Etienne Mineur archives

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Résultats de votre recherche de logos.

vendredi 24 juillet 2009

Hadopi, identité visuelle

Sur le site du ministère de la Culture, un avis d’appel à candidature pour la Conception de l’identité visuelle de la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet. Date limite de remise des offres: 4 août 2009 à 12h00.

Caractéristiques principales du marché:
• Positionnement clair et distinct de la communication de l'HADOPI
• Faire que cette communication - logo et charte graphique - soit identifiable par tous, qu'elle soit aussi compatible avec des impératifs de communication institutionnelle.
bon courage (ça, c’est moi qui le rajoute ;-)

Bien-sûr des compétitions viennent de commencer sur PCinpact, sur 20 minutes, bientôt sur ZDnet sur Ecrans et surement beaucoup d’autres sites.

lundi 16 mars 2009

Logos malmenés

Quelques images de logos malmenés sur les sites de Zevs et le site de Massimo Gammacurta.


-->merci à Thomas pour ce lien, et aussi Andy Warhol;-)

lundi 24 novembre 2008

évolution du dessin des logos dans l’industrie automobile

Une évolution du dessin des logos dans l’industrie automobile trouvée sur funzu.com



ps : merci à Sébastien pour le lien

mardi 18 novembre 2008

une évolution du logo du CNRS

Afin d’être un peu plus constructif qu’hier;-) voici un historique des logos du CNRS.

lundi 17 novembre 2008

le nouveau logo du CNRS

Je pense que tout le monde à déjà vu le nouveau logo du CNRS, même le Canard enchaîné (grand journal spécialisé dans le design graphique;-) en a déjà parlé. En effet, tout comme celui du TGV (qui ressemble à un escargot une fois à l’envers), le logo du CNRS prend une tout autre signification une fois à l’envers (sûrement un message caché;-). Personnellement j’y vois aussi un gros doigt d'honneur avec cette typo verticale.


Nous (Incandescence) avons travaillé cet été sur l’habillage d’un documentaire réalisé par Jean-Jacques Beineix concernant l’histoire du CNRS. Durant la production, on nous a annoncé l’arrivée imminente d’un nouveau logo, et bien sûr avec le mauvais esprit qui nous caractérise nous avions tous pariés sur un bon gros logo patate bien mou. Et bien nous ne sommes pas déçus, la patate est bien là, mais nous ne nous attendions pas à ce subtil travail sur la typo, permettant de faire un ambigramme humoristique avec le logo du CNRS;-)

La charte graphique est disponible .
Un grand bravo à l'agence qui a réussi à vendre ça (sûrement a très bon prix), et surtout, félicitations à la direction de la communication du CNRS qui a acheté ça (j’imagine les discussions très sérieuses et interminables en réunion pour en arriver là).

Et pour le plaisir le logo du TGV ;-)

dimanche 19 octobre 2008

le disque Blu-ray, le dernier support physique de l’histoire

J’ai depuis peu une Playstation 3 + un écran HD chez moi. Je découvre donc les joies de vivre dans le luxe en haute définition;-)

Le Blu-Ray est un format de disque permettant de lire des films en haute définition (1920/1080 pixels). Il est censé remplacer nos bons vieux DVD après s’être imposé face au HD-DVD, un standard qui était soutenu par Toshiba et Microsoft (Sony tient donc enfin sa revanche après son échec dans les années quatre-vingt du Betamax face au VHS de JVC). Pourtant ce nouveau format, ne semble pas décoller dans ses ventes, pour cela différentes raisons (je ne parlerais pas de la qualité des films proposés):

• Vous devez acheter une nouvelle platine lecteur de DVD/Blu-Ray compatible. En effet votre ancien lecteur de DVD ne sait pas lire ce nouveau format, même si les apparences sont trompeuses car un Blu-ray et un DVD se ressemblent beaucoup à l’œil nu.

• L’avantage de ce nouveau support n’est pas très simple à comprendre pour le grand public. Les différents acronymes entourant ces nouveaux formats sont totalement ridicules et incompréhensibles : HD, Full HD, HD ready, HD 1080p, HD 720, HD-DVD, Blu-Ray, HDMI... et j’en passe. Les constructeurs n’ayant pu s’entendre sur une terminologie et un standard commun, ils ont juste réussi à embrouiller tout le monde.
Une petite farandole de joyeux logos totalement incompréhensibles pour le public (je vous passe les 100 Hz et les logos concernant la partie audio).


• Une fois votre Blu-Ray relié à votre écran Full HD 1080p grâce à un câble HDMI version 1.3 (je n’invente rien!) vous allez enfin pouvoir profiter de la qualité optimale pour votre Die Hard 4. Très bon piqué de l’image, très belle couleur... mais cela reste tout de même Die Hard 4 ;-). Le gros problème pour ce format, c’est que la majorité du public ne voit pas la différence de qualité entre un DVD et un Blu-Ray (j’ai pu tester par moi-même). En effet, les algorithmes de mise à l’échelle du DVD vers la définition du HD (en simplifiant nous passons d’une source à 720/576 pixels agrandi sur une surface de 1920/1080 pixels) sont si performant sur les platines Blu-Ray (la Playstation3 par exemple) que parfois on peut avoir un doute sur l’origine de la source (c’est un DVD ou un Blu-Ray dans le lecteur?). Si la différence de qualité n’est pas si flagrante (alors que le nombre de pixels est passé de quatre cent mille à plus de deux millions), pourquoi acheter un Blu-ray plus cher?

• Un autre problème essentiel, la pauvreté du Packaging des Blu-ray que l’on trouve dans le commerce. Regardez ces quelques photos de ma collection personnelle (pas de commentaires sur mes gouts cinématographiques;-).

Vous achetez par exemple le film Blade Runner (que vous aviez déjà en VHS, Laser disc, DVD, DVD collector, final Cut, director's cut...;-) et vous vous retrouvez avec un pauvre boîtier en plastique très cheap, vous ouvrez le boîtier, aucun livret, même pas une pub glissée dans le boîtier ;-), le tout pour dix euros de plus que si vous l’aviez acheté en DVD.
Les éditeurs de Blu-ray n’ont toujours pas compris qu’en face ils ont la VOD (Video On Demand) et surtout le piratage.
Pour info, si vous faîte une recherche sur le terme Warlords blu ray (un film dont je vais vous parler par la suite) sur Google, la première réponse est : «Search torrent : The Warlords 2007 720p BluRay DTS X264 ESiR Torrent», sans commentaires! Il est donc plus facile de pirater ce film (The Warlords) que de l’obtenir légalement (et je ne parle même pas des problèmes de zonage, de DRM...).
Les éditeurs devraient absolument privilégier le haut de gamme (packaging, livret, documentaire, collections, commentaires inédits, photos...) pour les Blu-ray, alors qu'au contraire ils considèrent l’objet physique (le boîtier et le disque) comme quelque chose de négligeable. Nous arrivons donc à avoir un boîtier totalement banal (voir franchement moche), qui va plutôt nous encombrer, alors que le même film téléchargé sera plus facile à lire (pas besoin d’avoir de platine Blu-ray), moins encombrant (pas de papier et de plastique) et moins fragile (pas de rayures). Attention je n’encourage pas le piratage (plutôt la VOD), mais je fais juste remarquer qu’il s’agit d’une réalité qu'il ne faut pas négliger, tout comme on a pu le faire les majors dans le domaine musical, en ne préconisant que la répression au lieu de se poser les véritables questions sur l’évolution du support de diffusion.
Si je dépense 30 euros dans un objet que je peux avoir gratuitement (même si ce n'est pas légal) dans le même temps, il faut absolument que l’amateur ayant acheté son Blu-ray possède quelque chose de différent et de conséquent par rapport au fichier informatique téléchargé.
Dans le domaine musical, quelques expériences intéressantes (mais presque toujours en conflit avec la maison de disque de ces artistes) ont eu lieu, comme avec Saul Williams, Nine Inch Nails ou même RadioHead mettant en libre téléchargement des albums, l’internaute pouvant aussi faire le choix de payer une petite somme afin d’obtenir une version encodée de meilleure qualité + un pdf ...
--> concernant le succès de l’album en ligne de RadioHead, un lien vers Numerama.

