> MANOWAR
--> BLASPHEME
--> VENOM
--> EXODUS
--> MEGADETH
--> ANTHRAX
--> DEF LEPPARD
--> et beaucoup de très belles pochettes , et et encore .

ps : merci à Cédric et à Jef pour cette recherche passionnante.

ps2 : j’ai écarté de mes recherches les groupes de Back Métal Norvégien et Finlandais (beaucoup moins drôle à mon avis).

mardi 22 août 2006

bricolage

Hier soir, je suis allé voir le dernier film de Michel Gondry la science des rêves (le site web est d'ailleurs bien réalisé).
Pas trop de commentaires (je ne suis pas critique de cinéma), j’ai plutôt bien aimé, même si je suis beaucoup plus sensible aux idées visuelles de ses clips (principalement pour les White Stripes).
En regardant ce film, je n’ai pu m’empêcher de penser à un autre «bricoleur» de génie : Georges Mélies.
J’en profite donc pour vous montrer l’extrait d'un film de Mélies; effets spéciaux, incrustes, pixilation et couleur en 1904.

Georges Mélies, voyage à travers l’impossible, 1904



quelques liens concernant ce génie :
--> http://www.alphacentauri.be/Friends/Melies/Index.htm
--> http://www.ac-nancy-metz.fr/cinemav/fx/fxm.htm
--> http://fr.wikipedia.org/

l'extrait présenté vient du DVD Early Cinema, Primitives and Pioneers, édité par le British Film institute (BFI).

samedi 29 juillet 2006

Microsoft Live Labs Photosynth

Microsoft Live Labs Photosynth est un système de navigation dans une photothèque. Le système analyse vos photos, et vous reconstruit un espace (2D/3D) cohérent dans lequel vous allez pouvoir naviguer intuitivement. C'est assez impressionnant, mais c'est une démo ;-) donc, j'aimerais bien voir le résultat avec mes photos sur ma machine.

Voici un extrait vidéo, visiblement Microsoft aime bien la musique ridicule dans ces démos;-)




Vous pouvez voir la démo complète de Microsoft Live Labs Photosynth à cette adresse --> Microsoft Live Labs Photosynth

--> un autre lien (d'un billet précédent) vers interact10ways, toujours sur la même problèmatique.

ps : merci Cafzone

mercredi 26 juillet 2006

Les consoles de jeux françaises totalement oubliées

Toujours dans ma collection perso, une série de photos de consoles de jeux françaises (période Pong), datant de 1974 à 1980 (bien avant les fameux MO5 ou TO7 de Thomson).
La dernière console (Hanimex 666s-p de 1978) est étonnante, car toute l'électronique est contenue dans un des deux joysticks, peut-être la première console portable de l'histoire des jeux vidéos.


mardi 25 juillet 2006

hurlez, sifflez, parlez... sur le nouveau site d’Issey Miyake


Comme le site suscite quelques réactions positives et négatives ;-) je viens de mettre en ligne une nouvelle version vous permettant d’hurler votre joie ou votre haine devant votre écran (vous pouvez aussi siffler ou souffler ça marche bien).
J'ai juste changé le système d'interface, j'utilise dorénavant le micro à la place du clic (je préfère). La vidéo se place en gros sous votre curseur, vous pouvez donc afficher la vidéo ou vous voulez dans la fenêtre (comme dans la version officielle)

Pour utiliser le micro, vous devez avoir un micro ;-) et aussi autoriser Flash Player à accéder à l'entrée micro.

mercredi 19 juillet 2006

Space Invaders pour de vrai

toujours dans la même tendance, art contemporain + vieux jeux vidéos, 67 figurants, 4 heures de prise de vues, 390 images pour 3 minutes de vidéo du réalisateur Guillaume Reymond


--> plus d'info vers
cette adresse

et aussi dans le genre débile mais très bien, un Mario Kart filmé en Stop Motion :



merci monsieur Slip et YouTube qui décidément remplace très bien TF1;-)

maj : visiblement le réalisateur de la première vidéo, Guillaume Reymond, a stoppé la diffusion par YouTube et DailyMotion de sa vidéo. Dommage, ça lui faisait pas mal de promotion (encore un furieux du CopyRight;-)...

jeudi 13 juillet 2006

Jakob Nielsen



Je parlais de Jakob Nielsen dans mon précédent billet, donc je continue.
Vous connaissez, je pense, tous Jakob Nielsen (à ne pas confondre avec Leslie Nielsen, bon c'est facile mais ça me fait plaisir ;-) la pape de l’"usability" sur le web. Un de ses grands éclats, fut de dire, il y a quelques années que 99% des sites en flash étaient nuls. Bref c'était un peu comme critiquer le crayon ou le violon, avec un outil on peut faire le pire (moi au violon;-) comme le meilleur, bref aucun intérêt et très facile à démonter.
J'ai toujours lu des morceaux de ses études sur le web, mais jamais un de ces livres en entier, cette fois c'est fait. La semaine dernière j'ai acheté un de ses classiques conception de sites web, l'art de la simplicité datant de l'année 2000.
Honnêtement, on n’apprend rien, il s'agit juste de règles de bon sens déjà vu mille fois (voir les livres sur le minitel datant de 20 ans). Ce qui me fait peur avec ces gens-là, c'est qu'ils édictent des règles semblant immuables et bloquant toutes créativités et expérimentations.
Il oublie que la forme est aussi porteuse de sens et de plaisir pouvant aider à créer une expérience unique dans un site web.
Je passe bien sûr sur la piètre qualité de la mise en page de ce livre, qui en terme fonctionnel n'est pas très bonne, un comble pour un livre traitant de lecture et d'ergonomie. De plus aucune référence aux règles de lecture sur papier, et la manière dont depuis des siècles nous lisons.
Si vous voulez aussi des cours d' "usablity" vous pouvez aller sur son site web, comme contre-démonstration on ne peut pas faire mieux ;-)

Personnellement je préfère lire des livres comme the Human interface de Jef Raskin, On Game Design de Chris Crawford ou encore mieux, le sens du mouvement d’Alain Berthoz (qui en tant que neurophysiologiste, nous explique la manière dont notre cerveau anticipe les actions et le mouvement, c'est juste un livre indispensable). Ces auteurs nous font partager leurs expériences, nous ouvrent des portes et nous donnent des idées, contrairement à Nielsen qui verrouille systématiquement la création et les expérimentations avec ces règles inscrites dans le marbre que les gens vont suivre docilement.
Si vous suivez les règles de Nielsen, les sites web vont tous se ressembler (je pourrais dire "se ressemble") en perdant leur propre identité au profit d'une soit disante meilleure ergonomie...

une série de liens:

--> un lien vers le site de Yahoo expliquant leurs"patterns" aidant à créer leurs interfaces:http://developer.yahoo.com/ypatterns/

--> un lien très intéressant sur différentes théories liées à l'écriture sur le web http://www.cortexte.com/lettre/archives0.html

--> sur ce sujet un blog de référence francophone, celui de Frédéric Cavazza

... et comme je parle de design et d'ergonomie, je replace un de mes premiers billets concernant mon mémoire de fin d'étude aux arts décos.
Il s'agit de la version PDF de mon mémoire d'origine de fin d'étude à l'École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris. J'ai écrit ce mémoire en 1988-1989, à cette époque pas si lointaine, le web n'existait pas (en tout cas sous sa forme actuelle), PhotoShop était à sa version 2, Illustrator se nommait Illustrator 88, after effect existait sous le nom de Cosa after effect, beaucoup de gens sur PC pensaient encore que l'interface graphique du Mac était un gadget, le minitel était roi en France… bref c'était le moyen âge ;-)
Ce mémoire était une tentative de faire le point sur le design graphique appliqué à l'écran et aussi d'extrapoler un peu sur l'avenir de l'interactivité dans le domaine de l'image. Il essayait en trois parties d'expliquer le principe de numérisation, la notion hypertexte et les interfaces graphiques. Il fut plutôt bien accueilli par le jury des arts décos de cette époque et c'est pourquoi je me permets de le mettre à disposition. Bien sûr, il n'est pas très bien écrit et certaines affirmations peuvent prêter à sourir, mais j'assume ; -).

--> télécharger la première partie traitant de la notion de discrétion
--> télécharger la deuxième partie traitant de la notion d'hypertexte
--> télécharger la troisième partie sur l'interface utilisateur

mercredi 12 juillet 2006

conviviel 1


Avant internet il y avait... le minitel (en France). Juste pour vous parlez d'un livre très intéressant Conviviel 1, dialogues et images électroniques de grande diffusion édité par l'ODA et télématique Havas en 1982.
Bien avant Jakob Nielsen, on pensait déjà à l'ergonomie, au design et à la convivialité des programmes informatiques. Ce livre est réellement passionnant, car malgré les contraintes matérielles du minitel, la problématique reste la même: toujours un être humain en face d'un programme informatique. Comment installer le "dialogue" entre les deux.
Je cite quelques règles du conviviel qui me semblent toujours d'actualité (24 ans plus tard):

La bonne application télématique :

1 n'exige ni de formation de l'utilisateur, ni mode d'emploi

2 répond à un besoin et se traduit par un avantage mesurable par rapport au mode de communication utilisé jusque-là

3 ne failli jamais à la logique

4 a une personnalité, une image de marque propre

5 ne comporte ni fausse piste, ni cul-de-sac

6 surprend cependant, et vit avec le temps

7 tient compte du niveau d'entrainement de l'utilisateur

8 tient compte de sa personnalité

9 rapporte plus qu'elle ne coûte

10 donne envie de recommencer

Il faut aussi noter, que l'on employait à l'époque le mot conviviel plutôt qu'ergonomie ou utilisabilité (ou usabilité), cela me semble plus juste, car la notion de plaisir (que l'on retrouve dans le mot conviviel) dans le dialogue me semble fondamentale. Cette notion semble de plus en plus oubliée, au profit de notion beaucoup plus "mécanique" et faussement logique que l'on retrouve dans les ouvrages de Nielsen (par exemple ;-).
Nielsen et ses amis oublient la notion de plaisir de l'utilisateur, vous savez, le plaisir que l'on peut trouver en feuilletant un livre sans trop le lire, naviguer sur le web sans but précis, faire rebondir une balle sans but... bref il oublie que l'être humain aime parfois faire des choses sans but précis ou l'émotion prend le pas sur la logique pure et dure.