Ces groupes continuent de faire des albums distribués de manière classique, mais en choisissant la qualité (et la quantité) dans les versions « physiques » de leurs albums (édition « collector », double CD, livret luxueux...).
Les éditeurs vidéos n’ont visiblement tirés aucune leçon du monde de la musique.
Il faut absolument améliorer l’objet physique face à une concurrence virtuelle si on ne veux pas voir l’objet disparaitre. On retrouve ce problème dans la musique, le cinéma mais aussi dans la presse généraliste, où les journaux « classiques » papiers n’arrivent toujours pas à trouver leur place et leurs formes face aux journaux en ligne et aux blogs (la seule réponse actuelle semble être les gratuits, entièrement financés par la publicité:-(((.

• Cerise sur le gâteau, le zonage. On croyait en avoir fini, et bien non, les éditeurs reviennent à la charge avec le zonage de leurs produits. Mais cette fois-ci d’une manière très discrète (des petits A, B ou C qui ne correspondent même pas aux zones des DVD), ce n’est plus marqué en grand sur le boitier, c’est un peu au hasard pour l’acheteur. Par exemple, j’ai acheté en France le Blu-ray, The Warlords de Peter Chan Ho-Sun, et bien une fois dans votre Playstation 3 européenne, ça ne marche pas, la zone ne correspond pas! Au contraire, d’autres films asiatiques comme Mad Detective (chef-d’œuvre de Johnnie To) ou le dernier John Woo, Red Cliff (loin du chef-d’œuvre cette fois) marchent parfaitement bien. Cela ne favorise pas du tout la vente.
--> un site très bien concernant les blu-Ray asiatiques : www.asianblurayguide.com

• (maj) les vidéos d’introduction des Blu-ray, tout comme avec les DVD, sont constituées de menaces (FBI Warning...) et de publicités non zappables qui font toujours plaisir quand vous avez acheté le disque légalement. Sur le Web, par exemple, il existe de nombreux système qui vous enlève la publicité dès que vous payez un abonnement, mais visiblement pour les éditeurs vidéos, si vous payez vous allez continuer à voir de la pub encore et encore... Encore un avantage au fichier téléchargé.

• et pour finir, un peu de technique.
On nous raconte qu’un Blu-ray contient plus de 40 Go de données, très bien et alors?
Avec le progrès des algorithmes de compression on arrive actuellement à faire rentrer un film de 1h30 en full HD (1920/1080 avec une compression en H264 avec une qualité moyenne) dans moins de 8 Go (on arrive à 12 Go en haute qualité). La capacité d’un DVD aurait donc suffi, chaque face d’un DVD classique pouvant contenir presque 9 Go de données, on arrive donc avec un DVD-18 à 17 Go avec une double face/double couche.

Conclusion
Voilà pourquoi, le support Blu-ray n’aura qu’un succès très mitigé (si rien ne change) et sera aussi certainement le dernier format physique de stockage grand public (après le vinyle, la cassette, le laser disc, le CD, le DVD...), la prochaine génération (le super-super HD full full...) sera uniquement distribuée via le réseau. Chacun téléchargera et louera à la demande le film ou la musique de son choix, sans tenir compte d’un support physique quel qu'il soit. Nous pourrons dire au revoir aux beaux packaging et aux très belles pochettes de disque de Peter Saville, mais on trouvera surement autre chose ;-)

ps : ce constat est aussi valable pour les jeux vidéos, nous allons avoir de plus en plus de service nous permettant de télécharger à la demande des jeux. Mais tout comme pour la musique, la vidéo et les jeux, d’énormes enjeux concernant la distribution se mettent en place. En effet, soudain avec le téléchargement, de nouveaux acteurs (comme Apple, Nokia et pourquoi pas Orange pour la musique, Metaboli, Sony ou Steam pour les jeux) vont affronter les anciens distributeurs historiques (la Fnac et ses amis) et surtout empiéter sur leurs confortables marges. De très grandes batailles s’annoncent pour le contrôle de la distribution en ligne.
Juste pour info, il faut savoir que monsieur Denis Olivennes qui est à l’origine de la loi Hadopi fut le PDG de la Fnac entre 2003 et 2008 (vous pouvez imaginer les conflits d’intérêts!).

mercredi 3 septembre 2008

gravé sur Chrome


Google lance son nouveau butineur : Google Chrome (très CyberPunk comme nom).
le logo, me fait aussi bizarrement penser au jeu Simon (surement un sens caché dans la stratégie de Google, comme par exemple : que la musique commence! ou maintenant on va s'amuser!, ou un hommage à Ralph H. Baer?).

Pas de commentaires sur ce nouveau navigateur, je n'ai pas pu encore essayer, mais honnêtement je ne vois pas trop ce que ça va changer (on verra bien dans six mois, si j'ai jeté FireFox à la poubelle). Encore un nouveau navigateur, encore un moteur d'affichage différent, encore « mon navigateur est mieux que les autres », encore de nouvelles spécificités à prendre en compte pour le développement... bref pas mal de boulot en plus pour les développeurs (tant mieux pour eux).
De plus je ne comprends pas trop où se trouve l’intérêt de se lancer dans le développement d’un nouveau navigateur, si on essayait avant tout de normaliser un peu mieux la gestion de l’affichage, de la typographie, de la colorimétrie... sur le Web, je pense que ce serait déjà un miracle (mais je suis très naïf). Cela me fait un peu penser à des constructeurs automobiles qui se concentreraient uniquement sur la puissance de leur nouveau moteur alors que le prix du carburant ne cesse de monter et les limitations de vitesse sont de plus en plus draconiennes.
Pour résumer, tout le monde s’en moque, mais ça fait plaisir au Geeks (et surement à quelques actionnaires).

Juste pour m’amuser un détournement d’une (très) vieille histoire :
La tour de Babel était selon la Genèse (Wikipedia) une tour (le navigateur web ultime) que souhaitaient construire les hommes pour atteindre le ciel (le monopole du Web). Descendants de Noé (Tim Barners-Lee ), ils représentaient donc l'humanité entière et étaient sensés tous parler la même et unique langue sur Terre (le HTML 1.0). Pour contrecarrer leur projet qu'il jugeait plein d'orgueil, Dieu (Microsoft, Google, Apple, Mozilla Foundation, SUN...) multiplia les langues (Html..., PHP, Python, Perl, ASP, Java, AJAX, JavaScript, ActionScript, les CSS...) afin que les hommes ne se comprissent plus. Ainsi la construction ne put plus avancer, elle s'arrêta, et les hommes se dispersèrent sur la terre.

ps : je n'ai rien contre le développement de nouveau langage (bien au contraire), mais en tant qu'utilisateur et concepteur de site web, je demande juste une plus grande harmonie dans le respect de certaines normes, permettant de se concentrer sur l'essentiel (le contenu) lors de la création de nouvelles applications ou sites Web.

Une des choses amusantes, est que le lancement et les explications de ce nouveau Operating System navigateur, soit fait par l'intermédiaire d’une bande dessinée de Scott McCloud, beaucoup plus d’infos sur Le dernier des Blogs.

mercredi 19 mars 2008

Beijing 2008 vs London 2012

Beijing 2008 vs London 2012

La Chine étant tristement à l’honneur en ce moment, voici un texte écrit pour Magazine n° 41 en septembre 2007

Si on se promène actuellement dans les rues de Pékin, on ne peut pas ignorer les immenses panneaux lumineux affichant le décompte des mois, des jours, des heures, des minutes et des secondes avant l’ouverture des Jeux Olympiques dans cette ville. Quand on se présente à la douane de l’aéroport de Pékin, une fois les formalités effectuées, on doit s’exprimer sur la prestation du douanier en appuyant sur un des deux boutons, l’un vert pour dire sa satisfaction, l’autre rouge pour son mécontentement. Les chauffeurs de taxi pékinois doivent prendre des cours d’anglais, de nombreux panneaux dans la ville expliquent quelques règles de savoir-vivre occidentales… Je ne parle bien sûr pas des pressions politiques sur les journalistes et autres dissidents, les « pauvres » envoyés au-delà du sixième périphérique de la ville… Une pression énorme est donc imposée à cette ville et à ses habitants pour « réussir » cet événement si symbolique pour la Chine en ce début de siècle. Au même moment, la polémique concernant le design du logo des Jeux olympiques de Londres de 2012 m’est parvenue, même en Chine ; l’occasion de comparer ces deux logos.

London 2012


Ce nom, London 2012, sonne comme le titre d’un excellent film de science-fiction de John Carpenter Los Angeles 2013 (en anglais Escape from L.A), mais cela n’a visiblement (et heureusement) rien à voir – ceux qui ont vu le film comprendront.

Un logo seul ne veut rien dire, c’est son utilisation qui lui donne du sens : sur la papeterie, les médailles, l'habillage vidéo… Nous verrons bien si ce logo arrive à survivre et à se développer dans le temps. Premières impressions : on ne lit pas « 2012 », et cette forme assez agressive me fait davantage penser au logo d’un groupe de Hard Rock de la fin des années quatre-vingt qu’a celui de la plus grande compétition sportive au monde. En même temps la devise des JO : «Citius, altius, fortius » (plus vite, plus haut, plus fort) correspond assez bien aux groupes de Hard Rock! Nous pourrions aussi voir dans les couleurs et ces formes, un clin d’œil à la célèbre pochette de Never mind the Bollocks des Sex Pistols, conçue par le graphiste britannique Jamie Reid en 1977. Nous pouvons aussi penser à la couverture de l’album A different kind of tension des Buzzcocks en 1979.


Mais à part, peut-être une consommation excessive de différentes substances prohibées, je ne vois pas trop de rapport entre Punk et Jeux olympiques. En poussant un peu plus loin (voire trop) dans le temps, on peut même dire que ce logo à des ressemblances malheureuses avec la croix en forme de Svastika ou des symboles SS (structure agressive, la symétrie des deux 2 pouvant faire penser à des S, surtout si on passe ce logo en noir et blanc).

Enfin, nous pouvons donc remarquer que ce n’est pas la ville ou le sport qui sont mis en avant, mais l’année 2012. Ces formes représentent visiblement les infrastructures (les stades…) que va devoir construire la ville de Londres pour accueillir les Jeux, donc les bâtiments en non plus des hommes. Il n’a rien d’humain et London 2012 représente plutôt le logo d’un prometteur immobilier que celui d’un grand événement sportif. Nous n’aborderons pas le prix facturé pour sa conception (400 000 £) ni la formation graphique et visuelle des décideurs permettant de laisser passer un logo de cette piètre qualité.

Dans un pays qui a vu Alan Flechter, Vince Frost, David Hillman, Muir Hamish, Peter Saville, ou Neville Brody (pour ne citer que les très vieux;-), il est étonnant qu’on ne soit pas capable de proposer une identité visuelle digne de ce nom. Nous aurons peut-être droit à une réaction des designers anglais, identique à leurs collègues allemands. Ces derniers, outrés par la médiocrité du logo choisi pour la dernière coupe du monde de football en 2006, avaient organisé un concours entre eux et proposés gratuitement de nouveaux logos. Malheureusement, les organisateurs ont préféré garder la première version.

Beijng 2008 Retournons en Chine pour commenter et comparer le logo chinois. Nous pouvons voir très rapidement une accumulation de signes, les traditionnels cinq cercles des jeux olympiques (les cinq continents), une calligraphie de « style chinois », mais utilisant des caractères romains et une forme humaine visiblement en train de courir ou de danser.

Cette forme humaine est en fait basée sur le dessin du caractère chinois signifiant Beijing (Bei pour Nord et Jing pour Capitale) en caractère chinois. Rappelons que les caractères chinois viennent généralement de dessins figuratifs, chaque caractère chinois représente un objet ou un concept unique. Ainsi, un Chinois ne lisant pas notre alphabet romain, va tout de même reconnaître le mot Beijing dans ce logo, et nous, occidentaux, ne déchiffrant pas les caractères chinois, allons aussi pouvoir lire Beijing grâce à l’utilisation de l’écriture manuscrite en bas du logo. Ces deux formes (l’homme dansant et les caractères romains) signifient donc la même chose, mais utilisent deux systèmes d'écriture radicalement différents. Nous avons donc l’affirmation d’une culture et de son système d'écriture (les caractères chinois), sans exclure les autres cultures (symbolisées par les caractères romains que l’on pourrait qualifier d’écriture d'internationale).

Les pictos de Beijing, utilisant la même logique que le logo.



Cette logique s’étend même aux mascottes, exercice obligé de ce genre de manifestation, il faut bien vendre des sacs et des tee-shirts! En plus de représenter les différents éléments (la mer, la forêt, le feu, la terre et le ciel), les noms des cinq mascottes (Beibei, Jingjing, Huanhuan, Yingying et Nini,) sont aussi signifiants, car lorsque vous mettez ces cinq noms ensemble dans le bon ordre cela donne : Bei Jing Huan Ying Ni, ce qui veut dire « Bienvenue à Beijing » en chinois. Avec ce système du logo, des pictogrammes et des mascottes, il existe donc toujours deux niveaux de lecture. Un premier très simple et direct, nous voyons de petits hommes en train de faire du sport et de petites mascottes amusantes ; et un deuxième niveau permettant de commencer à comprendre l’origine des caractères chinois et de mieux appréhender une autre culture.