Et comme je suis dans les antiquités, un autre livre sur les possibilités de la télématique, mais cette fois-ci en Allemagne: Mosaïk, Handbuch für die Gestaltung von Bildschirmtext datant de 1983

ps : Nous pouvons aussi remarquer la qualité de la mise en page de ces deux livres, très fonctionnelle et au service du propos, ça change du niveau lamentable des livres consacrés à l'ergonomie des sites web actuel (genre Jakob Nielsen;-).

jeudi 6 juillet 2006

des images angoissantes


Très beau travail du photographe Matt Siber, The Untitled Project, même s'il n'est pas le premier à enlever les typos sur des photos urbaines, ça marche toujours très bien.

--> http://www.siberart.com/home%20pages/home.html
--> http://www.siberart.com/untitled%20pages/untitled1.html

via le blog cuartoderecha.com

lundi 3 juillet 2006

Keepin' it real


Un lien vers un prototype de «desktop» vraiment impressionnant, --> http://www.youtube.com/watch?v=M0ODskdEPnQ

--> la page web d'un des chercheurs ayant travaillé sur ce projet.
--> un teaser Hip-hop de ce prototype ((j'aime bien son look ;-)
--> un lien vers le groupe de recherche de Toronto ayant travaillé sur ce projet : http://www.dgp.toronto.edu/

dimanche 2 juillet 2006

l’intégrale Norman McLaren



Après 3 ans d’attente l’ONF vient enfin de sortir l'intégrale de Norman McLaren en DVD, 15 heures de bonheur.
je cite le communiqué de presse:
• Un prestigieux coffret de 7 DVD contenant 130 documents vidéo et audio
• 58 films remastérisés pour l’occasion, 38 d’entre eux ayant fait l’objet d’une restauration numérique
• Un dossier complet par film avec des notes techniques, des citations et des extraits sonores
• 15 documentaires inédits
• Un livret bilingue de 88 pages

McLaren est définitivement (pour moi) le plus grand animateur du XXème siècle (même si Oskar Fischinger n'est pas loin).
C'est bien simple, si cela ne vous plait pas je vous rembourse l'achat de ce coffret ;-)
--> vous pouvez obtenir ce DVD en France via le site de Heeza.
--> et aussi sur le site de Chalet films.
--> plus d'infos sur ce coffret aux films du Paradoxe.
--> extrait d'un film de McLaren .

Je ne peux m'empêcher de vous montrer un exemple de film de McLaren, Blinkity Blank, Palme d'or du court-métrage à Cannes en 1955.
Il s'agit d'un film entièrement gratté sur une pellicule noire, c'est une merveille...

Blinkity Blank, 1955


© ONF

vendredi 30 juin 2006

Central Saint Martin college of Art & design, suite

Voici quelques catalogues, carnets, sacs et cartes que j'ai pu trouver aux portes ouvertes du College Saint Martin.
Chaque section donne aux visiteurs un objet permettant de voir et surtout de comprendre les travaux des étudiants diplômés.
C'est assez impressionnant de se retrouver avec un très beau livre de deux cents pages avec les travaux de plus de cent étudiants en illustration et design graphique.
J'ai pu y voir des choses très intéressantes, mais pour donner son avis sur la qualité des travaux il faudrait y rester 3 jours. J'ai pu remarquer que dans la section graphisme, l'illustration revenait en force et très peu de travaux liés aux nouvelles technologies (comme un peu partout en ce moment, c'est le grand retour du Lo-Fi). Par contre chaque étudiant en graphisme a pu réaliser une vidéo sur son travail.



Un petit mot sur le système éducatif anglais.

Premièrement ces écoles sont payantes, mais en tant qu'étudiant vous pouvez obtenir des bourses.

Les élèves gardent leurs droits d'auteurs pour toutes les créations développées au sein de l’école, ils peuvent donc travailler à une idée originale sans se dire que de toute façon l’idée sera à l'école et qu'ils ne toucheront aucun droit d'auteur par la suite. C'est surtout intéressant pour les étudiants en design textile ou design objet développant des créations brevetables (même si je suis sûr que la vie serait plus simple sans ce système de brevet qui bloque la création plutôt que ne l'encourage, mais c'est un autre débat ;-)

Les élèves sont notés, mais les profs sont aussi notés par les élèves.

Mais le système le plus intéressant me semble lié au suivi de l'activité des profs.
En effet chaque professeur est aussi un chercheur. C’est-à-dire que les professeurs de ces écoles d'art et de design doivent faire des publications, des conférences et des expositions de leurs recherches et de leurs travaux respectifs en plus de leurs activités pédagogiques. À la fin de l’année, les professeurs sont notés en fonction de leurs nombres de publications, articles et expositions. Ils sont notés entre 1 et 4 étoiles, si un prof a une activité internationale, de nombreuses publications... bref s’il se bouge énormément, il peut obtenir 4 étoiles, si au contraire un prof à une activité très modérée il peut avoir un 1 pointé.
Au début de chaque année, l'état reverse aux écoles des budgets (nous parlons de millions d'Euros pour une école comme Saint Martin) liés aux nombres d'étoiles (on dirait un Mario ;-) que leurs profs respectifs ont pu rapporter. Vous pouvez donc imaginer la pression que peuve faire les directions sur les profs. En même temps, je trouve assez sain de remettre en question la position des profs dans certaines écoles, sans bien sûr exagérer;-)
Il faut aussi noter, qu'il est possible de n’avoir que le statut de professeur (sans être chercheur) afin de sortir de ce système très compétitif et se concentrer sur la pédagogie.

quelques liens :
--> http://www.csm.arts.ac.uk/
--> http://www.textilefutures.co.uk
--> http://www.textilefutures.co.uk/index-main.htm

ps : merci beaucoup à Carole pour la visite et toutes ces découvertes à Londres

mercredi 21 juin 2006

1 000 000 000 jeux dans votre poche


Je viens juste de recevoir la nouvelle console portable GP2X.
C'est la nouvelle génération de console Open Source, elle tourne sous Linux. la précédente version était la GP32.
ses specs :
2 processeurs ARM (processeur maître ARM920T 200MHz + ARM940T dédié à la vidéo)
64 Mo de RAM
Port pour extension par carte mémoire (SD Card)
Support USB 2.0
Alimentation avec deux piles AA
Écran 3,5 pouces TFT 320x240
Sortie TV

Je l'ai en main, je peux donc rajouter que l'écran est beaucoup moins bien en comparaison de la PSP (mais elle est beaucoup moins chère) et il vous faudra aussi beaucoup beaucoup de piles...
Dans les bonnes nouvelles, j’ai juste eu le temps d’installer Mame (l'émulateur d'arcade)... et ça marche ;-)
Bref, avoir Defender, Robotron et DigDug dans ma poche, ça me suffit ;-) Dans les émulateurs disponibles sur cette console vous avez les grands classiques comme l’émulateur de la NES, SuperNes, Amiga, Atari VCS 2600, Colecovision... mais vous avez aussi Duke Nuke'em, Doom64...

--> pour l’acheter : http://gp2x.co.uk/
--> pour télécharger les outils de développement, les players, les émulateurs... http://www.gp32x.com/
--> pour télécharger Mame sur GP2X http://www.talfi.net/gp32_franxis/

lundi 12 juin 2006

Ambigramme


Cela faisait longtemps que je cherchai le terme exact des mots se lisant aussi bien dans un miroir ou avec une rotation à 180°, comme le logo de la marque NEW MAN, le logo d’ABBA ou le prénom WIM ;-), c'est un ambigramme.

Dans le même genre et beaucoup plus connu vous avez le palindrome qui peut se lire aussi bien horizontalement de gauche à droite ou de droite vers la gauche, comme par exemple (merci Luc Étienne et Louise de Vilmorin):
Engage le jeu, que je le gagne !
Eh, ça va la vache ?
À l'étape, épate-la !

ps: merci au blog espagnol www.cuartoderecha.com pour l'info.

dimanche 11 juin 2006

s’habiller branché


Bon après les sites branchouilles, il faut maintenant s’habiller ;-)
vous trouverez vos Tee-Shirts, badges... sur ce site très bien nommé www.stereohype.com
Vous pouvez aussi décorer vos murs grâce au site www.domestic.fr.

A mon époque (les fameuses années quatre-vingt), on portait tous des badges et des Tee-Shirts de groupes de Rock que le marketing des maisons de disque distribuait. Je me demande si le nouveau graphiste des années 2000 va devenir une sorte de Guitar Hero avec une boîte de marketing autours ;-)

lundi 29 mai 2006

Flash Festival 2006


Je suis passé samedi dernier au flash festival au centre Georges Pompidou.
Je suis arrivé en retard, mais il me semblait que la première intervention était quelqu'un d'Adobe avec une bonne langue de bois, bref comme d'habitude aucune info, puis une vue globale des nouveautés d'Action Script 3 par Thibault Imbert (de Regard.net). Cette présentation était d'un intérêt limité car toutes ces infos sont disponibles sur le net depuis un moment, bref à part des phrases toutes ponctuées par un grand «ça, c'est génial...» pas grand-chose, même si Thibault Imbert est un bon pédagogue et sait partager sa passion.
En résumé les futures versions d'action Script vont se radicaliser et s'approcher de plus en plus du Java ou du C++ et s'éloigner donc de plus en plus des graphistes, designers (les non-développeurs, les Noobs)... qui lui ont donné sont succès. Si vous êtes débutant cela sera de plus en plus dur de se mettre à la programmation sur flash même pour faire de petite maquette (comme moi).