Pour conclure, ce paradoxe : nous avons donc curieusement un logo « dur » dans un pays avec un régime politique « soft » et à l'inverse nous avons un logo « soft » et intelligent dans un pays au contraire très dur politiquement (Chine : la plus grande prison du monde pour les journalistes et les internautes, d'après Reporters sans frontières et je n’ose parler du Tibet...).

quelques liens complémentaires :
http://fr.beijing2008.cn/

http://www.london2012.com/

http://www.london2012.com/joinin/create/
Ce site permet aux internautes de proposer leurs propres logos. Est-ce un aveu d’échec ou un semblant de démocratie participative graphique, justement très en vogue sur le net avec le fameux web 2.0?

mardi 31 juillet 2007

évolution et transformation de l’image de marque dans le monde de la photo

évolution et transformation de l’image de marque dans le monde de la photo.

J’ai écrit un texte pour Magazine au mois d’Avril concernant l’évolution des logos dans le monde de la photo. En voici une version un peu augmentée. Je m’aventure dans un domaine qui n'est définitivement pas le mien, l’économie. Ce texte est juste le résultat de certaines constatations trouvées dans le domaine graphique qui ont bien sûr des origines beaucoup plus larges.

introduction
«Malgré un nouveau logo » comme j’ai pu lire dans différents articles de presse, Agfa Photo, l'ancienne filiale d'Agfa, cédée en 2004, dépose le bilan en 2005 (comme si un nouveau logo pouvait éviter une faillite !).
Agfa avait été le premier à commercialiser le film couleur en 1936 et était depuis l’un des deux géants avec Kodak de la photographie
argentique. De son côté Kodak avec son célèbre slogan « you press the button, we do the rest » a aussi beaucoup de mal depuis l’arrivée du numérique. Kodak vient de fermer par exemple le 19 janvier 2007 le dernier laboratoire de développement des pellicules argentiques en France. Des suppressions de poste qui se rajoutent aux 27 000 autres emplois déjà supprimés par Kodak dans le monde. ILFORD vient de se faire racheter par OJI Paper, le plus grand papetier du Japon.

FUJIFILM s'engage dans un plan de restructuration. Le groupe japonais s'apprête à supprimer 5 000 emplois dans sa division imagerie (sur 75 000 employés dans le monde).

Konica et Minolta, malgré leur fusion en 2003, se retirent du marché des appareils photos et aussi de la production de film et papier photo couleur.

Nous pourrions continuer longtemps cette triste liste et nous lamenter sur les méfaits du passage de l'argentique au numérique dans le monde de la photo. Mais il faut aussi signaler l’apparition de nouveaux usages, de nouveaux services, et donc de nouvelles sociétés comme PhotoWays, Bellapix, MyPIX… permettant par exemple le tirage en ligne de vos photos.

La principale cause de ces bouleversements est liée à la nature même du numérique. La numérisation à la particularité de niveler tout ce qu’il touche. Une fois numérisé (ou digitalisé) un son, une musique, une photographie, un texte, un film, une conversation téléphonique, un jeu vidéo… se retrouve sous la même forme de données binaires. Ces différentes formes d’expressions se retrouvent donc sur le même plan et la frontière physique classique qui les séparait à totalement disparue. Dorénavant, rien n’empêche la diffusion par le même canal de vidéos, de musiques, de photos, de textes, voir même bientôt d’objets physiques avec les futures imprimantes 3D.
Les différents constructeurs et éditeurs qui étaient complémentaires (tu vends de la musique et je la diffuse, tu vends des appareils photos, tu vends des pellicules photos et moi je les développe…) se retrouvent dorénavant sur le même territoire et une lutte sans merci ne fait que commencer. Qui va manger l’autre, Nokia va racheter Apple? Nintendo va racheter Kodak? ou alors le contraire? (et je ne parle pas de Google !).

Nous assistons aussi dans « le monde physique » à la concentration de différents objets usuels autrefois bien séparés comme le PDA, l’appareil photo, le baladeur MP3, la console de jeu, le téléphone voir le livre électronique… dans un seul et même objet, qui comme seul contrainte aura à tenir dans notre poche (et ne pas trop être dépensier en énergie). Mais ce nouvel objet sera-t-il un super-téléphone portable, une super-console de jeu, un super-appareil photo, un eBook… seul l’avenir mais aussi et surtout les batailles financières entre grands groupes nous le diront.
Nous le voyons bien avec l’annonce d’Apple de se lancer sur le marché du téléphone portable après avoir investi celui des baladeurs MP3. Au même moment Apple Computer change de nom pour se nommer dorénavant juste Apple, abandonnant ainsi toute connotation informatique. De son côté Nokia se lance dans le marché des jeux vidéos avec son téléphone/console N-Gage (avec un succès très mitigé). Bref chacun essaye de marcher sur les plates bandes du voisin.

Ces changements stratégiques se répercutent dans le changement d’image et de logo de ces sociétés.

Les deux exemples les plus marquants sont les nouveaux logos de Kodak et de Fujifilm.

L’identification de la marque Kodak se faisait par l’association du rouge et jaune, mais aussi par ce carré pouvant faire penser à une diapositive, un cadre photo ou à un grand K de Kodak. Le nouveau logo perd donc son cadre et ses références iconographiques à la photographie, pour uniquement être traité par une typographie, malgré ses deux barres jaunes n’ayant plus aucun sens, sauf conserver le jaune de la marque.

L’ancien logo de Fujifilm en hexagone, faisant penser aussi à un cadre photographique disparaît au profit d’un logo uniquement typographique se détachant lui aussi de tout référant réel.

Ces nouveaux logos presque uniquement typographiques sont volontairement flous dans leurs sens. Avec ce futur incertain que le numérique nous réserve (et l’évolution de son marché), les sociétés préfèrent ne pas trop s’impliquer et se montrer spécialisées dans un domaine précis afin de garder dans l’avenir toutes les opportunités possibles (nous pourrions par exemple imaginer voir Kodak se lancer prochainement dans le téléphone portable avec appareil photo intégré haut de gamme!). Ces grandes sociétés vont dorénavant avoir presque toutes, une série de nouveaux logos uniquement typographiques et anodins permettant de ne pas les enfermer dans un domaine précis, mais aussi malheureusement elles vont perdre toute personnalité.


une série de sites web consacrée à l’image de marque et à la typographie
--> http://museedesmarques.ouvaton.org/
--> http://paris.blog.lemonde.fr/
--> un billet de Fred Cavazza sur la diversification des sociétés Web.

Conclusion.

En guise de conclusion très provisoire, nous pouvons remarquer l’arrivée très prochaine (pour le grand public) des imprimantes 3D. Après la numérisation (la digitalisation) du monde 2D (vidéo, photo…) voici que de nouvelles technologies arrivent continuant cette même révolution, mais maintenant appliquée aux objets en volume. Imaginez un peu les conséquences que cela va avoir dans le monde. Pouvoir envoyer des fichiers 3D de sa montre par exemple et la dupliquer autant de fois que vous voulez chez vous. Bien sûr, avant de pouvoir « téléporter » votre montre mécanique il va falloir du temps (10, 20 ans), mais à terme les applications et les bouleversements seront prodigieux.
Imaginez par exemple les implications que cela peut avoir rapidement pour un fabriquant de maquette (modèles réduits) ou pour une société comme Légo. Ils vont pouvoir envoyer des fichiers 3D à leurs clients directement, sans passer par l’étape « physique », les produits vont se dématérialiser définitivement pour se «rematérialiser» chez les clients.
Ce n’est qu'un exemple, mais nous allons donc avoir le bouleversement de toute une économie (basée sur les marchandises physiques) qui se croyait encore à l'abri. Nous allons pouvoir observer les mêmes changements et évolutions que nous avons pu voir dans la musique (Itunes…), les images (banques d'images en ligne) la vidéo (VOD…). La théorie de la longue traîne de Chris Anderson va donc s'appliquer à de plus en plus de domaine dans les prochaines années.

des liens concernant les imprimantes 3D.
--> http://www.3dsystems.com/french/default.asp
--> http://www.usinenouvelle.com/
--> http://www.desktopfactory.com/

jeudi 5 avril 2007

la blogosphère en temps réel

En cherchant un nouveau lecteur de flux RSS (j'utilise Netvibes, mais j'aime bien regarder ailleur) je suis tombé sur ce lecteur assez particulier : Twingly, qui fait aussi «screen saver» (pour PC).

jeudi 29 mars 2007

Une cartographie subjective de la blogosphère francophone


Je reviens juste des États-Unis ce matin et me voilà (mon blog) propulsé dans les îles de la République du Vanuatu (sud-ouest de l'océan Pacifique) dans une carte de la blogosphère francophone (moi, ça me va parfaitement comme emplacement;-)

--> Une cartographie subjective de la blogosphère francophone

merci : Benoît.

mercredi 20 décembre 2006

Un safari typographique dans ma penderie


Voici le texte de mon premier article paru dans Magazine au mois de septembre 2006 concernant les logos dans le monde de la mode.

--> l’image servant d’illustration à cet article.

Un safari typographique dans ma penderie

Par un dimanche après midi pluvieux, je me lance dans un safari typographique dans mon appartement – je suis graphiste de formation, ce qui peut expliquer certaines de mes obsessions. Un safari typographique consiste à chercher des typos, des logos ou des signes infiltrés sournoisement dans votre vie quotidienne. Je commence par ma bibliothèque : les logos Gallimard, Flammarion, Hachette, Harraps, Taschen, Phaidon, puis ma cuisine : Barilla, Panzani, Amora, Magimix, Nestlé... ; pas de grande surprise. Mais soudain, en pénétrant dans ma chambre, ma penderie toutes portes closes, me procure un étrange pressentiment. Je pense avoir découvert un vrai nid à logos, une vraie mine typographique intarissable. Entre les cintres, je croule immédiatement sous un déluge de logos, de signes de marques : Pantashop, Petit Bateau, Prada, Chanel, Yves Saint Laurent, Issey Miyake, Balenciaga, A.POC, Paul Smith... ; d’accord, j’exagère un peu. C’est ma plus grande concentration de logos au centimètre carré, ils sont partout : chemises, chaussettes, sous-vêtements, manteaux...

Si on organise ces marques-logos en tableau chronologique, on remarque immédiatement que le monde de la mode n’utilise pas d’acronymes (sauf très rares exceptions comme APC pour Atelier de Production et de Création ou A-POC pour A Piece Of Cloth), contrairement aux autres industries (EDF, GDF, SNCF, IBM...). C’est ici le nom des créateurs initiaux qui est le plus souvent employé. La marque se développe donc dès son origine autour d’une personnalité et non pas d’un service comme dans la plupart des autres industries.

A y regarder de plus près, on peut établir six catégories formelles :
• les «classiques », qui se distinguent par l’emploi simple d’une police de caractère liée à l’époque de sa création : Hermès (police de caractère de la famille des mécanes du XIXe siècle), Burberry...
• les neutres constituent la grande majorité, : le plus souvent une police de caractère bâton (linéale) employée en capitale : Chanel, Fendi, Balenciaga, Céline...
• les signatures ou griffes (très années 70-80) qui concentrent encore plus l'attention sur le créateur d’origine et qui personnalisent le vêtement. L’utilisation de ce type de logo pourrait être considérée comme la signature d’une œuvre d’art : Thierry Mugler, Paul Smith, Agnès B, Yoshi Yamamoto...
• les cyniques (ou postmodernes) : Jean-Paul Gaultier (faux pochoir très années 80), John Galiano (avec une typo gothique/tatouage, faussement mauvais garçon), Vivienne Westwood (très tête couronnée) , Wendy et Jim (reprise du logo YSL)...
• les fameux «&» ou «+» de la mode : Wendy & Jim, Paul & Joe, Marithé et François Girbaud...
• et une dernière catégorie très surprenante, que je nommerais les didactiques. En effet, ces logos expliquent le concept même du vêtement qu’ils représentent. Ils signifient une idée plutôt que la personnalité d’un créateur, notamment pour deux marques liées à Issey Miyake : A-POC (le logo reprend le système de découpe lié à cette marque) et Pleats please (logo reprenant les fameux plissés dans la forme des lettres du logo).

Dans l’ensemble, ces logos sont presque anonymes et sans personnalité propre. En réalité, ils essayent d’être intemporel, sans attaches au temps présent, contrairement aux vêtements qui sont eux, par essence, démodés très rapidement. Même si le plus magnifique est sans contestation possible celui d’Yves Saint Laurent, dessiné par Cassandre en 1963 (un de nos plus grands graphiste et affichiste français, Dubo, Dubon, Dubonnet, c’est lui), élégance, modernité, rythme, finesse... bref un des rares logos à avoir une vraie personnalité. Il affiche un désir, une intention, s’affirme et prend position, ce qui est très rare.

Pourtant, malgré cette apparente neutralité, ces logos « fonctionnent », c’est-à-dire, qu'instantanément, on différencie un Chanel d’un Dior ou d’un Burberry même sur une petite étiquette pas toujours bien cousue ni imprimée. Une des raisons essentielles de ce succès est que le monde de la mode a eu, depuis des années, l’intelligence de garder ses logos d’origine. A la grande différence des autres industries, les marques liées à l'univers de la mode conservent contre vents (le marketing) et marées (l’arrivée de nouvelles directions) leurs identités visuelles originales. Des adaptations sont inévitables, généralement tous les quinze ans, mais en gardant toujours l’esprit du logo premier. Les grandes marques de mode sont totalement insensibles aux modes graphiques relatives au dessin des logos.

En effet, la tendance actuelle, imposée par les agences de communication, privilégie les formes rondes et molles. Pour exemple, l'année 2005 fut en France riche en nouvelles identités médiocres, toutes calquées sur le même modèle : SNCF, ANPE, Aéroport de Paris, EDF... Visiblement, pour ces sociétés, il s'agit juste d'une course contre la montre, à celle qui changera le plus souvent de logo, en espérant que ce changement d'image fasse croire aux actionnaires (ou futures actionnaires comme pour EDF ou GDF) que la société reste dynamique et pleine d’avenir. Ça ressemble beaucoup à de la gesticulation graphique sans aucun fondement. Il est très surprenant de constater qu’une entreprise comme la SNCF, ayant une fonction simple et presque immuable; nous transporter d’un endroit à un autre par voie ferrée, change d’identité visuelle presque tous les cinq ou dix ans.