14 heures, présentation de Grant Skinner, rien de nouveau si vous connaissez son site. Toujours le même problème, ce que fait Grant Skinner est très impressionnant avec flash (détection de mouvement par une webCam...) mais ça existe depuis très longtemps sur d'autres systèmes, il s'agit juste d'adaptation de principes déjà connus. Au niveau des adaptations grand public vous avez par exemple avec les EyeToys de Sony qui vont beaucoup plus loin.

15 heures, présentation de l'agence Duke, je ne vois pas trop l'intérêt d'une présentation de grande agence au sein du Centre Georges Pompidou, avec nos clients sont Nissan, Nike, Mc Donald..., même si les travaux de cette agence sont très propres et pros (si toutes les agences parisiennes avait le niveau de Duke la vie serait plus belle ;-).

Je n'ai pu voir toutes les présentations (j'ai raté les machinimas et la conférence sur le web documentaire), mais je suis très déçu par le Flash Festival de cette année, l'année dernière nous avions au même endroit dans la grande salle des gens comme Jared Tarbell (passionnant sans être trop Geek), Valery Grancher (histoire du Net Art), Geoff Lillemon (franchement expérimental)... bref des gens beaucoup plus axés sur la création et l'expérimentation artistique que sur la pure technique et la promotion de la nouvelle version d'un logiciel.

Par contre la soirée de clôture devait être bien avec les petits lapins ;-)

--> les lapins
--> flash festival

vendredi 26 mai 2006

super Geek


hier soir, petite compétition entre la Z1 de Sony et la HVX-200E de Panasonic (avec disque dur). Pour l'instant les tests ne sont pas concluants en terme de qualité d'image en basse lumière, on verra ce week-end pour des tests plus approfondis avec une lumière de meilleure qualité.
En résumé les grandes différences sont : chez Sony le HDV avec une compression de 25:1, un long gop et une chroma en 4.2.0.
Chez Panasonic, le DVCPRO HD a une compression intra-image inférieure à 7:1 et en 4.2.2. Bref en 1080p25, le DVCPRO HD représente 14,4 Mo/s là ou le HDV de Sony est à 3,5 Mo/s.
Les deux systèmes marchent très bien sur Final Cut.

mardi 23 mai 2006

la grande liste des sites de graphistes branchés, II (maj)

merci à tous pour cette petite compétition des sites en HTML de graphistes de cette fin de semaine dernière.
J'ai donc résumé et mis à jour ma petite liste des sites «branchés».

version extrême (HardCore Low-Tech Attitude) :
--> http://www.teleferique.org/, avec son indispensable texte sur l'Esthétique par défaut d’Étienne Cliquet.
--> en 1997, un Cd-rom (le 5 ou le 6) des Japonais de Gas Book, avec une interface franchement en DOS (entièrement programmé avec Macromedia Director à l'époque), il fallait taper au clavier «DIR:» pour accéder au contenu du CD et ainsi de suite. Il fallait utiliser uniquement des commandes DOS au clavier sans la souris.
Le problème avec ce jeu sur l'interface et ce clin d'œil à l'interface préhistorique de Microsoft, c'était que ce Cd-rom s'adressait principalement à des graphistes ayant toujours travaillé sur MAC, donc vous pouviez rester un bon moment devant un curseur clignotant ;-)

les maîtres :
-->http://www.kesselskramer.com/

les punks:
--> http://text.jodi.org/
--> http://wwwwwwwww.jodi.org/
--> http://oss.jodi.org/
--> http://www.jimpunk.com/
--> http://www.dirtdirt.com/headacher/
--> http://www.potatoland.org/shredder/
--> http://glitchbrowser.com/glitchbrowser.php

les graphistes :
--> Delaware
--> http://www.big-game.ch/
--> http://www.devalence.net/
--> http://www.antoineetmanuel.com/
--> http://www.graphicthoughtfacility.com/
--> http://leclubdeschevreuils.free.fr/
--> http://www.ericandmarie.com/
--> http://www.fredericteschner.com/
--> http://www.dezyderio.fr/helloworld.html
--> http://www.toffe.net/
--> http://www.mmparis.com/
--> http://www.hektor.ch/
--> http://www.norm.to/
--> http://zammit.over-blog.com/
--> http://www.mixer.ch/web/
--> http://www.esmog.org/
--> http://www.hyperkit.co.uk/docs/home.php
--> http://www.julienbouvet.com/
--> http://www.tm-online.nl/
--> http://www.basedesign.com/work_html/
--> http://www.justsomekids.org/
--> http://www.andyrementer.com/
--> http://ol.lebrun.free.fr/
--> http://www.tomato.co.uk/
--> http://www.cyan.de/
--> http://www.jetset.nl/
--> http://www.letterlabor.de/
--> http://www.workbylunch.com/
--> http://www.mogollon-ny.com/
--> http://123buero.com/
--> http://www.ascii33.com/
--> http://scrollable-landscape.org/
--> http://task-focused.com/
--> http://www.laurentfetis.com/
--> http://diego.bellorin.free.fr/
--> http://www.publicaffairs.ch/
--> http://labonnemerveille.com/
--> http://www.vier5.de/


divers :
--> http://www.shift.jp.org/, qui existe depuis novembre 1996
--> http://www.hellogas.com/
--> http://www.fsept.net/
--> http://www.d-i-r-t-y.com/
--> http://www.lars-mueller-publishers.com/
--> http://www.oneonenine.org/
--> http://www.arkitip.com/printedmatter/
--> http://www.te05.org/
--> http://www.surinternet.org/
--> http://www.beigerecords.com/cory/
--> http://www.romanticsurf.com/
--> http://www.timothysaccenti.com/
--> http://www.matthewherbert.com/
--> http://paperrad.org/

Pour l'inspiration low tech:
--> http://www.webnavets.net/
--> http://images.google.fr/

les ennemis ;-):
--> Processing
--> http://www.joshuadavis.com/
--> http://www.pilotdrift.com/3.0/index.htm
--> http://pitaru.com/
--> http://insertsilence.com/
--> http://www.pcho.net/
--> http://www.typeractive.com/letterscapes/
--> http://www.flight404.com/version8/index.html
--> http://www.yugop.com/
--> http://www.oculart.com/

Après avoir vu ces nombreux sites, nous pouvons établir Les 10 règles du site branché :

• utiliser du HTML version 1.0 de préférence, ne surtout pas utiliser Flash, Virtools… ou autres plugins ridicules de ce genre
• Les textes sont à télécharger directement en .pdf, voir en .doc (comme chez M/M)
• les images sont à 300 dpi (on se retrouve donc rapidement avec des images de 4 000 sur 6 000 pixels sur écran) et en quadri bien sûr.
• faire rire les graphistes, mais laisser complètement indifférent les autres personnes, voir leur donner l'impression que votre site est sujet à de nombreux problèmes techniques.
• avoir son book sur flickr.com, ou mieux sur Google image (on tape votre nom sur «google image» et vos images apparaissent en premier dans la liste proposée par Google, là ça commence à devenir très très pointu)
• ne pas donner d'Email, pas d'adresse postale, juste un numéro de Fax et encore c'est vraiment parcequ'on vous le demande.
• avoir son blog sur Skyblog et avoir son espace sur myspace.com
• si vous faites de la musique, le mieux, c'est de sortir vos productions uniquement sur 45 Tours en mono, voir sur cassette audio.
• si vous faites de la vidéo, fournir votre bande démo sur cassette VHS (en SECAM Bien sûr) ou sur BetaMax (plus Geek;-) et aussi la rendre disponible sur youtube.com
• une citation, voir un article dans GUTS (le magazine du grand Cauet).

Ces quelques règles sont un mélange de ce que j'ai pu voir sur le net.

Le parfait site hype de graphiste se situerait entre le site de M/M Paris (pour le cotès méprisant) celui du club des chevreuils (pour le côté beaucoup plus sympathique, qui est de s'accaparer les différentes technologies «de jeunes» de diffusion sur le net, comme Skyblog ou MySpace) et teleferique.org (pour le côté radical low tech), mais il n'existe pas encore… même si http://www.kesselskramer.com/ s'en approche terriblement;-)

Quelques pistes pour le futur dans ma boule de cristal:
Après l'Arte povera de l'interface, je vois le retour du GIF animé et aussi des premières interfaces en bois (ou marbre suivant les goûts) réalisée avec Director (Shockwave) de la fin des années quatre-vingt
L'utilisation du VRML, ou une autre technologie 3D obsolète
. Le retour de «la page qui tourne» sur le web, même si cela se fait déjà beaucoup avec plus ou moins de bonheur ;-)
--> http://www.magwerk.com/
--> http://www.newwebpick.com/
--> http://www.show-me-dq.com/
Le bricolage fait à la main (j'adore) :
--> http://www.tonk.ch/
--> http://www.kamikadze.sk/flash.html
L'aérographe des années quatre-vingt:
--> http://www.biennale-de-lyon.org/bac2005/fran/movie.htm

à compléter si vous avez des idées...

mercredi 17 mai 2006

le meilleur hôtel d'Amsterdam

le meilleur hôtel d'Amsterdam c'est bien sûr le Hans Brinker Hôtel.
Toute la communication de cet hôtel « low budget » est faite par l'irremplaçable agence Kesselskramer.
La communication est légèrement décalée comme vous pouvez le voir ;-) la «baseline» de cet hôtel est : "close to the best hospitals in Amsterdam".