A l’opposé, le monde de la mode, pourtant par essence soumis aux nouvelles tendances, s’accroche à ses logos, comme à un pilier, à une boussole permettant de se repérer au milieu de ce maelström de formes, de tendances, de matières et de couleurs sans cesse contradictoires d’année en année. Ces logos remplissent donc totalement leurs rôles, puisqu’ils signifient et signent la marque discrètement, permettant aux vêtements de garder leur autonomie et leur identité propres, liées à leur époque.

mardi 17 octobre 2006

Un safari typographique dans ma penderie...


J’ai pu avoir la chance d’écrire un article (Un safari typographique dans ma penderie...) pour le magazine Magazine de Angelo Cirimele.
Je vous en livre un extrait, puis à vous de lire la suite dans Magazine (ne le volez pas, c’est gratuit ;-).

«Par un dimanche après midi pluvieux, je me lance dans un safari typographique dans mon appartement – je suis graphiste de formation, ce qui peut expliquer certaines de mes obsessions. Un safari typographique consiste à chercher des typos, des logos ou des signes infiltrés sournoisement dans votre vie quotidienne. Je commence par ma bibliothèque : les logos Gallimard, Flammarion, Hachette, Harraps, Taschen, Phaidon, puis ma cuisine : Barilla, Panzani, Amora, Magimix, Nestlé... ; pas de grande surprise. Mais soudain, en pénétrant dans ma chambre, ma penderie toutes portes closes, me procure un étrange pressentiment. Je pense avoir découvert un vrai nid à logos, une vraie mine typographique intarissable. Entre les cintres, je croule immédiatement sous un déluge de logos, de signes de marques : Pantashop, Petit Bateau, Prada, Chanel, Yves Saint Laurent, Issey Miyake, Balenciaga, A.POC, Paul Smith... ; d’accord, j’exagère un peu. C’est ma plus grande concentration de logos au centimètre carré, ils sont partout : chemises, chaussettes, sous-vêtements, manteaux...»

mardi 5 septembre 2006

un nouveau blog

Je vous signale un nouveau venu (ou presque) dans la blogosphère --> www.jaiunblog.com

jeudi 4 mai 2006

rions un peu avec Étienne Robial...

Dans un article de SVM Mac (numéros 183) une interview de Robial par Pascal Samara. Super...
Je commence à lire et je vous retranscris la prose de Monsieur Robial
« ... il faudrait être un amateur et aller jouer avec After Effect ou Final Cut qui sont très bien pour le ciné-club de quartier ou pour animer une fête de famille. Mais ils ne sont pas broadcast donc pas diffusables.... Je ne peux pas me permettre de balancer des logos flous, pixelisés créés avec After Effects. Nos machines sont tellement chères et pointues et ne sont pas conçues pour faire de l'à-peu-près. L'heure de travail sur une EditBox Quantel coûte 3 500 euros... »

Je respecte vraiment le travail d'Étienne Robial (Futuropolis, Métal Hurlant, Canal+...), mais là, c'est n'importe quoi.
Bien sûr c'est de la provoc, de dire qu'AfterEffect ou Final Cut sont des gadgets pour amateur dans SVM Mac, mais je pense malheureusement qu'il le pense vraiment.
En plus la justification de la qualité d'un logiciel par son prix, c'est encore n'importe quoi (les gens de l’Open Source apprécieront ;-). Si la qualité d'un logiciel était en relation avec son prix d'achat ça se saurait ;-)
Cela m'étonnerait beaucoup qu'Étienne Robial ait travaillé lui-même avec After Effect, à mon avis il est tombé sur de bien mauvais stagiaires et de très bons commerciaux de chez Quantel.
Ce qui m'amuse aussi, dans ce discours sur le "superprofessionnalisme" du monde de la télé, c'est qu'une fois votre habillage, logo, animation... réalisé sur des machines à plusieurs millions d'euros, votre travail passe par un fichier numérique qui dans l'ordre :

1 - est compressé, votre petit pixel carré passe en rectangle (on passe du format 768/576 pixels à 720/576 pixels, voir pire suivant les technologies utilisées), donc toutes vos verticales deviennent floues.

2 - On vous compresse votre animation en Mpeg... sans rentrer dans les détails, vous perdez beaucoup de finesse dans les couleurs et dans le piqué de vos images.

3 - au moment ou cela arrive chez vous (par l'ADSL par exemple), l'image est décompressée, votre pixel redevient carré sur votre télé, votre image retrouve ses proportions originales... donc je vous laisse imaginer la qualité du résultat.

Voilà j'ai énormément simplifié le processus, mais c'était juste pour dire que faire un discours élitiste et snob est complètement ridicule, car le processus de diffusion de la télé est pour le moment de mauvaise qualité (c'est même pire sur DVD). C'est comme faire la plus belle mise en page du monde, travailler ses approches de lettres une par une, utiliser dix tons directs, une trame très fine... pour finir dans une photocopieuse noire et blanc de mauvaise qualité.
Attention cela ne veut pas dire que si vous travaillez pour la télé il faille tout bâcler, bien au contraire, mais pas la peine de frimer avec vos machines ;-)

mardi 2 mai 2006

c'est l'illustrateur le plus vu au monde et vous ne connaissez sûrement pas son nom



le nom de ce jeune illustrateur est Dennis Hwang., c'est lui qui dessine toutes les variations du logo de Google, bon courage ;-)

--> http://www.google.com/holidaylogos.html
--> http://logos.google.free.fr/

mardi 21 mars 2006

de l'incohérence de l'identité visuelle de la SNCF


Voici juste quelques photos prisent la semaine dernière dans un même wagon de la SNCF. Si vous regardez bien ces logos et autres signes que l'on trouve dans un wagon, vous pouvez remarquer que la cohérence visuelle n'est pas du tout respectée. En effet dans un seul et même wagon on peut trouver 5 à 6 versions différentes du logo de la SNCF (nous passons par celui de 1967, puis par celui de Roger Tallon datant de 1985, celui de Desgrippes réalisée en 1992 et pour finir en beauté par le dernier logo.). Idem pour la signalétique, qui mélange joyeusement différentes époques, sans aucun lien entre elles.
Bref ce n'est pas la peine de payer une fortune la refonte d'un logo (qui ne sert à rien, la SNCF n'ayant pas de concurrent sur le territoire français, je ne vois pas trop pourquoi elle persiste à vouloir mettre son empreinte partout) si on n'est pas capable de l'appliquer globalement (ce qui est compréhensible vu le nombre de trains, wagons… que possède la SNCF).

--> historique des logos de la SNCF : http://spaces.msn.com/dudujones/Blog/cns!1pcE-G0ACplw99jOmv3tib2w!390.entry


C'est un peu le même problème avec la Poste, comment répercuter le changement d'un logo sur toutes les postes, les voitures, les camions, les vélos, les sacoches... c'est impossible :-(


Sur cet exemple on peut voir le mélange incohérent de la nouvelle typo sous le nouveau logo (pas de commentaires ;-) avec l'ancienne typo pour le nom du bureau de Poste.

mercredi 11 janvier 2006

la fin des logotypes... par Peter Gabor

Un lien vers un billet édifiant trouvé sur le site de Peter Gabor, toujours à propos de nos logos.
Si j'étais un client de cette agence je demanderai à être remboursé, à vous de juger.

mardi 3 janvier 2006

Blog libre


Pour bien commencer l'année, je passe au CopyLeft.
Avec cette Licence Art Libre, vous avez l'autorisation de copier, de diffuser et de transformer librement les textes et les images de ce blog dans le respect des droits de l'auteur. Attention certaines images qui ne m'appartiennent pas (comme les fameux logos) ont un Copyright.
Si vous voulez plus d'informations sur cette licence, un petit tour vers cette adresse http://artlibre.org/.

Quelques liens sur le "libre" :
http://www.freescape.eu.org/
http://infos.samizdat.net/article82.html
http://www.freescape.eu.org/eclat/index.html

le site des éditions de l'éclat http://www.lyber-eclat.net/

et aussi toute une série de textes sur le libre, Online et en Français : http://www.freescape.eu.org/eclat/index.html, il faut cliquer en haut sur "Anthologie du libre" pour accéder à la bibliographie.

et j'oubliais le site de Creative Commons.
Après réflexion et relecture des contrats le Creative Commons me semble mieux adapté au blog.

mercredi 21 décembre 2005

les portails français, plus c'est moins, moins c'est plus.

Toujours, dans la catégorie Blog de la haine graphique ;-)
Je vais aujourd'hui vous parler des portails français.

ps :Je parle des portails français, mais les portails américains (il faut dire états-uniens), anglais, allemand... sont dans la même catégorie.

--> donc une petite série de captures d'écrans de quelques grands portails français (Fnac, Tf1, France 2...) et on se retrouve en bas pour la suite ;-)



ouf, ça fait mal aux yeux non ?

Nous pouvons remarquer immédiatement qu'ils se ressemblent tous, même mise en page (si on peut parler de mise en page), le logo toujours en haut à gauche, même profusion d'infos, aucune hiérarchisation de cette info, aucune cohérence graphique (on place des logos débiles partout en espérant que les gens vont cliquer dessus)...
Bref nous sommes sur des pages totalement illisibles et démontrant juste aux internautes qu'il y a beaucoup de contenu dans ce site (l'internaute se doute bien que s'il va sur la Fnac.com ou TF1.fr il va trouver du contenu).
Ce type de code graphique (foisonnement non hiérarchisé de l'info) est directement issu soit des magazines papier très bas de gamme, soit des publications pornographiques.
En effet dans ce genre de publications, on essaye de compenser la pauvreté de "l'info" par un foisonnement et une gesticulation graphique complètement inutile et qui ne trompe personne.
Au niveau image de marque, je trouve cela assez désastreux pour un site comme France2 par exemple, son site est très proche d'un Surcouf ou d'un site porno (les images en moins;-). Quand on pense à l'argent et au temps dépensés pour accoucher péniblement d'une identité visuelle cohérente, et tout détruire d'un seul coup avec un "joli" portail...

On dirait que les graphistes, directeurs artistiques... (si il y en a) de ce genre de site ont complètement oublié l'apport d'une grande école comme le Bauhaus, ou le graphisme Suisse des années cinquante. En effet ils devraient très vite relire des livres comme "typographie" de Emil Ruder ou "Grid System" de Joseph Muller Brockmann.
pour simplifier, ce n'est parce que l'on met plus d'information que cette information est mise en valeur. Au contraire, mieux l'information est hiérarchisée, pensée et structurée, mieux elle est perçue et comprise. C'est un peu le B-A BA du design. --> More Is Less, Less Is More.

Pourquoi ne pas imaginer des systèmes moins compliqués mais mieux adaptés à un être humain, c’est-à-dire essayant de l'aider graphiquement et non pas l'inonder d'informations sans aucune structure.
Nous pourrions prendre exemple sur les grilles et la structure des journaux papiers (Libé, Le Monde...) qui eux aussi doivent gérer un nombre d'information considérable. En effet les journaux ont développé aux cours des années (voir des siècles) des habitudes de lecture chez "l'utilisateur" que l'on pourrait utiliser à bon escient dans nos portails. Mais pour ça il faudrait faire appel à des journalistes et à des architectes de l'information (puis ensuite à des graphistes;-), malheursement je ne crois pas qu'il y ait beaucoup de ces compétences dans ce type de site web. On doit penser qu'une bonne base de donnée, un back Office et hop le site marche tout seul...

vendredi 16 décembre 2005

le grand bêtisier graphique de cette année 2005 suite...

À propos de ces nouveaux logos, je vais essayer de m'expliquer, même si c'est un peu en vrac :

Premièrement, en regardant ces nouveaux logos, ils appartiennent tous (ou presque) à la même catégorie, des formes molles et douces, soit disant à la mode (dans les agences de communication, car la notion de "à la mode" est très subjective ;-).
Tous ces logos ressemblent à des logos de yaourts aux fruits (courbes souples et douces, couleur acidulée…). Ce genre de forme et de vocabulaire graphique marche très bien pour du yaourt dans nos supermarchés, mais pour une entité comme la SNCF ou l'ANPE, je ne suis pas sûr que ce code graphique les reflète bien.

Je ne m'étends pas sur le manque d'originalité des propositions par les agences françaises. Que ce soit Carré noir, Desgrippes, Dragon rouge, plan créatif… toutes les propositions des agences se ressemblent et sont interchangeables (elles sont "tendances";-). On ne peut pas reconnaitre la marque graphique ou créative d'une agence par rapport à une autre. C'est lisse, sans aspérités, sans histoire, sans plaisir, bref une grosse bassine d'eau tiède (référence au film "this is Spinal Tap";-)

Ces images reflètent bien le consensus et les centaines d'heures de réunion entre les services communication et marketing de ces entreprises et des agences. Avec, au bout un graphiste (dans le meilleur des cas) complètement déprimé de faire sa cinquantième proposition (au minimum).

Pour moi un logo ne doit pas être "à la mode" mais refléter l'identité d'une société. Les logos d'entreprises comme la SNCF, les banques… doivent être presque intemporels, ils doivent être reconnaissables et efficaces dans leurs compréhensions. Ils doivent marcher en noir et blanc (et oui je suis de la vieille école).
Bien sûr il faut régulièrement les réajuster (redessiner quelques lignes, actualiser la typo d'accompagnement…) afin de les actualiser (tous les dix ans), mais pas les changer suivant les lubies d'un nouveau directeur voulant poser sa marque et influencé par des agences ne cherchant que le profit immédiat (je caricature, mais je ne pense pas être loin de la vérité).
Il s'agit juste d'une course contre la montre, à celui qui changera le plus souvent de logo, en espérant que ce changement d'image fasse croire aux actionnaires (ou futures actionnaires comme pour EDF, GDF…) que la société est très dynamique. Cela ressemble beaucoup à de la gesticulation graphique.
Personnellement je préfèrerais que la SNCF ne change pas d'image graphique, mais que les TGV soient mieux agencés, que l'ergonomie de leur site web soit amélioré et que leur borne/guichet fonctionne (par exemple), cela permettrait d'améliorer beaucoup plus efficacement l'image de cette société. Que cet argent serve à améliorer les choses à l'intérieur de l'entreprise.
J'imagine la tête d'un employé de la SNCF quand il a vu le prix facturé par l'agence de communication pour le changement de logo de son entreprise, en gros trois mille ans de salaires ;-) je ne suis pas sûr que ce genre de pratique améliore beaucoup le dialogue entre les employés et la direction.