--> le site web de cet hôtel est aussi parfait, dans le même style que la communication «print», bref un très bon exemple de communication globale et multi support avec une vraie direction artistique (franchement barrée mais cohérente ;-)

mardi 16 mai 2006

Chaumont, festival international de l'affiche, version longue


Comme promis je détaille les différentes expositions que j'ai pu voir à Chaumont, la page est très longue, car j'ai voulu vous faire profiter au maximum des magnifiques images présentées.

Pour commencer un grand maître, Henryk Tomaszewski aux Silos (la Maison du livre et de l’affiche at au Musée de la Crèche).


C'est très émouvant de pouvoir voir ces affiches si importantes pour l'histoire du graphisme. La qualité du dessin, l'utilisation de l'espace, l'économie de moyen sont exemplaires dans toutes ces affiches. Et vous pourrez aussi voir un documentaire très intéressant sur sa vie et surtout sur son enseignement aux beaux-arts de Varsovie de 1952 à 1985.

M. Quarez
--> Chapelle des Jésuites

je suis très déçu par cette expo, j'aime beaucoup les affiches de Michel Quarez, mais les choses présentées dans cette chapelle ne sont que de la provocation facile et sans intérêt. Idem pour le discours tenu dans le catalogue de l'expo, Michel Quarez présente presque uniquement des projets refusés par les clients, bref de la provocation stérile et d'un autre âge (il faudrait lui dire que les jeunes anticléricaux sont actuellement un peu plus virulents que lui ;-).
-->

5 x Berlin
--> Garage
5 x Berlin” présente cinq studios ou graphistes emblématiques de la capitale allemande : Anschlaege.de, Atak, Cyan, Fons Hickmann M23 et Angela Lorenz.


les travaux de Cyan



Quelques affiches du très narcissique Fons Hickmann (je dis ça, car Fonz Hickmann réussi généralement à mettre son visage dans presque tous ces travaux;-)




des images de Angela Lorenz



Frieder Grindler et ses photomontages des années soixante-dix
--> Salle du Conseil de l’Hôtel de Ville


Le Concours international d'Affiches
--> l'Entrepôt des Subsistances

Cet endroit est magnifique, vous rentrez dans ce bâtiment, et sur les murs des affiches de tous pays aussi belles et émouvantes que les autres se jettent littéralement sur vous. Votre œil a du mal à se focaliser sur une seule affiche, vous êtes littéralement happé par la suivante, puis par la suivante… Bref c'est une sorte d'orgie graphique qui vous tombe dessus. Après quelque temps vous arrivez à vous refréner et prendre le temps de les admirer une à une.
Il faut bien en choisir trois parmi celles sélectionnées pour la compétition, les résultats sont donc:
premier prix au Russe Andrey Logvin, deuxième prix à Harmen Liemburg et troisième prix à M/M(Paris).
Le problème dans ce genre de concours, c'est que se retrouve en compétition des affiches de commande (avec en face un vrai client et de vraies contraintes) et des affiches d'auto-promotions qui sont à mon avis beaucoup plus souple au niveau des contraintes.
Un autre problème, c'est pourquoi nous ne voyons pas ces affiches dans la rue? pourquoi la pub en france est si mauvaise graphiquement? pourquoi n'y avait-il à Chaumont que des graphistes et pas d'autres professions du domaine de la communication?
Bon après toutes ces questions sans réponses ;-) quelques images pour le plaisir.

le grand gagnant, Logvin design, Andrey logvin



le deuxième, Harmen Liemburg



et le troisième, M/M(Paris) (ça va sûrement leur faire plaisir ;-)



le prix spécial Icograda , Stefan Sagmeister



Les trois affiches du concours étudiants (désolé pour la taille je n'ai pas d'image de bonne qualité)
Ce 13ème Concours «Étudiants, tous à Chaumont !» avait pour thème «Derrière la révolte des banlieues».
1er prix, Alchourroun Baptiste (ESAD, Strasbourg), 2e prix pour Beaudoin olivier (UQAM, Canada) et 3e prix à Gasparutto Jérémie (LISAA, France)




diverses affiches de la compétition

Philippe Apeloig



AS, Adam Machacek



AS, Adam Machacek



Fanette Mellier



Mixer, Erich Brechbühl



Leonardo Sonnoli



Terashima Design co., Naoki Fujita



TM, Richard Niessen



Catherine Zask


et les infos pratiques :
Dates et horaires d'ouverture

du 15 mai au 25 juin :
Du mardi au vendredi 14:00 - 19:00
Samedi et dimanche 10:00 - 19:00
Fermeture le lundi

Renseignements
Bureau du Festival
Les Silos / Maison du Livre et de l'Affiche
7/9 avenue Foch, 52000 Chaumont
Serenella Valeriani, Sophie Wilhèlem
Tél : +33 3.25.03.86.80
Fax : +33 3.25.03.86.98

--> le dossier de presse

--> le site web: http://www.ville-chaumont.fr/festival-affiches/index.html

dimanche 14 mai 2006

Michel Serres, Les nouvelles technologies, que nous apportent-elles ?


un lien vers une conférence de Michel Serres qui vous remet bien les idées en place. Cette conférence est intitulée Les nouvelles technologies, que nous apportent-elles ?

--> http://interstices.info/

jeudi 11 mai 2006

Silicom

En fouillant dans mes DVD, j'ai retrouvé un DVD de Silicom datant de 2001.
Silicom est (était) un groupe de musique/vidéo électronique constitué de deux Japonais, Aoki Takamasa (musique) et Takagi Masakatsu (vidéo).
Takagi Masakatsu pour l'image utilise le plus souvent des rushs vidéos sans trop d'intérêts (pas très bien cadrés, surexposés...), les retravaille, mets en scène et en rythme ces vidéos sur la musique de Aoki Takamasa. Avec ce matériau de base très pauvre et répétitif, il arrive a vous passionner et à vous tenir en haleine de bout en bout (ces DVD durent facilement plus d'une heure à chaque fois).
Des nouvelles plus fraîches sur leurs sites respectifs :

--> musique : Aoki Takamasa

--> images : Takagi Masakatsu

--> les DVD : www.dropcontrol.com



samedi 6 mai 2006

josef müller-brockmann, forty-eight posters

Je parlais dans un précédent billet d'une exposition sur les affiches de Josef Müller-Brockmann, et bien deux semaines plus tard, je viens de recevoir le catalogue de l'exposition, donc quelques photos :
Au moins avec les grilles de construction de Müller-Brockmann, pas de problèmes de pixel carré ou rectangulaire, et de typos en capitales non accentuées (voir Étienne Robial ;-)

ps : pour les étudiants (et les autres) le livre historique de Josef Müller-Brockmann est Grid Systems in Graphic Design/Raster Systeme Fur Die Visuele Gestaltung publié en 1981
--> http://www.filterfine.com/resources/jmb/biblio.htm
--> http://www.filterfine.com/resources/jmb/work/work_01.htm

vendredi 5 mai 2006

ASCII MAP


ça sert à rien, mais j'aime bien ;-)
--> http://www.asciimaps.com/

jeudi 4 mai 2006

rions un peu avec Étienne Robial...

Dans un article de SVM Mac (numéros 183) une interview de Robial par Pascal Samara. Super...
Je commence à lire et je vous retranscris la prose de Monsieur Robial
« ... il faudrait être un amateur et aller jouer avec After Effect ou Final Cut qui sont très bien pour le ciné-club de quartier ou pour animer une fête de famille. Mais ils ne sont pas broadcast donc pas diffusables.... Je ne peux pas me permettre de balancer des logos flous, pixelisés créés avec After Effects. Nos machines sont tellement chères et pointues et ne sont pas conçues pour faire de l'à-peu-près. L'heure de travail sur une EditBox Quantel coûte 3 500 euros... »

Je respecte vraiment le travail d'Étienne Robial (Futuropolis, Métal Hurlant, Canal+...), mais là, c'est n'importe quoi.
Bien sûr c'est de la provoc, de dire qu'AfterEffect ou Final Cut sont des gadgets pour amateur dans SVM Mac, mais je pense malheureusement qu'il le pense vraiment.
En plus la justification de la qualité d'un logiciel par son prix, c'est encore n'importe quoi (les gens de l’Open Source apprécieront ;-). Si la qualité d'un logiciel était en relation avec son prix d'achat ça se saurait ;-)
Cela m'étonnerait beaucoup qu'Étienne Robial ait travaillé lui-même avec After Effect, à mon avis il est tombé sur de bien mauvais stagiaires et de très bons commerciaux de chez Quantel.
Ce qui m'amuse aussi, dans ce discours sur le "superprofessionnalisme" du monde de la télé, c'est qu'une fois votre habillage, logo, animation... réalisé sur des machines à plusieurs millions d'euros, votre travail passe par un fichier numérique qui dans l'ordre :

1 - est compressé, votre petit pixel carré passe en rectangle (on passe du format 768/576 pixels à 720/576 pixels, voir pire suivant les technologies utilisées), donc toutes vos verticales deviennent floues.

2 - On vous compresse votre animation en Mpeg... sans rentrer dans les détails, vous perdez beaucoup de finesse dans les couleurs et dans le piqué de vos images.

3 - au moment ou cela arrive chez vous (par l'ADSL par exemple), l'image est décompressée, votre pixel redevient carré sur votre télé, votre image retrouve ses proportions originales... donc je vous laisse imaginer la qualité du résultat.