Je ne nie pas qu'il faille réactualiser l'image de marque des sociétés, mais je ne pense pas que changer le logo (s’il est honorable) soit la priorité. Il vaudrait mieux changer la manière d'utiliser le logo, changer ou redessiner la police de caractère d'accompagnement, réactualiser les couleurs de la charte, changer la direction artistique au niveau des choix des images (photos, illustrations…), bref changer et faire évoluer les autres éléments constituant l'identité graphique.

ps : Je n'ose pas parler du prix de la refonte de l’image de l’ANPE, vue le pourcentage du chômage actuellement, c'est une très bonne idée dépenser une fortune dans l'élaboration de ce nouveau logo.

En dessous, l'évolution du logo de la SNCF,
Celui de Roger Tallon était très bien, je ne vois pas pourquoi il a fallu rajouter une flèche rouge (le symbole du dynamisme dans les années quatre-vingt;-). Cette flèche + la barre en dessous étaient un enfer à caser dans les mises en page, les cartes de visites… à cause de la perte d'espace et donc de visibilité de ce logo. En effet cette flèche et cette barre prenaient une place graphique considérable, cette évolution était plutôt un recul en terme de lisibilité et de simplicité. De toute façon quand on commence à rajouter et à complexifier des éléments graphiques sur un logo, c'est très mal parti. un logo se doit être une épure et non pas un tas de signes plus ou moins bien dessinés.
À propos de la dernière version,
Ce logo est peu lisible, compliqué (des ombres sous les typos par exemple) et surtout le dessin des lettres n'est visiblement pas terminé (les courbes et la forme du C par exemple sont particulièrement disgracieuses). Ce qui gêne la lecture et donc son identification immédiate. L'agence a probablement essayé de remédier à ce problème en rajoutant (le vilain mot;-) un bloc de couleur très vive, mais qui ne vient que rajouter de la confusion à l'image.

ps : j'ai travaillé personnellement chez Desgrippes & associés sur les chartes graphiques de la SNCF à cette époque, je suis arrivé après que la création du logo et je devais donc refaire tout les documents de communication (carte de vite, tête de lettre…) avec cette nouvelle image.
Attention je ne regrette rien, et travailler chez Desgrippes & associés a été une très bonne expérience pour moi. Travailler dans une grande agence pour après passer FreeLance c'est une bonne solution (le contraire c'est plus dur;-).


Voici pour moi une petite liste de logos qui restent et resteront. Curieusement ces logos ne proviennent pas d'agence de communication, mais de graphistes/ateliers ayant une démarche d'auteur (assumant des choix graphiques, ayant une démarche propre et originale) :

Le logo A-POC (dessiné par Pascal Roulin en 2000), ci-dessus, est très intelligent, il est simple, très lisible et surtout il fait comprendre la logique de cette marque de vêtement (issue d'Issey Miyake).
En effet le processus de création des vêtements de la marque A-POC se fait par découpage de formes et de contre formes sans coutures (très malin). Vous achetez des vêtements à découper vous-mêmes.
Ce logo, en plus d'être fort graphiquement, est en même temps didactique. Ce qui est parfait pour sa mémorisation et donc son impact.
--> un petit lien vers une animation de ce logo.

L'exemple du logo du musée d’Orsay (ci-dessous) est aussi très parlant. Ce logo créé par Bruno Monguzzi lors de son association avec Visueldesign Jean Widmer, d'une très grande élégance, est un bon exemple de logo réussit pour moi. La preuve, c'est que ce logo est utilisé (et non pas caché en bas à gauche des affiches comme la plupart du temps) par les graphistes dans les affiches du Musée. On peut jouer avec ce logo, le mettre en grand (comme dans l'exemple de l'affiche de Bruno Monguzzi ci-dessous), le réduire, le multiplier… sur une affiche sans aucun problème. Ce logo devient source d'inspiration pour les graphistes, et non pas une contrainte.


Une autre question, pourquoi les logos (et la communication graphique en général) du secteur culturel sont toujours de meilleure qualité que ceux du secteur privé (ou grandes institutions)? Ce n'est pas une question d'argent, car je ne vous apprends rien, on est bien moins payé dans le secteur culturel.
Une des explications plausibles, c'est le problème du brief créatif (je parle comme une agence de pub;-). en effet je pense sincèrement qu'il n'y a pas de bon projet sans bon client.
La rédaction d'un brief par le client est réellement la clé de voûte d'un bon projet et donc d'un résultat de qualité. Les agences ne devraient pas accepter des briefs complètement flous et sans réel objectif. Cela pose aussi la question de la formation des directeurs de communication dans les écoles...

ps : attention, je ne tente pas de donner des leçons, et de me placer au-dessus, j'essaye juste de trouver des explications au triste paysage du graphisme français.

mercredi 14 décembre 2005

le grand bêtisier graphique de cette année 2005

Et oui, en cette fin d'année il est coutume de voir des bêtisiers de l'année écoulée. En terme de nouveaux logos honteux, cette année fut très riche. En effet toutes (ou presque) nos grandes sociétés ou institutions ont changé d'identité visuelle.
Bref je vous laisse juger par vous-même de l'état du graphisme en France. Je pense qu'à l'étranger ça doit bien rire (surtout les designers, car les autres doivent s'en moquer complètement). Cela démontre aussi l'incompétence totale des directeurs de com et directeurs en tout genre de ces grandes entreprises au niveau de la culture visuelle (j'espère qu'ils sont meilleurs dans les autres domaines ;-) qui acceptent ce genre de chose.
Les agences sont aussi fautives, car elles n'essayent pas d'éduquer graphiquement leurs clients. Ces grandes agences sont juste des prestataires obéissants, et ne proposent que ce leur client attends sans jamais essayer de les surprendre ou d'innover un tout petit peu.
--> et voilà le résultat :-(

Pour le logo d'EDF, c'est Plan Créatif
Pour le logo d'GDF, c'est encore Plan Créatif, très en forme ;-)
Pour le logo de l'ANPE, c'est Euro-RSCG
Pour le logo de la SNCF, c'est carré noir
Pour le logo des aéroports de Paris, c'est W&Cie
Pour le logo du crédit Lyonnais, c'est Desgrippes Gobé et associé (j'ai travaillé pour eux en tant que DA junior il y plus de 13 ans)
Pour le logo de Europe1, je n'ai pas trouvé, l'agence doit avoir honte.

En même temps je ne me lasse pas de celui du TGV, même s’il date de quelques années, il fait toujours plaisir à voir, surtout à l'envers ;-)
Pour le logo du TGV, c'est TBWA, à vérifier

--> pour plus d'infos sur nos jolies marques : museedesmarques.ouvaton.org
--> plus d'infos sur le logo SNCF,
--> plus d'infos sur le logo LCL,
--> et aussi sur press' Citron

Bon d'accord c'est la honte en France, mais en Allemagne c'est pas mal non plus ;-)
Cette chose en dessous c'est le logo de la coupe du monde de foot 2006 qui aura lieu en Allemagne.


ps 1 : je ne parle même pas du prix facturé pour ces logos, ce n’est pas la peine, le résultat c'est juste que nous (les graphistes) sommes complètement décrédibilisés par ce genre de pratique.

ps 2: c'est assez dur de savoir qui fait quoi dans ces identités visuelles de grandes sociétés, si vous avez des infos (par exemple le logo d'Europe1) ou des rectifications je suis preneur.