Voilà j'ai énormément simplifié le processus, mais c'était juste pour dire que faire un discours élitiste et snob est complètement ridicule, car le processus de diffusion de la télé est pour le moment de mauvaise qualité (c'est même pire sur DVD). C'est comme faire la plus belle mise en page du monde, travailler ses approches de lettres une par une, utiliser dix tons directs, une trame très fine... pour finir dans une photocopieuse noire et blanc de mauvaise qualité.
Attention cela ne veut pas dire que si vous travaillez pour la télé il faille tout bâcler, bien au contraire, mais pas la peine de frimer avec vos machines ;-)

mardi 2 mai 2006

Nagi Noda et Coca Cola

En regardant cette vidéo pour Coca Cola (Australie), je me disais que si tous les réalisateurs/créatifs du monde de la publicité avaient le talent de la Japonaise Nagi Noda la vie serait plus belle ;-)



Bien sûr cette pub est une copie presque parfaite d'un clip (Sentimental Journey) que Nagi Noda avait déjà réalisé auparavant, mais visiblement la pub fonctionne de cette façon; ces gens repèrent des talents, des productions originales... puis demandent à leurs auteurs (dans le meilleur des cas) de refaire la même chose pour leurs clients sans prendre de risque.

Sentimental Journey



Cela me fait aussi penser à une autre vidéo géniale et furieuse de Michel Gondry pour les Chemical Brothers.

Let forever be



Pour revenir à Nagi Noda :
--> son site web : http://www.uchu-country.com/
--> une expo en ce moment chez Colette à Paris
--> et la sortie d'un Gas Book (le 22) sur son travail.

ps : merci à Arnaud, qui se demande encore comment techniquement cette vidéo a été faite ;-)
la réponse c'est qu'elle a été faite en "vraie" avec 200 figurants , pas de 3D, pas de post prod (le minimum)...

dimanche 30 avril 2006

SodaPlay évolue


Vous vous souvenez tous, je pense, de SodaPlay (1999) et de son incroyable zoo développé par Ed Burton.
Et bien bien, Sodaplay passe en version 2.0, avec toujours la même idée de développer un biotope numérique et collaboratif, mais avec de nouvelles possibilités qui semblent très prometteuses, à essayer d'urgence.

--> http://dev.sodaplay.com/
--> http://dev.sodaplay.com/zoo

et aussi :
--> http://sodarace.net/index.jsp

samedi 29 avril 2006

Les affiches du California Institute of the Arts


Earthquakes & Aftershocks. Les affiches du California Institute of the Arts, 1986-2004, et la culture californienne.

La lecture de ce catalogue d’expo édité par les beaux arts de Rennes est très enrichissante et passionnante. En plus de la qualité et la variété des affiches des élèves de CalArts présentées (regardez par vous même;-), j’ai appris de nombreuses choses sur l’évolution de la pédagogie au sein de cette école, ses rapports avec la revue Emigre, l'importance de la typographie «populaire» à Los Angeles...

Ce catalogue est constitué d'une introduction de Jérôme Saint-Loubert Bié, qui fut étudiant dans cette école, un texte de Louise Sandhaus (la directrice du département design de CalArts), un texte de Michel Bouvet à propos de son voyage aux Etats Unis pour son livre East Coast/West Coast, un article de Jeff Rian et une étude très intéressante de Sojin et Somi Kim sur l’utilisation de la typographie en Californie.

pour l'aspect technique de l'ouvrage:

Format 21 x 26 cm à la française, 160 pages. Bilingue français/anglais 63 illustrations couleur, 94 illustrations en noir et blanc. Design graphique : Yasmin Khan et Jon Sueda.

La couverture est déclinée en deux versions.

Prix public TTC : 30,00 euros + frais de port.
(France métropoliataine: compter 6,15 euros de frais d’expédition pour un exemplaire, 6,95 euros pour deux exemplaires, 7,55 euros pour 3 exemplaires, 8,80 euros pour 4 ou 5 exemplaires.)

Pour commander des exemplaires directement à l'école de Rennes:

École des beaux-arts de Rennes
34, rue Hoche
35000 Rennes
Téléphone : 02 23 62 22 60
Fax : 02 23 62 22 69

ps : merci à Jérôme pour le catalogue.

mardi 4 avril 2006

après 22 ans d'attente enfin le voilà ...



le dernier CD des Lucrate Milk ;-)
Je viens juste de recevoir le chef-d'œuvre, ce "coffret" contient donc deux CD et un DVD bourrés à craquer de musique, vidéos, documents d'époque (années 80-84 Punk à Paris, ambiance colle à rustine) et même un badge, bref à obtenir d'urgence, le tout pour 15 euros, ce serait stupide de le pirater, achetez-le ou volez-le, c'est un ordre ;-)

le contenu du coffret :

CD 1 : Quartet de Turc reprenant la discographie intégrale

+ LP Grenouilles 1983 (No Kods+Bocops+La Cloche+Darling Husband+James Bond+Magnum+Kick Your Ass+Magic Mushrooms+On the radiator)
+ 45t Poissons 1982 (I love you fuck off+Nepla relou+Ricos+Fucking Pacifist+Hanschen Klein)
+ 1er 45t 1981 (Lustiges Tierquartet+Three Blind Mice+She told me about...)
+ 13 morceaux live

CD2 : Lucrate Mix reprises et remixs de Kommando Suicide / Stanley Kubi / Roudoudou / Mariovino / Bérurier Noir / Sébastien Libolt / Cellule X / Lefdup & Lefdup / Fanfare Danguba / Pusse Markus Fricky / Philippe Petit Gas / Klendhatu / Junior Cony / Barbirooza* / La Raia* / DJ Aime* / Ethnopaire* / Zouzou Thomas* / Henri Flesh* / Le K.* / 10LEC6*

(* : morceaux présents sur le DVD)


DVD : Lucrate Milk DVD, réalisé par Jérôme Lefdup, avec 2h40 de total bordel comprenant :

des créations vidéos de Voto / Dominik Barbier / Bla / Blanquet / Nina Childress / Lari Flash / Fredox / Speedy Graphito / Laul / Gladys le Bihan / Jérome Lefdup /
Nicolas Lepretre / Loubet-Loubet / Masto / Muzo / Charles Ornan / OVN / Raskal / Jean Michel Roux / Didier Talagrand / Stéphane Trois-Carrés / Nicolas Verdeau / Aurélie Stéfani / Thomas Calvez / Zarno
+ "retour vers le no future", un exposé hystéorique par Marsu sur les années 80 et la scène de l'époque
+ des extraits de concerts, des documents rares (Romans photos Harakiri, apparitions cinématographiques, etc), des témoignages radios et vidéos...
+ de nombreux albums photos personnels
+ le squatt des Lucrates
+ section DVD-Rom avec documents imprimables (photos, paroles, affiches, flyers, etc) + 31 bonus cachés

--> et aussi plus d'infos sur Lucrate Milk .

mercredi 29 mars 2006

Norman McLaren


Un billet sur un génie de l'animation expérimentale, Monsieur Norman McLaren.

En guise d'introduction, une citation de François Truffaut :
« J'ai pu regarder à l'ONF vos travaux récents, Sphères, Synchromy, Pas de deux et Ballet Adagio; j'ai été émerveillé et aussi très ému; ce que vous faites est unique au monde, unique dans l'histoire du cinéma, j'avais les larmes aux yeux en regardant vos films, et je me sentais un cinéaste bien lourd en voyant vos danseurs en slow motion but in strong émotion. » – François Truffaut (lettre à Norman McLaren, 1973)

Il a étudié dans les années trente à la Glasgow School of Art et commencé à cette époque à travailler dans l'animation. À la fin de ses études en 1939 il est parti à New York, en 1941 il est invité par l'Office Nationale du Canada à ouvrir un studio d'animation.
Il a travaillé presque toute sa vie pour l'ONF (l'Office Nationale du Canada). Les créations de Norman McLaren sont uniques et merveilleuses. Durant toute sa carrière il a exploré de nombreuses directions dans les techniques de l'animation. Le dessin direct sur pellicule, la pixilation, dessin sur papier, sur écran géant (sur Broadway)... mais ce qui le caractérise c'est vraiment son sens du rythme et ses recherches sur la synchronisation et les rapports entre sons et images.
Pour preuve je vous mets à disposition deux extraits de ses films:

caprices en couleurs de 1949:


Synchromie de 1971:



--> des liens :
L'ONF devait sortir l'intégrale de ses réalisations sur six DVD, mais depuis deux ans, plus de nouvelles?
Par contre, est sorti au Japon un coffret de 5 DVD contenant presque l'intégral de son œuvre (à vous de chercher;-).
--> http://www.prixduquebec.gouv.qc.ca/recherche/desclaureat.asp?noLaureat=41
--> Office Nationale du canada : http://www.onf.ca/
--> expo virtuelle : http://www.onf.ca/webextension/normanmclaren/expo_fr/index.html

jeudi 23 mars 2006

Letterror


LetterError est une des rares fonderies à utiliser la programmation dans ses créations de police de caractères.
Erik van Blokland qui en est un des fondateurs, a dès 1990 dessiné la typo Beowolf basée sur un dessin aléatoire. A chaque nouvelle impression la police de caractère était différente (dans ses contours, pas au niveau des proportions).
--> exemple par superposition des couleurs de cette police de caractères montrant les variations aléatoires possibles :

Puis il a conçu il y a quelques années RoboFog, (une version de Fontographer 3.5 interfacé avec Python).
C'était une direction qui me semblait passionnante à l'époque, mais qui malheureusement n'a pas eu beaucoup d'écho chez les typographes professionnels (à ma connaissance). Il a fallu attendre (presque 10 ans) pour qu'une nouvelle génération de typographe s'intéresse enfin aux typos pour écran informatique, des typos pixels, des super-pixels Fonts, des typos aléatoires… bref des créations prenant vraiment partie des possibilités notre environnement numérique.

Bien sûr nous avions Zuzana Licko, qui comme d'habitude en avance sur son temps a créé des typos pixels, comme l'emperor , Universal, Oakland… mais à l'époque, c'était surtout des typos pour le "print" permettant d'imiter les typos écrans.
Et bien sûr une autre designer, Susan Kare, qui a dessinée les typos pour l'interface du Macintosh en 1983; la Chicago, la Monaco et surtout la San Francisco ;-)

Récemment Erik van Blokland avec Van Rossum et Tal Leming ont conçu RoboFab, un environnement de programmation en Python pour FontLab.

mardi 21 mars 2006

de l'incohérence de l'identité visuelle de la SNCF


Voici juste quelques photos prisent la semaine dernière dans un même wagon de la SNCF. Si vous regardez bien ces logos et autres signes que l'on trouve dans un wagon, vous pouvez remarquer que la cohérence visuelle n'est pas du tout respectée. En effet dans un seul et même wagon on peut trouver 5 à 6 versions différentes du logo de la SNCF (nous passons par celui de 1967, puis par celui de Roger Tallon datant de 1985, celui de Desgrippes réalisée en 1992 et pour finir en beauté par le dernier logo.). Idem pour la signalétique, qui mélange joyeusement différentes époques, sans aucun lien entre elles.
Bref ce n'est pas la peine de payer une fortune la refonte d'un logo (qui ne sert à rien, la SNCF n'ayant pas de concurrent sur le territoire français, je ne vois pas trop pourquoi elle persiste à vouloir mettre son empreinte partout) si on n'est pas capable de l'appliquer globalement (ce qui est compréhensible vu le nombre de trains, wagons… que possède la SNCF).

--> historique des logos de la SNCF : http://spaces.msn.com/dudujones/Blog/cns!1pcE-G0ACplw99jOmv3tib2w!390.entry


C'est un peu le même problème avec la Poste, comment répercuter le changement d'un logo sur toutes les postes, les voitures, les camions, les vélos, les sacoches... c'est impossible :-(


Sur cet exemple on peut voir le mélange incohérent de la nouvelle typo sous le nouveau logo (pas de commentaires ;-) avec l'ancienne typo pour le nom du bureau de Poste.

lundi 20 mars 2006

Leadaward pour Opération Hollywood


Nous venons de recevoir un Leadaward pour le site web Opération Hollywood, réalisé l'année dernière pour Arte.
je cite :
Les Leadawards récompensent chaque année des oeuvres publiées dans la presse écrite ou les médias en ligne. Depuis 15 ans, ces prix sont signe d’excellence aussi bien dans le domaine du marketing que de la publicité. 18 œuvres sont primées dans les catégories de la presse écrite, des annonces publicitaires, de la photographie et d’internet. Les prix les plus prestigieux sont le « Lead Magazine de l’année », la « Campagne de l’année », la « Photo de l’année » et le « Webleader de l’année ». Le prestige particulier des LeadAwards tient à son mode particulier de sélection et d’attribution des prix. On ne peut pas postuler pour ces prix, c’est le jury lui-même qui sélectionne les candidats. A l’issue d’un processus de sélection rigoureux, une présélection est effectuée par un premier jury. Les critères tiennent compte des évolutions formelles et de contenu dans le contexte actuel des médias. Un jury spécialisé examine ensuite les œuvres retenues et prime les meilleurs travaux. Les LeadAwards sont attribués dans un souci d’objectivité et de respect de la diversité. La sélection se fait sans aucun a priori et toutes les prestations créatives, aussi bien dans la presse écrite que la presse en ligne ont leur chance.

lundi 27 février 2006

défilé de Jean-Charles de Castelbajac


Une petite vidéo (qui me sert de test d'intégration de la vidéo sur ce blog) du défilé d'hier de Jean-Charles de Castelbajac à Paris (ayant pour titre la devise britannique "Honi soit qui mal y pense") avec sur scène le groupe Liquid Architecture.
À part un petit problème technique (coupure du son brutal !) le défilé était vraiment passionnant, de l'humour, et bien sûr toujours Pop avec des références anglaises...
--> le site de JC/DC

ps : j'ai placé "Let There Be Rock" de ACDC à la place de Liquid Architecture sur le montage vidéo ;-)

ps2 : le script permettant de placer du .flv (flash vidéo) dans un blog se trouve sur ce site : http://www.jeroenwijering.com

vendredi 24 février 2006

mise en ligne officielle du nouveau site d'Issey Miyake


Mise en ligne officielle du nouveau site d'Issey Miyake, un grand merci à mes béta-testeurs du monde entier ;-)
Le site est donc pour l'instant hébergé par Incandescence/Smol en attendant que le serveur japonais se réveille :-(

Cette fois, comme dans la version de l'année dernière (autumn/winter 2005 homme et femme), j'ai essayé de travailler la vidéo. J'ai beaucoup utilisé la technique des "cue points", me permettant de naviguer assez facilement dans des vidéos.
Toutes les animations que vous allez voir dans ce site sont réalisées "à la main" avec du papier, de l'encre et un pinceau, ça fait énormément de bien ;-)

Toujours la même petite équipe:
--> chez Miyake : Lætitia Goffi et Roy Genty
--> pour le son : Sacha Gattino
--> chez Incandescence : moi ;-)

ps : encore quelques bugs sur le bouton crédits, j'essaye de comprendre et je corrige. Après je m'attaque au site de la collection "femme".

Goto and learn

Voici deux adresses très intéressantes si vous débutez (ou pas) en Flash.

--> des exemples très bien fait en vidéo : http://www.gotoandlearn.com/

--> un site spécialisé dans les jeux en flash (mais vous pouvez vous en servir pour autre chose;-) : http://www.gotoandplay.it/

lundi 20 février 2006

j'ai besoin de béta-testeurs pour le prochain site d'Issey Miyake

Je suis en train de finir le prochain site Web d'Issey Miyake.
Pour cette nouvelle version j'utilise beaucoup de vidéos en streaming par l'intermédiaire de flash 8 (qui marche très bien, j'en parlerai plus tard).
Sur le serveur de test d'Incandescence le chargement des vidéos est très honorable (en gros quelques secondes d'attentes avant le lancement des vidéos), par contre sur le serveur Japonais d'Issey Miyake, le débit s'écroule :-(
Je voudrais savoir si ce débit est le même suivant la zone géographique.
Pourriez vous me dire si les vidéos sont assez fluides, si les chargements ne sont pas trop long (maxi 5 secondes), votre type de connexion (ADSL...) et votre localisation géographique, merci d'avance.

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exemple :
localisation : Paris
connexion : ADSL 1 Méga
site français : OK, chargement de chaque vidéos 3 secondes maxi, vidéos fluides
site japonais : moyen, chargement de chaque vidéos 10 secondes maxi, vidéos saccadées
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donc voici les deux adresses :
--> la japonaise : http://www.isseymiyake.com/archives/spring_summer_2006/men.html

--> la française : http://www.incandescence.com/issey/archives/spring_summer_2006/

Il faut vider la cache de votre navigateur à chaque nouvelle connexion pour valider le test.

Attention il vous faut le player Flash 8, ces adresses sont temporaires (3 jours).

synthétiseur vidéo


Sur le site www.audiovisualizers.com vous trouverez une histoire très complète des synthétiseurs visuels, du début des années soixante à nos jours.

Une liste assez incroyable de softs pour faire de la synthèse visuelle, du VJing ... à cette adresse et aussi (aussi bien sur PC, Mac, Linux, Amiga...).

jeudi 16 février 2006

Achwghâ Ney Wodei


Je parlais de Lucrate Milk récemment, cela m'a fait penser à un autre groupe exceptionnel et original de ces années quatre-vingt : Achwgâ Nei Wodei. Ce groupe était issu d'un groupe de la fac de Tolbiac nommé "Péril Jeune", leur musique était du "razz" une sorte de jazz alternatif, déjanté (très DADA).
Leur première démo était une cassette audio (et oui!) enfermée dans une petite voiture en plâtre peinte à la main, il fallait donc casser cette voiture à coup de marteau pour accéder à la cassette. Par la suite, la pochette de leur premier album (trois vinyles) était toujours différente et unique, car ces pochettes étaient constituées d'un fragment d'une très grande peinture. Bref une fois de plus vous aviez quelque chose d'unique dans les mains, ce qui lui donnait d'autant plus de valeur.

--> un lien

Peut-être une solution pour les maisons de disques actuelles afin d'éviter le piratage, même si je pense que c'est trop tard.
Et oui, à force de nous fourguer des CD dans des packagings lamentables qui se cassent au moindre choc, avec dans le meilleur des cas, un pauvre livret très mal imprimé, le public commence à se lasser (on a perdu complètement la notion de bel objet dans le monde de la musique).
Pour continuer sur ce sujet, je pense (c'est très personnel ;-) que les albums d'artistes vont devenir gratuits (en téléchargement), et servir de promotion aux spectacles. Le futur de la musique, ce sont les concerts et spectacles en live. Si vous aimez un groupe, vous irez le voir en concert et vous serez prêt à payer pour ça. Cela fera aussi évoluer la manière de faire des concerts; plus de spectacles, de vidéos, de performances, danses… bref plein de choses à faire et à inventer…
La tendance qui consistait à considérer les tournées comme une promo de l'album va s'inverser, c'est désormais les albums qui vont servir de promo aux concerts... on verra bien, mais je ne pense pas que la création musicale va mourir à cause du P2P, comme tente de nous le faire croire les grandes maisons de disques. Elle va s'adapter et donc changer.

nouveaux butineurs

Ca commence à se réveiller dans le monde des navigateurs, IE7, Opéra 9, bientôt FireFox 2... bref après un calme (apparent) la "guerre" des navigateurs va reprendre, avec visiblement plein de bonnes idées (comme les mosaïques d'IE7 qui ressemble à Exposé sous Mac OSX) .

--> un comparatif entre IE 7 et Opéra 9.

lundi 13 février 2006

conférence au design Forum de Vienne (Autriche)


demain, je pars faire une conférence au design Forum de Vienne (en Autriche), mon Allemand étant limité je n'ai pas tout compris, mais ça à l'aire d'être très bien ;-)

--> http://www.designforum.at/

dimanche 12 février 2006

I love you fuck off...


Pour moi, le meilleur groupe du monde c'est définitivement Lucrate Milk.
Pour les "jeunes" qui ne connaissent pas ;-) Lucrate Milk était le groupe Punk Français (avec un synthé et un saxo!) du début des années 80, nihiliste, drôle et génial.
Le groupe était composé de Nina Childress (chanteuse et synthé), Laul (basse), Gaboni (batterie), Masto (saxophone) et Helno (chanteur). On a pu les retrouver par la suite chez les bérurires noirs, MKB, les Whashington dead cats, les négresses vertes... bref ils ont été très importants pour la suite et l'évolution du petit monde alternatif parisien de ces années 80.

Je parle de ce groupe maintenant car je viens d'apprendre que le label FZM des Bérus va bientôt sortir (le 1er avril, j'espère que c'est vrai;-) un DVD et deux CD des Lucrate Milk. Des clips d'époque, live, mais aussi plein de nouveaux clips (26!) et d'animations...

---> http://lucratemilk.propagande.org/
---> le site de Nina Childress.

jeudi 9 février 2006

petit résumé du WIF (enfin)


Le 2 et le 3 février se tenait le WIF (Web Design international Festival) à Limoge. J'y étais invité, et j'ai donc pu y montrer mon travail, mais l'intérêt de ce genre de salon, c'est la possibilité de rencontrer de nombreuses personnes.

Dans les rencontres, j'ai enfin pu faire enfin la connaissance de d'Ariel Malka de chronotext. Nous sommes souvent échangés des mails, mais c'était la première fois que je le rencontrai dans la "vraie vie". Son travail de recherche avec processing est réellement impressionnant. Grâce à Processing il repart vraiment aux sources de la programmation et se créer ses propres outils de développement et visiblement se sent de plus en plus libre de créer ce qu'il veut avec Java (le veinard ;-). Ce qui nous amène inévitablement à cette question, sommes nous libre avec des outils formatés comme PhotoShop et surtout Flash ?

J'ai pu enfin mettre un visage sur Benoît Drouillat auteur du fameux blog designinteractif.net et coauteur avec Nicole Pignier de "Penser le webdesign". C'est à ma connaissance une des rares personnes qui réfléchissent vraiment au design interactif sous toutes ses formes et collaborant avec de grandes agences, comme quoi il y a de l'espoir ;-)
Je n'ai malheureusement pas pu assister à sa conférence, car la mienne était programmée au même moment dans une salle différente.

Une autre très intéressante conférence celle de Tommi Eberwein de Hi-res, le meilleur studio de création web de Londres (donc du monde;-).
Tommi nous a présenté quelques réalisations de Hi-res, et plus particulièrement le site http://www.fallon.co.uk/. Il nous a montré le processus de création de ce site, en parlant aussi des différentes métaphores utilisées dans les travaux de Hi-res. La métaphore de Fallon, par exemple est un frigo recouvert de papier, post-it, autocollant…, l'équipe de Hi-res part de système d'interface réelle (comme un frigo) pour l'adapter à l'écran. L'importance du temps est aussi une des caractéristiques des réalisations de Hi-res. En effet dans leurs sites web, vous devez prendre votre temps, chercher, fouiller… afin de continuer le voyage. Bref une approche très audiovisuelle se démarquant résolument de la majorité des sites actuels.

Une table ronde intitulée "la publicité interactive est-elle en train d'acquérir ses lettres de noblesse?", tout un programme ;-)
Tommi Eberwein (Hi-res) était invité à cette table et a parfaitement conclu avec cette phrase définitive : "faite de bon produit et les blogs feront le reste".

À propos des blogs, une conférence le lendemain avec Loïc Lemeur (en visio conférence de Paris) et Carlos Diaz. Il s'agissait d'un petit tour d'horizon sur la "révolution" Blog et surtout comment une entreprise peut gérer et utiliser les blogs (bon courage;-).

Joshua Davis : pour finir cette journée en beauté un show de Joshua Davis. Toujours très en forme malgré la galère pour venir à Limoge (grève surprise à Roissy ou Orly pour les avions allant en province…). Il nous a parlé avec beaucoup d'humour de ses techniques de travail liant code (action script) et graphisme, par exemple de son travail sur le site de Tool.. Il utilise le code comme source d'inspiration, et essaye de créer des images impossibles à faire avec Adobe Illustrator (visiblement c'est une obsession chez lui ;-). Cela peut rappeler John Maeda il y a quelques années, mais depuis John Maeda a changé d'avis : " un de mes professeurs ... a dit : Si je vais en Chine pour 100 dollars, je te trouve pas moins de 300 types capables de développer quelque chose de beaucoup plus compliqué que cette image. Alors, à quoi bon?".
Joshua a aussi parlé de l'inspiration que lui avait procurée l'extraordinaire Paper Mario de Nintendo, je suis comme lui admiratif de ce jeu fabuleux (mélange de 3D et de 2D).
Juste en passant j'ai pu discuter avec lui, il est très cool (à l'américaine) et aussi très disponible, ce qui est très rare pour ce genre de "star".

Après nous rentrons dans les conférences HardCore ;-) avec "the beauty in CSS design" de Molly Holzschlag, puis "accessibilité et respect des standards". On rigole nettement moins (Joshua Davis est très loin ;-)
Honnêtement j'ai été plutôt agréablement surpris, par les différents intervenants. J'avais de loin l'impression que ces gens avaient une position très dogmatique et ne voulaient pas en bouger (W3C only), AJAX c'est mal (une phrase trouvée au hasard ; "Ajax c’est un gadget de merde pour palier à des conceptions déficientes intellectuellement parlant"), Flash c'est LE MAL…
Tristant Nitot (le président de la fondation Mozilla Europe) nous a bien dit que l'important c'était de bien connaître les règles pour pouvoir les ignorer ou les changer en connaissance de cause et à bon escient (comme en typo ;-). Bref l'important ce n'est pas d'appliquer bêtement des règles toutes faites et de les appliquer les yeux fermés. Au contraire c'est de s'appuyer sur ces règles de "bonnes conduites" pour aller plus loin ou ailleurs.
Tenant en gros les mêmes propos mais avec de nombreux exemples, la conférence de Élie Sloïm était très claire à ce sujet.

Si ce genre de question vous intéresse, je vous conseille d'urgence : Open Web et Opquast.
Opquast recense des règles simples et de bon sens, elles sont accessibles .
Les graphistes doivent absolument se plonger dans ce genre de site, pour pouvoir enfin parler en connaissance de cause avec des ergonomes et développeurs. Cela ne peut être que bénéfique pour la création, par contre attention à ne pas prendre au pied de la lettre certaines règles.

Au sujet des CSS, et des contraintes d'accessibilités, une remarque intéressante de Guillaume Durand, dissocier la forme du contenu est très intéressant (accessibilité…), mais il ne faut pas perdre de vue que la forme est aussi signifiante. C'est comme dans le graphisme "papier", choisir un type de reliure, un papier, une couleur… est signifiant. Donc pouvoir changer la forme dynamiquement est parfois utile, mais à bon escient (le tuning ce n'est pas toujours bien ;-)

J'ai aussi pu croiser David Bihanic, je vous conseille son site.

Voilà c'est très succins et rapide, mais c'était en gros ce que j'ai pu voir du WIF. Il y avait de nombreuses autres conférences comme celle de Frédéric Cavazza, Nicole Pignier… des gens croisés rapidement Caroline Noble, Janique Laudouar, Juan-Carlos Naveira, Fred Tinsel, Stéphane Gérard de l'UCPA ... mais on ne peut jamais tout voir dans ce genre de manifestation.
De mon côté l'organisation était parfaite (pas de retard, pas de problèmes techniques…), bref merci beaucoup aux organisateurs et particulièrement à Delphine Heslot .

---> le blog du WIF.

mercredi 1 février 2006

enchères publiques des œuvres de Roman Cieslewicz


Calmels Cohen, organise le dimanche 19 mars 2006, à Drouot-Richelieu la vente aux enchères publiques des oeuvres de Roman Cieslewicz provenant de son atelier.

Le catalogue de la vente sera disponible début février A partir du 15 février, ouverture du site www.romancieslewicz.com

une courte Bio de Roman Cieslewicz écrite par Alain Weill :

Roman Cieslewicz est un des grands imagiers de la deuxième moitié du XXe. Choisissant la photographie -collage ou montage- il a pratiquement abordé tous les champs possibles de la création. Fraîchement diplômé de l'Ecole des Beaux-Arts de Cracovie –qui forme à l'époque une génération de graphistes qui influencera le monde entier– il débarque à Paris en 1963.

Il a la chance d'être engagé par Peter Knapp comme maquettiste pour le magazine Elle dont il devient rapidement directeur artistique. Cette position dans la presse lui permet de mettre en pratique sa première passion: le photomontage, qu'il avait appris de son maître Meyzyslaw Berman. Il bouscule toutes les règles, largement démodées, de la mise en page française. Toute aussi importante à l'époque est sa rencontre avec le groupe Panique -notamment Arrabal, Topor, et Olivier O Olivier- qui nourrit son inspiration et l'amène à un surréalisme pop, qui, saute aux yeux dans les couvertures d'Opus international et les premiers collages centrés. Il se concentre dès lors sur le collage et le montage photographiques, techniques qu'il fera évoluer jusqu'à sa mort. La frontière entre les deux est souvent difficile à tracer car découpage, photographies et photocopies sont associées dans un univers qui, dans la répétition d'images fétiches, se recrée en permanence sans jamais se répéter. Une sorte de gigantesque « copié-collé » constamment enrichi de nouvelles visions. A la presse, qui le passionnera toute sa vie (Il y aura Libération, l'Autre Journal, Revolution, Vogue, Le Jardin des Modes...) vient s'ajouter l'édition ( Julliard, Pauvert, Tchou...) et, surtout, la publicité, toujours méprisée en France, tant par les graphistes « engagés » que par les plasticiens « authentiques ». Cieslewicz y démontre, dans la structure d'exception qu'est l'agence Mafia, qu'on peut faire de la publicité créative. Pour R.D. Ketchum, ce qui est moins évident, il prouve qu'on peut, sans trahir son style, faire des campagnes efficaces (Charles Jourdan).

Viennent ensuite ce qu'on peut appeler les années « Centre Pompidou » (1975-1983), pour lequel, dans tous les domaines de la communication, il laisse un travail inégalé. Travailleur acharné, il répond à d'innombrables commandes qui, au fil des ans, sont de plus en plus centrées sur le culturel et le social - ce qui ne l'empêche pas, avec sa boulimie d'images, de multiplier ses recherches personnelles. Dés les années 70, c'est la série « Changements de climats », où la couleur fait son apparition, dont on trouve l'aboutissement en 1995 avec « oozelisques ». Le noir et blanc ne disparaît pas pour autant: il caractérise les numéros de Kamikaze et la série « pas de nouvelles – bonnes nouvelles ». Il expose dans de nombreux musées et galeries en France et à l'étranger, notament à la galerie Jean Briance et à la galerie du jour- AgnesB. En 1993, le Centre Georges Pompidou lui consacre une importante rétrospective, ainsi que le Musée de Grenoble en 2001.

Ce géant protéiforme travaille ainsi, jusqu'à sa mort subite, début 1996, tous azimuts. Son oeuvre est touffue au point d'en rendre la connaissance difficile. C'est de reconnaissance que nous voulons parler aujourd'hui en révélant, sous toutes ses facettes et en pesant bien les mots, un authentique grand créateur.

Alain Weill

vendredi 27 janvier 2006

de la 3D partout


Adobe vient d'annoncer et de rendre disponible la 3D dans un document Acrobat. Ca marche très bien, c'est simple et bien intégrée dans le PDF (pas de fenêtre ...).
De son côté Dassault Systèmes avait déjà présenté le format 3D XML. Mais malheureusement le player de Dassault ne marche ni sur FireFox, ni sur Mac (Ah, les ingénieurs français;-), donc ... ce n’est pas gagné pour eux. En même temps je ne suis pas sûr que Dassault vise le grand public (ce qui est une erreur à mon avis, car une fois les gents habitués à un système ils ont du mal à en changer). Bref à suivre...

Aussi une autre info, Dassault a racheté cet été la société parisienne Virtools, ce qui devrait les rapprocher du grand public (et aussi du Mac, car le player de Virtools est aussi disponible sur Mac.).


Nous (incandescence) avons travaillé sur une petite application (images au-dessus) en Virtools pour le Siggraph cet été, vous pouvez voir ça en ligne --> , attention chez moi (FireFox + MacOSX) le plugin Virtools bloque ma machine une fois sur deux :-(((((
À propos de cette petite application, il s'agit d'une démo sur la manière d'attribuer des comportements à des objets 3D. Cette démo était faite pour un salon, avec quelqu'un à vos côtés, vous expliquant les différents concepts. Tout seul devant votre ordinateur cela vous paraîtra peut-être un peu obscur ;-)

Pour les nostalgiques de la 3D sur le net des noms comme "QuickDraw 3D", "3DMF" et bien sûr le "VRML" vous diront sûrement quelque chose.

Après la grande question, c'est à quoi peut bien servir la 3D sur le net (à part pour jouer;-), une des réponses serait l'amélioration des documents techniques et mode d'emploi divers, comme le montre la première démo d'Adobe.

mercredi 25 janvier 2006

l’abécédaire de Peter Cho


C'est très vieux (en gros quatre ans sur le web donc quatre siècles dans la vie réelle ;-), c'est très simple mais c'est toujours aussi bien.
http://www.typeractive.com
Peter Cho est un designer vivant aux États Unis, il a étudié au MIT chez John Maeda.
Le site de Peter Cho --> http://www.pcho.net/

Cela me fait penser à un abécédaire encore plus ancien, "Alphabet" un CD-ROM réalisé par Murielle Lefèvre, Frédéric Durieu et Jean-Jacques Birgé à partir d'un livre de Kveta Pacovska. C'est pour moi le plus beau et le plus abouti Cd-rom de la courte histoire des Cd-rom "culturel".
--> plus d'infos : http://www.dadamedia.com/

vendredi 13 janvier 2006

la carte de vœux du ministère de la culture

la carte de vœux du ministère de la culture et de la communication -->
j'ai cru que c'était une farce, et bien non :-(((((((
la musique est parfaite (genre film du début des années 80 très cheap de John Carpenter), le graphisme encore mieux et la réalisation technique rien à redire, bon arrêtons l'humour, c'est assez atterrant de voir ça, surtout venant du ministère de la culture.
Une fois encore nous pouvons voir la pauvreté de la culture visuelle de nos dirigeants français (d'entreprise, politique...).

Je la garde pour mon bêtiser 2006 ;-)

jeudi 12 janvier 2006

les librairies dédiées au graphisme sur Paris


Voici une liste des librairies dédiées au graphisme sous toutes ses formes sur Paris. Si vous connaissez d'autres adresses je suis preneur ;-)

--> Un regard Moderne (très punk, indispensable et la meilleure), 10, rue Gît-le-Coeur, 75006 Paris
--> La Hune (historique), 170, boulevard Saint-Germain, 75006 Paris
--> OFR (magazines et livres branchouilles mais très bien ;-), 30 rue beaurepaire, 75010 Paris.
--> Collette, 213 rue Saint-Honoré, 75001 Paris
--> Artazart, 83, quai de Valmy, 75010 Paris
--> Artcurial, 7, Rond Point des Champs Elysées, 75008 Paris
--> Galerie Anatome, la librairie de la galerie, 38 rue Sedaine, 75011 Paris
--> Librairie Eyrolles (très informatique), 61, bd St-Germain, 75005 Paris
--> la librairie du Palais de Tokyo, 13 avenue du président Wilson, 75115 Paris.
--> la librairie Flammarion du centre Georges Pompidou, 19 rue Beaubourg 75004 Paris
--> Bimbo Tower (plus disquaire que libraire, mais on peut y trouver des raretés japonaises), 5 passage St Antoine 75011 Paris.
--> the Lazy dog, 2, passage Thière, 75011 Paris
--> Junku (uniquement japonais), 18, rue des Pyramides, 75001 Paris.

Vous pouvez compléter cette liste, et aussi pourquoi pas m'indiquer des adresses sur Bordeaux, Toulouse, Marseille, Lyon... voir à l'étranger..., merci d'avance.

mercredi 11 janvier 2006

Architecture liquide


Sur le site http://cosmos.hc.uec.ac.jp/protrudeflow/works/index.html vous trouverez des réalisations assez surprenantes de Sachiko Kodama. Si j'ai bien compris (mon japonais n'est pas terrible ;-) elle utilise du Ferrofluid (un fluide avec des matières métalliques) et réalise des sculptures animées grâce à des aimants.

mardi 10 janvier 2006

He's back ...


Et oui Jack est de retour dimanche soir prochain sur FOX TV,
et visiblement en grande forme --> vidéo (wmv).
--> Le site officiel de 24 saison 5.
bon et bien j'arrête de travailler en attendant que ça arrive en France, dès lundi matin ;-)

page web sur mesure


Je viens de trouver par hasard le site NetVibes.
Cela faisait longtemps que je cherchais un système de la sorte. Cette technologie vous permet de configurer une page web avec tous vos flux RSS (ou autres contenus).
En gros cela permet de créer une sorte de page personnalisée avec tous vos blogs et liens préférés à la manière d'un journal papier, mais en temps réel.
À mon avis cela va se développer très vite, avec j'espère des possibilités graphiques et typographiques (comme le choix de sa police de caractère, couleur, interlignage...).
Bien sûr il existait déjà des technos similaires (WIKI, ou MyYahoo...), mais cette fois-ci l'utilisation est très simple et rapide.

Nous pourrions imaginer un système de journal interactif avec des contenus en temps réel (pourquoi pas en flash...) avec des blogs, mais aussi des PodCasts audios et vidéos, bref un vrai journal/radio/télé sur mesure (et sans pub pour le moment)... à suivre (certains nomment ça le Web 2.0 ;-)

Enfin, les pages web vont s'adapter à l'être humain et non pas le contraire (voir mes billets précédents sur les portails).
Avec toutes ces nouvelles technologies (AJAX, PodCast, Blog, Flux RSS ...) c'est l'utilisateur final qui va choisir son info, et non plus les diffuseurs qui vont continuer à imposer leurs contenus. Je trouve cela plein d'espoir et va permettre enfin aux gens de s'exprimer, faire circuler l'information et arrêter de gober l'info monolithique des médias classiques (je caricature comme d'habitude;-).
Bon, maintenant Mesdemoiselles, Mesdames et Messieurs l